ANONYME (ZACH. XI
second bâton ^ rUnion , pour rompre la fraternité entre Juda et Israël».
Alors rÉtemel me dit encore *® : Prends l'attirail d'un berger insensé : car, vois-tu, je vais susciter en ce pays-ci un berger qui ne regardera pas après celles qui se perdent, qui ne cherchera pas celles qui s'égarent, qui ne guérira pas celles qui sont blessées, qui ne nourrira pas celles qui sont alertes, mais qui mangera la chair de celles qui sont grasses, et leur arrachera jusqu'aux sabots. Malheur à ce méchant berger, qui abandonne le troupeau I Le coutelas sur son bras et sur son œil droit I Que son bras se dessèche et que son œil droit s'éteigne I
0 Ainsi désormais Jéhova se bornera à guider Juda, ir répudie Éphraim.
^^ Ceci n'appartient plus à la parabole précédente ; mais il y a pourtant, et pour la forme et pour le fond, une certaine analogie entre les deux morceaux. L'auteur veut exprimer la pensée que^ Jéhova n'étant plus berger d'Éphraïm, et par conséquent le prophète non plus, puisqu'il a brisé ses houlettes^ il y en aura un autre qui prendra cette place, pour le malheur du troupeau. On peut voir ici soit un conquérant étranger j soit un usurpateur national. Nous préférerions cette dernière explication^ d'abord parce qu'elle est plus conforme à l'histoire réelle, ensuite parce que les menaces qui terminent le morceau, et surtout ce mot : qui ahudoniu le troupeau, sj prêtent plus facilement. Les images empruntées au rapport ordinaire entre un berger et son bétail n'ont pas besoin de commentaire. [Arracher Us sabots, parait avoir été une locution proverbiale pour dire : de manière à ne rien laisser. De mÔme, l'œil droit se sera dit par voie d'emphase.) Mais cet autre berger doit aussi être symbolisé par le prophète, en ce qu'il doit prendre l'attirail à l'accoutrement d'un pâtre qui fait ce qui ne se doit pas faire à l'égard du troupeau. Or^ comme les bons et les mauvais bergers ne se distinguent point par leurs habits ou bagages^ il faut avouer qne la couleur rhétorique de ce dernier tableau est assez peu nette ou belle.
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