‹ La bible dans RacineChapitre 132 sur 142 · Hai'monies poétiques · texte numérisé non relu

Hai'monies poétiques

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so i'(>|)rocli;ii<Mil le. nioindii' ('iii|iniiil liiil à (|ii(-l(|ii°iiii des leurs. Les ililliTciiccs (le inu'iirs et de liinj^;i|^(' ()l)li^('iiL litiiilahMir à liiivaillcr lorlcinont sur les ponsoos do l'original cl, parcousé- (jucnl, à les r.iiro. si('nn(3s. Yii'g'ilo, on iniilant les Aloxandriiis, rosto lui-mt^nio, au lion (juc Silius Ilalious, on imilanl Virgile, fail couvre de |)l;ij:,i;iire. Laniailintî élaitun peu hop j)rès de llaoiiui; il cioyail crc'er, il no faisait ([ue se souvenir.

Il n'a cepcndanl [)as mieux i(hissi dans l'iniilation de Mil- Ion. Une de ses ini'dilalions, la XVII' porlo on sous-lilro Fragment épique ot rappelle assez, en ciïet, le Paradis du poète anglais. La versillcation ressemble à c(dle de la Henriadc, l'idée a quelque prétention d'être biblique et le tout rentre dans le cadre de ce genre mortollomcnt ennuyeux que les vieilles poétiques décoraient du nom d'épopée. Cependant on pont l'olevor (;à ot là quelques beaux vers.

Los œuvres bibliques do Lamartine ont encore le tort d'ôtre trop littéraires. Le poète ne fait pas sérieusement œuvre de chrétien comme Racine; il traduit en dilettante. Les vigoureuses réalités de la Bible deviennent chez lui dos métaphores sans vie. Constamment, il nous parle do la harpe de David, laquelle devient quelquefois une lyre pour les besoins de la rime. Dans la seule méditation intitulée Poésie sacrée, il en est question six fois. Mais encore qu' est-elle cotte harpe? A-t-elle quelque chose de matériel? De prime abord, on serait tenté de le croire : cette harpe est comme le glaive dans le tombeau de nos aïeux ' ; mais, plus loin, le poète l'appolle la seconde voix du cœur, poésie, seule larme qui parle à Dieu. Cette manière de s'exprimer est trop livresque. Sans doute les psalmistes parlent souvent du Jdnnor et de plusieurs autres instruments do musique; mais ces mots éveillent, en nous, l'idée d'une magnifique organisation chorale. La musique est aux psaumes ce que la classi([ue procession était aux odes de Pindaro. Lamartine n'a vu, dans la harpe do David, qu'une idée abstraite, presque sans poésie.

Des défauts plus graves séparent le chantre d'Elviro dos auteurs sacrés.

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