‹ La Bible (volume 3)Chapitre 13 sur 84 · JOB VIII, 16-22. IX · texte numérisé non relu

JOB VIII, 16-22. IX

Plein de sève, il * grandit à la faco du soleil,

A travers soo jardin ses rejetons s^étendent.

Sur le tertre ses racines s'entrelacent,

Il affronte une couche de pierres'. —

Et quand on Tarrache de sa place.

Elle le renie : Je ne t'ai pas vul

Voilà ce qu'il y a de joie dans sa destinée \

Et d'autres poussent de son sol !»

Vois-tu * ? Dien ne rejette pas Tinuocent, Ni ne soutient les méchants.

Il en viendra à remplir ta bouche d'allégresse. Et tes lèvres de cris de joie.

Tes ennemis seront couverts de honte Et la tente des méchants disparaîtra^.

Alors Job reprit et dit :

Je sais parfaitement qu'il en est ainsi: Et comment l'homme aurait-il raison contre Dieu? S'il s'avisait de disputer contre lui, Il ne saurait lui répondre une fois sur mille ^1

1 Llmpie, comparé à la citrouille. De fait, il y a Tantithèse de deux images ; la dtrouille représente la croissance rapide, exubérante, la prospérité étonnante des méchants; la toile d*araignée, la vraie valeur de leur bien-être. La citrouille pousse ses ramifications au loin, et couvre les las de pierres, mais elle passe vite et ne laisse pas de trace. Au lieu de la citrouille, d'autres ont proposé de mettre les filandres.

^ Litt. : il regarde une maison de pierres ; cette phrase singulière est prise tantôt dans le sens de : il tapisse les murs ; tantôt dans celui de : il s'arrôte môme sur les pierres (tandis que d'autres plantes ne sauraient y vivre} .

3 La joi$ est nommée ici par ironie. Car cette destinée est triste et terrible. Le méchant ne laisse pas de postérité. Sa place est prise par d'autres.

4 Résumé de Bildad, après l'exposition de l'enseignement des anciens.

& Toutes ces promesses sont naturellement subordonnées aux conditions exprimées plus haut (v. 6 : Si tu as recours à Dieu, si tu es pur, etc.) .

ô Job commence par accorder en théorie la thèse de son interlocuteur (chap. VIII, 3* eomp. chap. IV, 17} : Oui, l'homme n'est pas pur de toute faute aux yeux de Dieu. S'il lui prenait fantaisie de nier cela et d'affronter l'examen, sur mille questions que Dieu lui adresserait^ il ne pourrait pas répondre à une seule d'une manière satisfaisante. On remarquera que nous n'avons pas traduit : comment l'homme serait-il jnsU'i mais : A. T. 6« part. 4

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