Voyez aussi ad Joan
2. U n*y trouva place, a ce qu'il parait, qu'en 1574, longtemps après la mort de Luther.
passage en question pour le dogme orthodoxe. « Cela ne se rapporte point, dit-il, à l'essence, mais plustost au consentement. » Ce détachement admirable de tout intérêt de discussion dans l'examen des questions critiques et dans l'interprétation des textes n'est pas le trait le moins remarquable du caractère de Calvin. Il explique avec une indépendance parfaite le verset : « Moi et le Père nous sommes un]f> (Jean 10, 30) : «Les docteurs anciens ont grandement abusé de ce passage... i> Nous le voyons, à propos de Matth. 16, 1 8 s., parler très-impartialement de la primauté de Pierre : « ...Car c'est autre chose de dignité que d'empire. » Les fameux passages dogmatiques employés comme preuves de la divinité de Jésus-Christ sont commentés par lui avec une entière liberté. Col. % 9 (corporellement) : « ...Je ne doute point, dit-il,, qu'il ne soit mis improprement pour substanciellement. » Tite 2, 13 : Calvin ne traduit point, comme les Pères ont fait par opposition à l'arianisme : «de Jésus-Christ grand Dieu et Sauveur». «Toutesfois, ajoute-t-il, on peut bien repousser les Arriens en moins de paroles et plus certainement^)) Nous retrouvons partout le grammairien de bonne école qu'aucune doctrine et aucun intérêt n'amènera à se détourner du a: fil du texte-)) et du sens naturel des mots. Calvin ne veut pas que le texte soit «tiré par force ^)>. On s'étonne de ne pas trouver dans le célèbre Commentaire sur VEpîlre aux Romains, daté du 18 octobre 1539, un seul mot de la doctrine de la prédestination que le Réformateur venait d'ex-
1. Voyez de même ad Jes. VI, 3 (saint, saint, saint), etc., et les passages cilés par Thohick (p. 335); en particulier Es. IV, 2; Psaume XXXIII, 6; Es. XI, 4; Matth. II, 15; Jean II, 17; Rom. X, 6 et 9; Hébr. IV, 4.