‹ La Bible (volume 2)Chapitre 4 sur 93 · OSÉE X, 7-H · texte numérisé non relu

OSÉE X, 7-H

Pour qu'Israël ait honte de ses desseins.

S'omerôn est perdu^ Son roi est un copeau que Teau emporte I Ils seront détruits, les hauts-lieux d'Awen*,

Le péché d'Israël ; L'épine et le chardon croîtront sur leurs autels. Et ils diront aux montagnes : couvrez-nous I Et aux collines : tombez sur nous *^ I

Depuis les jours de G'ibe ah

Tu as péché, ô Israël !

Alors aussi ils tinrent bon, Pour que la guerre ne les atteignit pas à G'ibe'ah

Pour la race des scélérats *^ C'est à cœur joie que je les châtierai, Et les nations se rassembleront contre eux, Quand je les attacherai à leur double péché *'.

Éphraim est une génisse apprivoisée, Aimant à fouler le blé " ; Mais moi, je mettrai la main sur son beau cou, J'attellerai Épbraîm,

Juda labourera, -Jacob traînera la herse ^*.

d Awen (néant, idole) est mis pour Bêt'Awen, et ceci pour Bôi-El. Voyez plus heat chap. [V, 15. Les hauta-lietuD sont les emplacements, ordinairement élevés, où l'on célébrait le culte, soit de Jéhova, soit des dieux étrangers.

10 Le désespoir s'emparera des hommes sur la tdte desquels éclatera la catastrophe.

^ 1 L'allusion au fait raconté dans les derniers chapitres du livre des Juges semble ici plus claire encore que dans le morceau précédent (chap. IX, 9). En effet, les Benjaminites prirent la défense des auteurs de Tattentat de G'ibe'ah. Seulement on ne voit pas trop bien dans quel rapport ce fait a pu être, au gré du prophète, avec ceux qu'il avait sous les yeux. En tout cas, il sera bon de se rappeler que G'ibe*ah n'était pas éloi^é de Bét-El et en général du théAtre de l'activité de notre auteur.

1^ Cette dernière ligne n'offre pas de sens plausible. Le texte est corrompu de l'aveu môme des anciens critiques juifs , et les versions sont également inintelligibles. On prétend qvi'attachtr quelqu'un à son péché, veut dire l'en punir. Le dùuhU péché doit être l'établissement des deux lieux de culte, 1 Rois XII, 29. Tout cela est fort sujet à caution ; mais les autres essais d'interprétation le sont encore davantage.

13 Ce qui se faisait, l'animal étant en pleine liberté, et mangeant à l'aise, tout en travaillant.

14 Autant de symboles de l'esclavage, dont la naUon entière est menacée, et non plus Ëphraïm seul.

Faites vos semailles pour la justice,

Récoltez selon la grâce!

Défrichez vos champs incultes !

n est temps encore de chercher rÉternel, Jusqu'à ce qu'il vienne vous apprendre la justice ** ! Mais vous avez cultivé l'iniquité.

Vous avez récolté la méchanceté.

Vous avez mangé un fruit mensonger ^^ : Car vous vous êtes fiés à vos voies, Au nombre de vos guerriers.

Aussi l'alarme surprendra-t-elle les tribus ; Toutes les citadelles seront détruites, Comme S'alman détruisit Bèt-Arbél Au jour de la bataille, Quand les mères furent écrasées sur leurs enfants ".

Ainsi vous fera Bét-EI" A cause de l'excès de votre méchanceté. Le roi d'Israël est perdu, Perdu avec l'aurore ** !

Quand Israël était jeune, je l'aimais, Et de l'Egypte j'appelai mon fils*.

1^ Cette exhortation interrompt les menaces qui font le sujet propre du discours. C'est comme un dernier avertissement destiné à rendre les menaces plus pressantes. Les images s'expliquent facilement. L'impératif récoltez remplace le futur : et vous f^coîterety ou bien il est mis pour : tâches de récolter. Il viendra vous apprendre la jutiee (à sa manière, lui-même], est nécessairement une menace. Cependant on pourrait traduire aussi : afin qu'il vienne, etc.

!<{ Images analogues pour peindre la situation réelle, en opposition avec celle (pie le prophète aurait voulu provoquer. Le fruit mensonger est un fruit qui ne rassasie pas ou qui empoisonne au lieu de nourrir.

^"^11 est fait ici allusion au sac d'une ville dont la situation ne nous est pas exactement connue. Selon toutes les probabilités, il s'agit encore des guerres civiles contemporaines dans le royaume d'Éphraîm, 2 Rois XV, 16, comp. plus bas chap. XIV, i. S'alman (si tant est que ce soit un nom propre d'homme} aura été quelque chef Israélite. En aucun cas il n'est question du roi assyrien S'almanéser, quin'attaqua Israël que 40 ans plus tard.

^^ Le lieu et théâtre de vos péchés sera aussi la cause de votre ruine.

1^ Image de la rapidité. Joël II, 2.

^ Souvenir des origines de la théocratie, présenté sous l'allégorie d'un enfant cboTé et guidé par un père plein d'amour, mais le payant d'ingratitude.

— Les appelait-on, Us se détournaient néanmoins^ Sacrifiaient aux Ba als.

Encensaient les idoles ' ! — Et moi je conduisais Éphraîm à la lisière, Je le prenais dans mes bras ' ; Mais ils ne reconnurent pas Que c'était moi qui les avais guéris^.

Je les tirais à moi avec des cordes d'homme. Avec des liens d'amour ^ ; J'étais avec eux, desserrant le joug de dessus leur bouche.

Quand je leur donnais à manger*

Ils ne retourneront point au pays d'Egypte^, Mais TÂssyrien, voilà quel sera leur roi,

Puisqu'ils refusent de se convertir.

Et l'épée sera brandie contre leurs villes. Elle en brisera les verroux, elle dévorera, A cause de leurs mauvaises tendances.

Mon peuple persiste à se détourner de moi',

B Cette phrase interrompt le fil de l'allégorie et rappelle en termes propres que le peuple, soit d6s Tépoque mosalqne, soit depuis, ne cessa de désobéir à la voix de ses prophètes.

5 Nous changeons le pronom. Pour conserver celui du texte, on a proposé de traduire : Je donnai un conducteur (Moïse) à Éphraîm, qui le prenait dans set bras.

^ Les prophètes représentent Israël comme n'ayant point connu Jéhova antérieurement à Tépoque mosaïque. Voj. la note sur Amos V, S5, 26. La guérisoo doit sans doute rappeler la servitude d'Egypte.

6 LWégorie de l'enfant est remplacée par celle du bœuf pour lequel un maître charitable a toutes sortes de soins. Des cordes d^homme sont des cordes légères, douces, servant à diriger sans causer de peine. L'expression est choisie sans doute pour corriger ce qu'il y a de trop rude dans la figure.

^ A la lettre : J'étais pour eux comme (sont pour les bœufs) ceux qui soulèvent le Joug de dessus leurs mâchoires. Le laboureur dégage le bœuf du Joug pour le faire manger à son aise. La comparaison peut signifier simplement que Jéhova a toujours traité Israël avec douceur ; mais on pourrait aussi y trouver une allusion aux événements miraculeux du désert.

'^ Puisque tous mes bienfaits ont été si mal reconnus. Je veux les châtier. Je le dois. Mais Je ne les reconduirai point en Egypte d'où Je les ai tirés autrefois ; c'est dans la direction opposée que les attend le châtiment. Plus haut (chap. IX, 3), la menace avait été autrement formulée, ce qui prouve qu'il s'agit ici partout moins de prédictions précises et circonstanciées, que de prévisions générales, d'éventualités qui intéressent plutôt par leur signification idéale, que par leur forme concrète. Autrement le prophète se serait directement contredit.

^ Litt. : Il se suspend, s'attache à l'éloignement de moi. Le sens est: H y a donc des motifs suffisants pour le punir, voire pour l'exterminer.

Et quand on Tinvite à regarder en haut. Jamais il n'y élève les yeux ^ !

Comment te laisserais-je, Éphraîm?

Te livrerais-je, Israël ?

Comment te rendrais-je pareille à Âdmah ? Semblable à Çeboïm^^?

Mon cœur est changé en moi-même '%

n brûle tout entier de compassion. Je n'assouvirai pas la fureur de mon courroux, Je ne veux pas de nouveau'' perdre Éphraîm.

Car je suis Dieu et non un homme,

Je suis le Saint au milieu de vous,

Je ne viendrai pas pour détruire*'.

Ils suivront TÉternel '^ Quand il les appellera de sa voix de lion; Quand lui il criera.

Ses enfants accourront de TOccident,

^ Le Âautt le ciel, c*est le séjour de Dieu. Poursuivant ses affaires profanes, méconnaissant son bienfaiteur céleste, il n'écoute pas la voix des prophètes.

^^ Malgré tous ses griefs, Jéhova ne peut pas se décider à accomplir ses desseins Tengeors. Son ccsur est ému de compassion ; il ne peut se résoudre à abandonner son peuple, à lui réserver le sort de Sodome et de Gomorrhe, d'Admah et de Çebobn [Gen. XIXJ.

1' Litt. : Il se retourne (il est saisi d'un sentiment opposé), mes compassions s'échauffent toutes ensemble.

^^ Ce mot ne se rapporte pas à une perte antérieure, mais fait antithèse à la série des bienfaits mentionnés plus haut.

^^ Le pardon est l'attribut de Dieu, la sévérité vengeresse ne lui convient pas. Les derniers mots : pour détruire, expriment une legon purement conjecturale, d'après ^ueUe la lettre qui termine l'avant-demier mot du texte serait à répéter devant le denier de manière à en formar la première personne du futur. Ordinairement on traduit : je ne viendrai pas en colère, ou encore : je ne fréquente pas les villes (je ne nis pas un simple mortel). Mais la première de ces deux versions donne au mot un sens qui ne sa rencontre pas ailleurs, et la seconde est tout simplement absurde.

^^ La péroraison de ce discours est amenée d'une manière très-abrupte. Il avati été dit que Jéhova incline vers le pardon ; ici, la conséqnence de ce changement se produit tout de suite par l'esquisse d'un tableau que d'autres prophètes se sont plu à peindre en détail. (Voy. par ex. Joèl IV. Es. LX). Jéhova non-seulement ne vent pas disperser Israël, il veut aussi rendre à leur patrie ceux que les malheurs précédents en ont éloignés. Il les appelle d'une voix puissante, comparée an rugissement du lion, et ils vont accourir de tous les points de l'horizon avec la rapidité de l'oiseau qu'aucun obstacle n'arrête dans sa route.

168 OSÉE XI, il. XII, 1-5.

Ils accourront de l'Egypte, comme Toiseau, Comme la colombe, da pays d'Ass'our :

Et moi je les rétablirai dans leurs demeures ! C'est rÉternel qui le dit.

Éphraîm me circonvient de mensonge*, La maison d'Israël de trahison; Et Juda aussi continue à s'émanciper de Dieu,

Du Saint fidèle '.

Ëphrum garde le vent.

Et court après la tempête ' :

Sans cesse on multiplie la fraude et la violence, On fait alliance avec l'Assyrien, On porte de l'huile en Egypte*.

Avec Juda aussi TÉternel est en procès; Il demandera compte à Jacob.de ses voies.

Et lui rendra selon ses actes.

Dans le sein maternel il saisit le talon de son frère, Dans sa force virile il lutta avec Dieu;

Il lutta avec l'apparition et fut vainqueur, Il pleura et demanda grâce ^

1 C'est Jéhova qui parle.

^ La signification du verbe^ dans cette phrase» étant un peu douteuse, beaucoup de commentateurs ont cru y voir un éloge de Juda, (pii serait resté fidèle. Mais c'est contre toutes les analogies de notre livre (chap. V, 5, iO; VI, 4; VIII, 14; X, il). Le verbe en question rappelle les courses d'un animal qui, délivré du joug, court çà et là, au risque de s'égarer.

3 Locutions proverbiales pour désigner des choses impossibles, pour marquer la disproportion entre le but et les moyens; comme on dit aussi : transporter des montagnes. (On manque le sens en traduisant : Ephraîm se repaît des vents.) On ff^rée un troupeau, mais non le vent.

^ Le royaume d'Éphralm se voyant menacé dans son existence, cherchait à se fortifier par des alliances avec les grands empires voisins. L'huile, une des principales productions de la Palestine, est mentionnée ici soit comme un cadeau, soit comme un tribut, par lequel le pacte avec l'Egypte était consolidé. Mais ces négociations, dit le prophète, n'aboutiront pas; c'est courir après la tempête, que de fonder sa sécurité sur l'amitié des conquérants; surtout quand, à l'intérieur, la base de l'ordre social est ébranlée incessamment par la fraude et U violence.

^ Il y a ici une allusion évidente aux récits de la Genèse XXV, 26 et XXXII, 24 ss. On voit aussi que la mention faite au verset précédent du peuple Jacob, amène ceUe de son père Jacob, et plus loin, ces deux notions, d'aiUeurs identiques au point de vue abstrait ou poétique, vont être confondues expressément (v. 5 :

OSÉE xn, 6-9. 169

Ce fttt à Bêt-El qu'il le trouva,

Et là ii nous a parlé ^.

L'Éternel est le Dieu des astres, L'Éternel est son nom glorieux ^ !

Toi aussi retourne vers ton Dieu !

Garde la charité et la justice, Et espère en ton Dieu constamment!

Le Cananéen aime à frauder, Une fausse balance à la main ' :

Et Éphraîm dit : je n'ai fait que m'enrichir, Je me suis acquis une fortune ; Tontes mes affaires ne me feront point trouver en défaut,

il MUS parla). Mais la question est de savoir dans quel sens le prophète interpiète les deux mythes. Les uns y voient un reproche adressé au patriarche (et pu BQite aa peuple), comme ayant été trompeur, violent, provocateur. Les autres, m ooBtraire, y voient un éloge, un exemple à imiter. Nous estimons que cette demitra explication a pour elle l'autorité de la Genèse, ou pour mieux dire l'esprit m6me de la légende, qui veut exalter le patriarche et non le blâmer. Osée Taura rappelée dans le but d'exciter ses contemporains à faire des eforU pour vaincre la résistance de Jéhova, pour rentrer en grftce auprès de lui. Car la légende dn talon se rapporte aussi au privilège de la bénédiction, dont Jacob iot se mettre en possession (ou qui lui échut d'après un fait typique) môme avant àê naître. En mettant Vapparitian au lieu de Vange (comme on traduit vulgairement), nous constatons la nature du fait tel que les récits des livres bistoriqaes le présentent partout où ils en font mention. Il s'agit bien d'une manifestation personnelle de Dieu même, et non de la mission d'une créature. (Voyez nos notes sur Gen. XVL Juges VI, etc.)

^ Le sujet change tout à coup, car c'est Jéhova qui trouva Jacob à Bdt-El (Gen. XXVIII ; XXXV) et qui s'adressa à lui, et par cela même à nous, ses descendants, représentés dès lors par le patriarche, auquel les promesses divines n'ont point été adressées exclusivement. La mention de Bêt-El est d'autant plus I

significative, qu'aujourd'hui cet endroit était devenu le centre d'un culte illégitime.

"^ C'est donc à lui seul aussi que doit s'adresser Israël. Il est le Dieu de Totre père, qui a reçu de lui une bénédiction transmissible à ses successeurs : ce fait devrait suffire pour diriger votre conduite. i

^ Le prophète, revenant à l'actiialité, ne veut pas dire que les Cananéens (les indigènes du pays, en opposition avec les Israélites) aiment à tromper dans le commerce ; peu lui importait de constater les mauvaises pratiques des autres pcaples. C'est le portrait de ses compatriotes qu'il veut faire, et pour donner plus d'énergie à l'expression de sa pensée, il les appelle eux-mêmes des Cananéens. Ils sont devenus tels, malgré leur origine distincte; ils ne valent pas mieux que Ces païens que Jéhova avait voulu exterminer pour faire place à la race de Jacob. Aussi bien, dans le verset suivant, le nom d 'Éphraîm reparait, comme de raison.

170 OSÉE xn, 10-12.

De manière que ce serait un péché*.

Et moi, rÉternel^ je suis ton Dieu Depuis le pays d'Egypte; Je te ferai encore habiter sous des tentes Comme aux jours de la féte*^.

Pourtant j'ai parlé aux prophètes '* ; J'ai multiplié les visions '^, Par les prophètes j'ai parlé en paraboles. Si G'ile'ad est vanité^ Il sera réduit à néant " ; Si à G'ilgal ils immolent des bœufs *^, Leurs autels aussi deviendront Comme les tas de pierre sur les sillons des champs.

0 Tout en se livrant à des pratiques frauduleuses, qui sont citées ici à titre d'exemple, pour peindre la dépravation générale, les gens disent qu'ils n'usent que de moyens légaux pour s'enrichir : tout ce que la loi ne défend pas, est licite et honnête. Les usages regus dans le trafic ne sont pas des crimes; ce que tout le monde fait, est chose permise «t consacrée.

10 D'après le contexte, ce ne peut être là qu'une menace. La demeure sous des tentes fait présupposer la destruction des maisons, la dispersion, l'exil, le retour à l'état des choses d'où Jéhova a autrefois tiré Israël. La fite, c'est celle dite des tabernacles (ou une autre analogue), où aujourd'hui encore on campe hors des villes, comme pour perpétuer le souvenir d'une civilisation depuis long^ temps dépassée. (Comp. chap. .IX, 6.) La fin de la strophe formule aussi une menace.

1^ Vous avez pourtant été suffisamment avertis!

12 Ce dernier mot, dans le style prophétique, ne désigne pas nécessairement ce qu'on appelle ainsi en français. Le simple discours inspiré, l'oracle rendu au nom de Dieu, est aussi appelé une vision. (Voir l'introduction générale, p. I9sv.j Les paraboles sont également à prendre dans un sens plus général. C'est toute espèce de langage figuré, fleuri, rhétorique, qui s'élève au-dessus de la prose triviale et familière.

13 Nous traduisons à la lettre, quoique le sens ainsi exprimé ne se dessine pas nettement. Il faut se rappeler que le mot vanité désigne habituellement les faux dieux, les idoles et leur culte. Il y a donc une espèce de jeu de mots ou d'épigramme entre les deux hémistiches (vanité-néant), et c'est précisément la ce qui constitue le mastal ou le discours figuré dont il était question tout à Theure. Comp. chap. VI, 8.

14 Comme il n'y avait pas de mal au choix de ces animaux pour le sacrifice, il faut en conclure que le péché consistait dans le choix du lieu, peut-être aussi dans le choix de la divinité qu'on y adorait (chap. IV, 15 ; IX, 15). D'autres traduisent : aux bœufs, ce qui supposerait une ancienne faute dans le teite- Celui-ci contient d'ailleurs un jeu de mots inimitable dans la traduction : QHVêd^ Gilgal, et Gai (tas).

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