CHAPITRE XVII
QHBiSTNA VA FAIEE SES ABLUTIONS AU aANGE. — 1" . . BA, WRT
L'œuvre de rédemption ét?iit accomplie , l'Inde entière sejBbait unsaug plws jeune. circuler da^s ses veines, partout le travail était. s^netifii^ pair la prière, l'espérance et la:foi échauffaient tQU$,le,p .CQ^V^if S . . ,,...,, , .
Christna comprit que l'heure était venjie pour lui de
2^ LA 'ÈIÉVR DANS L^ÎNDE
quitter la terre et de retourner dans le sein de celui qui l'avait envoyé.
Défendant à ses disciples de le suivre, il partit un jour
sur les bords du Gange' pour y faire ses ablutions et y
laver les souillures que son enveloppe mortelle avait pu
contracter dans les luttes de toute nature qu'il avait été
' obligé de soutenir contre les f)art{sans du passé.
Arrivé près du fleuve sacré, il s'y plongea par trois fois, puis, s'étant agenouillé en regardant le ciel, il pria en attendant la mort.
En cet état il fut percé de flèches par un de ceux dt)nt il avait dévoilé les crimes, et qui, apprenant; soii voyage au Gange, Tavait suivi avec une troupe nombreuse dato le dessein de Tassassiner. *
Cet homme se nommait Angada, suivant la croyance populaire; condamné à une vie éternelle gur la terre à cause de son crime, il erre sur les bords du Gange, n'ayant d'autre nourriture que les cadavres des morts, qii-il ronge constamment en compagnie des chacals et des autres animaux immondes.
Le corps de l'homme-Dieu fut suspendu aux branches d'un arbre par ses meurtriers, pour qu'il devînt la proie des vautours.
La nouvelle de cette mort s'étant répandue, le peuple vint en foule, conduit par Ardjouna^ le plus cher des disciples de Christna, pour recueillir ses restes sacrés. Mais la dépouille mortelle du Rédempteur avait disparu; sans
doute elle avait regagné les célestes demeures Et
Tarbre auquel elle avait été attachée s'était subitement couvert de grandes fleurs rouges et répandait autour de lui les plus suaves parfums.
Ainsi finit Christna, victime de la méchanceté de eéu* qui n'avaient point voulu reconnaître sa loi, et qxïi avaient été chassés du milieu du peuple à cause de leurs vices et de leur hypocrisie.
(Bagaveda Gita et Traditions brahmaniques)
WSUiilUEa J40T9 j» BXFlUOLXlKïfiï
Je ii<e crois pas que les orientalistes s^rie.ux viezment <90]ukre4ire «a rie», ce que j'ai; avimeé fiw iLa vierge DeyaneLgnj.ei, son âls Christna. Il y a longtemps sans doutfo ^'ikè ont ooo^apris qu(a les mythes modernes dp la reliigion indoue ii de la poésie sont le produit de la iécsLience, et d«8 &gp«ir8i)itions que les b^ahi^^s ont laissé s'açeréditer dajus Te^ri^ d<es mas^e» au proût de leur domination, . Sidqnc j'ai r^eté.tout^a les ay^tures liéroïqqes auxr q«elks 1<9& poêt^ indous.ont n^êléi Christna» c est qu'ellc^^ imi.éié iuYeni^$ après coup j>ar cette imagination orienr taie qui ne connaît pas de Idornes dans le domaine du paeryeiUeux.
Les poëiMs les plus célèbres sur Christna ne remontent pas au delà du Maha-Bharata, qiii fut écrit environ dei^ sièolQ$ avant nptre ère,, c'est-à-dire pli^s ^e troi^mijle ans après.. la mort du novateur indou. Ces oi^ivrage^ price^t naissance dans oette idée, .que la Divinité est constamment mêlée aux. luttes et aux actions humaines pour les diriger 4 :f on gré, et diôtribuer^HJr la ^erre méme„ aux bons et aux mauvais, la récompense ou le châtiment.
C'est la même idée qui domine les anciennes civilisations égyptienne, grecque et hébraïque, issues, comme noua Tavons démontré , de cette période pendant laquelle rinde, oubliant les pures traditions des Védas et de Christixa> se jeta dans les bras des saints» des anges, des demi-dieux et des héros.
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Qu'on nous permette de prendre un exenrple dans notre époque moderne, pour démontrer jusqu'à Tévidence, qu'on doit rejeter bien loin de soi la poésie indoue , quand il s'agit de juger Christna^^po^r^s'oij tenir aux ouvrages de théologie pure, aul leçolls' dèé1)rklimes et à la tradition conservée dans les temples.
Quelques tentatives furent faites chez nous, au seizième
-^giôôk; pourriemjJlacei^danï^leé poèmes 'épi^itesP&tiéïVH^tion de Mars, de jBfpitè^,' dé Jtintyfa , de Vénus, de Minerve, etc., par celle du Christ, des apôtres, des anges et des saints. La Jérusalem délivrée, du Tasse, avait servi de
.^modèle. .-■,.). •■.!■ -! ■■—.•)■., H >«k1
■ EsiKie qvBe st uiie pareille >è(3iQtQnie^e')W'fé«ë9>bl1«4e et 90ns aucfun doute elle ^t réussi en Odent^V'^^'^^^^^ idh^rs gmi, dtm deux ou trois vnolUciiimBV'aHiraiënt^'tèliCb d'exhumer le passé, n'auraient -pa» été' obligés^ t&urlouib^ai ies cirilisations occidentales s'étaîeiii<ét^¥Mes><»n tkfaiti'iSiibrméjbs; si le èlhTistiahisme âtâitidisi^aru^ àèfM ténit^'iaué^ili compte de la légende e^ d^ la jk^éeie^ pour to Ml*oho!n^>iâ<éé iBérieiase duOhriist^ de'séé a^ôtr^ et» dé'<sa d<ôct^ti[éf< i^us pedne 4e>ttou<vér ces p6fVBoniiagestnèléB4to«ttés'iiâsgti4k¥ëè «inrilesou religieuses, et dès lor^'àles^i^oulsiiriccaiimèle paroduit d« la superstition? ' . - "i j
Mon rôle n'a |mis été autre «que- oelui*oik et je tf'ai' étôdW Ohristna> que par sa révototioa philosophique hi^iûmceà&;^U seul point de vue, du resté, «dus lequel le» o<m6ldiSretit la» brahmeâ -sav^atits, qui, nv^eteiio^e: aiijcMtrd'hui >âàns Vlnàéy <(50tijMiorent leur irie ài IVMude de^la loi et des vérdtéy religieuses.- '-'•'' '• > •• i • •■•■ .■■; ■ •► •.•»' n» -vMfrL^
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