ZACHARIE I
Le vingt-quatriëme jour du onzième mois, c'est-à-dire da mois de S'ebat, de la seconde année de Daryawes', la parole de rÉiernel fut adressée au prophète Zekaryah, fils de Bérekyahou, fils de 'Iddô, en ces termes * :
Cette nuit j'ai eu une vision : je vis un homme monté sur un cheval bai, et se tenant entre les myrtes au fond de la vallée', et derrière lui il y avait des chevaux bais, alezans et blancs. Et je dis : Qu'est-ce que ceux-là, mon seigneur'? Et Tange qui me parlait me dit : Je vais te faire voir ce que c'est que ceux-là*. Alors l'homme qui se tenait entre les myrtes prit la parole et dit : Voici ceux. que l'Éternel a envoyés parcourir la terre '. Puis ceux-ci prirent la parole et dirent à l'ange de l'Éternel, qui se tenait entre les myrtes ' :
que les menaces de Dieu n'avaient pas été vaines, et c'est bien là ce que les neveux doivent prendre à cœur. Le verbe hébreu ne signifie pas par lui-même te eomvertirj mais : revenir, ce qui peut se dire d'une répétition, ou d'un changement du direction, selon le contexte.
1 Comme il ne suit pas de paroles de Dieu, mais le récit d'une vision, cette formule usitée : la parole fut adressée en ces termes, devrait proprement se traduire, d'après le sens du contexte : une révélation parvint à Zacharie sous cette forme. Cependant il ne faut pas perdre de vue que le prophète est censé raconter sa vision à ses auditeurs on lecteurs, pour lesquels elle se présente ainsi toujours comme parole de Dieu,
^ A» fond de la valléet traduction conjecturale d'un mot douteux. D'autres mettent : II* lieu ombra ff^, ou encore : près de la tente. Du reste, la désignation de la localité est indifférente pour le sens général de l'allégorie.
8 Cee paroles s'adressent à l'ange qui va répondre, mais que l'auteur, dans sa manière peu nette de raconter, a négligé de nommer auparavant. Les images du songe se présentent successivement. Nous conservons provisoirement le mot Ange, qû verra plus terd la vraie notion exprimée par ce terme.
^ Je vais te faire voir; ces mots n'annoncent pas une explication verbale de la part de l'ange interprète. Celui-ci veut dire : Tu vas le voir, par la suite de la scène dramatique dont tu es specteteur.
^ Le cavalier du cheval bai, en sa qualité de chef de toute la troupe (car il va sans dire que les autres chevaux sont montés également], s'adresse, non pas au prophète, mais à Vange, pour lui présenter les cavaliers.
^ Le peu de clarté dans la description a donné bien du mal aux commenteteurs. Il y en a qui confondent le cavalier avec l'ange, d'autres qui distinguent Vange dt VSternel de l'ange gui me parlait. Les préoccupations des anciens théologiens, qui ont voulu voir le Christ, soit dans le cavalier, soit dans l'ange, n'ont pas peu contribué à embrouiller la question. Voici, d'après nous, le sens bien simple du texte : La scène se déroule devant le visionnaire dans un lieu planté de myrtes. Il j a, d'un côte, divers groupes de cavaliers, de l'autre, plus rapproché du prophète, un ange. Le prophète s'adresse à celui-ci, qu'il reconnaît pour un ange, pour demander ce que signifient les cavaliers. Au lieu d'une réponse immédiate et directe, il en reçoit une figurée par la suite de la scène, qui offre : 1<* un rapport fait par les cavaliers à l'ange, 2* un dialogue de l'ange et de Jéhova.