MOSES OU MOÏSE ET LA SOCIÉTÉ HÉBRAÏQUE
et dites-leur que le prêtre^ lors des cérémoDies funéraires pour la mort d'un de ses concitoyens ne fasse rien qui le rende impur ;
t A moinii que ce ne soit pour les cérémonies de ceux qui lui sent unis le |du8 étroitement par le sang et qui sont ses plus proches, c^est-à-dire son père et sa mère, son tils et sa elle, et son frèi^e.
« Et sa sœur vierge, qui n'a pas encore été mariée. Mais il ne fefa rien de ce qui peut le rendre impur, à la mort même du prince de son peuple. .
« En ces occasions, les prêtres ne raseront point leur tête, ni leur "barbe; ils ne feront point d^incision dans leur corps.
« lia se conserveront sains pour Dieu, et ils ne souilleront point son nom» car ils présentent l'encens du Seigneur et ils offrent les pains de leur Dieu ; c'est pour cela qu'ils doivent rester purs. »
Lévitiqne, chapitre xxii :
« Le Seigneur parla encore à Moïse et lui dit :
c Pariez èi Aaron et à ses fUs, afin qu'ils prennent garde, quand ils ne sont pas purs, de toucher aux oblations sacrées des enfants d'Israël, pour ne pas souiller ce qu'ils m'offrent et ce qui m'est consacré, car je suis le Seigneur.
« Dites-leur pour eux et pour leur postérité : Tout homme de votre race qui, étant devenu impur, s'approchera des choses qui loi auront été consacrées et que les enfants d'Israël auront offertes au Seigneur, périra devant le Seigneur.
( Tout homme de la raoe d' Aaron qui sera lépreux ou qui souffrira ce qui ne doit arriver que dans l'usage du mariage, ne mangera point des choses qui m'ont été sanctî-fiéee juaqu'à ce qu'il soit guéri. Celui qui toucheca un homme devenu impur pour avoir touché à un mort ou à un homme qui souffrira oe qui ne doit arriver que dans l'usage dn mariage : « Ou qui touchera ce qui rampe sur la terre, et généralement tout ce qui est impur, et qae l'on ne peut toucher aans être souillé, sera impur jusqu'au soir ; il ne mangera point des choses qui ont été sanctifiées avant de s'être lavé le corps dans l'eau.
« Quand le soleil sera couché, alors, étant purifié, il mangera des choses sanctifiées, car c'est la seule nourriture qui lui soit permise.
« Ils ne mangeront point d'une bête qui est morte d'elle-même, ou qui aura été prise par une autre béte, et ils ne se souilleront point par ces viandes.
c Qu'ils gardent mca préceptes, afin qu'ils ne tombent point dans la souillure, et qu'ils ne meurent point dans le sanctuaire après qu'ils l'auront souillé, car je suis le Seigneur qui les sanctifie. »
Si la Bible n'était pas un livre qu'on s'habitue à lire, sans s'inquiéter la plupart du temps d'en comprendre le sens, il y a longtemps qu'on serait persuadé qu'elle n est
192 LA^ BIS^B PAKS L^INIHi '
qu'un mélange desancid^ajtty^tères» dont les initiés ftVâléWt seuk la ûlef^ et 4e&. BOfxuratiiyonc^ les pl-us vulginrM de ('B^ gjpte, et il j a longtemps que la kuniépe stBFait fedte sot ce point.
Oe.s deux passades qfie nous Tenons de :oiter néoéieitefit quelques développenaenid a^ant de les faire soivre 4ee or» donnauce» indouea dont lis découlent»
Le chapitre xxi ordonoe aux prêtres de ne poist se méleraux cérémonies QK>rtuaixes, car ils deviendraient impmrs. Il luur est permis seulement de présider aux funérailles de leurs proches, en s' abstenant toutefois êm tout oe'^f^ > pourrait les rendre impars.
Il n'y a mémo pas exception à cette régie générale pono^* la joQort. du prince du peuple* . , -^
Le chapitre xxil défend aux prêtres de toucher auK* choses saintes lorsqu'ils S0nt impurs, ivlest^-à^lire lépfeux, affectés de oertainee maladies, eu ajantété souiliéspar uîi mort ou un homme qui a touché un mort, ou enân quand^ ils auront toi&çh/éce quirampesur la terre» et géniraiû^ m^^ toutes qnci est ia^m*; sutYant Texpreseion même» du Lévitique.
Et c'est làtoe qu'on iroudraSt y(nie:faia*e admettre oomme un résultat de.la révélatwn divine^
Le prêtre est souillé parce qu'il accompagse son Nsem-^ ' blable à sa dernière demeure. ^ .. . ^ .
Le prêtre est souillé parle coBtâet d'un mofi en d» tout hom.i9e qui a touabé un .m0rt«
Le ppôire' es^ so«iUé paroe qu'une maladie indépeadaaàe • de £a. volonté est Tenue Tetfâiger. ^ .
Le.p^.tre iCst sieiûUé. poux*. >a«âir toucké des* animauK ^ rampants. *•:.• •• ^ *"«
Quel bingulier. ramassie de:, suparetitions^ ridleoles; >ét comme nous hausseri ans: L^ épaules de pitié si noiist rencontrione pardUes choses dans lit théologie de qtfeiq\le' peuplade barbare de llOcÔaniel ' ' . •
MOSES OU MOÏfi» KT fcJt 'SOCftété HiBEAÏQUE 193-
Qii^il <3« 0«rait d« la bouche d*ii& Dieu qtie C66 paroles seraîeat.toabées ! VÈtve sii^rém« ne se «erait matiifesté aux hoqg^ea que pour les astceindre à d'auesi singulières pratiques!...
J^ «OQftpffends jusqu'à un- eerlaitt p6iBt que tout cela ait été boBt pour ce peuple d'Israël, abruti par la serritude, et qui ne s'est signalé dans sa liberté que par le meurtre et le brigandage; mais qu'on yienne aujourd'hui nous faire ployé* le genou devant ces fétiches. . . ce serait, je ne crains pae de le dire, àdéaespérer à t(Mit jamais du bon sens de la raison bumaiibe.
Il n'est rien de plus facile, heurettsenaent, que de montr«r>à cette révélation qu elle n'a rien révélé, de démon-^ trer que Moïse n'a su faire autre chose que continuer les traditions de l'Orient et de constituer les lévites sur le mo^ dèledes hiérophantes etden brahmes.
Il est à remarquer que dans la Bible du législateur hébraïque, c'est-à-dire dans les cinq livres qui lui sont attribués, il est fort peu question des souilluires par la faute, ou, si vous aimez mieux, par lô péché... Toute souillure vient d'un contact impur.
Né touohez pas un mert... Une béte qui rampe... Un homme malade... Vous p^iriez devant le Seigneur : P$rU Ut eoram D^mimo,
Ce système d'impuretés qui cessent par les ablutions, cum> loDerit OitT%em suam aqua, est tout sitaplemeut celui que l'hygiène a inspiré à tous les peuples de la Haute Asie, à tous les peuples de l'Orient; et le Jéhova de Moïse n'en est pas plus le révélateur que Mahomet, qui, lui aussi, plaça les ablutions, si nécessaires dans ces climats, sous la tutelle religieuse.
Mais les législateurs antiques ont senti le besoin de forcer ainsi à la propreté les indolentes populations de ces brûlantes contrées, et Moïse^ qui attribue ces prescriptions à Dieu lui-même, est le seul qui n'en laisse pas dois
viner les motifs, ce qui les pend profondément absurdes. On pourrait mt^me dire beaucoup plus de la prohibition suiTante :
« Et ad omnem mortuum non ingreditur omnino; super pâtre quoqne sue et matre non contaminàbitur.
« Et il n'approchera jamais d'aucun mort, quel qu'il puisse être, même de son père ou de sa mère, car il serait souillé! »»
Je sais bien qu'on me dira que je ne comprends point la Bible, qu'il y a dans tout cela un sens figuré que je ne saisis point, parce que mes jeux ne sont point éciairéspar la lumière de la foi, que ces coutumes ne sont que des images, que cette pureté exigée des anciens lévitee n'est que la iigure de la pureté que doivent avoir les prêtres de l'Église nouvelle.
Je connais toutes les opinions du père de Oarrièrtes ou autres et de leurs adeptes, mais je connais aussi leur manière de traduire... et de torturer les textes, maintenant qu'ils n'osent plus torturer les hérétiques*
Il serait vraiment par trop curieux qu'on puisse venir nous faire croire que toutes les coutumes, tous les usages, tous les actes de la vie d'un peuple ont été inBpir>és par Dieu comme un emblème, une figure, une prédiction d'une religion qu'il avait l'intention de fonder plus tard...
Eh î non, messieurs, nous n'accepterons point vos idées. Dieu n'est point pour nous cet ouvrier mal habile qui s*y prend à deux fois pour compléter son œuvre» et quand il nous a créés dans ce but mystérieux que nous ne connaîtrons que dans l'autre vie, il nous a donné, en laissant tomber sur nous une» étincelle de sa maj«s^é divine, la phis sublime des croyances, et la conscience de tous -en garde pie«09- .ment le souvenir.
Laissez donc la révélation hébi^aïque, que la raison A*aâmettra jamais, et croyez que la sublime et teù^chante inorale du Christ n'a pas besoin d'avoir pour devancières toutes
• MOSES OU kOÏSE ET LA SOCIÉTÉ HÉBRAÏQUE 1»5
les superstitions que les initiée des temps ancien^ laissaient en ]()âture â la plèbe. ,
Impureté occasionnée par les morùs d'après. Mamu, les Vedas et le cammentatêur MamaUariar.
Manon, livre T:
« L'impureté occawoanée p^r un corpa mort * été déclarée par la loi dui-er dix jours pour ceux <5|ui président aux funérailles, jusqu'au mom^t • ^Xx le. OH soht redaeim^ (on' sait que les Mous brûlent W mort7^
1 La souillure aamâéQ par un mort est oommune à tous Les parents
« Ea un jour et une nuit ajoutés à trois fois trois nuits, les pToohes oa rents du mort qui ont touché son cadavre sont purifiés ; trois jours s^" leriient sont nécessaires pour les parents éloignés.
« Uélève qui accomplit la cérémonie de» funéraiUes de son directeur spirituel n'est purihé qu'au bout de dix nuits; il est mis sur le même rang que les parents qui portent le corps.
t Pour les enfants mâles (de la caste des prêtres) qui meurent avant . :4W été tonsprés, la purificatioaest d'ui^e^uL Ws.^lo.:^u^slt^^^^^^ la tonsure, une purihcation.de trois nuits est requise.
« tJn enfant mort avant l'âge de deux ans, sans être tonsuré doit être transporté par ees paa-ents dans la tetïe bénite, et sans qu'on le brûle pour recueillir ses os Et ses parents sont soumis à une purification de trois jours. r ** v»
* Un dwidja, si sou <î<mipagii<jtt de noviciat trient à mourir, esf imPur pendant un jour .^
« Les parents maternels des jeunes filles fiancées, mais non mariées encore, qui viennent à mourir, sont purifiés en trois jours. Les parents paternels sont purifiés de la même maaiièrtï. * . . 4 . . . Qu'ils s^ baiiment ^a4ant trois jours. & *"
« Lorsqu'un brahme savant dans la sainte Écriture est décédé tout horiiraé qui l'approche est souillé pendant trois nuits seulement '
c Lorsqu^un roi meurt, tout ^>e qui l'approche e^ souillé tant que dure la Ijieur du soleil, s'il est mort d© jour, et taut que dure la lueur des étoiles, s'il est mort de nuit, v
Telies.sonten substance les règles géaérale^ d'impureté pour ceux qui touchent les mort^; voyons maintenant en quoi consiste Timpureté du prêtre, et de quelle manière il doit se purifier du contaot des morts.
Extrait du Veda (préoeptfes) :
«,Le brahme qui a reçu l'inrestiture sacrée, et qui par cela est destifté
196 • LA BIBLE l>'AllfS L*i«fiK - - r- f/
à offrir les sacrifices et k expliquer la sainte Écriture, Àoit's'abtteuitrvde tout confâct avec les morts, car les morts procureiit l'impureté; ■ et le prêtre officiant doit être toujours pur.
« La vue seule d'un hoimne impur le souille, et il doit, aptes avoir fait les ablutions prescrites, réciter k vàix basse les oraifiKmfi quie&oekriles souillures.
% Hais le Itrahvie <|^ fk^oam^li^les cérivioniea fon^ires à la mc^rt^^e son père et de sa mère n'est point souillé, car le Seigneur âé touws choses a dit : « Celui qui hotorte ion père et sa mèM eu cette vie, et sa- € oriiie à leur mort, qui est leur naissance en Dieu, ne peut jamais être C impur, t , . . - . t
« S'il préside aux funérailles de ses frères ou de ses sœni's, qpHl n'a pas encore pourvues d'un mari, il sera impur jusqu'à la fin de la cérémonie, et il se purifiera par la prière et les ablutions jusqu'au second doucher de soleil.
c Qu'il n'entre jamais dans le temple étant impur pour y oflWr le sacrifice du sorwamedha ou de Taswanuda : le sacrifice qu'il ofirirait sen&t impur.
(c Qu'il assiste aux fVmérailles royales, qu'il les sanctifie par ses prières, mais qu'il se garde de toucher le corps. »
Abandonnant alors ces régies d'impureté du corps, qui lui paraissent secondaires, le Veda poursuit, en s*élevanti à une hauteur que la Bible ne si;t jamais atteindre :
« Le vrai sage deux fois régénéré, et qui vit dans la perpétuelle oontempUtion. de Dieu, n*est sooiUé par rien ^i^ ce nvQnd)^. '.[
c La vertu est toujours pure, et il est la vertu.
c La cl»arité ea^ ioajoura pwe, et il e^t la chanté.
.« La prière est toi^jours pure, et il est la prière.
ft Le bien est toujours pur, et il est le bien.
« L'essence divine est toujours pure, et il est une portion de l'essence divine.
■ Le rayon de soleil est toujours pur, et son âme est comme uu rayon de soleil, qui vivifie tout ce qui l'entoure.
« Sa mort juâme ne causera d'inipurelé à personne, car la n^ort est pour le sage deux fois régénéré une seconde naissance dans le sein de BralutiA,3»
Ramahsariar (commentaires sur l<e Yeda] ; . ,.
« Le corps devient impur par l'impur contact des morts et de toutes les choses que la loi a déclarées impures.
« L'âme devient impure pa^: le yipç,
« Ces lois d'impuretés du corps ont été [établies par celui quî 'existe par son settl pouvoir, afin que l'homme entretienne la Tie dufcorps et lui
MOSES OU ^COtSTB |BT hA $QOIÉtA HÉBBAÏQUB W^
<doiui» 'fat. santé l«t la fOrciQ parX'£aa,qm «stle soaverain puriticatenr
k Quant ans impiureté« de Tâcae, .elles se purifient par l'étude de la
sainte Ëcritara, les sacrifices expiatoires et la prière, etc.
« Et ec^ftnie l'a dit Je dxTin. Manon : « Un brahme devient pur en se -a ^«lat^ant de tQiiitea JLe$ affections mondaines. »
Défense (lUX lévites de loin des Uq^eunfermentées avant
d'entrer dans le tabernacle.
Lévitique, chapitre x :
. «^ Le Seigneur dit aussi à Aaron ; '
f( Vous ne boirez point, vous et vos enfants, de vin, ni rien de ce qui
.pi%ut <)nif^Ger, quand voua entrerez dans le Tabernacle du témoignage, de
peur que vous ne soyez punis de mort ; ce précepte est éternel et sera
■suivi par toutes les générations qui vous suivront :
. « Afin que vous ayez la. science de discerner ce qui est saint ou proikne,
ce qui est pur ou impur :
c Et que vous appreniez aux fils d'Israël les lois que le Seigneur leur a
données par la bouche de Moïse. »
'Défense aux dr'ahmes de Voire des ligueurs férméntéès
avant de pénétrer ààns le temptei '
Extrait du Veda (au livre <d9s préeeptes^ Brahmanas) :
« Que le brahme officriaiït, avant d'affimuter la mt^esté du -maitve de Tunivers pour lui offrir dàn^ le temple le Sacrifice âe l'expiation/ s^bstienne d^ toutes liqueurs spîritueilsfes et 'de^ plaîsits de I*atilottr.
«Les liqueurs spiritueuses engendrent l'i^resâe, Toubli de» devoirs; elles profanent la prière.
' '« L'es (ïîvins préceptes de l'É(^rittrre sainte rie peuvent Sortie d'une bouche empestée par l'ivresse.- •' ■ i ■ • / ..-. ;
' « £''ivtesse est le pii^é de tous les Vices, car il souille- la raison/^ni est uû rayon' de Brahma lui-mêtne.
c Les plaisirs de Tamour permis aux hommes, tolérés aux dwi6^, ^s^nt défendus aux prêtres quand ils se préparent à la contemplation du dominateur des cieux et' dei tÈibfld6s.^*j'j./-Jn .'>'î.i'.i*- '(•., ij; ;,. .; , ',:
<c Le brahme ne peut s'approcher de l'autel du sacrifice qu*a-
'■'^H^ nîte-âmè fmfr» danë ^im 4U)ff»t jwari » ■
,^,^ On trpuyera peut-être que éé'àèrhiéT jrâssâ^ô' t^iedt pas :i;i Âiuaii^ gmnde importance eA,.prés^pce. de Qe^ £^it ,qu,^ tantes
les religions de l'Orient se sont réuiiies pour proscrire les boissons fermeotéôs.
L'antiquité de llnde est là p(Nir démontrer que la législation religieuse de ee pays est la première en date qui ait défendu aux prêtres Tusage des liqueurs spiritueuses^ et surtout prohibé les plaisirs de l'amour lorsque ces derniers se préparent à offrir le sacriôce.
Cette dernière défense n'a pas été relevée par la Bible qui, du reste, ne s'est guère inquiétée des questions de moBurs que pour donner des leçons d'immoralité.
Quoi qu'il en soit, cette citation du Véda démontre une fois de plus combien l'Écriture bél^aïque est au-dessous des Ecritures sacrées desindous, sous le rapport de la grandeur dans les idées et de la dignité.
Mariage des prêtres. — Défauts qui excluent du sacerdoce. Lévitique, chapitre xxi :
« Le prêtre prendra pour femme une vierge.
« Il n'épousera point une veuve,.ou une femme qui ait été répudiée ou qui ait été déshonorée, ou une infâme, mais il prendra une iùi^ de sa tribu.
<c II ne mêlera point le sang de sa race avec une personne du commun du peuple, parce que je suis le Seigneur qui le sanctifie.
« Le Seigneur dit encore à Moïse :
« Dites encore à Aaron : Si un homme d'entre les familles de votre race a une tache sur le corps, il n'offrira point le sacrifice à son Dieu.
« Et il n'approchera point du ministère de son autel s'il est aveugle, s'il est boiteux, s'il a le nez ou trop petit, ou trop grand, ou torta.
a S'il a le pied ou la main estropiés.
a S'il est bossu, s'il est chassieux, s'il a une taie sur l'œil, s'il a une gale qui ne le quitte point, ou une grotelle répandue sur le corps, ou une hernie.
c Tout homme de la race du prêtre Aaron qui aura quelque tache ne s'approchera point pour offrir des victimes au Seigneur ou des pains consacrés.
<ç Néanmoins, il pourra manger des pains qui sont offerts dans le sanctuaire.
« Mais de telle sorte, qu'il n'entrera point au dedans du voile et qu'il n'approchera point de Tautel, parce qu'il a une tache et qu'il ne doit point souiller mon sanctuaire. Je suis le Seigneur qui les sanctifie
MOSES OU ucàën ws xa èoèmtû hébbaïqub 199
Mariage des prêtres d'après les Vedas tt les inHUutioms
hrahvumqun.
Sxtraît ixt Yeda (pré^pte»)^
<c Que le bralime épouse tine jenue brahmiàe Tierge et sans tacke, lorsqu'il aura accompli le temps de son noviciat et.reçu l'investiture socvée.
«( Qu'il n& recherche pas une veuve, une fîUe malade ou de manyaises mœurs, ou toute autre appartenant à une famille qui n'étudie point rÉcriture sainte.
« La femme qm'll otuntirai devm êiri «gtéaUfl et bien faits ; qae sa marche soit pudique et timide, son visage doux et souriant, sa bouche pure de tout baiser; que sa voix soit mélodieuse et caressante comme celle da dart^yhoua; que ses yeux respirent l'hinocenoe dans l'amour. Car c'est ainsi que la femme remplit la maison de joie et de bonheur et quelle attire la prospérité.
c Qu'il se garde de toute femme de race impure ou vulgaire : il serait souillé par son contact, et ainsi il serait la cause de la dé^udation de sa
famiMe. r
c La femme dont les paroles, les pensées et le corps sont purs, est un baume céleste.
« Bien heureux sera celui dont le choix sera ratitié par tous les gens de bien. ]>
Manou, livre III, id.
« Il est enjoint au dwidja de se choisir une femme de sa classe
« Qu'il prenne une vierge bien faite, dont le nom soit agréable, qui ait la démarche gracieuse du cygne ou dn jeune éléphant, dont le corps soit revêtu d'nn léger duvet, dont les cheveux soient tins, les dents petites et les membres d'une douceur charmante.
« Qu'il évite celle dont la fkmille néglige les sacrements, ne produit pas d'enfants m&les ou n'étudie pas la sainte Écriture . • . , ou celle dont les parents sont affligés de maladies honteuses
Ramafsarîar (commentaires), id.
« Le brahme qui épouse une femme qui n'est point vierge, qui est veuve, qui a été répudiée par son mari ou qui n'est point connue comme une femme vertueuse, ne peut être admis à ofiPrir le sacrifice, car il est impur, et rien ne peut laver sa souillure.
fc II n'est rapporté, dit le divin Manou, ni par l'histoire, ni par la tradition, qu'un brahme, même par force, ait épousé une fille de basse classe.
c Que le brahme épouse une brahmine, dit le Yeda.
5È00 ' '. ' ' ' ii- ^fBLV D'K^É' L'ît^DK
•" ' « BbûC'il'éSt écm 'qné 1^' ^bfi»^Aïè' î|îfe '"^é^ii tèfclii*<iHér'îiflè"*'fëyW# de
basse extraction ou de la classe servile. . t » • y • , • ! . m . • . 1 M :- :m ' vo 'f>
«I^^ divin J^apQuditi eocçxe^. ^^ ..- . . ^ Ut-'^î:!
« te' bralime qui parfegé la coiicbè d une femme souara sera rejeté
du séjour céleste. • — ' .. (S 'ûr : *, J. if :• l 'j\)
.«.M^i^PBïje pùriiicft^w«»rr^>st.,pnajf^rUt, jftç:aa| ^ »ûi?fl f^i,%nt les lèvres sont fouillées par celles d'une femme soudra, et qui a respiré son
naleme impure
• .". f- . -..•...., •' -ri ■■: . ,',.. .1- -.1' . >: . . .,..•■.• .-■> i[
: . ^4/*W<«.fl[î^/ fiù^lmM^ U^pritre^.d0s^crisficesà lu divinité
Ramatsariar (Commentaires) : -^ >'i:>ij
. .« Xwe brabnje atteint .dft maladies lipwteuses^çpmm^ la Iègre,,F.élépljantiasîs ou la gale, ne peut entrer duns le temple pour offnr le sacrifice, ■ - car il est impur, et Dteu Ae fôcèvràit |îo4bt 'ion offrâtJ*é i '- - » ' - ■ n ! '> : A QettB impureté du»ei:a t9:ut le Xfm^ de la .pi^I^^ie, pi 4i^ ifi^tP ^^ delèk, et il se purifiera par 4^8 ablutions dans Tétang sacré du tempLç, et par trois fois s^aspergerad^eaû lustraîe. " ' » • ■•' . ^ >.i « Si la maladie ne se peut guérir^ ii :sfem(éS(tiu'.çèur< tiw^ooi»»âjaâ sa- . . criÂces,- ma^* ^ aura sa purfcrdws/l^s offrAn,des, di» riz, de mi^l, 49^ beurre . clarifié, de grains et d'animaux égorgés pour le sacrifice; car le divin ' ' Manou à. dit qu'il serait fi^ppé de morf dans toiiteè s^tïàîs^nëèis'feuc- - cessive»^ le biahm^ qui nsejntt^ÎQne nt)ti3r9itote &<ai copsacrée.dy'-i
•Vr
î '' •.' ' • - . •" -• ■. -M'Mf'i
Aimi^ ^îomjaîké oii^. peut le: Yoôir^ iesiUvrQs sacrés. M îles
théologiens de l'Inde n'éloignent du tempje «t:th9S{feftèri-.
•âoes qnté l0>))riihinep a|feGtè< de loAaladies co&tagifeilies, et
' 'oeikaBdùleaiLent pondant la durée deitseeianâladLd&i. <; <<4
Après avoir copié ce principe, la Bible HdBagèi^^dansses
> applications Vei'y.cQmmie iojjjimrSry «.yee une^ étj?<|itesse
d'idées- Yoisinre eu ridiculel f . , ■•<.•. i
GoitmiênitiKmy6z-¥Di!iâ ce iéhdtok derMoïaôf^uJkeâttiusse
•de'soutGmplBi'louB'cefiKf^ (mt miie tai^ hcr ilœU.bn qui
' ' ont-lé imaih^nrtdeîjifaitBre sesa6 tàk nez QUi\tr(^g9\(mds ou
tro2> petit Y^euitàriii.^' -■- c •■•' ■-•''. ^- j ■. -• .■•",. '^i^-j r^i^t^ t ' : : . Lés iunaiôra&da l&'.Êai LdoiTjaiit ^saoïS'douie wsroir le )secret
HOSES OU MpïfSB. JÇl^L^^^Oplp^fÈ HÉBBAÏQUB , 201
d'esprit de leur auteur.
.Baser des vices. rédhibitoires religieux sur une affection de Tœil ou la forifie du nez!... • , .^ . r . . ni,
C'était Meii la peinio de rcmier Tes superstitions d'Ëgjpte et de faire exterminer les sectateurs de Molocli I
Il est temps, croyons-nous, d'en finir avec ces comparaisons de coutumes indoues et hébraïques; ce n'est pas que le terraiti' nous lûarnque et que- les te-iftes nous faséent défaut, mais il nous paraît supètflu d*en ericombrer ce volume aux dépens des autres matières qu'il doit encore traiter. . • • . 1
Aussi bien la preuve de la thèse que nous soutenons, à ' savoir : Que la société judaïque ne'ftit par VÉgypté qu'une émanation iadoue, C/omme, du reste, toutes les autres civilisation^ de rarrtiquité, nous parait-elle assez suffisamment faîte pour qu'il nous soit permis à*aborder la partie la plus intéressante- de notre tâche*
Ne serait-ce pas nier l'évidence, après des rapproeheji^ents aussi concluants, après les études générales de la première partie de cette œuvre, que de repousser l'influence des sociétés primitives de l'Orient sur l'antiquité ^ t6iit entière, pour attribuer ces re^sémblaïuses â.-unf àasard < inintelligent*
II* ne Teste à nos adversaires possibles' 4ue denii BAojiens pour essayer de renverser ces ÎBàtâ et les' €cm4luâi<NlkSjqui an'déeooleiit. ^
' Le premier eof)siste(ra à soutenir que l'inâueneie attribuée par nous à l'Inde sur les peuples aneiens^p^kitiout dtmsi bien vë/hir de Mols^ et de la révélation biblique. , <Le second eoiisisiffrâ à mettr» ea dDute- l'autdi^ntticité des liyr^s feaorés des IndouB, ou- tout' au 'moins à leur. assigner une origine postérieure à celle.d^ Moïse. m
Oefs ûenuBL objebliass, ique^, du.Tèsftè,.j>'ai àéijà entendu se >fi}i(odmiie> ia€Jsont>^raraA8»qu pniipparJraoft;''ntiaiSLil:est<Juste
de compter avec elles, et bien que les premières pages de cet ouvrage n'aient été écrites que pour les combattre, il reste â démontrer qu'elles ne sont que le résultat d*un anachronisme historique et philosophique. .
Cette question, une fois vidée, allégera d^autant les sublimes traditions de la Genèse îndoue, que nous allons aborder, et que nous tenons par dessus tout à affaiblir le moins possible par des discussions qui ne manqueraient pas d'en diminuer l'intérêt.