‹ La Bible (volume 2)Chapitre 35 sur 93 · XXVII · texte numérisé non relu

XXVII

« XIX. 14- XXI; XXII, 20-XXIII, 8; XXIV; XXVI-XXIX; XXXII-XLV. 8 XXI; XXIV; XXXII; XXXIII; XXXIV, 1-7, 8-22. 4 XX. 7-18.

^ Nous avoos dit plus haut, que les chapitres XLVI et suivants ont primitivement appartenu à la première rédaction.

savants contemporains, très-compétents d'ailleurs en pareille matière. Comme nous sommes d'un avis contraire, nous reviendrons à ce texte à une autre occasion, en lui assignant sa place dans l'ordre chronologique qui nous paraît le plus convenable et nous y exposerons les arguments à faire valoir en faveur de notre opinion.

Avant de passer outre, nous devons faire mention d'une circonstance assez» bizarre, et qui ne se reproduit pas au même degré dans les autres parties de l'Ancien Testament. Nous possédons le livre de Jérémie dans deux éditions considérablement différentes l'une de l'autre, le texte hébreu et le texte grec. La différence porte d'abord sur la disposition des éléments ou la suite des chapitres. A cet égard, les deux recensions s'accordent et sont parallèles depuis le commencement jusqu'au chap. XXV, V. 13. Ici, les manuscrits des Septante intercalent les oracles contre les peuples étrangers que le texte hébreu met tout à la fin, et qui forment ainsi les chapitres 26 à 31, mais de manière que les divers morceaux se suivent dans un tout autre ordre que dans l'original. Le reste du chap. XXV hébreu, forme le chap. 32 des Grecs; et dès lors, la série originale (XXVI à XL V) est conservée avec d'autres chiffres (33-51). Ce n'est pas tout cependant: la recension grecque est en général plus courte que l'autre ; a côlé de quelques additions peu nombreuses, elle offre des lacunes assez considérables et beaucoup d'abréviations dans ce qui lient plutôt au style et à la phraséologie. En comparant les deux textes, on a compté jusqu'à 2700 mots de l'original qui n'ont point été reproduits par les traducteurs.

En constatant ces différences, les savants ont naturellement cherché à se rendre compte de leur origine et de leur portée. Le plus souvent on a supposé l'existence de deux textes hébreux, rédigés soit par Jérémie lui-même ou son secrétaire, et successivement, soit, à une époque postérieure, par des Juifs lettrés, vivant l'un en Palestine ou à Babylone, l'autre en Egypte, et prenant à tâche, chacun de son côté, de rédiger l'œuvre de Jérémie, dont les éléments n'auraient existé jusque-là que sous la forme de pièces détachées. Dans cette supposition, on estimait tantôt que l'un des deux rédacteurs se serait permis des retranchements ou des simplifications, de manière que notre texte hébreu actuel serait le plus authentique ; tantôt on préférait dire que l'autre aurait surchargé ses documents de gloses et

d'amplifications de tout genre, de sorte que le texte grec serait la fidèle reproduction d'un original pur de tous ces éléments postiches» mais malheureusement perdu.

Les voix ont été très-partagées à ce sujet et la controverse crili([ue a été passablement animée. Aujourd'hui cependant, on commence à revenir de l'engouement pour des hypothèses si peu appuyées sur des faits positifs, On ne croit plus avoir besoin de riûtercalation de textes imaginaires pour expliquer la différence en question. On incline à reconnaître que notre texte hébreu est non-seulement le plus authentique, mais qu'il est aussi le seul qui ait jamais existé, et que le traducteur alexandrin a fait son travail d'une façon peu consciencieuse, et en se permettant des libertés qui, à la vérité, se bornaient en beaucoup d'endroits à élaguer des phrases ou des formules superflues, mais qui assez fréquemment aussi traitaient l'original avec trop de légèreté et de manière à affecter le sens même. Nous nous approprions sans réserve cette dernière explication, et nous nous dispenserons par conséquent, dans notre commentaire, de signaler en détail les innombrables variantes du grec, lesquelles à ce point de vue, n'ont plus aucune valeur pour la critique. Ce n'est que dans des cas très-rares que la traduction paraît avoir conservé une leçon qui mérite d'être préférée à celle du texte reçu.

Les omissions ou réductions dont nous venons de parler, et qui se rencontrent à chaque pas dans la version, s'expliquent assez facilement, et s'excusent même jusqu'à un certain point, par la nature du style de Jérémie. Celui-ci (nous ne devons pas le cacher) ne jouit pas précisément d'une haute réputation littéraire auprès des critiques modernes. Il passe pour être le prosateur parmi les prophètes, et par prose, on entend ici moins l'absence de toute espèce de versification qu'une diction diffuse et traînante, surchargée de répétitions oiseuses et de formules stéréotypes. On lui reproche surtout son manque d'originalité ; on relève avec soin les emprunts qu'il a faits à ses devanciers, et, en général, l'intérêt qui s'attache à sa personne et à son sort se trouve quelquefois affaibli par ces jugements qui ont presque fini par devenir des axiomes.

Mais ces jugements sont-ils absolument justes et équitables ? Nous pourrions peut-être en décliner l'autorité, en disant que

la responsabilité des défauts signalés pourrait être mise, en partie du moins, à la charge de Barouk, qui, selon toutes les probabilités et pour une portion notable du livre, n'a pas été un simple commis, esclave de la dictée, mais un véritable rédacteur. Cependant nous ne nous prévaudrons point de ce fait, ce qui ne ferait que déplacer la question à l'égard du nom propre, sans rien changer au fond des choses. Nous voulons aller droit au texte tel qu'il est devant nous, et demander si le style en est réellement au-dessous de la tâche que le prophète s'est imposée et dont il s'est acquitté avec une si admirable et constante énergie. Et d'abord, quant à la dépendance dans laquelle il est à l'égard des écrivains antérieurs, il serait injuste de l'apprécier au seul point de vue littéraire, pour arriver à dire que c'est l'absence d'idées à lui propres qui l'a conduit à reproduire celles de5 autres, non-seulement pour le fond, mais quelquefois aussi dans une forme telle, qu'il est aisé de signaler la source où il a puisé. Nous pensons qu'il convient de faire valoir ici une autre considération. Les prophètes ont dû être pénétrés de l'idée de la continuité des révélations divines et de la solidarité des organes chargés de leur servir d'interprètes. Us pouvaient bien varier les formes de leur ministère selon les besoins du moment ; la nature de leur génie individuel, leur goût, leurs talents pouvaient et devaient donner à leurs discours et à leurs écrils des couleurs diverses. Mais, à vrai dire, cela ne touchait pas à l'essence de leur tâche, aux tendances générales de leur prédication. Quoi de plus naturel que de se représenter les derniers venus relisant les ouvrages de ceux qui les avaient précédés dans la même carrière? Nous avons vu Amos rattacher le discours par lequel il débute, à une phrase de Joël, comme à un texte à rappeler et à confirmer ; nous avons vu Michée et Ésaïe reproduire, dans un but analogue, un fragment d'un prophète plus ancien ; dans le livre d'Ésaïe, nous avons trouvé inséré textuellement un oracle entier rédigé depuis longtemps en vue d'une situation antérieure, et auquel il s'est borné à ajouter quelques mots pour lui donner de l'actualité. Il n'y a qu'une conception étroite de la nature de l'inspiration qui puisse vouloir écarter ici une explication recommandée par sa simplicité même, et qui ne fait aucun tort aux auteurs. Oui, Jérémie a fait des études sur l'ancienne littérature hébraïque et il n'a pas cru déroger à la dignité de son ministère en les mettant à profit dans son propre enseignement.

Encore moins lui ferons-nous un reproche de ce qu'il n'a pas été poêle dans le sens ordinaire du mot^ ni même à l'instar de la plupart de ses collègues plus anciens, dont les compositions, par leurs allures oratoires, s'élèvent bien au-dessus de la simple prose. De plus nous accorderons que son style n'est pas bien châtié et ne trahit guère des préoccupations littéraires, ou ce souci de la forme qui peut charmer le lecteur, sans racheter le manque d'idées. Mais nous rappellerons que la situation, en face de laquelle il parle et écrit, était assez saisissante par elle-même, et par la terrible perspective qu'elle offrait, pour que tout ornement artificiel du discours fût superflu. Les événements se chargeaient de donner de la couleur aux paroles.

Cependant on aurait tort de contester à Jérémie tout sentiment poétique, de trouver son style absolument pâle, de le critiquer comme restant trop à fleur de terre. Ce serait une exagération peu justifiée. Et ici nous n'en appelons pas aux Élégies sur la ruine de Jérusalem, qui lui sont généralement attribuées, mais à regard de l'origine desquelles nous devons faire nos réserves. Nous ne ferons pas mention non plus d'un certain nombre de psaumes, dont on a cru pouvoir lui faire hommage, comme reflétant d'une manière presque directe sa position personnelle : bien que cette hypothèse, toute sujette à caution qu'elle est, prouve que ses défenseurs n'ont pas constaté dans les discours un caractère inconciliable avec le ton de ces poésies. Nous arrivons à cette même opinion, en nous en tenant au livre que nous avons en ce moment sous la main. Ce sont surtout les passages dans lesquels prédomine la tristesse et le découragement, qui touchent de près à ce que la poésie a de plus sympathique ; et malgré l'énergie entraînante des invectives que lui dicte souvent une sainte indignation, c'est dans ces pages, où se peint la douleur et la compassion pour des malheurs qu'il n'y a plus moyen de conjurer, que l'on reconnaît de préférence les qualités littéraires de l'auteur, en même temps qu'on apprend à aimer l'homme. Il y a pourtant aussi des morceaux d'une nature toute différente, et qui ne ressemblent guère à ceux que nous avions en vue tout à l'heure. On n'a qu'à lire les oracles menaçants contre les peuples étrangers ; ces descriptions de batailles, de déroutes et de ruines, émaillées de noms propres, vivantes et dramatiques à force d'apostrophes et.de prosopopées. On y retrouve la verve et le pinceau de Nahum. Mais, après tout,

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ce sont des exceptions. Le ton général est plutôt didactique qu'oratoire, le discours souvent décousu, et les fleurs de rhétorique dont il se pare ne sont pas toujours des ornements véritables.

A ce propos, nous signalerons surtout les allégories, dont Jérémie fait un usage assez fréquent, bien que ce soient seulement ses successeurs qui en ont fait la forme propre de la prophétie. Il y en a de deux espèces. Les unes sont, à vrai dire, de simples images, des symboles circonscrits dans un petit nombre de traits, et destinés à représenter des faits politiques ou moraux et à servir de cadre aux déclarations prophétiques elles-mêmes. Ces symboles ont un double défaut : ils ne sont pas assez développés pour frapper l'imagination, et le lecteur n'en peut comprendre le sens que par l'interprétation qui s'y ajoute. Ils doivent sans doute remplacer, chez les prophètes-écrivains, les actes symboliques des prophètes-orateurs du vieux temps ; mais il faut convenir que le moyen ne répond pas au but, et cela d'autant moins qu'il apparaît comme l'efifet de l'étude et de la recherche, tandis qu'il affecte de se donner pour le produit d'une intuition visionnaire. Nous en avons rencontré quelques exemples chez Amos ; tels sont ici le symbole du rameau bourgeonnant et de la chaudière bouillante au chapitre premier, et celui des deux corbeilles de figues au chap. XXIV.

Nous rencontrons chez notre prophète une seconde classe d'allégories, qui méritent plus spécialement ce nom, parce qu'elles sont introduites sous forme de narrations, si bien que l'exégèse traditionnelle persiste à y voir le récit de faits réels. Nous estimons, au contraire, que ces prétendus faits se sont tout simplement passés dans l'imagination de l'auteur; et que nous n'avons là, comme tout à l'heure, que des moyens rhétoriques, soit l'exposé, sous une forme symbolique et pittoresque, de vérités ou d'admonestations qui sont ensuite développées en termes propres. Gela est parfaitement clair, par exemple, pour l'histoire de la ceinture, que Jérémie va porter à l'Euphrate el qu'il va reprendre quand l'eau l'a gâtée (chap. XIII), histoire qu'il raconte pour faire comprendre au peuple ce qu'il a gagné à ses relations politiques et religieuses avec Babylone. Mais cela n'est pas moins certain, quoique le chemin fût moins long et la chose moins incroyable, pour la visite chez le potier (chap. XVIII), ou la cruche brisée à la vallée de Hinnom

(chap. XIX), et nous n'hésiterons pas à ranger dans la même catégorie la renconlre avec les Rékabites (chap. XXXV), qui refusent de transgresser un vœu particulier à leur famille. Nous sommes d*autant plus porté à considérer tous ces récits comme purements Gclifs, que nous verrons bientôt le prophétisme s'engager de plus en plus dans cette voie des allégories, au point qu'il n'y a plus moyen de se méprendre sur la vraie nature des choses.

Jérémie nous intéresse à d'autres égards encore. D'abord, en tant qu'il nous servira de guide dans l'histoire de la littérature hébraïque. Ainsi, il est le premier prophète dans Tordre chronologique, qui connaît et cite une loi écrite. Il l'invoque, ou du moins il y fait allusion à plusieurs reprises ^ il s'en approprie certaines locutions plus particulièrement fréquentes chez lui. Il lui reconnait une origine divine, et la rapporte à l'époque de la sortie d'Egypte; mais déclare, en môme temps, de la manière la plus explicite et la plus positive^, que Jéhova, au moment solennel où il fit alliance avec Israël, n'a point donné de prescriptions au sujet d'holocaustes ou de sacrifices quelconques, mais qu'il s'est borné à recommander la crainte de Dieu et la justice. Cette déclaration de notre prophète (comme en général les témoignages dont nous venons de faire mention) est de la plus haute importance pour l'histoire de la législation mosaïque, et nous aurons à y revenir et à en peser la valeur, dans l'intro'duction au Pentateuque.

D nous intéresse encore par les couleurs dont il revêt sa perspective religieuse. Moins enthousiaste que ses prédécesseurs, il n'espère pas qu'une glorieuse restauration suivra de près la grande catastrophe qui allait engloutir le temple et la dynastie. 11 exhorte les déportés à ne point se préoccuper d'un lointain avenir, à s'établir tranquillement dans la terre de Babel, à s'y créer provisoirement une nouvelle patrie^ : la longue défection exige une longue expiation, et sept dizaines d'années d'exil ne

» Chap. II, 34; III, 1,8; XVII, 21 ; XXXIV, 8 suiv., etc.

« Chap. vu, 22.

' Chep. XXIX, 5 Buiv.

426 JÉRÉMIB.

seront pas une punition trop sévère pour sept Siècles de péchés et de rébellion. Malgré cela, il ne ferme pas son cœur à l'espérance. Lui aussi sait et croit que le Dieu de la loi est aussi le Dieu de la promesse, et c'est cette conviction qui le soutient et le relève dans les rares moments où les préoccupations et les angoisses du temps présent lui permettent de jeter un regard sur l'avenir. Il ne doute pas que, même après la ruine de Jérusalem, les citoyens de la malheureuse ville ne puissent acquérir des terres et cultiver le sol dans leur patrie ; il voit déjà la race de David ceindre de nouveau le bandeau royal. Il parle du rétablissement de l'alliance du Dieu d'Israël avec son peuple; mais il déclare aussi que les conditions en seront changées, qu'on n'aura plus besoin de cette arche sainte qui en avait été le symbole matériel : on ne la regrettera pas et elle ne sera pas rétablie. Les lois de la nouvelle alliance ne seront pas écrites sur de fragiles tables de pierre, mais dans les cœurs, et avec des caractères ineffaçables ^ .

C'est ainsi que Jérémie est devenu le prophète du Nouveau Testament et de l'Évangile : non point par le fait d'une interprétation plus ou moins spirituelle, mais arbitraire, de ses espérances, comme la théologie chrétienne s'est plu à la donner de maint passage des orateurs de l'antique théocratie, mais dans le vrai sens du mot, et en prenant ses paroles au pied de la lettre.

1 Chap. III, 14; XXIII, 3 suiv. ; XXX, 8; XXXI, 31 Buiv. ; XXXIII.

Discours de Jérémie, fils de Hilqiyahou, Tua des prêtres demeuraDt à 'Âoatot^ sur le territoire de Benjamin^ auquel fut adressée la parole de TÉternel du temps de los'iyahou, fils d'Âmôn, roi de Juda, la treizième année de son règne. (Puis ce fut encore du temps de lehoyaqim, fils de los'iyahou, roi de Juda, jusqu'à raccomplîssement de la onzième année de Çidqiyahou, fils de los'iyahou, roi de Jada, jusqu'à la déportation de Jérusalem au cinquième mois^)

* La parole de TEternel me fut adressée en ces termes : Avant que

je t'eusse formé dans le sein de ta mère, je t'avais reconnu', et

avant qu'elle t'eût mis au monde, je t'avais consacré, je t'avais

établi prophète auprès des nations ^ I Et je dis : Hélas, Seigneur

Eternel! Vois donc, je ne sais point parler, car je suis un jeune

I Toat ce qui concerne les indications chronologiques de cette inscription du Tolame, a été discuté dans l'introduction. Comme le commencement du premier discours (v. 4) se rattache intimement à la date de la 13* année de los'iyah, il est évident que la phrase mise entre parenthèses est une addition postérieure.

* Le premier morceau décrit la vocation du prophète, le commencement de son ministère en la 13* année du roi los'iyah, où il entendit pour la première fois la voix de Dieu, et où il suivit, presque malgré lui, et non sans crainte, mais comme enchaîné par une force supérieure, l'impulsion mystérieuse qui fit de lui un orateur de Jéhova.

^ Distingué, choisi.

* Bt non point seulement auprès d'Israël ; car de mdme que le gouvernement de l'Etemel embrasse l'univers, de mdme les prophètes sont les organes de ses volontés et les révélateurs de ses desseins à l'égard de toutes les portions de l'humanité qu'embrasse leur horizon.

428 JÉRÉMIK I, 7-11.

homme ^. Mais TÉternel me dit : Tu ne dois pas dire : je suis uii jeune homme; mais tu dois aller vers tous ceux auxquek je t'enverrai, et tout ce que je t'ordonnerai, tu dois le dire; n'aie point peur d'eux ", car moi je serai avec toi pour te délivrer. C'est l'Éternel qui le dit ! Puis l'Éternel étendit sa main^ et rapprochant de ma bouche^ il me dit : Vois, je mets mes paroles dans ta bouche'! Regarde, Je fais de toi, en ce jour, le surveillant des peuples et des royaumes, pour arracher et pour ruiner, pour démolir et pour détruire^ pour édifier et pour planter * I

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