Renan. Éludes d'Histoire religieuse
2. Voir les articles de M. Sarcey parus dans la chronique théâtrale du Temps.
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cincTil Ji sonlcnir dos hillcs lorriblos. Soiivont lo sang coula H llols. Dans le royaume du iXord, ils lurent tous df-lruils sous Acliah; plus lard, du Icnips d'Anios, il leur lui (h'-fendu de parler il u |)('iipl(\ Manassès, i-oi de Juda,élounadans le sanj^ les avis de ces conseillers itnporluns. Le glaive;, dil .lérc-rnie, dévora les j)i()plièles avec la fureur du lion. C'est aloi's (ju'Isaic fut sacrilié ii la vengeance du roi ; sous Joas et Joachim, deux |)r()pli(Mes expièrent [)ar le dernier supplice le crime d'avoir dit la vérité. Jérusalem méritait le reproche que le Seigneur lui fit plus tanl d'avoir tué les prophètes et lapidé ceux qui étaient envoyés vers elle.
A répo([ue d'Alhalie, la lutle entre le prophélismc et la royauté atteignait son plus haut degré de violence. Nous sommes au temps d'Elie, d'Achab, de Jézabel et de Jéhu ; bientôt vont se lever, les grands prophètes du vni" siècle. Dans VAtJialic de Racine, cette crise unique éclate avec toutes ses horreurs. Paul Albert a dit quelque part : Il y a du sang dans les tragédies de Racine, mais par dessus, une jonchée de ilcurs. Ici, les fleurs elles-mêmes sont ensanglantées. Ecoutez quelles sont les conversations des jeunes israélites :
Chère et dernière fleur d'une tige si belle Hélas! sous le couteau d'une mère ci'uelle Te verrons-nous tomber une seconde fois?
Des visions épouvantables assiègent leurs jeunes imaginations '. Elles s'entretiennent des glaives meurtriers, des lances homicides; elles entonnent une sorte de chant de guerre. Dès qu'Eliacin voit pleurer Josabeth, il parle de mourir : Princesse, quelle pitié vous touche? est-ce que je dois, comme la fille de Jephté, apaiser par ma mort, la colère de Dieu? L'esprit de la douce Josabeth est assombri par des souvenirs sinistres.
De princes égorgés la chambre était remplie
^Joad a des mots comme ceux-ci : Baignez-vous, sans horreur, dans le sang. Frappez, ne descendez-vous pas de ces fameux lévites qui de leurs plus chers parents, saintement homicides,