‹ La bible dans RacineChapitre 47 sur 142 · I.A RRI.IC.ION .lUIVK · texte numérisé non relu

I.A RRI.IC.ION .lUIVK

« lypsc, (|ui dans \(\ Nouveau Tcslamcnt lui-mAmo, n'a |)U '< aller au delà '. »

Les psuuiiios m\ le cèdcnleii rien aux |)ro|)li(''li(;s.

« Il nous paraît, dit à son tour M. Lo Uir, que l'on pource rait tirer de la seule lecture du psaume XIX" une preuve « frappante de la divinité d'une relifçion qui inspire de tels « senliments d'amour tiaulre, vil" et désintéressé pour la loi « de Dieu. Le Psalmiste va jusqu'à verser des larmes et à se « consumer de douleur et d'indignation par zèle pour la loi « de Dieu qu'il voit transgresser et mépriser. L'homme clier- « che en vain de tels sentiments en lui-mômc; il faut que la « grâce les y forme.

« Aussi ne trouve-t-on rien d'analogue dans toutes les litté- « ratures ni dans toutes les philosophies profanes. »

Le psaume dont parle ici M. Le Hir n'est pas une exception. Qu'on lise par exemple le psaume CXXXIX" (de l'hébreu), ou le psaume LXIIP, mais surtout le psaume XLIP :

Comme le cerf altéré lanf,aiit après la source d'eau,

Mon Ame languit après toi, Seigneur,

Mon àme a soif de Dieu, du Dieu vivant.

Quand pourrai-je venir et contempler la face de Dieu?

Depuis longtemps déjà les larmes sont ma nourriture, jour et nuit,

Et de jour en jour on me dit : En quoi t'assiste-t-il maintenant ton Dieu?

Alors je me rappelais, et mes larmes coulaient en abondance.

Je rne rappelais le temps où moi aussi j'allais au temple de Dieu,

Pourquoi t'agites-tu ainsi dans ma poitrine, ô mon cœur?

Pourquoi bats-tu si haut? Espère en Dieu.

Moi aussi je pourrai encore lui offrir des chants de reconnaissance,

A lui, mon Sauveur, mon Dieu.

L'élégie chrétienne a-t-elle jamais eu des notes plus attendries? Mettez ce psaume à côté des chœurs de Racine, leur couleur chrétienne ne paraît plus autant un anachronisme. Mieux que cela! les élans de David vers Dieu sont plus spontanés, ses aspirations plus profondes, ses images plus naturelles et plus variées. Voilà au moins ce que nous dit notre raison, car un doute subsiste toujours en nous, et vo-

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