‹ La Bible au seizième siècleChapitre 46 sur 71 · Est subdilicium atque apocryphum. * . .i · texte numérisé non relu

Est subdilicium atque apocryphum. * . .i

pitre de Marc*. y> Carlstadt défend (§ 139) l'autorité des deux dernières Épîtres de Jean, qu'il attribue, comme Érasme, à Jean le presbytre. Il exprime un jugement digne de remarque sur les rapports du texte de nos Évangiles: <( Je ne peux négliger cette remarque qu'il s'est glissé une grande erreur dans nos manuscrits, c'est que lorsque sur un même sujet un évangéliste a dit plus qu'un autre, on a cru pouvoir ajouter aux autres ce qui paraissait leur manquer ; ou lorsque plusieurs évangélistes racontent autrement un même fait, celui qui avait lu -un des quatre le premier, pensait devoir corriger les autres d'après celuilà. C'est ainsi qu'il s'est fait que tout est confondu dans nos livres ^ et que l'on trouve dans Marc beaucoup de traits de Luc et de Matthieu, dans Matthieu beaucoup d'éléments qui appartiennent à Jean et à Marc ^ »

« On ne croit pas que l'Épître adressée aux Hébreux soit de Paul, car le style et la langue en sont trop différents, mais elle est, suivant Tertullien, de Barnabas, suivant d'autres, de lévangéhste saint Luc, ou de Clément, l'évoque de Rome, dont on prétend qu'il a mis en ordre et rédigé de sa plume les pensées de Paul.... Paul, hébreu, avait écrit en hébreu aux Hébreux^... Cette Épître contient certains passages qui paraissent favoriser les hérétiques,

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