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Histoire d'Israël, par M. Renan, l'c partie

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Supposons, loutcdois, pour un instant, (|U(; l(! David de M. Ilouan ' (dcM-nièrc nianière) soit l>ion le vrai David des livres de Samuel. La synthèse des Psaumes que Racine a tentée dans Estiu'j' et AUialie n'en ^arde pas moins toute sa valeur historique : elle répond à un état d'àme qui a lonj^temps existé. Depuis David jusqu'aux Machabées, il s'est trouvé des poètes pour chanter Dieu, sa loi, la création et les miséricordes infinies du créateur envers les hommes.

Racine a donc mieux fait que d'exprimer les sentiments d'un seul homme — cet homme serait-il le David de la théologie traditionnelle, — il a exprimé — nous verrons plus tard avec quel bonheur — la pensée religieuse des plus fervents admirateurs de Jéhovah. Cela est vrai à tous les points de vue, et pour les hommes de toutes les écoles.

Les événements mis en drame par Racine se sont passés sous les rois : il semble donc que le poète eût dû s'arrêter plus longtemps sur cette époque. Or, les hommes et les choses de tous les temps passent sous nos yeux et se mêlent, non sans quelque confusion. i\.vec nos habitudes historiques et dramatiques, nous ne pardonnons pas cette infidélité aux lois de la chronologie. C'est là, toutefois, une exagération propre à l'esprit contemporain.

Que s'est-il passé en réalité, sous les rois? 11 y a eu déviation de la tradition nationale d'Israël et crise, crise violente et suprême de la religion. La déviation de la politique nationale se manifeste, à Fintérieur, par l'idolâtrie officielle, à l'extérieur, par des alliances étrangères. Vous voyez quels rois Racine met en scène : sauf Josaphat qui représente les rares successeurs de David restés fidèles à Dieu, tous les autres rois et, surtout ceux du Nord, sacrifient aux idoles. Joram et Ochozias sont qualifiés d'impies; Achab, Jézabel et Athalie incarnent l'esprit du mal. Joad et Josabeth nous montrent

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