‹ La bible dans RacineChapitre 112 sur 142 · I.A l'OKSIK · texte numérisé non relu

I.A l'OKSIK

« m(>mos vous ftlos an (llirisl, le (lliiisi est à Dieu rA Dieu « est tout ù tous », en sorte (|iie par lu grâce, les sacrements, la communion tics saints, la prièi'e, l'adoration, la contcm- |)lation, la praliciue du renoncomenl, il se fait comme un mouvement incessant et réciproque entre la création, représentée par riinniaiiilé régénc'rée, et le Créateur. Le nn-rite propre de llossuet est d'avoir puisé dans rii^criture, avec le secours de la loi, cette vie divine (jui ciicule dans son (euvre. On serait tenté de lui appliquer ce (ju'il dit des anciens Israélites, au moment de leur sortie d'I'^gyptc : " Nul pain, « c'est-à-dire nulle idée substantielle qu'il ne lui faille envoyer « du ciel; nul rafraîchissement qu'il ne lui faille tirer, par « miracle, du sein de ce rocher qui est Jésus-Christ; toute la « nature, telle du moins qu'elle apparaît aux autres hommes, « stérile [)Our lui, cl aucun bien, aucune beauté que par grâce. »

11 est aisé de voir maintenant quelles qualités proprement dites de style déploiera un écrivain * aussi riche de vérités et de vie. Pourquoi donner des clartés à la lumière et des charmes à la souveraine beauté? La première préoccupation sera d'apporter dans ses traductions, dans ses commentaires, dans ses développements de la parole divine, une exacte simplicité -. Mais, aux yeux de Bossuet, la simplicité ne s'oppose qu'à la vaine pompe et à la grandeur artificielle, elle comprend la grandeur réelle ^.

De plus, cette simplicité doit être exacte, nous dirions aujourd'hui, adéquate. Il doit donc y avoir identification ^ du style de Bossuet au style de la sainte Écriture.

Cette identification a pour conséquence l'impersonnalité.

1. On a dit de lui comme de Moïse : son style hardi, extraordinaire, naturel toutefois en ce quil est propre à représenter la nature dans ses transports, qui marche pour cette raison par de vives et impétueuses saillies^ affranchi des liaisons ordinaires que recherche le discours uni, renfermé d'ailleurs dans des cadences nombreuses qui en augmentent la force, surprend l'oreille, saisit Timagination, émeut le cœur et s'imprime plus aisément dans la mémoire.

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