‹ La Bible au seizième siècleChapitre 57 sur 71 · P. 398 b. et 399 b, : Minoris atUJtoritaHs sunt · texte numérisé non relu

P. 398 b. et 399 b, : Minoris atUJtoritaHs sunt

3. Determinatio Faculûatis super quamplurimis assertionibus D. Er, Rot., d'Argentré, II, 59 s.

4. Postquam Ecclesia stib rumine talium autorum suo usu universali illos recepit et sua probavit definitione, jam non fas est christiano dubitare.

universel de l'Église, déclarent que celte Épître est de Paul, cet auteur se croit plus sage que le genre humain, et il doute encore M »

Les querelles sur la critique n'étaient pourtant que jeux de savants et clameurs de sorbonistes. La bataille s'est livrée, au seizième siècle, non sur les droits de la critique, mais sur l'autorité même de l'Écriture sainte, ou plutôt, sur la source de cette autorité.

Dès les premiers temps de la lutte, les adversaires de Luther avaient posé les principes de la théologie catholique. En 1525, Jean Eck publiait son Manuel des lieux communs, et dans le chapitre I", de l'autorité de l'Église, il avançait cette thèse : « L'Écriture n'est pas authentique, sinon par l'autorité de l'Église l En effet, ajoute-t-il, les auteurs canoniques sont membres de l'Église.... Comment saura-t-on que les Écritures sont canoniques, sinon par l'Église ^ ? » « Les Luthériens, dit plus loin l'auteur, soutiennent que les Saintes Écritures sont claires, c'est pourquoi les laïques et les fous s'arrogent le droit de les expliquer ^ » Dès 1525, Eck appelle les luthériens m théologiens de Y encre y>^theologi atr amentales. En 1538, un docteur de Cologne, le mathématicien Albert Pigghe, de Kempen, prévôt du chapitre de Saint-Jean à Utrecht,

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