‹ La Bible (volume 2)Chapitre 10 sur 93 · ANONYME (ZACH. XI, 9-13J · texte numérisé non relu

ANONYME (ZACH. XI, 9-13J

Et j'en fus las, et eux aussi ne voulaient plus de moi*. Et je dis: Je ne veux plus vous paître ! Meure qui voudra, et périsse qui voudra^ et ce qui reste de brebis, qu'elles se mangent les unes les autres I Et je pris mon bâton Bien-être et je le brisai, pour rompre mon pacte que j'avais fait avec toutes les nations '. Et quand il fut rompu, alors les malheureuses brebis, qui regardaient à moi, reconnurent que c'avait été une parole de l'Éternel*.

Et je leur dis : Si cela vous plait, donnez-moi mon salaire; si non , laissez-le I Et ils me comptèrent mon salaire, trente sicles d'argent '. Alors l'Eternel me dit : Jette-le au trésor, le beau prix, auquel ils m'ont estimé I Et je pris les trente sicles d'argent et je les jetai au trésor de la maison de l'Éternel ". Puis je brisai mon

dénature absolument le sens en traduisant : bâton de douceur et de douUur. — Lo premier acte de la nouvelle pbase de Thistoire^ c'est l'extermination d£t trois bergers (avec l'article), ce qui est évidemment une allusion à quelque fait contemporain. C'était comme le commencement de la ruine totale d'Israël.

^ Ici c'est au fond Jéhova qui parle, et l'on voit clairement dans quel sens le propbl*te est le berger d'Israël. Ceux dont il est las, et qui ne veulent plus de lui, ce ne sont certainement pas les bergers qui viennent d'être exterminés, mais les brebis elles-mêmes, le troupeau.

^ Si cette traduction exprime le sens d*9 la pensée de l'auteur, il s agit des nations étrangères, et le pacte dont il parle ne peut être que la loi imposée aax étrangers de ne pas attaquer Israël. Ce pacte rompu, Israël est à la merci des païens. Cependant on pourrait être tenté de traduire : Talliance que j avais faite avec toutes les tribuit et alors ce serait le contrat tbéocratique du Sinaî.

0 Récit anticipé des conséquences de la rupture du pacte : Israël voit, mais trop tard, que ce n'avaient pas été des paroles vaines que celles par lesquelles il avait été tant de fois averti.

"7 Le berger qui abandonne le troupeau demande son salaire, bien entendu pour lo temps qu'il avait conduit le troupeau avec la boulette qu'il vient de briser. Comme le troupeau est le peuple d'Israël, il n'y a pas lieu de s'étonner que le berger demande son solaire a des brebis. Cependant le berger (Jébova représenté par le prophète) ne tient pas à ce salaire, par la raiflon qu'il est las de son métier et qu'il veut le quitter en tout cas. Mais le troupeau (le peuple) paie un salaire, comme pour dire qu'il prétend s'acquitter de tout devoir de reconnaissance envers son berger. Il en fixe lui-même In somme, ce qui était le comble de l'impudence et de l'effronterie: c'est tout juste la valeur d'un esclave [Exode XKI, 32).

8 On traduit Vulgairement : jette-le au potier , etc., dans le sens d'une protestation dédaigneuse de la part de Dieu, qui, naturellement, méprise un pareil salaire. Mais on ne voit pas comment uu potier se trouverait dans le temple et ce qu'il ferait avec l'argent. Nous trouvons le sens de trésor par un petit changement de voyelle et d'orthographe, justifié d'ailleurs par de nombreux exemples analogues. C'est le prophète qui touche l'argent; mais comme il n'est ici que le représentant de Jéhova, lequel seul a conduit le troupeau pendant si longtemps, il donne le salaire reçu à qui de droit, et celle lin sert à confirmer lexplication de la parabole

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