‹ La Bible au seizième siècleChapitre 51 sur 71 · Ad Rom. IX · texte numérisé non relu

Ad Rom. IX

2. Cette tâche a été rempile par feu Tholuck (Vermischte Schiften, II, 1839) et par MM. Reuss (Revue de Strasbourg, YI, 1853; cf. Gesch, der Eeil, Schr, N, L, l 335 et 549 s., et la Revue, 3« série, IV), Vesson (thèse de Montauban, 1855) et Escher (de C.libr.N, T, historié. Interpr., Utrecht, 1840). Il serait curieux d'étudier cette querelle singulière contre la mémoire de Calvin, à laquelle M. Reuss (L c., p. 247) nous rend attentifs, et qui fut soulevée par le Calvinus judaizans de Gilles Hunnius.

3 De Strasbourg, le 18 octobre 1539.

4. C. R., IX, 2, 402 : Praecipuam interpr etis virtutem in perspieua brevitate esse positam.

cette année 1539, de l'exégèse qui florissait en tous lieux au commencement du siècle! Luther, l'enfant du peuple, le moine mendiant, a soutenu le combat contre le moyen âge ; Calvin, ce fils de la Renaissance et cet esprit français, ce génie victorieux, est venu en triompher. « Par ce moien, dit-il en parlant de l'allégorie^ plusieurs des anciens se sont donné congé de jouer de l'Escriture, comme d'une pelote; » et voici comme il juge encore Tallégorie, cette ennemie vaincue du sens naturel de l'Écriture* : € Quant à moi, je confesse bien que l'Escriture est une fontaine de toute sapience, très-abondante, et qui ne se peut espuiser : mais je nie que la richesse et abondance d'icelle consiste en diversité de sens, lesquels il soit licite à chacun de forger à sa poste. Sçachons donc que le vray et naturel sens de l'Escriture, c'est celuy qui est simple et nayf. Recevons donc iceluy et nous y tenons ferme. Quant aux expositions controuvées, lesquelles nous destournent du sens litéral, non-seulement laissons-les là comme douteuses, mais aussi les rejettons hardiment comme corruptions pernicieuses ^. »

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