ZACHARIE II
tète; or, ceux-ci viennent les épouvanter, pour abattre les cornes des nations, qui ont levé leur corne contre le pays de Juda pour le disperser ***.
Et ayant levé les yeux et regardé, je vis un homme qui tenait dans sa main un cordeau à mesurer. Et je dis : Où vas-tu? Et il me répondit : Je vais mesurer Jérusalem, pour voir quelle en sera la largeur et quelle en sera la longueur. En ce mome;it, Tange qui me parlait s'avança et un autre ange s'avança à sa rencontre. Et il loi dit : Cours dire à ce jeune homme-là : Jérusalem restera sans enceinte, à cause de la multitude des hommes et des animaux qu'il y aura. Et moi je serai pour elle, parole de rËternel ! une muraille de feu tout autour, et au-dedans je serai sa gloire ^ Hé ! Hé! fuyez le pays du nord, dit l'Éternel, vous que j'ai dispersés comme
10 La seconde vision, qui n'est qu'une amplification de ce qui a été dit chap. I, 15, est plus simple que la première, sans action dramatique, et se rapproche pour la forme de celles de Jérémie (chap. I) et d'Amos (chap. VII]. II s'agit de symboles ^ et de rien de plus. Il y en a deux : \^ quatre cornes, et 2* quatre forgerons. Les cornes sont le symbole de la puissance, surtout de la puissance politique et militaire (comp. \ Rois XXII, 11. Deul. XXXIII, 17. Mich. IV, 13. Amos VI, 18, etc.). Les forgerons sont le symbole d'une autre puissance, plus grande que la première et capable de la dompter. Donc les cornes seront les ennemis d'Israël qui ont consommé sa ruine, les forgerons seront les forces que Dieu mettra en mouvement pour chfitier les premiers. Le nombre quatre, si tant est qu'il soit choisi exprès, ne peut représenter que la totalité des ennemis, assaillant Israël de toutes parts, le nombre des forgerons est déterminé (parallèlement) par celui des cornes. Il est impossible de voir ici les quatre empires de Danielj puisque Zacherie parle du passé.
^ A l'égard de cette troisième vision, l'auteur n'a pas non plus réussi à exprimer sa pensée d'une manière claire et indubitable. On se divise toujours: 1* sur la question de savoir lequel des deux anges dit à l'autre: Cours dire à ce jeune homme ; 2* sur celle de savoir si ce jeune homme est le prophète Zacharie, ou l'homme au cordeau. Quant ù ce dernier point, la chose ne nous parait pas devoir 6tre douteuse. Le prophète est simple spectateur d'une scène qui doit lui apprendre, sous une forme dramatique, que la nouvelle Jérusalem sera tellement peuplée, qu'il ne saurait être question d'en délimiter l'enceinte. L'ange doit donc dire à l'homme au cordeau que c'est une peine inutile de mesurer ce qui sera illimité. Pour ce qui est de l'autre question, elle est indifférente pour la fixation du sens. Cependant comme l'ange interlocuteur est toujours chargé d'expliquer au prophète ses visions, de manière ou d'autre, ce sera lui aussi qui donne ses ordres explicatifs à l'autre ange. Il va sans dire que l'homme au cordeau a quitté la scène quand les anges se rencontrent. S'il y a différence de rang entre les anges, Tinterlocuteur est le supérieur. Il est. comme dans la première vision, l'ange de l'Éternel, c est-à-dire un 6tre révélateur plus ou moins rapproché de Dieu, si ce n esta identifier avec lui. Voyez la suite.
ZACilARIE II, iO-lT. , , 2, 349
par les quatre vents du ciel, dit rÉternel. Hé, Siou! sauve-toi, toi qui demeures avec la fille de Babel ^ Car voici ce que dit TÉteruel : C'est pour revendiquer sa gloire qu'il m'envoie vers les peuples qui vous ont dépouillés — car celui qui vous touche, touche à la prunelle de son œil — et voyez, je vais agiter ma main contre eux pour qu'ils deviennent la proie de leurs sujets et que vous reconnaissiez que c'est laheweh Çebaôt qui m'a envoyé. Réjouis-toi, fille de Sion! sois dans la jubilation ! Car je vais venir demeurer chez toi, dit l'Éternel. Alors des nations nombreuses s'attacheront à l'Éternel, et deviendront mon peuple, et j'établirai ma demeure chez toi, et tu reconnaîtras que c'est l'Éternel qui m'a envoyé vers toi'. Et l'Éternel possédera Juda comme son patrimoine^ sur ce sol sacré, et il préférera encore Jérusalem. Silence, mortels, en présence de l'Éternel ! Car il s'élance de sa sainte demeure.
Et il me fit voir lehos'oua', le grand-prêtre, debout devant la personne de l'Éternel, et l'accusateur placé à sa droite pour l'accuser. Et l'Éternel dit à l'accusateur : Que l'Éternel t'impose silence, accusateur! Que l'Éternel^ qui a élu Jérusalem, t'impose silence!
^ Cette allocution, comme la suite va le prouver, est à mettre dans la bouche de l'ange qui a parlé auparavant, et il y a à dire que la vmon se transforme en simple discours prophétique, sans que la transition soit autrement indiquée. Cela confirme encore la supposition que nous venons de hasarder, savoir qu'il ne faut pas trop insister sur la distinction à faire entre l'ange et Jéhova. Pour le fond, lé discours s'adresse aux Juifs qui sont encore en Babylonie, ou ailleurs, qui n'ont pas encore rejoint la colonie de Jérusalem. Puisque Jéhova va frapper le grand coup contre les ennemis d'Israël (I, 15), il est temps que tous les enfants d'Israël se retirent en lieu sûr^ et où pourraientils être mieux qu'à Jérusalem (d'après v. 9. 14 suiv.] ?
3 On comprend qu'en face d'un pareil texte, les commentateurs aient trouvé difficile de déterminer les personnes qui sont censées parler dans ce morceau, et qu'on ait attribué telle phrase à Dieu, telle autre à l'ange, telle autre, enfin, au prophète. Mais il nous semble que c'est toujours une seule et même personne qui parle depuis le iO*', ou plutôt depuis le 8* verset. Or, cette personne, ce n'est pas le prophète, qui d'abord est simple spectateur et auditeur, qui n'est pas introduit plus tard comme prenant la parole, et qui ne peut pas dire que c'est lui qui revendique la gloire de Jéhova chez les païens, en agitant contre eux sa main vengeresse. Il n'est donc pas celui qui se dit Venvo^^ de Dieu. Mais le v. 15 prouve clairement que cet envoyé n'est pas un ange, dans le sens populaire de ce mot, parce qu'un ange ne peut pas parler d'Israël et des païens convertis comme de son peuple, et de Jérusalem comme de sa demeure. Celui qui établit su demeure à Sion, c'est bien Jéhova [v. 16), et celui qui est envoyé contre les païens, est le môme que celui qui s* élance hors de sa demeure céleste. Il résulte de tout cela, que Vange est la personnification, d'un côté de la colère vengeresse de Dieu (1, 15; II, 12, 13), de lautre, de sa grâce rendue à Israël (I, 16-17; II, 14 ss.).
350 ZAGHARIB III, 2-7.
C'est ici an tison sauvé du feu^ Or, lehos'oua' était vêtu d*habiis sales, comme il était là devant l'apparition de Dieu '. £t celui-ci prit la parole et dit à ceux qui étaient placés devant lui' : Otez-lui ses habits sales ! Puis il lui dit : Vois-tu, je te décharge de ta faute, et c'est en te revêtant d'habits de fête. Et il ordonna^ qu'on lui mit un turban pur sur la tête; et on lui mit sur la tête le turban pur, et on lui mit des habits, en présence de la personne de l'Éternel'. Puis la personne de l'Éternel apostropha lehos'oua', en disant : Voici ce que dit laheweh Çebaôt : Si tu marches dans mes
1 Le sens de cette nouvelle Yision allégorique est en partie très-obscur, l'auteur ne donnant pas même les premiers éléments d'une interprétation authentique. Voici cependant ce qui nous parait être l'explication la plus simple : Tout d'abord il faut bien se pénétrer de ce fait, qui s'est déjà imposé à nous dans le chapitre précédent, que Vaftfe de Jéhova n'est autre que Jéhova lui-mfime. Nous tiendrons compte désormais, dans notre traduction, de cette découverte, sur laquelle nous n'avons pas voulu anticiper dans les chapitres précédents. Le dédoublement de la personne n'est en partie que grammatical ou syntactique (comme dans cette phrase : TÉternel dit : que l'Éternel t'impose silence l), en partie il tient à cette distinction, qui nous est si peu familière, de l'Être suprême considéré comme notion abstraite, et de Dieu, se manifestant de manière ou d'autre. «^ Nous assistons à une scène de tribunal. Le pontife Josué est accusé devant Dieu, par l'ange accusateur (Satan], dont nous connaissons le rôle par l'introduction du poème de Job. Mais Dieu repousse l'accusation, il absout l'accusé, non pas parce qu'il est innocent (v. 3), mais parce qu'il veut lui faire grflce. Ceci est motivé de deux manières : Jéhova a élu Jérusalem, il n'ira donc pas la frapper de nouveau ; et puis, les châtiments précédents suffisent: le bois a déjà été entamé par le feu. La mention de Jérusalem fait voir que l'accusation ne portait pas sur quelque faute purement personnelle du prêtre, mais que celui-ci est introduit comme représentant en même temps le peuple.
* Il est positif que les habits sales symbolisent la culpabilité, et ne doivent pas être comparés à raccoutrement de deuil porté par les accusés romains. Mais la question est de savoir de quelle faute ou péché le prophète veut parler ? On a songé à ce qui est raconté Bsdr. X, 18 ; mais cela n'a eu lieu que soixante-dix ans plus tard, et est d'ailleurs complètement en dehors des préoccupations habituelles de Zacharie. Celui-ci s'intéresse exclusivement & la restauration de Jérusalem et de son temple. L'explicatioD la plus simple et la plus juste nous est fournie par un contemporain de l'auteur, le prophète Aggée (chap. I). Il s'agit de la tiédeur et de la négligence de radministratioo à mettre la main à l'œuvre du temple, tiédeur qui, en ce moment seulement, promet de faire place & des efforts sérieux.
S Les anges, ses serviteurs.
^ Le texte hébreu porte : St je dit, mais oe serait chose assez singulière que le prophète visionnaire se mêlât & l'action du drame. Déjà les anciennes versions ont exprimé la leçon que nous adoptons.
^ D'autres traduisent: l'ange se leva de son siège (leva la séance). Ce qui est contraire à la suite du récit. — Eh présence : litt. l'apparition étant debout.
ZACHARÎE m, 7-10. 351
voies, et que tu t'acquittes de ton ministère', si toi tu gouvernes bien ma maison et gardes mes parvis, je te donnerai accès parmi ceux qui sont placés là^. Écoute donc, lehos'oua', grand-prêtre, toi et tes collègues assis devant toi (car ils sont les représentants de l'avenir) : Voyez, j'amène mon serviteur, le Rejeton *. Car, voyez la pierre que j'ai mise devant lehos'oua^ sur une seule pierre sept yeux : c'est moi qui en veux ciseler la sculpture", dit l'Éternel; et je ferai disparaître la faute de ce pays-ci en un seul jour. En ce jour-là, dit l'Éternel, vous vous appellerez l'un l'autre sous la vigne et sous le figuier *<>.
6 A la lettre : si tu gardes ma garde. Il s'agit de la garde du temple^ dans le sens général de l'accompUssement des devoirs pontificaux. La plupart des commentateurs supposent que la promesse commence avec la phrase suivante: tu gouverneras, etc.. C'est-à-dire je te laisserai dans ta position. La maison, en tout cas, sera Israël.
'^ Ceux qui sont placés la^ ce sont les anges de Dieu (v. 4). Le pontife aura tieeis parmi eux, il aura^ comme qui dirait, ses libres entrées auprès du trône de Dieu, il sera toujours sûr d'être accueilli et exaucé. Au lieu de: accès (litt.: voies], d'autres traduisent : des guides.
8 Ici commencent les vraies difficultés de ce morceau. Les collègues, doivent être ceux de la caste sacerdotale. On n'a pas besoin de supposer qu'ils apparaissent, eux aussi, dans la vision, surtout assis, alors que Jéhova est debout (v. 5). L'auteur veut simplement énoncer le rapport qui les rattache à Josué. Ils sont les représentants de l'avenir, litt.: des hommes de signe, préfigurants. Le sont-ils dans le sens de Es. YIII, 18. Éz. XII, 6 ; XXIV, 24, comme symboles? et cela reviendrait-il à dire que leur ministère actuel est le type prophétique d'un ministère à venir, de celui du Christ? Ou bien ne pourrait-on pas entendre par des hommes de signe, des témoins dont la présence rend la promesse plus solenneUe et plas certaine ? Nous avons mis ces mots obscurs en parenthèse. D'autres y voient précisément la promesse elle-même, ce que Josué doit écouter. En tout cas, le Rejeton doit être le Messie. Le terme est consacré comme une espèce de nom propre, d'après Jérémie (XXIII, 5; XXXIII, 15}. L'ange de l'Éternel (Jéhova) appeUe donc le Messie son serviteur . La vision aboutit ainsi à une promesse messianique très-positive, plus positive et plus directe que celle des chapitres précédents.
0 Qu'est-ce que cette pierre, et ces yeux, et cette sculpture? On ne s'accordera jamais sur le sens d'une aUégorie aussi peu transparente. En tout cas, la pierre n'est pas le Messie, puisqu'elle est mise dès à présent devant le pontife. Ce pourrait être une pierre du temple, ou le temple lui-même, ou peut-être le peuple. Comme l'auteur y reviendra dans la vision suivante, nous aurons l'occasion d'en reparler. Les yeux, d'après quelques exégètes, sont sculptés sur la pierre. Il est plus naturel de supposer que les yettœ sont ceux de la providence (le nombre serait sacré et symbolique pour désigner la totalité des forces divines}, qui sont fixés sur la pierre, pour la protéger ; et la sculpture à ciseler (la pierre à façonner}, ce seraient les destinées ultérieures, soit du temple, soit du peuple.
^0 Image d'un bonheur paisible et d'une sécurité parfaite. Mich. IV, 4.
352 ZACllARIE IV, 1-8.
Puis range qui me parlait me réveilla encore, comme un homme qu'on réveille du sommeiP. Et il me dit: Que vois-tu? Et je répondis : Je vois un chandelier qui est tout d'or, ayant son réservoir à son sommet et garni de sept lampes, et il y a sept tuyaux pour les lampes qui sont, à son sommet ^. Et il y a au-dessus deux oliviers, Tun à la droite du réservoir et Tun à sa gauche.
Et je pris la parole et je dis à Tange qui me parlait : Qu'est-ce que cela, mon Seigneur ? Et Tange qui me parlait me répondit : Ta ne comprends donc pas ce que c'est? Et je répliquai : Non, mon Seigneur! Alors il prit la parole et me dit: C'est la parole de rÉtemel à Zeroubbabel ; elle dit : Ni par la puissance, ni par la force, mais par mon esprit, dit laheweh Çebaôt'. Qui es-tu, grosse montagne, devant Zeroubbabel ? Sois plaine, pour qu'il fasse avancer la pierre-pointe, aux cris de : Salut, salut à elle ^ !
Puis la parole de l'Éternel me fut adressée en ces termes : Les mains de Zeroubbabel ont fondé cette maison et ses mains Tache veront,
^ Il faut 6e mettre au point de vue d'après lequel le sommeil profond est opposé à Tétat visionnaire.
2 La simple description de l'objet de la vision a fourni matière à discussion. Nou> pensons qu'il s'agit d'un chandelier reposant sur son pied et surmonté d'un vase rood contenant de l'huile ; autour de ce vase, horizontalement, il y a sept becs placés en cercle^ ei alimentés au moyen d'autant de conduits. C'est donc une espèce de couronne do flammes qui entoure le réservoir. Les copistes ayant écrit : il y a sept et sept tuyaux, les commentateurs en ont fait 49, ou 14, ou bien encore ils ont relié les sept lampes par sept tuyaux formant ensemble un cercle. Les oliviers sont au-deuitt da chandelier, dans ce sens qu'en leur qualité d'arbres ils sont plus hauts.
3 Malgré la lumière des sept lampes, l'explication reste singulièrement obscure. Cependant on voit que l'auteur veut parler du vrai moyen pour atteindre un certain but. Ce moyen, ce n'est pas la force matérielle (qui serait par exemple représentée par un feu puissant], mais l'esprit de Dieu, évidemment symbolisé par l'huile, qui alimente les lampes. Ce fait, que l'esprit de Dieu fait plus et mieux que la force matérieUe, c'est une parole de Dieu, une vérité, exprimée dans son ensemble par la vision allégorique. Mais quel est le but? C'est la ligne suivante qui est sans doute destinée à nous le dire.
^ Dans la vision précédente, le prophète encourageait le prêtre Josué à continuer vaillamment l'œuvre de la restauration et lui promettait plein succès. Ici, c'est le tour du chef civil. La grosse montagne qui se dresse devant Zeroubbabel, ce sont les nombreux obstacles qu'il rencontre devant lui. Jéhova promet, et de la manière la plus énergique (par l'impératif), que les difficultés s'aplaniront, et que le gouverneur achèvera l'édifice (le temple ou la reconstitution nationale?). La pierre-poinU (traduction littérale) est la dernière qu'on pose, au faite môme. Nous dirions la clef de voûte, si les Hébreux avaient construit des voûtes. Cette pierre ne pourrait-elle pas servir à expliquer le passage III, 9, qu'on la prenne au seus propre et du temple, ou au sens figuré? Le sens propre nous paraît suffire.
ZACHARIB IV, 8-14. V, 1,2. 353
et in reconnaîtras que TÉternel m^a envoyé vers vous ^. Car qui voudrait mépriser le jour des petites choses, alors que ces sept-là voient avec plaisir le niveau dans la main de Zeroubbabel? Ce sont les yeux de rËtemel qui parcourent la terre entière^.
Et je pris la parole et lui dis : Qu'est-ce que ces deux oliviers, à la droite du chandelier et à sa gauche ? Et je pris une seconde fois la parole et lui dis : Qu'est-ce que ces deux branches d'olivier à côté des deux conduits d'or qui versent le liquide doré ^ ? Et il me répondit : Tu ne comprends donc pas ce que c'est? Et je répliquai: Non, mon Seigneur 1 Et il me dit : Ce sont les deux oints qui sont placés devant le maître de la terre ^.
Et ayant de nouveau levé les yeux et regardé, je vis un écrit volante Et il me dit: Que vois-tu? Et je répondis: Je vois un
^ Encore un exemple du dédoublement de la personne de Dieu ; le texte dît formellement que Jéhova parle, et pourtant il dit qu'il est envoyé par Jéhova vers Israël. Le sens est : tu reconnaîtras que les prédictions ont dit la vérité, et qu'eUes venaient de Dieu même.
0 Le jour des petites choses, ce sont les faibles commencements que Zacharie avait sous les jeuZj ces travaux toujours interrompus et n'avançant guère. Mais on aurait tort de prognostiquer Tavenir d'après cela. Les sept (yeux de la Providence, III, 9, représentés par les sept lampes] voient avec plaisir que Zacharie met la main à l'œuvre. Le niveau (litt.: le poids-plomb] est un instrument indispensable à l'architecte, il sert très-convenablement à symboliser le travail activement poursuivi. La phrase descriptive qui parle du parcours de la terre, est destinée à préciser le symbole des yeux : Dieu voit tout, il saura prévoir et prévenir de nouveaux dangers. Et puisqu'il voit l'œuvre avec plaisir, c'est qu'il l'aidera aussi.
'^ Pourquoi n'y a-t-il pas de réponse à cette première question ? Le texte serait-il tronqué? La réponse serait-elle superflue? Rien de tout cela. La question est double, parce que l'image est à deux fins. Il y a d'abord deux oliviers, deux arbres entiers, des deux côtés du chandelier ; puis à chacun de ces arbres le prophète distingue une branche particulière (nommée en hébreu un épi, parce que les olives y sont nombreuses comme des grains], et de laquelle coule l'huile (directement des olives, sans pressurage] dans un conduit qui va alimenter le réservoir au haut du chandelier.
S La réponse se rapporte aux deux questions, mais elle laisse libre carrière 4 l'imagination des savants. Voici le sens que nous y trouvons : Les deux arbres sont le sacerdoce et la royauté, les deux branches ^ sont leurs représentants actuels, Josué et Zeroubbabel. Ils sont oitUs (litt.: fils de l'huile] de l'esprit de Dieu, et versent cette huile dans le réservoir du chandelier qui représente la nation Israélite, occupée à l'cBuvre de sa restauration, et plus particulièrement à celle du temple.
^ Nous disons un écrit et non un rouleau, par la simple raison que la suite prouve qu'il ne s'agit pas de quelque chose de roulé, mais d'une immense feuille de parchemin
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