‹ La Bible au seizième siècleChapitre 56 sur 71 · Ad cap. 2 : non esse Pauli · texte numérisé non relu

Ad cap. 2 : non esse Pauli

<r II n'est pas absolument certain que l'Épître de Jacques soit de Jacques frère du Seigneur ^ » Cajétan reconnaît que la seconde Épître de saint Pierre « ne manque pas de contradicteurs », néanmoins il passe outre, mais il ne donne aux deux dernières Épîtres de saint Jean et à celle de Jude « qu'une moindre autorité * 3), et quant à l'Apocalypse, il s'est abstenu de la commenter.

Quand Cajétan, âgé de soixante et un ans, achevait à Gaëte, en Tan 1529, ses commentaires sur le Nouveau

Testament, le premier tribunal de l'Europe avait déjà prononcé la condamnation de la critique, La Sorbonne avait émis, le 17 décembre 1527, sonjugement sur les opinions d'Érasme ^. La proposition que le critique hollandais avait émise, que « ce n'est pas toujours douter quant à la foi, que douter de l'auteur d'un livre », était déclarée « téméraire et erronée ».... « Quoique quelques-uns aient douté autrefois de l'auteur de certains livres, néanmoins, depuis que l'Église les a approuvés par l'usage universel qu'elle en fait sous le nom des auteurs auxquels ils sont attribués, et leur a donné l'autorité de sa définition, il n'est plus permis au chrétien d'hésiter*. » Les propositions d'Érasme sur l'origine de l'Épître aux Hébreux sont traitées « d'arrogantes et schismatiques »... « Admirez l'insolence et l'obstination de cet écrivain ! Tandis que tant de docteurs catholiques, de papes et de conciles, d'accord avec l'usage

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