INTRODUCTION VII
<( mieux cl où vous ave/ moins dv visites, (|iiel(jues passa- <( ges des psaumes que vous clioisire/ selon votre goût. « Occupez-vous en de la manière qui est déjà marquée dans « cette lettre' et passez dans cette occupation un qiiail <( d'heure si vous pouvez. »
i)u(^lqucs lidèlesdonnaientà cet exercice un temps beaucoup plus considérable. « L'Ecriture Sainte que d'Ajijues- (( sau méditait le jour et la nuit lui était devenue si fa- (( milière, qu'on ne pouvait presque en commencer un a passage devant lui sans que son cœur n'achevât encore « plus que sa mémoire - ». Sa suprême recommandation h ses enfants sur son lit de mort eut pour objet la Sainte Écriture. « Lisez-en tous les jours quelque chose etfaites- « vous en une étude pour y chercher uniquement le « royaume de J3ieu et sa justice ^ »
Ces sortes d'études qui n'étaient pas rares, au xvii'' siècle, offraient une grande variété. Madame d'Albert, la pénitente de Bossuet, traduisait le Benedictus et le Nunc dhnittïs; M"'*' Guyon improvisait un commentaire sur le Cantique des Cantiques; un auteur inconnu composait, à l'usage des familles chrétiennes, les Adve?'tissements tirés de la Sainte Écriture *. La première partie portait un titre bien significatif : Plusieurs enseignements du bien vivre adressés par le père de Tobie à son fils, que les enfants devront souvent lire et bien peser.
Mais d'ordinaire, les auteurs de ces sortes de travaux dérobaient au public leurs pieuses occupations. Ils écrivaient dans le seul but de s'édifier, et les plus grands maîtres de la vie spirituelle ne dédaignaient pas de les diriger par leurs conseils. M. de Valincour avait demandé à Bossuet des éclaircissements sur quelques passages un
1. « Dieu demande que vous vous nourrissiez des vérités de l'Évangile non pour décider, mais pour vous défier encore davantage de vous. »