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Où se iit'iivcul, (•aclici' li's saints! Les prclMMirs couvrcnf. la trirc.
(1(^ cri (les jeunes lillcs du clurur est susc('j)lil)l(! <l une iiitcrpnUalioii chrotionuc, mais il résumer aussi vu los alti'nuanl cos longues cl inuonihiiiMcs plaiulcs dans h^squclies N; l'salmisle oxliale sa luiinc coulrc les iuijtios.
Apre et violente partout, la lutte du juste contre ses ciinomis olï're encore plus de dangcM-s à la cour des rois. Les auteurs des livres sa|)ienliaux s'étendent avec compétence, sur la vie de cour. Un habitué de Versailles, comme llacinc, trouvait là une très heureuse occasion d'épancher le trop plein de son àme. Des criti([ues très au courant des choses du xvn* siècle se sont étonnés de certaines hardiesses de notre poète. Tel mot de Joad, disent-ils, ou telle phrase du chœur était de nature à faire froncer le sourcil royal. Mais ces critiques ont sans doute oublié certaine petite phrase de la préface iVEsther : « Il me semble que, sans altérer aucune des circonstances « un tant soit peu considérables de rp]criture Sainte, ce qui « serait à mon avis une espèce de sacrilège, je pourrais rcm- « plir mon action avec les seules scènes que Dieu lui-même a « pour ainsi dire préparées. » Si donc, un ennemi de Racine, s'était permis de signaler à Louis XIV des allusions ou de prétendues allusions, la réponse du poète était bien facile : « Ce que vous considérez comme des impertinences de courtisan aigri, a été tiré de l'Ecriture Sainte. Comparez avec mon tableau de la cour celui qu'en ont tracé les écrivains bibliques. »
Rien n'est plus exact. Assuérus, terrible en ses soudains transports, ressemble, d'après Esther, à un lion indompté. Sa colère étincelle, comme celle du Dieu vivant, mais — ce sont les termes mêmes de la Bible [Proverbes, XX, 1), — la terreur qu'inspire le roi est comme le rugissement du lion. » Cependant Dieu, selon la belle expression d'Esther, tient le cœur des rois entre ses mains puissantes [Proverbes, XX, 4),
Malgré son omnipotence, le roi est exposé à de grands ennuis et à de graves erreurs.
Des embarras du trône effet inévitable ! De soins tumultueux un prince environné Vers de nouveaux objets est sans cesse entraîné.
Précisément, la gloire du roi est de sonder les cœurs [Proverbes, XXV, 1), de chasser l'impie de devant sa face [Proverbes, XX, 26), d'appeler à sa cour les hommes habiles dans leur art [Prov., XXII, 29). Le plus grand des malheurs qui pût lui arriver serait de tolérer la calomnie autour de lui et de ne pas mettre obstacle à ses criminels attentats. Quand celui qui domine a une âme mensongère, dit l'auteur des Proverbes, tous ses serviteurs sont des méchants.
Mais entre la Bible et Racine il n'y a pas moins de ressemblance pour la poésie et le ton du langage que pour la doctrine. A première vue, il semble, au contraire, que la différence soit énorme. Les préceptes moraux do la Bible appartiennent au genre gnomique pur, par la coupe des vers et par leur place dans la pièce; au contraire, la tirade de la calomnie ' doit être rangée parmi les modèles de la poésie lyrique. Ainsi du moins le disent beaucoup de critiques.
Ces critiques se trompent, on pourra s'en convaincre par une comparaison. Deux poètes, l'un lyrique, l'autre gnomique ont traité ce même sujet de la calomnie, chacun, avec les procédés qui lui sont propres. « Maintenant, dit Pindare à « Arcésilas, puisses-tu avoir la pénétration d'Œdipe ! Si le « tranchant de la cognée abat les rameaux d'un vaste chêne « et dégrade son admirable beauté, l'arbre devenu stérile rend « encore témoignage de lui-même, quand le feu de la tempête « vient le frapper, ou que, appuyé sur de hautes colonnes, il « soutient un poids immense dans le palais d'un maître étran- « ger, laissant une place vide dans la forêt.
« Tu es le médecin que ces temps réclament, et Péan comble « tes jours d'honneurs. Il faut une main légère à la plaie encore « saignante. Il est aisé d'ébranler une cité, le plus faible en a le « pouvoir; mais de la rasseoir sur ses bases, c'est là une rude « tâche, si un dieu ne vient diriger les efforts des rois. Ce rôle « glorieux est ton partage. Ose consacrer tous tes soins au « bonheur de Cyrène.
« Grave dans ton cœur et médite cette parole d'Homère : « Un