‹ La Bible au seizième siècleChapitre 50 sur 71 · Ad Matth. II · texte numérisé non relu

Ad Matth. II

poser avec éclat (car elle est absente de l'édition de 1536) dans la deuxième édition de Y Institution , imprimée à Strasbourg en août 1539. Le commentateur suit mol à mot le texte de saint Paul, et ne veut connaître que la pensée de son auteur ; la doctrine qu'il tire de TÉpître est fort modérée et ne peut être rejetée que de ceux qui rejetteront la pensée de saint Paul. Il s'exprime même avec beaucoup de noblesse touchant les recherches « de curiosité ][>, et au sujet de la prédestination, qui est <r vrayement un labyrinthe ». « Observons donc ceci estroitement, de n'appéter point de sçavoir d'icelle sinon ce que l'Escriture en enseigne. Quand le Seigneur ferme sa bouche sacrée, fermons aussi le chemin à nos esprits, afin qu'ils ne passent plus outre *. » S'il fallait écrire l'histoire de l'exégèse de Calvin*, on aimerait à reproduire ici l'admirable Épître « à Simon Grinée, homme doué de grâces excellentes», que le Réformateur a mise en tête de son Commentaire sur les Romains^ ^ à montrer comment, mieux que Mélanchthon, Calvin a su serrer de près et rendre la pensée de l'auteur, et comment il a « fait l'ouvrage accompli » en suivant cette règle, « que la principale vertu d'un expositeur consiste en une briefveté facile, et qui n'emporte point d'obscurité* ». Combien nous sommes loin, en

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