ANONYME (ZACH. 5-U
des montagnes s*étendra jusque tout près' — comme vous avez fui devant le tremblement de terre du temps de 'Ouzziyah, le roi de Juda". Il viendra, rÉternel mon dieu, et ses saints seront tous avec
lui'.
Et en ce jour- là il n'y aura point de lumière, mais un froid glacial. Et ce sera un jour unique que TÉternel déterminera ; ce ne sera ni jour ni nuit, mais le soir la lumière apparaîtra". En ce même jour, il sortira de Jérusalem des eaux vives, la moitié vers la mer orientale et Tautre moitié vers la mer occidentale, et ce sera en été comme en hiver. Et rÉternel sera roi sur le pays tout entier; en ce jour rÉternel sera un seul et son nom un seul. Le pays tout entier sera transformé en plaine, de G'éba' à Rimmôn, au midi de Jérusalem ; celle-ci sera élevée et demeurera à sa place depuis la porte de Benjamin jusqu'à la place de la première porte, jusqu'à la porte des angles ; et depuis la tour de Hananeël jusqu'aux pressoirs royaux*. Et Ton y demeurera, et il n'y aura plus de malédiction, et Jérusalem demeurera en sécurité.
5 La montagne des OUvierSi séparée de Jérusalem par le ravin de Qidrôn, est pins élevée de 200 pieds qjne le plus haut point de la ville. D'autres ravins ou vallées entouraient celle-ci à l'ouest et au midi. Le côté du nord, qui offrait une issue plus praticable, est censé occupé par le camp ennemi. Jéhova ménagera donc miraculeosement une retraite à son peuple, de manière qu'on pourra sortir de plaîn pied sans être arrêté par les inégalités du terrain. — Jusque tout près (jusqu'aux portes de Jérusalem), est une traduction conjecturale, sujette à caution. Le mot hébreu est inconnu, et est considéré par d'autres comme le nom propre d'une localité du voisinage.
^ Les livres historiques ne parlent pas de ce tremblement de terre, mais il y est fait allusion dans le titre du livre d'Amos et l'on voit par là qu'il a dû laisser des souvenirs ineffaçables.
'f Les saintt sont les anges. Pour atee lui, le taxte dit avec toi, par une bnisqne apostrophe, qui ne va pas au style moderne.
S Nouveau trait dans la description du jour du jugement. Les couleurs sont asseï vagues, cependant on entrevoit que le prophète insiste : \^ sur ce que le jour est unique, dans le sens du nombre ; 2° sur ce que le nom de jour ne s'y appUque que très-imparfaitement, c'est plutôt une espèce de crépuscule ; 9" sur ce que Dieu seul connaît ou détermine le moment où il doit venir. Les mots froid glacial représentent une leçon recommandée (en partie du moins) par les rabbins en marge du texte. Le sens de celui-ci est tout à fait incertain.
^ Quand la lumière se sera faite, c'est-à-dire quand le moment sera venu de fonder le nouvel ordre des choses, la terre elle-même, la patrie du peuple purifié, prendra une nouvelle forme. Aujourd'hui montagneuse, pauvre en fait de sources, en partie aride et difficile à cultiver, elle sera une vaste plaine, au milieu de laqueUe s'élèvera la ville sainte de Jéhova; des eaux vives en sortiront pour arroser le pays, sans que les chaleurs de l'été fassent tarir les ruisseaux, comme c'est le cas actuellement. G'éba' est une localité au nord du royaume de Juda, Rimmôn marque sans doute l'extrémité
Et Toici quelle sera la plaie dont TÉternel frappera tous les peuples qui auront fait la guerre contre Jérusalem *<^: il fera pourrir lear chair, tandis qu'ils seront encore debout sur leurs pieds ; et leurs yeux pourriront dans leurs cavités, et leur langue pourrira dans leur bouche. Alors il y aura une grande panique de TEternel parmi eux ; ils saisiront la main Tun de l'autre, et la main de Tun se lèvera contre celle de Tautre. Et Juda aussi'* combattra dans Jérusalem, et on ramassera les richesses de toutes les nations à Tentour, de Tor et de Targent et des vêtements en grande quantité. Et il en sera de même pour la plaie qui frappera les chevaux^ les mulets, les chameaux et les ânes, et tous les bestiaux qui seront dans ces camps seront frappés de la même plaie.
Et tout ce qui survivra de toutes les nations qui auront marché contre Jérusalem, viendra d'année en année pour adorer le roi, laheweh Çebaôt, et pour célébrer la fête des tabernacles*'. Et celle
opposée (Jo8. XV, 32; XIX, 7). Jérusalem, pour être élevée, n'a pas besoin de changer de place, car dès à présent elle est bâtie sur des hauteurs : c'est le reste du pays qui s'affaisse autour d'elle. Les portes de la ville et les autres localités nommées dans le texte ne peuvent plus être déterminées exactement ; cependant il est clair que le prophète veut assigner à la ville de l'avenir la plus grande étendue qu'elle ait jamais eue. La porte de Benjamin et celle de Vangle ont dû être dans le mur septentrional et marquer ici l'étendue de l'est à l'ouest; la tour de Hananeèl et les pressoirs royaux indiquent très-probahlement la longueur du nord au sud. Mais il est difficile de dire ce que c'est que là place de la première porte. S'agirait-il d'une porte extérieure^ alors «tuée en dehors de l'enceinte actuelle, peut-être même détruite? Dans cette patrie future dlsraêl^ Jéhova sera reconnu comme le seul Dieu ; toute trace de polythéisme Kora disparu.
^0 L'ordre chronologique n'est pas observé dans les tableaux que le prophète fait soccessivemeat passer sous nos yeux ; car la destruction des ennemis païens doit sans doute précéder le moment de la glorification miraculeuse de Canaan et d'Israël. Il y a plus : cette destruction elle-même est amenée à la fois de différentes manières ; il est question d'abord d'une espèce de plaie ou peste, qui dépasse tout ce que la nature offre de terrible et de hideux en fait de maladies, et qui frappera d'abord les honunes, ensuite les animaux ; plus loin, il est parlé d'une panique à la suite de laquelle les envahisseurs s 'entretueront eux-mêmes.
^i La nation entière, non pas seulement les habitants de la capitale, aura part aux fruits de la victoire (comp. XII, 2].
1^ En d'autres termes : les païens qui n'auront pas péri dans la catastrophe dont il nent d'être parlé, se convertiront. Et s'ils s'y refusent, ils seront punis par la stérilité de leur territoire. La fête des tabernacles est mentionnée de préférence à toutes les autres, parce qu'elle se rapportait à la fin des vendanges et de toutes les récoltes. La communauté de cette fête suppose donc la reconnaissance universelle d'un même dieuj dispensateur de tous les biens de la nature.