Egypte, Syrie, Éphraïm
2; Les découvertes assyriennes ont mis ce fait eu pleine lumière.
sent renversés, mais les principes de la politique du prophétismo restent les mêmes. Celte fois, c'est avec le roi Ndchao d'Egypte que les habiles veulent s'allier. Sur les conseils de Jdrémie, Josias marche contre le monarque égyptien et la défaite de Maggeddo semble donner au prophète un éclatant démenti. Mais bientôt larmée égyptienne est vaincue, à son tour, par les Chaldéens, à Charcamis, et les Juifs reconnaissent, mais trop tard, la sagesse des conseils de Jérémie. — Dédain des alliances extérieures, confiance absolue en la protection de Jéhovah, telle était la politique des prophètes *.
En quelques mots, Joad esquisse magistralement le programme de cette politique. Pas de ces expédients inspirés par la crainte, pas de compromis avec Jéhu : ni son cœur n'est assez droit, ni ses mains ne sont assez pures. Assurément, les craintes et les larmes de Josabeth n'ont rien de criminel, mais Dieu veut qu'on espère en sa protection. C'est à lui qu'il faut s'attacher.
Comme pour mettre davantage en relief cette sauvage énergie. Racine a placé à côté de Joad, Abner. M. Sarcey ne tarit pas de plaisanteries sur ce malheureux soldat; sa verve s'exerce avec une cruauté implacable, sur la « loyale épée », Sans être aussi nigaud que le prétend M. Sarcey, Abner ne fait jamais preuve de beaucoup de clairvoyance. Il y a incontestablement, en lui, du maréchal de France fourvoyé dans la politique et joué par quelque Talleyrand. Mais cet homme indécis et faible est, avant tout, une incarnation des classes moyennes de Juda. Rien n'est lamentable comme leur histoire politique. Constamment ballottées entre le parti étranger et les prophètes, elles eussent perdu, cent fois leur patrie, sans le secours de ces derniers. Elles ne savent que gémir et douter. Joad les traite comme elles le méritent, dans la personne d' Abner; il les entoure de toutes sortes de prévenances, mais il n'est précautions qu'il ne prenne contre leur maladresse -.
Pour imposer à un tel peuple une politique en contradiction avec tous ses intérêts et tous ses instincts, les prophètes