Éd. de Lyon, 1591, p
tent comme une sorts de ruse à réserver à ces passages les jugements des Pères) n'ont accordé qu'un usage privé. Bellarmin * reconnaît de même trois degrés parmi les livres de la Bible ; il ne serait pas utile de le suivre dans cette distinction, où il ne fait guère qu'imiter Sixte de Sienne et à laquelle il n'apporte pas plus de sérieux que le savant dominicain, car, pour lui, depuis le Concile de Trente, il n'est plus permis de douter*.
Il n'y aurait sans doute pas, à étudier l'un après l'autre les défenseurs du Concile de Trente, un intérêt suffisant. Leur doctrine à tous est la même, elle est celle du Concile, c'est la doctrine de l'insuffisance de la Parole écrite. Tantôt c'est Bellarmin, dans son grand ouvrage «Sur la Parole de Dieu écrite et non écrite », dans ses traités Du Pape, Des Sacrements, Des Conciles ^ c'est Damase Van Linda, inquisiteur de la foi en Hollande et en Frise, qui fut plus tard évêque deRuremonde et de Gand*, c'est le Portugais Diego Payva D'Andrada, qui avait été ambassadeur de son gouvernement au Concile ^ ; ce sont Gabriel Dupréau (Prateolus), professeur à Navarre et curé de Péronne^, le Jésuite Coster, qu'on appelait le marteau des hérétiques \
. i. De Verbo Dei, dans ses Controverses (1581, 1), lib, I, cap, 2.
2. Les Apocryphes latins seuls et le Pasteur à^Hermas forment, pour Bellarmin, Tordre des livres « que Tusage universel de TÉglise n'a pas approuvés ». Aux livres du deuxième degré énumérés par Sixte de Sienne, il ajoute le passage : 1 Jean 5, 7.
3. Ces divers traités sont recueillis dans les Controverses citées plus haut.
4. Dans son Traité des meilleurs interprètes, Cologne, 1558, in-8°, et dans sa Panoplie, Cologne, 1563, in-fol.
5. Contre Chemnitz, Venise, 1564, in-4^; De/ensio Tridentinae fidei, Lisbonne, 1578, in-4o.