Fontaine
b. Sur le style et la lecture des écrivains et des Pères de l'Église pour former un orateur.
INTHODL'CTION V
voliiinos, OU Iroiivail, toujours les IIcmits cl, le l^aiili*,'!- en latin et en IVan(;ais, <( Les jours de lète, dit .Jae(|ueline « Pascîil, les jeunes filles apprennent toutes les hymnes en « IVan(;ais (|ui sont daus leurs II(;ures, et puis toutes les « latines du bréviaii'e et quand elles sont venues jeunes « au monastère, il y en a beaucoup qui ajqnennent le « Psnul'ier entier, KUes n'y ont pas grande diriiculté « pourvu (iiTellcs soient extiortées, et un peu poussées... « On permet d'ordinaire à celles qui ont quatorze ans et a (jui sont fort sages d'aller à l'oHice des grandes fêtes. <( Néanmoins, le règlement d'aller à l'oflice, tous ces « jours-là, ne s'observe point comme une coutume. On « les exhorte à n'y point aller si elles n'en ont la dévo- <( tion '. »
Les habitudes contractées au collège ou au couvent se conservaient généralement dans le monde. Ceux-là mêmes dont la vie n'offrait rien de bien exemplaire ne se séparaient pas aisément de leurs ouvrages de piété. Le catalogue des livres de M""" de Montespan porte un psautier, et nous savons, d'autre part, que la célèbre marquise n'a jamais négligé ses exercices religieux ^. A plus forte raison professait-on un culte pour l'Écriture, dans les milieux vraiment chrétiens. Durant ses pérégrinations en Suisse et en Savoie, M'"" Guyon n'avait avec elle qu'un livre : la Bible. M. de Sacy, en entrant à la Bastille, n'éprouvait d'autre regret que celui de n'avoir pas ses Épitres de saint Paul; les gardiens lui en donnèrent un exemplaire. Un jour, d'Orgeval et le Chancelier plaisantaient assez malicieusement le chevalier de Bernières sur la faiblesse de son ortlîodoxie. Celui-ci piqué au vif tira de sa poche un Nouveau Testament et dit au Chancelier : « Voilà ma créance et mon évangile ^ ». Même durant de courtes absences, Bacine
1. Règlement pour les enfants de Port-Royal, par Jacqueline Pascal.