‹ La Bible (volume 3)Chapitre 16 sur 84 · JOB IX, 28-35. X · texte numérisé non relu

JOB IX, 28-35. X

Toutes mes douleurs me i^emplissent d^aagoisse : Je sais que tu ne m'absoudras point*.

Je suis condamné 1 Pourquoi-donc me donnerais-je une peine inutile? Quand je me laverais avec de la neige. Et qu'avec de la soude je nettoyasse mes mains^ Toi, tu me plongerais dans la citerne Et mes vêtements mêmes m'auraient en horreur'. Car il n'est point un homme comme moi, à qui je puisse répondre. En allant avec lui- ester en justice.

Il n'y a point d'arbitre entw- nous.

Qui étende sa main sur nous deux'.

Qu'il retire sa verge de dessus moi, Que ses terreurs ne me troublent plus, Alors je parlerai sans le craindre.

Car moi-même je ne mè connais pas comme ie\*. .

Mon âme est dégoûtée de la vie :

Je veux laisser un libre cours à ma plainte. Je veux parler dans l'amertume de mon cœur ! Je dirai à Dieu : Ne me condamne pas. Fais-moi savoir pourquoi tu me cherches querelle'.

I Qaelqoe effort que je fasse, ce seotiment d'amertume ne me quitte pas. Je reviens toujours à reconnaître que Dieu, dans son injustice, ne me lâchera pas. Je suis condamné, c'est-à-dire, on veut que Je sois coupable.

< Il va sans dire que tout ceci est dît en termes figurés. Dieu trouve les honuoes les moins coupables trop méchants encore (ce que Job regarde comme une injustice}, et en tout cas il les traite comme tels. La citerne est supposée fangeuse. L'homme baigné 6l nettojé, qui y descendrait, se souillerait au point que ses vêtements le prendraient en dégoût (hyperbole et personnification]. Dieu plonge quelqu'un dans une pareille ctteme aprèe le bain ; cela revient à dire, qu'il le fait paraître bien coupable -après qu'il a era s'être fait bien innocent. La sou<U est mise ici pour exprimer la notion d'une substance servant à U lessive.

3 C'est-à-dire, qui serait notre supérieur à tous les deux et viderait le litige éqnila- Mement.

4 C'est-à-dire : je ne suis pas aussi criminel que je le parais. Mais je ne puis Je prouver que sll consent à ne pas apparaître dans sa terrihle et écrasante sévérité. (Car c'est elle , et non sa maladie, qu'il appelle ici une verge, peut-être plutôt son sceptre.) Je saurais parler, si je pouvais.

&Ne me condamne pas! Il faut suppléer: sans m'avoir entendu et convaincu. Job se plaint d'être puni sans motif suffisant, comme un homme contre lequel le juge prononcerait un arrêt, sans avoir même établi sa culpabilité. Il comprend que cette sommation est téméraire et peut lui faire tort, mais comme il a perdu tout espoir, il n'a plus ien tt ménager.

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