INTRODUCTION XIX
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Si (l(''s<»l('('s, Nous allions la Wùlv, cnloruiaiiL
Dans CCS vallées?
Que le lulli louché de nos dois
lit la cithare Fassent résonner de leurs voix
Un ciel harbare?
Garnici* ne s'est pas relevé dans ses autres chœurs. Le troisième renferme quelques expressions si étranges, si malheureuses, qu'il est impossible de les citer ici. Dans le quatrième on remarque une imitation très directe et exclusive de la manière de Sophocle. Enfin, le cinquième et dernier explique didactiquement la doctrine chrétienne du péché originel.
En vérité, il convient de ne parler de l'inspiration biblique chez Garnier qu'avec de très grandes réserves.
Agrippa d'Aubigné semble avoir mieux compris les beautés de la poésie hébraïque. Ce Juvénal huguenot parle quelquefois de Dieu, comme un prophète qui revient du désert :
Dieu se lève en courroux
Les cieux se sont fendus, tremblants, suants de crainte, Les hauts monts ont crousié. Cette majesté sainte Paraissant, fit trembler les simples éléments Et du monde ébranla les stables fondements K
La gloire de son parti, qu'il confond avec Israël, lui inspire des strophes animées d'un souffle biblique :
Ouvre Jérusalem tes magnifiques portes : Le lion de Juda suivi de ses cohortes Veut régner, triompher et planter dedans toi L'Étendard glorieux, l'Auriflam de foi -.
Mais ces éclairs de génie illuminent rarement les hor-
i. Les Feux.