INTRODUCTION III
NidciH'o soinhlait vouloir donner, comme épifçraphe, à la vie (jui îillail coinineneer. Le graii(l-|)(''r(î (h; iiossiKîl veillait dans une cliamljre haute, en att(;n(lcint la délivrance de sa belle-lille. Oiiand on vint lui annoncer, entre trois et quatre heures du matin, la naissance de son cinquième petit-fils, il écrivit sur le Journal de la famille, ces mots empruntés au Deutéronome : « Le Seigneur l'a entouré, (( Fa enseigné et Fa conservé, comme la prunelle de son « œil. (Dominus circumduxit eum, et docuit eum et cus- (( todivit eum quasi pupillam oculi sui. (Deut. XXII, 10). » Une pieuse tradition voulait que l'enfant fut porté sur les fonts baptismaux le jour môme de sa naissance. Au retour, la mère se dressait sur son lit de douleurs pour recevoir son fils dans ses bras, et s'écriait comme Madeleine d'Aguessau * : « Confirmez Seigneur, ce que vous venez « de faire dans votre saint temple. (Ps. LXYII, 29). »
Dès que l'enfant était en âge de commencer ses études, on lui mettait l'histoire sainte entre les mains; il en faisait, tous les jours, une demi-heure de lecture ^. Au fui* et à mesure que son intelligence se développait, ses maîtres lui apprenaient à se rendre compte de ces lectures, par des comparaisons ou des rapprochements ingénieux : « Monseigneur de Conti sait accorder l'histoire profane « avec l'histoire sainte, et rendre raison de son opinion, « en quoi une personne de mérite l'admirait, ce matin ^ » Dans chaque classe de Port-Royal, on obligeait les élèves à lire en particulier^ pendant demi-heure, les Figures de la Bible \
L'ancienne Univei^sité employait une méthode un peu différente. Aux termes de son règlement, les écoliers étaient tenus d'apprendre, tous les jours, quelques ver-
1. Livre de famille de inon père, par le chancelier d'Aguessau.
2. Arnauld. Mémoire sur le Règlement des Études dans les Lettres humainesi
3. Lancelot. L'édudution des princes de Conli. i. Arnauld; Mémoire sur le Rèfj. des Études.