‹ La Bible (volume 2)Chapitre 23 sur 93 · PREMIÈRE MOITIÉ DU SEPTIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE MOITIÉ DU SEPTIÈME SIÈCLE

Les quelques pages que nous allons faire passer sous les yeux de nos lecteurs, sont du nombre des plus obsures de toute la littérature hébraïque. L'absence du nom de l'auteur, l'impossibilité de délenniner avec quelque chance de certitude l'époque où il a dû écrire, les allusions incessantes à des faits à la fois inconnus et décrits d'une manière plus qu'énigmatique, tout cela rend le texte ininleUigible et explique les tâtonnements de la critique, la multitude et les contradictions des hypothèses imaginées pour sortir d'embarras, et le désespoir de ceux qui sont assez sincères pour ne pas attribuer à leurs conjectures plus de valeur qu'elles ne sauraient avoir. Ajoutez à cela un style saccadé, des tableaux à peine ébauchés et se succédant sans se rattacher les uns aux autres et sans former un ensemble, nulle part les couleurs nettes de l'histoire et de la réalité, enfin des perspectives nébuleuses dans lesquelles l'étude ne peut pas découvrir ce que l'imagination n'y a pas mis, l'attrait poétique et les grandes idées, — et vous avez l'inventaire des éléments dont l'exégèse dispose, nous ne dirons pas pour se tirer d'affaire, mais pour excuser son impuissance. De fait, il ne lui reste d'autre tâche à remplir que celle de constater cette impuissance, et de rechercher les quelques points de repère qui peuvent servir à la rigueur à jalonner les limites extrêmes dans lesquelles devront se renfermer les essais ultérieurs qu'elle pourra vouloir tenter encore.

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