‹ La Bible (volume 2)Chapitre 86 sur 93 · ZACHARIE V, 10, 11. VI · texte numérisé non relu

ZACHARIE V, 10, 11. VI

me répondit : C'est pour lui construire une maison dans le pays de S'ine*ar; et quand celle-ci sera établie, elle y sera déposée à sa place ^

Et ayant de nouveau levé les yeux et regardé, je vis quatre chars qui sortaient d'entre deux montagnes, et ces montagnes étaient des montagnes d'airain ^ Au premier char il y avait des chevaux bais, et au second char des chevaux noirs, et au troisième char des chevaux blancs, et au quatrième char des chevaux tachetés [roux]*. Et je pris la parole et dis à Tange qui me parlait : Qu'est-ce que cela, mon Seigneur? Et Fange me répondit en disant : Ce sont les quatre vents du ciel qui s'élancent, en venant de la présence du maître de la terre. Quant au char aux chevaux noirs, ceux-ci s'en

3 Le texte ne contenant aucune indication sur le symbole des deuw femmes ailées, nous risquerions de nous égarer, en hasardant n'importe quelle conjecture. Admettons donc que ces femmes ne sont là que pour enlever l'autre de la Terre-Sainte désormais purifiée. Biles sont deux pour porter la lourde machine, elles ont des ailes de cigogne, parce que la cigogne est un oiseau à la fois grand et impur et qu'elle peut faire de longs voyages. S'ine'ar est le nom antique de la basse Mésopotamie ou Babylonie* C*est donc dans ce pays détesté et maudit que se trouvera la résidence future de la Méchanceté.

^ Cette dernière vision est la plus obscure pour le sens et la moins travaillée pour la forme. Cependant nous croyons y découvrir cette idée que, après la purification d'Israël et de Canaan (chap. V], le châtiment des puissances païennes arrivera à son tour. Ce châtiment est représenté sous la figure des vents (c'est-à-dire des tempêtes) ; mais comme l'auteur ne pouvait pas faire paraître les vents dans une vision^ il les représente sous la forme de chars, et cela d'autant plus facilement, que Jéhova est représenté tantôt comme s'élançant sur un char (Hab. III, 8], tantôt comme volant sur les ailes de la tempâte (Ps. XVIII, 11]. Ces vents ou chars sortent d'entre deux montagnes d^ airain, d'une gorge formidable et inaccessible, c'est-à-dire de la demeure même de Dieu.

^ Nous n'attachons aucune importance particulière à la variété des couleurs ; en tout cas, l'auteur ne nous les explique pas (comp. la note sur chap. I, 11). Mais il y a une double difficulté dans le texte à l'égard de ces couleurs: i<* Le mot que nous avons traduit par roux est douteux, la racine indiquant non une couleur, mais la vigueur. 2<* Les deux séries ne correspondent pas. En effet, il y a d'abord des chevaux bais, noirs, blancs, et tachetés roux ; plus loin, il y aura des chevaux noirs, blancs, tachetés et roux. Or, il est impossible d'admettre que l'auteur ait à dessein changé sa nomenclature. De là, toutes les conjectures imaginables dans les commentaires. Nous nous tirons d'embarras en biffant le mot roux au v. 3, où évidemment il est déplacé, et en supposant que les chevaux bais de la première série, et les chevaux roux de la seconde, sont les mêmes. Car il serait singulier que les bais disparussent subitement pour faire place à d'autres non nommés auparavant.

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