IV INTRODUCTION
sets de l'Ecriture Sainte, et un arrêt du Parlement (23 juin 1703) enjoignait au principal du collège dont il autorisait les statuts, à tenir la main à l'observation de cette prescription '. Le Raùo stiidiorum fait de la lecture de l'Ecriture Sainte un devoir d'état pour tous les membres de la Compagnie de Jésus -. En pratique, les Jésuites renchérissent encore sur leur règlement, puisque les deux premières années de leur noviciat sont consacrées tout entières à la lecture méditée de l'Écriture sainte. Toutefois, il ne semble pas qu'ils aient jamais tenu à mettre les élèves de leurs collèges en contact immédiat avec les auteurs sacrés. Bossuet avait déjà fini sa rhétorique, quand il ouvrit, pour la première fois, la Bible. Encore était-ce dans le cabinet de son père.
De fréquents exercices d'écriture et les explications orales du maître complétaient les enseignements de la lecture. APort-Boyal \ les professeurs faisaient « copier quelques « sentences de l'Ecriture, dont les enfants pussent se res- « souvenir toute leur vie, car il ne faut jamais négliger, « quand on le peut, de joindre ensemble deux utilités ^. » Ce détail pédagogique prend, ce me semble, une importance exceptionnelle, quand on se rappelle les graves paroles de Bossuet au cardinal de Bouillon : « Si j'avais à « former un homme dans son enfance, à mon gré, je vou- « drais lui faire choisir plusieurs beaux endroits de l'Écri- « ture et les lui faire lire souvent, en sorte qu'il les sût par « cœur ^ »
J3ans les couvents, la Bible n'était pas moins en honneur. Chaque élève avait sa petite bibliothèque composée de quatre ou cinq volumes; mais parmi ces quatre ou cinq
\. Rollin. Traité des Études. Discours pn'liininairc.
2. Ratio stiidiorum. Intolligat suas partes, esse, litteras divinai?,