‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 16 sur 72 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

MOSES OU moïse ET LA SOCIETE HEBRAÏQUE

nelle, dans la nature physique et morale, qui me satisfait et que je pui» comprendre.

Il n'y a, pour moi, pas d'autre révélation*

Manou, Ghidstna, Bondha, Manès, Zoroastre» Moïse 'et le Christ; qui tous se sont prétendus desoendas de Dieu ou envoyés par lui^ ne fhrent qii« des hommes qui, pour mieux se faire écouter des matôes, surent habileiAent dis-^: simuler leur origine; et appeler à leur aide les prodiges et les mystères. ,

Vous consentez à accepter Torigine divine du Christ etde Moïse comjsne prophète.

Mais oubliez- voua donc :

Que rÉgypte accepta Manès ;

Que la Perse reconnut ZoroasM ;

Que rinde divinisa Manau et Ghristna;

Que le Thibet, la Tartarie, la Chine, le Japon, adorèrent Boudha;

Et qu'à deux pas de vous, une poridon de l'Europe^ de l'Asie et de l'Afrique, ne s'indi^e enooie avJQurd'htti que sous Mahomet ?

Oubliez-vous donc que tous «es peuples, qui forment majorité contre vous, rejettent vos prophètes et vo8 en*i voyés célestes avec autant d'acharnement que vous rejetez les leur*? Qui êtes- vous donc pour retenir ie vrai et leur attribuer l'erreur?

Le hasard me fait naître ici ou là, le hasard va donc décider de la vérité ou de la fausseté de mes croyances.

Ici, Dieu recevra ma prière ; là, il la repoussera.

Oh ! comme l'homme est parvenu à faire son Dieu à son image ; à lui prêter toutes ses faiblesses, toutes ses imper^ fections; à l'asseoir au seuil de toutes les ambiUo(ns, de toutes les intolérances!

Et au nom de la suprême sagesse et de la suprême justice, on fait des nations brahmes et des nations parias. On ouvw aux unes les récompenses futures, et on les ferme

MOSES OU MOÏSE BT La SOOliTÉ HÉBBAÏQUB 123

aux autresj! AUoQftl si ks idées socifdes et politiques ont marché, pour les idées religieuses nous en sommes encore aux temps brahmaniques/ -

Et Ybfîlà pourquoi je r^ette la tévélation, cause: de toutes les •dissensions humaines, de toutes les guerres relii* giedu^s» de toutes les hécatombes, de tous les bûchers, de tous les despotismes sacerdotaux.

La.réféiatioa, c'est la croyance en Dieu, la connaissance du bien et du mal, la foi en Timmortalité, et c'est la oaniksîence qui est la réTélatrios^

Tout le reste n'est que superstitions engendrées par le prêtre dans un but caché de despotisme.

Quant à rincarnation :

Si j'étais né dans Tlnde, je devrais croire à celle de Ghristna; si j'étais né au Japon ou en Chine, je devrais croire à celle de Boudha.

Je suis né en Europe: dois-je croire à celle du Christ?

Non f Je me fais de Dieu une image plus grande et plus vénérée ; cette enveloppe mortelle qu'on lui prête n'est digne, malgré toutes les explications de la poésie et des légendes, ni de sa prescience, ni de sa sagesse ; et je laisse à ceux qui Tosent avoir, l'audace de le faire décheoir ainsi !.•..

Ghristna, Boudha, le Christ, oi^t joué un râle humain, et Dieu les a jugés, comme tous, suivant ie bien qu'ils ont pu faire.

D est juste, au surplus, de dire qu'il n'apparait pas qu'aucun de ces hommes se soit prétendu issu de la divinité. Chose remarquable, ils ont passé, donnant aux peuples qui les écoutèrent, renseignement de leurs exemples et de leurs paroles, sans donner à leurs doctrines la forme durable de l'écrit, laissant à leurs disciples le soin de conserver leurs leçons.

J'inclinerais facilement à croire que les successeurs, plus habiles que le Maître, ûrent un Dieu die ce dernier, pour

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rendre leur tftche ptûâfacile, se présenter euS-^otoies aux peuples comme des envo^éB «âlestes, et conâaorer &iiis| lenr ambitieuse influence, ■ i;

Et voilà pourquoi je repoussai toute tocarniatitDD.

N'eât-ce pas eu son nom égalem&atqu'aaK qu^tK «çtins du globe, dane rind«, en Ohine eten Kuoope, ait>âVoouler le sang et tiressor des bùohers. ''' ■'■!

Aht si Dieu eflt jamais pu avoir l'idéa de s'iiioarDaB, c'est & ces époques maudites où la torture réélût «D soa nom qu'il fût venu ch&tier les bMtrrsaux qai s'abritalisiit souSBsloi!:... ' ■ - ■ ■- "■ 1

Les nations sont ptirTenues èi attcom^r peuiè peu léara réTolutions politiques et sociales; il leur reste à faiii«:leït révolution religieuse. ■ /

chapitub^u .

ZEBBt 1 — IBzmBw— r< ISIS- "

De méuM que le« quatre l4gislat«ura:(l<>iit boub av.()tf^ pavléj HanDB.'Mapës, Minos et.MoS«S4it«pitnâU|t|, ia^^QÇi^ antique :toui. aqtiérâ, de méni« ces quatr». noms, Ztiji^, lezeus, Isis, «Tésua, sont àila tâte de toutes left . tradj^tion^ rtiUgiendes.dqs temps anciens et modernes. . .>.. -, . '\

Zeus, en sanscrit, signifia le Dieu par esc4llâflp^;.(;'eft l'^pttlt^^' de Boahmar no« agitant, Irrév^Lé ^y/N^k '^ création; Ge.Bom renEeffme-.en lui tous le»..attribiit'^..|jp l'Êire siipcéme !:Brahipa-Visclinou''Siva, . .,-

" " ■ . -» - . ,admjgg s^iis 4^. njqifidre

îux elle ropcéseute. égaledans son existence my&~

MOSBS OU MOÏSE ET LA SOÇXéTB HÉBRAÏQUE 125

tique ; qttand il sort de son repos et se réyièi,^, par ractipti, rÊtPe sapréme- reçoit de la mythologie grecque le nom de Zeus-pater, c'est-à-dire Jupitea;*, .Dii$u. p^p^^ créateur, maître da eiel .et des lioxiimes.

Le latin,. adaptaQtro6> mot sansarit et.gp^c4e Zeus^ n^lui flt subir, qu'une lagère-.' modification d'jéoriiture, et ce nçm de Zeus devint Deus, d'où nous avons tiré, npui^-mômes jîotre expression de Dieu, avec usa signi&catipn identique 4 «elle adoptée par les anciens^

> fiièti est, en efet,. dans l'idée .çinr^tiennç, le non^ de l'Être symbolique, réunissant en lui tous les attributs des trois pei^sonnes de la Trinité : le <Père^ le Fils,. le Saint- Esprit; ...

Ainsi, ce nom de Dieu, dans son orjig^^o gj^ammatiçale, c'est-à-dire dans son étymologie, aussi bien que dans le sens figuré qu'on y attache, n^est qu'un legs du sanscrit, qu'une tradition indoue. De Zeus, les Grecs firent aussi Théos. Cette seconde ôxp^ession s^éloignait peu de la première, car si nous avons rendu par notre th le ^ un peu aspiré du sanscrit et le thétfi du grec, en suivant les règles de prbnonoiaiion de ces deu-x langues, nous lirions Zéos, plutôt que Théos. Le th grec n'est qu'un z fort et aspiré.

Du Zeus sanscrit est né également le Jéhova des Hé- 1)reux, qui signifie celui qui exUtç fwr lui-mêmây copie évidente de la définition de l'Etre suprôfme parMahou, livre I», sloca 6 : « Le Seigneur existant par luir-môme, et qui n'est pas à la portée des sens externes. »

Pour quiconque s est occupé d'études philologiques, Jéhbva dérivé de Zeus est facile à admettre.

Dans l'étude des langues comparées, on ne s'occupe que dès radicaux, c'est-à-dire des racines des mots> les variai tions des terminaisons étant presque toujours arbitraires.

D*un autre côté, on ne peut guère se servir, pour les con^pafaisond des mots anciens, de nos lettres françaises, dont l'emploi est toxijoUrs régulier, fatal et trop logique.

126 LA HTBLX OJ^Nff î^'lNdS ' '^

Dans la plu]jiart dedlangiDèi» aiieién»e8 dt orientales, dans le sanscrit comm» dans le gre«^ l'hébreu» l^arabe el le perpan, le y n'eatistepas.* Le son .phonédi^^)^ de eet<ie lettre s'exprime par la lettre i, pour les sons doux, et par la lettre ^, pour les sonâ légèrement aspirés.

Ainsi, suivant neuB, Zefaova représenterai fnienit U pronoDciation orientale que Jéhova.

^Négligeant le nat terpainaison hôboraïqne, ilneoe reste le radical Zeko, qui accuse de laiv^méme so» origine et vient de Zeus au même titre que TbéoB ou Zéos, Deus- et Dieu.

Les hommes de ssience trouverone', «ans doute, qneees étymologies ne brillent point par le mérite de la noU^ veautô, et je me hftte de me ramger à lenr opinion;» je voudrais même qu'ils en disent autant de tout cet t>u«^ vrage, qui n'ambitionne que- le simple r^e dé vulgianrisa<*teur au proût de tous d'idéest agitéesi depuis lo-ngtemps dans la classe privilégiée des éraditS) et que nul n'a encore voulu ou osé produire.

Certes» je ne crée ni les rapprochements de noms, ni les rapprochements de faits historiques, ni les Identités de civilisations, ni les similitudes de langage, qui me fent retrouver en Orient et dans l'Inde le berceau de notre race. Je me borne à être logique, à ne jamais vouloir considérer le fait dans son isolement, pour lexpliquer ■ par lui-même ou par le hasard, et à montrer que, si l'homme descend de l'homme, le corollaire fatal de cette vérité est de faire procéder les nations d'autres nations plus anciennes.

Il n'y a là, je le répète, aucun système nouveau ; îl n'y a que la logique de la raison appliquée à la logique de l'histoire. ,

Je ne saurais trop insister sur ceci, pour qu'on 's'en persuade bien : chacun admet l'imitation par les modernes *des anciens, que l'on considère comme ayant allumé le primitif

MOSES OU M0Ï8S Wf AàJ^ fiOQléXKr HÉBRAÏQUE Ml

âftmbeaiii:d0 la ei»viliuitkiii< Ëk.bifint il faaâva tôt ou tard 6n prendre aoi):paiH«i^.e(t ro^unaltre que Tastiquité a eopié riBdie ifim «ervilement qa*oik;a*a «çtér-eRe-imême copiée par noua. /'■ ,- , ^ - .■ i .'■ . .

Il faudra en premdço aon papti, etîdiiaâiiserseirslhlemjent l'admii?9itio(â Stans égale qu'on professe depuis plasieiaTs siècles pour ces homme26 qu'on voma p^Bente sans cesse domine à^ inodétes, qui D*ont eu.q«e deftimitateura «i ne fOimnnrei^tpasde devai^.oiens; Sdnsdottte^ ils firent biiiller d'un vif éclal be liinaières priimOfidiaiiies qu'ils araient reçues de TOrient, mais ces lumières ne doivent pt>int servir à voiler \^ Yit«ili]:es'<eii0dltaatîoiis dfoù eiies étaient dbeaeendues.

, Ui'j a qn sièele.ii .peine: que Tlndcs^est- révélée à nocis. Bien petit est le nombre de oeux qui çnt eu le c<3iumge d*aUer fouiller sur so<aia(d lés monumeofts, les manuscrits, toutes les innombrables richesses des premiers âges. On compte les patients qui^on^ voué leur vie à Tétude du sanscrit, et tenté d'en populariser le goût en Europe

La moisson a dépassé toute attente.. «.. Mais que ne r«ste-t-il pas à découvrir» à révéler encore I..... On a retrouvé la langue. primâtive, celle peut-être que le premier bomime commença. à balbutier; quelques ft*agments de livjre» traduits sont, venus nous apprendre que l'unité de Itieu^ rimmofftalité de râm.e, toutes les orojances yàKhr^las et philosophiques, n'étaient pas néeq d'hier seule*ment; le voile d'obseurité des temps passés commence à se déchirer..... En ayant dK>nol toujoixrs tout droit; et les chercheurs parviendront à faire si bien le jour qu*il ne sera plus possible de le nier.

Mais pour cela, il faut mardber cominM» à la conquête des sciencee exactes, fermer la porte au rêve, à l'idéalisme, au mystère; ne recevoir comme axiome* que Dieu et la raison, et croire fermement que les civilisations qui nous ont précédées sur la terre ne se sont pas éteintes,

sans léguer à celles qui leur oiit.sQeeédé Hnâjattaee de leurs idées et de leurs exempleè. *: : /

' jQhnqkd' £o||is 4Qe je temoanitetQ Bu^^tj j« m*;f i ariféte pour le creuser plus avant, sans nul souci des raprDchea^ d6i redites dt<dd.l<mgtt9uriitq«u9.oesthoirsHd'<ceii7r«vpotirfl>nt m'attirer. ' /r..''j

, Je n^.v^Qux point WB préiôntev saisa déiS^nse à la critiqua .de rignoraâ«e et de l'espfii; d@ parti» et je tiens/ H accentuer une bonne foi inattaquable, en développanitileti opinions rationalisies Qui oat peésidi^.à oès tipairauxi

EcrîvaQt pour, les partisass décades du libre aofbiftre et de la raison, je riens: leur dine'liaojfeemaiit : .. • : }

Grojazrvou& ajiftx naj^tères dlsis en Egypte, d'ÉlettsiS'-^ii QnècQ^de Veâta 4 Borne? Cisajiw^yons aux buisson9 ardants et aux missions des envoyés célestes qui n*osent pius'toatéî de se produire, quelque besoin • que nooB en. ayons 'peutêtre? .•:..']-

Croyez-voud qu'à aneune époque du.paasé^ion ait i^essuscité les morts, rendu Tome aux souixis, redressé.' 1/és boiteux?

Croyez-'yousaux BakeJ^asaâ et. aus Pisatehas^i à Belaé-^ buth et à tous les diables de la my tbx>lpgie ? - . < ,

Croyezr vous aux deva$> aux anges- et ajEt saints.? . - .

Si, oui, ne feuilletez pas ce livre, il ne s^ adresse pias-À vous. Je vous combats,, et votref râle estde m*attaquer> car vous êtes un parti ; >

Si non , eh bien , écoutez et sp|iteae2'4noî, je a^ m/a* dresse qu!à votre r^dson, et . v^re raison seule doit me comprendr'C,. ».

Pensez-vous donc que j'eusse fait oet ouvrage> ^i Tépoque que je rêve était née, si je ne voyais d'jan o6té le fanatisme s'écrier : Credo quia absurdum, je crois^ parce qucoelaest aisurde ; et de Tautre les partisans les plus dévoués de la libre pensée, influencés par des souveniriâr et deè supersti^ tiens séculaires, tout en disant : je ne puis croire, ajouter

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