CHAPITRE XV
^TBANSFIGUÏtATfON UE CHBISTNA. — SES DISCIPLES LUI DONNENT LE NOM DE lEZfîtJS (lA PUEE ESSENOE).
Oi% un jour qne le tyran de Madura avait envoyé une "nombreuse armée contre Christna et ses disciples, ces 'derniers, saisis de frayeur, voulurent se soustraire par la fuite au dah^r qui les menaçait.
La foi d'Ardjouna lui-même paraissait ébranlée. Christna^ qui priait à quelques pfâs de là, ayant entendu leurs plaintes, s'avança au milieu d'eui, et leur dit :
« Pourquoi une peur insensée s'empare-t-elle de vos fesprits ? ignorez -vous donc quel est celui qui est avec rôtis î »*
Et alors, abandonnant la forme mortelle, il parut à leurs yeux dans tout l'éclat de sa majesté divine et le front environné d'une telle lumière, qu'Ardjouna et ses compagnons, n'en t)ouvant supporter la vue, se jetèrent le visage
è^ LA AéL»' faAWfil VliîDE
d'atis îa'Tpoussîèi^e; et prièrétit lé Séijgttéfar âelétti* |>ara(Jnner leur indigne faiblesse. • i. . ^ ,n<i'i .)
' Et Chtîstna, ayant reprîs sa forme T?renïiêî*ô, îiunlit
« N'avez-vons donc poifai foî eu mai? ' Sacrer qtie pi^ sehl on éloigné je serai toujours an milieu dé t-oii's pour vbug protéger'. * i .' - •.— ..c .
Et ceux-ci, le croyant par ce qu'île avaient VU; lui *fW^ mirent de ne plus doutêfr dorétfaVàtot de' sa pdiéâatiëè;' et ils le nommèrent Jezeus, c*est*ft-d§re issu* de la put^è'ôîB'û sence divine. il
" (Bagaveda Gita.)
ÇHAPITBIE ZVl , .
CHRISTNA ET LBS DEUX PIEUSES FEMMES NIOHDALÎ
ET SARASVATÎ
Ghristna se promenait aux environs de Madura avec ses disciples, suivi d'une grande foule de peuple avide de le contempler. Et on disait de tous côtés : « Voilà ceM qui nous a délivré du tyran qui nous opi)ritnait/ «''faisant ainsi allusion à Kansa, qui avait porté la peine de ses crimes, et que Ghristna avait chassé de Madura.
Et on disait encore : « Voilà celui qui ressuscite les morts, guérit les sourds, les boiteux et les aveugles. « ■
lorsque deux femmes de Ta plus "basse eisdlflactloni a^ap*prochànt de Chrîstnâ et M* ayant- verèë 'sut* -la- tête des» parfums qu'elles avaient apportés dans Uh petit vas© de cuivre, elles l^adorêrent: ' '• • ')
. EJt.îCOO^i^p. le, pottp^e B)^TOUï?4t |de4<ipç. h^ridi^^g^?.,
Christna leur dit avec bonté : ....
, ir- ^Pemjoaqs., j'aciîiQptç^ y:qive.h^n\f\ç0^i ].ejjp^Uj<|ui.jest donné par le cœur vaut plus que toutes les richesses o^j:itjÇS Pfir o&^p^ntat^, Qiçe ivoulea^you? 4,e JX\ojk?, .,.,,:, /
.-r- Seigue.ur.,. lui répopdir^ût-ejl^eô, les fronts d,e .nos époux sont soucieux, le bonheur a fui de ï;^oa,ïïifii8Qïip, car Dieu npius a refusé ^ joie.4'âtrje inèr/&$r, . „ ,, Et Ckvi^Uàîày les ayant xel^v^es, c^v, elli^s s*4t£tient ipise^ à^eoau^ 0t elles embra&saient ^e» pieds,. ,
Il leur dit :
— VoMe'deXQWde pera exaucée, car vous avez cru en moi, et la joie rentrera dans vos maisons.
A quelque temps de là, ces deux femmes, nommées Nichdali et Sarasvati, accouchèrent chacune d'un fils, et ces deux enfants devinrent plus tard de saints personnages, que les Indous vénèrent encore aujout'd'hui sous les noms de Soudâma et de Soudâsa.
(Bagaveda Gita.)