‹ La Bible (volume 2)Chapitre 88 sur 93 · ZACHARIE VI · texte numérisé non relu

ZACHARIE VI

place, et bâtira le temple de TËterneH. C'est lui qui bâtira le temple de rÉtemel^ et il obtiendra la majesté, et siégera sur son trône comme roi, et sera prêtre sur son trône, et entre les deux il y aura un conseil de salut'. Et les couronnes seront pour Hélem et Tobiyah et ledayah, et pour Thospitalité du fils de Çefanyah, comme souvenir dans le temple de rÉtemeP. Et on viendra de loin pour bâtir le temple de rËtemel, et vous reconnaîtrez que c'est laheweh Çebaôt qui m'a envoyé vers vous^. Et si vous écoutez la voix de rËtemel, votre Dieu^ alors *

'^ Par le passage III, 8, nous savons déjà que le Rejeton est le Messie. Gomme celui-ci est désigné comme un personnage devant apparaître dans Tavenir, il est évident que le cooronnement du pontife Josué n'est pas destiné à désigner ce dernier comme le Messie. Ce couronnement n'aura donc qu'une signification symbolique, en caractérisant le Messie comme le pontife de l'avenir, et en môme temps, par le couronnement même, comme un Roi, tel que les prophètes l'ont toujours conçu. Ne serait-il pas possible de s'en tenir à deux couronnes, l'une pour chacune des deux charges, ou bien celle d'argent pour l'actualité typique, celle d'or pour l'accomplissement définitif? De pareilles conjectures sont faites en l'air, nous le savons bien ; mais que faire d'un texte conmie le nôtre, sans de tels expédients ? Quant à la construction du temple, le passage IV, 9 fait voir que nous avons afiaire ici à une conception plus idéale.

^ Un conseil de saint, ou salutaire, est le nom donné au gouvernement messianique, en tant que tous les plans, mesures, actes de celui-ci concourront au vrai bien-être du peuple de Dieu. Les deux, c'est le roi et le prêtre, ou plutôt le Messie en sa double qualité ; car les fonctions de l'un et de l'autre sont au fond très-différentes. Cette phrase a le plus embarrassé les exégètes, parce qu'elle semblait accuser la présence simultanée de deux personnes différentes. De même, on s'est rendu l'explication difficile en traduisant: un conseil de paix, comme si l'auteur avait voulu parler de deux personnes qui auraient pu se quereller, et en plaçant ces deux personnes sur deux trônes différents. Malgré tout cela, il faut convenir que l'auteur n'a rien fait pour nous éclairer sur la manière dont il combinait dans sa pensée ce qu'il dit ici du Messie et ce que nous avons lu chap. IV, 14 des denw oliviers, de sorte que l'interprétation reste toujours sujette à caution.

Ô Les couronnes n'ayant dû servir qu'à un acte symbolique, seront rendues aux trois étrangers, ou plutôt, puisqu'ils n'avaient apporté leur or que pour un usage public, elles seront déposées au temple en leur nom et honneur. Le nom de ffeldaH a été corrompu ici par les copistes. Nous traduisons avec la plupart des modernes : Vhosjntalité (l'amour, la bonne grftce), bien que nous doutions de la Justesse de cette traduction. Un acte d'hospitalité n'avait rien d'extraordinaire. N'y aurait-il pas ici encore une faute de copiste à l'égard du nom propre ?

"7 Allusion à la conversion des païens, qui sera le sceau de l'accomplissement des prophéties.

S Le reste de la phrase manque. On se tire ordinairement d'affaire en traduisant : Cela arriverai si, etc.

358 ZACHARIB VII, 1-iO.

La quatrième année du roi Darjawes', la parole de rÉternel fat adressée à Zekaryah, le quatrième jour du neuvième mois, du Kislew*. Ceux de Bét-El avaient envoyé S'aréçer et Rég'em-Melk avec ses gens, pour implorer rÉternel, en disant au prêtre de la maison de rÉternel, et aux prophètes : Devons-nous observer le deuil du cinquième mois, avec les abstinences, comme nous Pavons fait depuis tant d'années déjà'? Et la parole de TÉternel me fut adressée en ces termes : Dis à tout le peuple du pays et aux prêtres' : Quand vous jeûniez et que vous portiez le deuil au cinquième et au septième mois^, voilà bien soixante-et-dix ans, est-ce que c'est donc pour moi que vous jeûniez? Quand vous mangez et buvez, c'est bien vous qui mangez et qui buvez ^ I Mais il s'agit des paroles que l'Éternel a fait proclamer par la bouche des anciens prophètes, alors que Jérusalem était encore habitée et tranquille, ainsi que le pays du midi et la plaine.

Et la parole de l'Éternel fut adressée à Zekaryah en ces termes : Voici ce qu'a dit laheweh Çebaôt : Rendez la justice fidèlement, et pratiquez, l'un envers l'autre, la charité et la pitié; n'opprimez pas la veuve et l'orphelin, l'étranger et le pauvre; et ne méditez pas

' C'est-à-dire aa mois de décembre de l'an 518 av. J.-C.

' Après la catastrophe de Tan 588, il s'était établi, parmi les Israélites^ à Babylooe sartout, la coutume de consacrer des jours de deuil commémoratifs des malheurs de la nation, à différentes époques de l'année (chap. VIII, 19], entre autres, un jour du 5* mois (Àb), correspondant à peu près à notre mois d'août, pendant lequel eut lieu nncendie et le sac de la ville et du temple. Ces usages avaient continué à être observés depuis le retour, dans le sein de la colonie et de ses dépendances. Maintenant que le nouveau temple était presque achevé, et que Jérusalem se relevait de ses ruines, on se demandait s'il convenait bien de laisser subsister ces fêtes. Jusque-là tout est clair. Mais la commencement de la phrase est obscur et le texte probablement (autif. D'autres traduisent de manière à faire de S'aréçer, etc., non les €9^to}f4$ de Bdt'Bl, mais les magistrats de cette y\}lt^=9%toyamU (des députés). D autres encore font disparaître la nom de B6t-El, endroit situé assez près de Jérusalem, mais en dehors de rancien royaume de Juda, pour lui substituer la «mmo» d€ Dieu (le temple), vers lequel aurait été envoyée la députation. Le nom de S'aréçer fait voir que les Juifs nés en Babylonie commençaient à porter des noms étrangers (comp. 2 Rois XIX, S7).

S La réponse ne s'adresse pas aux députés de Bèt-El seuls ; le peuple entier a intérêt à connaître la pensée de son Dieu, et les prêtres mêmes, qu'on était venu consulter, ont besoin d'en être instruits.

4 Ce dernier jeûne en commémoration de l'assassinat de G'edalyah (Jér. XLI).

^ C'est là votre affaire. Je ne vous commande pas ces jeûnes, je ne vous les défends pas. C'est autre chose que j'ai à cœur. Au v. 7 il y a une ellipse: Ce sont les paroles, etc., çué vous deeet observer; ce terme d'observer domine dans tout ce qui précède, et il est naturel de le répéter ici. Or, les paroles des anciens prophètes n'ont jamais porté sur les jeûnes, mais sur ce qui va être rappelé v. 8 suiv.

Page 1