‹ La Bible (volume 3)Chapitre 43 sur 84 · PROVERBES DE SALOMON · texte numérisé non relu

PROVERBES DE SALOMON

Un fiis sage fait la joie de son père^

mais un iils sot est un chagrin pour sa mère.

Trésors mal gagnés ne profitent point, mais la justice préserve de la mort.

Dieu ne permet pas que le juste souffre de la faim, mais il repousse Tavidité du méchant.

Qui travaille d'une main paresseuse devient pauvre^ mais la main des diligents enrichit.

1 Le parallélisme est communicatif, car il va saus dire que les deux parents éprouveront la môme Joie ou le même chagrin dans le cas donné. Le sens est que la disposition ou la conduite des enfants fait le bonheur ou le malheur des parents.

2 L'antithèse de la justice décide du sens de la première ligne, qui parle littéralement de trésors du crime. La mort est le plus grand des maux et le châtiment du crime.

3 Le juste se contente du n(îcessaire et Tobticat, le méchant demande davantage et est frustré dans ses désirs immodérés. Dans roriginal, l'expression est plus exactement antithétique : la première ligne parle de V appétit (naturel et légitime) du juste.

4 Les Grecs traduisent la première ligne : La pauvreté humilie l'homme.

Qui amasse en été agit prudemment,

sommeiller pendant la moisson est une honte.

Bénédictions sur la tète du juste ;

Le crime ferme la bouche aux méchants.

La mémoire du juste est bénie,

mais le nom du méchant pourrit.

L'homme sensé accepte des avis, le sot bavard court à sa perte.

Qui marche en innocence marche en sûreté, qui suit des voies obliques aura sa leçon.

Qui cligne de l'œil cause du trouble, le sot bavard court à sa perte.

^Au lieu de cette sentence, les Septante mettent: Un fils bien élevé sera sage, il aura le sot pour serviteur ; un fils intelligent est préservé de la chaleur, ua fils méchant périt par le vent pendant la moisson. — Il est difficile de dire comment ils sont arrivés à une pareille traduction.

^ Sentence très-obscure et diversement expliquée dans sa seconde ligne. Notre traduction exprime Tidée : que la méchanceté retombe (par ses effets) sur ceux qui la pratiquent (surtout par des paroles), ce qui fait antithèse avec les bénédictions. D'autres pensent que le texte veut dire que les méchants voilent leurs mauvaises pensées, ou que leur bouche est couverte de tristesse (LXX), etc.

S Parallélisme communicatif : L'un accepte des avis et s^en trouve bien, l'autre ne les aeeepte pas et s'en trouve mal.

9 La leçon, dans le sens épigrammatique du mot, litt. : il sera instruit, ce qui doit être pris dans le sens d'une réprimande. Ordinairement on traduit : il sera découvert, démasqué ; ce qui forme antithèse avec la première ligne, qui dirait abrs : il n'est pas exposé à ce blftme.

*OLa seconde ligne reproduit celle du n** 8, et l'on ne voit guère ce qu'elle signifie ici. Les Septante ont : celui qui réprimande ouvertement, fait la paix, ce qui forme une très-bonne antithèse avec la première ligne. Car cligner de l'œil, est le trait caractéristique d'une tendance insidieuse.

18fî PROVERBES X, 11 -1«.

La boache du jnste est une source de vie, la bouche des méchants renferme le crime.

La haine excite les querelles,

mais Tamonr voile toutes les fautes.

Sur les lèvres de Thommc sensé se trouve la sagesse, sur le dos de Timbécile — la verge.

Les sages cachent leur savoir,

mais la bouche de Tinsensé est la ruine imminente.

Les biens du riche sont sa place forte, la pauvreté est la ruine des indigents.

Le salaire du juste aboutit à la vie, le revenu du méchant à Texpiation.

1 1 En hébreu, la seconde ligne est la mSme que dans le n* 6. Mais nous pensons qu'il faut ici renverser la phrase et prendre pour régime ce qui avait été le sujet. 1* Jaq. V, 20. 1 Pierre IV, 8.

^3 La pointe de cet adage est dans la nécessité de compléter la seconde ligne par l'addition du verbe : se trouve. La verge se trouve la parce qu'il faut l'appliquer. Autrement on n'y trouve rien du tout. (Autre traduction : Le sage.... donne la verge au sot.)

^^ L'homme sage est discret ; plus quelqu'un manque d'intelligence^ plus il est pressé de parler. Mais ce qu'il dit est inutile ou dangereux. Quand il ouvre la bouche on peut s'attendre à des bêtises ou à des malheurs ; c'est comme une maison qui menace ruine.

^^ La richesse amène la sécurité ; la pauvreté expose à toutes sortes d'incon* vénients.

^^ Salaire, se dit du pauvre: retenuy du riche. Ces deux catégories d'hommes se combinent ici avec la justice et la méchanceté^ comme souvent ailleurs. Le pauvre n'a que son salaire, gagné ù la sueur de sou front ; s'il est honnote^ cela lui procure sa subsistance et le contentement. Le riche vit de sa rente sans travailler ; s'il est méchant, il n'échappe pas ù son juge. L* expiation, litt. : le péché, considéré ici comme conduisant à la mort.

C'est le chemin de la vie qae de garder les avis; qui néglige la correction s'égare.

Qui dissimule Taversion est un menteur, qui prononce le blâme est un sot.

Avec beaucoup de paroles la faute ne manque pas, qui sait contenir ses lèvres est prudent.

La langue du juste est de l'argent précieux; le cœur des méchants vaut peu de chose.

Les lèvres du juste nourrissent bien des gens ; les insensés meurent faute de raison.

C'est la bénédiction de Dieu qui donne la richesse; le travail pénible n'y ajoute rien.

Pour l'insensé, faire le mal est un divertissement^ l'homme sensé le trouve dans la sagesse.

^S Les deux thèses sont vraies ; mais le philosophe ne nous dit pas comment il faut sortir du dilemme. Aussi hien les Septante ont-ils tout autre chose : des lèvres justes cachent Tinimitié ; le sot la publie.

SO On peat trouver une antithèse entre la langue et le cœur, lequel est la chose la plus importante des deux. Cependant il nous semble plus probable qu'à propos du cœur Taateur a songé plutôt à Ilntelligence, comme cela se voit si souvent dans la littérature hébraïque.

^1 Les justes, outre ce qui leur revient à eux-mêmes, ont aussi de quoi donner aux autres. Les insensés n'ont pas mdme assez pour eux seuls, ss Psaume 127.

Ce que redoute le méchant, cela lui arrive ; ce que le juste désire, cela se fait.

Quand la tempête éclate, le méchant disparait ; mais le juste — « fondement inébranlable !

Ce que le vinaigre est aux dents et la fumée aux yeux, le paresseux Test à ceux qui renvoient.

La crainte de TËternel prolonge les jours,

mais les années des méchants sont abrégées.

L'attente des justes devient joie,

mais Tespérauce des méchants est déçue.

Pour rinnocent, la voie de Dieu est une forteresse, elle est la ruine des malfaiteurs.

Le juste ne sera jamais ébranlé,

mais les méchants ne demeureront pas dans le pays.

24 Les Septante : Le méchunt se promène en ruines^ le sot est l'esclave du nge ; le désir du juste s'accomplit^ le cœur de l'impie se consume.

25 Matth. VII, 24 ss.

2^11 les impatiente et leur nuit. Los Septante mettent à la place du paresseux, le ptSclié qui nuit à ceux qui Taccomplissent.

"^^ La joie résulte de raccomplissement.

29 La voie de Dieu, c'est le gouvernement du monde, souverainement juste ; forteresse et ruine sont les extrêmes opposés (n** 15).

30 L'idée du bonheur assuré so peignait sous l'imoge de la tranquille possession de Canaan (Psaume XXXVII, 3, etc.).

La bouche du juste produit la sagesse^

mais la langue de perversité sera coupée.

Les lèvres du juste savent ce qui plait, la bouche des méchants la perversité.

* Fausse balance fait horreur à Dieu, Poids juste lui est agréable.

Vienne Tinsolence, surviendra l'ignominie; La sagesse est avec les humbles.

L'intégrité des gens de bien les guide, la perversité des perfides les ruine.

llichesse ne sert de rien au jour de la colère ; mais la justice préserve de la mort.

8 1 82 On est tenté dMntervertir l'ordre de ces quatre lignes et de combiner 3i a avec 82b, puis 32^ avec 31b. En tout cas^ dans les deux combinaisons, il faut remarquer que d'un côté est nommé l'eiïet (la sagesse, ou ce qui platt à Dieu et aux hommes), mais non la récompense (le bonheur) ; de l'autre côté, il est parlé de la peine (la langue sera coupée), mais non de l'effet (le mal produit par la mauvaise langue). (Même obser- ▼ation n<* 8.)

S8 Poids juste, en hébreu, pierre entière, parce qu'on se servait de pierres pour peser.

3-* Les modestes prennent le bon parti et ne s'exposent pas aux avanies publiques comme les insolents.

'^ Guider est pris dans le sens emphatique : dans la bonne voie.

S0 Le jour de la colère est celui du jugement de Dieu. Pour le second vers, comp. n<* 2. A la place de ce distique, on lit dans quelques éditions des Septante : Le juste en mourant laisse des regrets ; la ruine du méchant est désirée et fait plaisir.

La justice de rhonncte homme aplanit son chemin, mais le méchant tombe par sa méchanceté.

La justice des gens de bien les sauve,

mais les perfides sont pris dans leur propre cupidité.

Quand Thommc méchant meurt, son espérance périt, et Tattente de Tiniquité est déçue.

Le juste échappe à la détresse,

et le méchant va prendre sa place.

Par sa bouche Thypocrite perd son prochain^ mais par la prudence les justes sont sauvés.

De la prospérité des justes la ville se réjouit,

et quand les méchants périssent il y a Jubilation.

«^"^ La méchanceté est comme udc pierre d'achoppomenl dans le chemin du méchant: cela revient à dire quHl est lui-même l'auteur de sa ruine

^^ Même idée, exprimée au moyen de l'image du piège

3^ Comp. n° 28. Au lieu de l'iniquité, d'autres mettent les forts ou les poissants : mais il va sans dire que cela doit se rapporter à la mt^me catégorie d'hommes. — Les Septante ont tout juste le contraire : Quand le juste meurt, son espérance ne périt point, mais, etc.

40 x^ détresse est représentée comme une espèce de prison, sens que Tétymologifl même du mot hébreu favorise.

'^^ Si, comme on doit le penser, les deux vers sont entre eux dans un rapport logique, le texte dit que les justes sont garantis contre les machinations dos hypocrites (ou dea niéchnnts) par leur clairvoyance. Les Soptante avaient devant oux un autre texte: Dans la bouche des méchants il y a un pii-ge pour lestons, mais rintelligcnce deâ justes sait trouver son chemin. — D'autres traduisent : mais ils [les prochains ?;^ sont sauvés pur la prudence des justes.

"^^ Les verbes ne forment pas nécessairement une gradation.

Par la bénédiction des honnêtes gens une cité est élevée, mais par la bouche des méchants elle est détruite.

Qui se moque de son prochain manque de sens ; un homme sensé se tait.

Qui colporte les cancans trahit les secrets ; qui a Tesprit loyal cache la chose.

Faute de direction un peuple tombera;

le salut est dans la multitude des conseillers.

Qui cautionne' un étranger s'en trouvera bien mal ; qui évite de se porter garant est en sûreté.

^^ La boache n'est pas précisément la malédiction ; c'est le parler en général^ avec ses effets naturels et même lointainSi les mauvais conseils, etc.

44 On doit garder pour soi son opinion sur les autres quand elle leur est défavorable Bn l'exprimant librement, on se crée des embarras et des périls.

45 j[^ gens Q^est pas très-sûr. On renverse quelquefois la première ligne : qui trahit les secrets, colporte les cancans, ce qui doit signifier : il ne vaut pas mieux qu'un calomniateur. Notre traduction exprime le sens qu'on doit être sur ses gardes avec un homme cancanier ; il abuse de la confiance des gens.

46 XjB seconde ligne dit une chose qui est sujette à caution. Le texte veut sans doute opposer à l'absence d'une bonne direction^ la présence continue de bons conseillers. Car le nombre n'y fait rien.

4'7 Comp. chap. VI , 1 suiv. Litt. : qui déteste les garants. Les Grecs ont traduit ce distique : Le méchant fait mal en s 'associant au juste, il hait le son do la sécurité (!J.

A une femme aimable reviennent les hommages^ aux violents reviennent les richesses.

L'homme charitable se fait du bien à lui-même, rimpitoyable hait sa propre chair.

Le méchant fait un profit trompeur,

à celui qui semé la justice son salaire est assuré.

Qui est ferme dans la justice vivra,

qui poursuit le mal court à sa mort.

L'Éternel déteste les cœurs pervers,

il prend plaisir à ceux qui marchent dans l'intégrité.

Assurément le méchant n'échappera pas; mais la postérité des justes sera sauvée.

'18 II est très-vrai que les hommages sont pour les belles, et que bien souvent la j richesse est le prix de la violence. Tout de môme la sentence nous parait assez singo- Hère dans son antithèse. Peut-être le texte est- il fautif. Los Septante du moins intercalent deux lignes qui pourraient bien 6tre authentiques :

Une femme aimable obtient de l'honneur, celle qui hait le bien aura un siège de honte.

Les paresseux manquent de ressources^ mais les diligents obtiennent la richesse. Pour obtenir: les diligents, au lieu dos violents y on n'a qu'à changer une lettre pour retrouver le mot qui s'est déjà rencontré au n° 4.

4^ Il y a un avantage à faire du bien aux autres, et l'on se fait du tort à soi-mtee en en faisant à son prochain. On traduit faussement : Charité bien ordonnée commence par soi-même et qui se maltraite lui-même est cruel.

^1 Le premier mot du texte est douteux, et en le regardant comme un adjectif à joindre à la notion de la justice, nous nous laissons guider plutôt par le panlMUine que parle dictionnaire. Les Septante ont mis le fils de la justice {ben au lieu àtMj, c'est-à-dire le juste.

^3 L'imago est prise cVun procès : le méchant ne sera pas absous, il n'éckappen pas à un arrêt de condamnation ; lo juste sera relâché^ il gagnera son procès. Ponr nssurmcnt, l original dit : (ma) main sur (votre) main^ parole d'honneur ! Nos traducteurs y voient ordinairement l'idée d'une succession de générations. Les Grecs disent : Celui qui met injustement sa main dans celle d'un autre ne restera pas impuni, celui qui sème la justice sera r<?compensé.

Un anneau d'or au museau d*nn porc — une belle femme sans esprit.

Le désir des justes n'est que le bien,

la perspective des méchants est la colère.

Tel dépense et s'enrichit encore,

. tel épargne outre mesure et tombe dans l'indigence.

Une âme bienfaisante sera bien nourrie, et qui arrose sera arrosé à son tour.

Les gens maudissent celui qui accapare le blé, on bénit celui qui le vend.

Qui cherche le bien gagne la faveur,

qui poursuit le mal, le mal lui viendra!

^4 L'épigramme est d'autant plus incisive que les formules de comparaison manquent. Au lieu de Tesprit, on pourrait aussi mettre le tact^ le bon goût.

^^ Le bien et la colère sont ce que Dieu donne aux uns et aux autres. Le texte ne parle pas de l'objet des désirs^ mais du résultat final. Comp. n? 28. D'autres cependant traduisent le dernier mot du texte par outrecuidance (en opposition avec le bien moral], comme ce à quoi ils tendent .

^^ Il ne s'agit pas ici de cas exceptionnels et regrettables. On veut dire qu'il y a une manière de dépenser qui profite, et une manière de thésauriser qui appauvrit (û» 49, 50).

^^ Arroser est le symbole de la bienfaisance. La version alexandrine offre un quiproquo singulier : l'âme qui est bénie est toute pure ; l'homme colère ne se conduit pas bien.

59 La pointe est dans la seconde ligne ; car ce qui arrive au méchant (n*' 24], ce n'est pas ce qu'il avait recherché. Il faut se rappeler la métonymie du ma/ et du malh$urf pour lesquels on se sert d'un môme mot en hébreu.

A. T. 6« part. 13

PROVERBES XI, 28-31. XII, i-3.

Qui se fie à sa richesse tombera,

mais les justes pousseront comme le feuillage.

Qui traite mal ses gens, hérite du vent, et' le sot devient Tesclave du sage.

Le fruit du juste est un arbre de vie, et le sage captive les cœurs.

Voyez, le juste est recompensé sur la terre :

à plus forte raison le méchant et le pécheur.

* Qui aime à s'instruire, aime à être corrigé; qui hait la réprimande, est stupide.

L'homme de bien obtient la faveur de rÉternel; il condamne Thomme aux mauvais desseins.

Nul ne s'affermit par la méchanceté;

mais la racine des justes est inébranlable.

00 Pour trouver ici une antithèse logique, il faut aussi songer à des feuilles qm tombent. Les Septante la rétablissent plus simplement en lisant ma'aleh pour ke*àUk : celui qui relève les justes s'épanouit, de sorte qu'un acte de charité est déclaré plof utile que la richesse.

Cl Le mauvais traitement consiste ici, sans doute, en ce qu'on leur donne une nourriture insuffisante, pour ne pas dépenser beaucoup d'argent. Avec cela on ne gagne rien. Le f:ent signifie : rien du tout. Do cette manière la maison ne prospère pas, et ce n'est pas là un moyen de rester le maître.

02 On s'attendrait a voir (le fruit doj la vie croître sur l'arbre de la justice ; le texte renverse les termes de l'image . Les Septante mettent : le fruit de la justice produit l'arbre de la vie et les ûmes des méchants sont enlevées prématurément.

6i> Le sujet do la seconde ligne est sans doute Dieu.

06 Comp. n» 25.

Une brave femme est la couronne de son mari;

mais la mauvaise est comme la carie dans ses os.

Les pensées des justes vont à ce qui est de droit; les desseins des méchants à la fraude.

Les paroles des méchants sont des embûches meurtrières, mais la bouche des honnêtes gens les sauve.

Les méchants une fois renversés ne sont plus; mais la maison des justes reste debout.

C'est en raison de son esprit qu'un homme est loué ; qui Ta de travers est méprisé.

Il vaut mieux être humble et avoir un serviteur, que de faire le glorieux et manquer de pain.

Le juste a égard aux besoins de son bétail, mais le cœur des méchants est sans pitié.

^^ On M demande qui est sauvé et comment? A cet égard, la maxime n'est pas transparente. Voyez un cas analogue^ n<* 41. On peut admettre que Tauteur veut dire que les honnêtes gens sauvent ceux qui risquent d'être les victimes des méchants ; mais il pourrait aussi avoir voulu insinuer qu'ils savent se préserver eux-mêmes {o? 38).

70 Comp. no 25.

''l La version grecque est manquée: la bouche des hommes sensés est louée par les gens.

"^^ La présence d'un esclave indique toujours une aisance relative. — Beaucoup de traducteurs préfèrent lire avec d'autres voyelles : être humble et travailler pour soi-même.

'^^ Ajoutez à la fin : même pour ses semblables (pour marquer l'antithèse).

Qui cultive son champ a de quoi se rassasier,

qui court après des choses vaines, est un imbécile.

Le méchant aime à faire la chasse au malheur ; mais la racine du juste pousse.

Dans le péché des lèvres il y a un piège funeste, c'est le juste qui se tire d'embarras.

L'homme se rassasie du fruit de sa bouche;

et à chacun revient ce qu'ont fait ses mains.

Le chemin du sot est le bon à ses yeux; Sage est qui écoute un conseil.

"t'^ L^agriculture est nommée comme exemple d'un travail utile. — Après ce distique, les Grecs intercalent la sentence suivante : Qui se plaît aux festins laisse la honte dans ; es propres murs. Selon toutes les probabilités, ce n'est là qu'une autre veràon du n° ^75, dont le texte parait corrompu.

'«^ Il faut désespérer de jamais trouver le vrai sens de cette sentence, dont le texte a souffert. Déjà les Septante la traduisent de deux manières complètement difFérenlas (voyez la note précédente). Ici ils mettent : les désirs des méchants sont mauvais. D'autres mettent : l'impie désire l'appui des méchants, ou bien encore d'autres lieux communs sans sel et sans but. On y a découvert tour-à-tour des filets, de l'argile, des citadelles, etc. Puis au second vers : Dieu donne une racine aux justes, etc. Nous avons traduit à tout hasard de manière à mettre les malheurs à la place des méektmts {n° 59), et faire la chasse serait dit ironiquement, pour propoçuer. Les deux vers forment une antithèse. La racine qui pousse est l'image du succès ; la chasse au malheur est en tout cas un effort qui a un résultat opposé à celui qu'on avait désiré.

'^^ Le pi^ge est un danger, et co danger est pour celui qui commet la faute eo question. — La seutcnce suivante fait voir qu'on peut aussi tirer avantage de la parole. Le juste est ici celui qui ne pèche pas en parlant.

'''' La seconde ligne explique la première. Elle reproduit un lieu commun : A chacun selon ses œuvres. Cette maxime est appliquée ici aux paroles qui sont le fruit de la bouche, et qui peuvent rassasier l'homme, c'est-à-dire lui procurer de la satisfaction par l'effet qu'elles produisent.

"'^ Le sot ne consulte que lui-même.

Le sot tout de suite laisse voir son dépit; qui empoche Taffront est pimdent.

Celui qui aime la vérité parle selon le droit; le témoin menteur dit ce qui est faux.

Tel bavard vous perce comme avec une épée, mais la langue des sages vous guérit.

Bouche véridique subsiste toujours,

langue mensongère pendant un clin d*œil.

La fraude est dans le cœur de ceux qui ourdissent le mal, qui conseille la paix cause de la joie.

Au juste il u'arrive pas de mal,

mais les méchants en ont leur soûl.

L^Éternel déteste la bouche mensongère, il prend plaisir à qui agit loyalement.

Un homme prudent cache sa science,

le cœur des sots proclame sa sottise.

''^ Bmpocher, litt. : couvrir ; ne pas laisser paraître son dépit. 8^ Litt. : autant qu'il me faut pour cligner de Tœil. — Les Septante : le langage de la vérité confirme un témoignage, un témoin léger a une langue trompeuse.

^ La première ligne est traduite par les Qrecs : Tinjustice ne plaît pas au juste.

85 Comp. n» 52.

^ La version grecque dit : un homme prudent est le trône de la* science, le cœur des sots rencontre la malédiction. Cette version, d'ailleurs positivement fausse, s'eiplique par deux tout petits changements de la leçon (comp. d? \4).

PROVERBES XII, 24-28. XIIl , 1.

Main diligente finit par commander, paresse aboutit à la servitude.

Tristesse oppresse le cœur^

une bonne parole le soulage.

Le juste sait trouver son pâturage,

le chemin des méchants les fourvoie.

Main paresseuse ne saisit pas sa nourriture,

la meilleure richesse de Thomme c'est d'être diligent.

Au chemin de la justice il y a la vie, en suivant son sentier, point de mort.

' Un fils sage se laisse corriger par son père, mais le moqueur n'écoute pas sa réprimande.

8'' Comp. n^ 4. — Les Septante remplacent les diligents par des élui^ et lat paresseux par des trompeurs.

88 x^ sens n'est pas tout à fait sûr. Comme les pronoms sont au féminin, ce qui ne s'applique pas bien au cœur, on pourrait aussi traduire : Tristesse au canir «• on la comprimera ; une bonne parole la réjouira. Les Septante parlent de maovaifles et de bonnes nouvelles.

89 Traduction fort sujette à caution^ et nécessitant un changement de plnneon voyelles. Parmi les nombreux autres essais d'explication^ nous citerons le suivant : le juste guide son ami, etc. Les Grecs mettent beaucoup plus : le juste intelligent eet mq propre ami^ les pensées des impies sont implacables, le malheur poursuit les méehtntf, le chemin, etc.

90 x^a nourriture est bien ce que le plus paresseux est censé vouloir se procurer. Il y a ici hyperbole ironique, comp. n° 452. D'autres traduisent: ne fait pas même lever le gibier ; ou bien : ne se donne pas la peine de le rôtir.

91 La froide tautologie de ce distique fait douter de la justesse de la ponctiutioo des rabbins ; mais les essais qu'on a faits pour y trouver une antithèse ne valent pas Ex. : la voix large (battue, détournée], conduit à la mort.

L'homme jouit du fruit de sa bouche,

la convoitise des perfides tend à la violence.

Qui garde sa bouche garde sa vie, qui parle trop haut se ruine.

L'appétit du paresseux convoite et n'obtient pas, Tappétit de l'homme laborieux est satisfait.

Le juste hait le mensonge,

c'est le méchant qui diffame et outrage.

La justice protège l'innocence,

la méchanceté cause la ruine du pécheur.

Tel fait le riche et n'a rien,

tel parait pauvre et est à son aise.

9' Comp. D^ 77. La bouche est mise peut-être pour rensemble des tendances d'un homme. Chacun recueille ce qu'il a semé ; la violence est à double sens, c'est d'abord l'acte mauvais, et puis certainement sa punition. Les Septante : l'ftme des méchants périt prématurément (n* 62). On peut aussi trouver l'antithèse dans ce que l'un retire de sa manière d'être des avantages pour lui-même, tandis que l'autre fait du tort à ses semblables.

94 Comp. n«* 14, 19. Parler haut, litt. : ouvrir les lèvres.

9^ Comp. 0? 25. — Les Septante effacent entièrement le sens très-précis de cette sentence en disant : les paresseux ont beaucoup de désirs, les diligents ont les mains occupées. — Satisfait, litt. : engraissé.

^ D'autres traduisent : il s'attire la honte et le déshonneur ; les Septante : il a honte et n'ose parler.

91 Cest-à-dire, la vertu comme le vice aboutissent nécessairement à une un qui est en raison des antécédents (n° 37).

95 Comp. n» 72. Peut-être l'auteur a-t-il voulu insinuer en même temps qu'il est prudent de ne pas afficher sa richesse, comme c'est une sottise de s'en glorifier, surtout quand elle est plus ou moins imaginaire.

Avec la richesse on rachète sa vie; le pauvre n'entend pas de menace.

La lumière du juste est gaie,

le flambeau du méchant s'éteint.

L'orgueil ne fait naître que des querelles: sage est qui écoute le conseil.

Richesse amassée à la hâte diminue, qui amasse à la main Taugmente.

Attente différée — maladie du cœur; désir accompli — arbre de vie.

Qui méprise la parole en devient le débiteur, qui respecte le commandement en est payé.

00 Les deux conditions peuvent être utiles dans l'oocasion. Avec de Targent on peut se tirer d'un mauvais cas ; pauvre, on no risque pas d'ôtre piUé.

100 Ici les Septante intercalent un distique : les fourbes s'égarent dans le péché ; les justes sont pleins de pitié. — Si Ton veut presser la lettre, on dira que la lumière est celle du jour, le flambeau^ celle qu'on prépare pour la nuit ; en d'autres termes, le juste est éclairé par la Providence, le méchant risque de perdre la lumière artificielle qu'il se procure lui- môme. Cependant c'est peut-Otre aller trop loin que de forcer ainsi le sens d'un adage bien simple.

102 Noire traduction exprime lïdée qu'un progrès lent, produit d'un travail incessant, est le moyen le plus sûr de consolider la fortune. Pour cela, nous avons changé les voyelles du mot que nous rendons par hâter. Le texte reçu met un substantif que Von traduit par souffle, pour trouver le sens d'une richesse qui n est fondée sur rien (?}, on qui passe plus vite qu'un souffle. Les Septante ajoutent dans les deux lignes : avec injustice — avec pitié, ce qui est évidemment arbitraire.

103 On peut juger soit de l'état du texte, soit de la science exégétique des anciens, quand on voit la première ligne traduite par les Septante par ces mo^.s : Celui qui commence à nous aider vaut mieux que celui qui le promet.

104 II s'agit sans doute de la parole de Dieu. Une traduction plus exacte aurait dft mettre à la place du (simple) débiteur, celui qui a emprunté sur gages et qui est menacé de saisie. Il n'y a pas de terme français assez bref pour cette notion. — Les Septante intercalent ici le distique suivant : Au fils trompeur rien n'est bon ; au teur sage les affaires sont faciles et son chemin est aplani.

L'instruction d'un sage est une source de vie^ elle fait éviter les pièges de la mort.

Le bon sens procure la faveur,

mais la voie des perfides est stérile.

Quitonque est prudent agit avec réflexion, mais le sot étale sa folie.

Un mauvais agent vous rend malade^ un messager fidèle vous guérit.

Misère et honte à qui repousse l'instruction; Qui accepte la correction sera honoré.

Désir réalisé est doux à Tàme;

aussi les insensés détestent-ils d'éviter le mal.

105 Comp. n^ 11. La seconde ligne est rendue ici par les Grecs: Tinsensé meurt dans le piège.

106 l^ sens des termes principaux est assuré par les passages n<* 35 et chap. III> 4. Cependant rantithèse n*est pas bien transparente. La stérilité résulte, quant à l'étymologie du mot, de ce que Ton marche sans cesse dans le même sentier ; dans Tadage, elle est Topposé de la faveur.

107 Comp. n» 86.

108 La traduction est un peu libre. Le texte regu porte : t7 tombe dans le mal, ou si Ton change les voyelles du verbe, comme cela est indispensable : f7 fait tomber dans lé mal. L'antithèse de la guérison (n* 81 ) nous a fait choisir une expression tant soit peu différente. LesSeptante ont remplacé Tagent {maVak) par un roi (mélek). Comp. du reste n« 26.

110 Nous avons essayé de rattacher l'un à l'autre, par un lien logique, les deux vers de cette sentence. Elle dirait d'après cela que les insensés persistent dans leurs coupables desseins, parce que la réalisation d'un désir fait le bonheur des hommes. — Déjà les anciens ne savaient pas bien se rendre compte de ce texte, qui est peut-être fautif. Les Septante ont mis : les désirs des pieux réjouissent l'ftme, les œuvres des impies sont loin de la raison.

in.

Hante les sages et tu seras sage;

qui fraie avec les sots se corrompt.

Le malheur poursuit les pécheurs,

mais le bonheur est la récompense des justes.

L'homme de bien laisse un héritage à ses neveux; la fortune du pécheur est réservée au juste.

lU.

Le champ défriché par le pauvre le nourrit abondamment ; tel autre s'épuise faute de justice.

Qui épargne la verge hait son fiU;

qui Taime, lui administre la correction.

IIG.

Le juste mange à son appétit et se rassasie; le ventre des méchants éprouve la disette.

* La sagesse d'une femme bâtit sa maison ;

sa sottise la démolit de ses propres mains.

111 il y a dans la seconde ligne de l'original un jeu de mots impossible à repro duire.

1 1 "1 Un champ cultivé pour la première fois coûte bien de la peine et ne rend guère Pourtant il est mis en opposition ici avec un autre qui s'épuise vite. L'antithèse n'es qu'indirectement formulée, en ce que au pauvre il faut opposer le riche^ et intioduin la Justice dès la première ligne. La richesse n'est pas tout ; la Justice est bien tnia iu moyen de réussir. — Les Septante ont vu là tout autre chose : Les justes vivrou longtemps dans leur richesse ; les injustes périssent inopinément.

ï*^ Litt. : le recherche avec la correction. — Comp. chap. III, 12.

110 On peut prendre cela dans le sens moral, les désirs des uns étant modesteS; ceux des autres insatiables. Dans le sens matériel, cela revient à dire que les uu seront bénis et que les autres perdront leur bien (n° 3).

l^"? La prospérité du ménage dépend essentiellement de la femme qui y préside. — La ponctuation du premier mot est changée d'après chap. 1, 20.

Qui suit le droit chemin craint Dieu; qui se fourvoie le méprise.

Dans la bouche du sot est la verge de son orgueil; les lèvres du sage le préservent.

Point de bœufs — grenier vide;

Tabondance de la récolte dépend de la vigueur du bétail.

Un témoin sûr ne ment point;

qui soufiQe le mensonge est aussi un faux témoin.

Le moqueur cherche la sagesse sans la trouver; pour rhomme sensé la science est chose facile.

Va-t'en de chez le sot;

tu n'y auras pas reconnu de discours sensé.

li^Les commentateurs ne sont pas d'accord sur la pensée de Tauteur. Un grand nombre traduisent: Qui craint Dieu, suit le droit chemin ; qui le méprise, se fourvoie. En hébreu, il n'y a qu'une simple Juxtaposition des membres qui rend difficile la distinction du sujet et de l'attribut.

119 Cela doit signifier sans doute que la manière dont l'un et l'autre parlent, décide de l'effet que leur discours produira pour eux-mêmes : l'un s'en trouvera bien, l'autre est puni par où il pèche. Comp. n*** 14, 19, 94.

ISO Qui veut la fin, veut les moyens.

l«i Comp. chap. VI, 19 et n« 80.

128 Ce distique est bien diversement traduit. Nous supposons que l'impératif ne doit pas être pris comme une injonction, mais hypothétiquement ou conditionnellement : Quand tu auras été dans la société du sot, tu auras aussi reconnu ce qu'il vaut. Les Septante traduisent : Tout est contraire à un sot ; des lèvres sages sont un vase d'intelligence ; ce qui suppose un texte tout différent, on plutôt l'incertitude absolue de la leçon primitive.

204 PROVERBES XIV, 8-lS.

La sagesse de rhomme prudent discerne son chemin; la sottise des sots les trompe.

Le sacrifice expiatoire nargue les sots; entre honnêtes gens il y a agrément.

Le cœur seul connaît son propre chagrin,

et un étranger ne peut se mêler à sa joie.

La maison des méchants sera détruite;

la tente des honnêtes gens est florissante.

Telle route semble la bonne, et elle aboutit à la mort.

Même en riant le cœur peut être triste, et la joie peut aboutir au chagrin.

1 2-* C'est-à-dire ils se trompent eux-mêmes. Du moins nous n'entrevoyons pw la logique de l'explication qui veut voir ici qu'ils trompent les autres.

125 Encore un texte obscur. Nous y voyons d'abord cette idée, qu'il n'y a pis de sacrifice d'expiation qui redresse les fautes de la sottise ; ensuite Vagrémeni peut êln k faveur de Dieu, ou plutôt la bienveillance mutuelle qui au besoin pardonnerait mtee les erreurs. La plupart des traducteurs y ont lu que les sots se font un jea da péefa^ Les Septante disent : Les maisons des malfaiteurs ont besoin de purification^ ceUas te justes sont agréables.

126 II y a toujours au fond de l'âme quelque chagrin qu'on cache aux antres (n<* 129) ; et un étranger ne peut jamais éprouver les mÔmes sentiments que oalniqtn en est affecté. Les Septante : Le cœur sensible est toujours affligé ; quand il est Joyeux, il n'y môle pas d'arrogance.

1*^9 Les Septante : la tristesse ne se môle pas à la joie, mais, etc. Il est superflu de prêter à l'auteur l'idée chrétienne de la conscience du péché^ qui ne permet i penooiw d'être parfaitement heureux.

lao.

Celai dont le cœur s'est fourvoyé en portera la peine, et rhomme de bien jouira de ses œuvres.

Le niais croit tout ce qu'on lui dit;

rhomme prudent prend garde à son chemin.

Le sage est circonspect et évite le danger; le sot est présomptueux et confiant.

Celui qui s'emporte fait une sottise; mais rhomme rancunier se fait haïr.

L'héritage des niais, c'est la sottise;

la couronne des prudents, c'est la science.

Les méchants s'inclinent devant les bons, et les pécheurs aux portes des justes.

Le pauvre est odieux même à son égal ;

ceux qui aiment le riche sont nombreux.

Qui méprise son semblable commet un péché : heureux celui qui a pitié des malheureux!

180 En portera la peine, litt. : se rassasiera de ses voies. Le texte de la seconde ligne ne donne pas de sens. On propose de le traduire : il Jouira de lui-même, ou : du sort de l'autre, c'est-à-dire qu'il sera satisfait en le voyant puni. Les Septante ont mis : de ses (propres) tendances ; ce que nous obtenons aussi en insérant une seule lettre : de ses csuvres, au lieu de : de (ce qui est) sur lui.

181 l^s Septante : l'homme cauteleux se prépare le repentir.

185 On détruit le parallélisme en mettant dans la première ligne la crainte de Dieîi et la pear du mal.

1 83 On peut trouver ici une gradation, le premier défaut étant pardonnable en comparaison du second. D'autres cependant traduisent : celui qui réfléchit reste tranquille, on : sait supporter.

186 C'est du moins la théorie.

Ceux qui ourdissent le mal font fausse route : amour et confiance à qui médite le bien.

A tout labeur son profit :

le bavardage ne donne qu'un déficit.

La couronne des sages, c'est leur richesse, la sottise des imbéciles reste sottise.

Un témoin véridique vous sauve la vie; qui souffle le mensonge la détruit.

Qui craint Dieu a force et sécurité; ses enfants auront en lui un refuge.

La crainte de Dieu est une source de vie : elle fait éviter les pièges de la mort.

Un peuple nombreux fait la gloire du roi ; faute de sujets, adieu le prince.

Qui est lent à s'irriter est très-sage ; qui s'emporte fait éclater sa sottise.

1 30 Au liea du bavard, les Grecs mettent celui qui vit joyeusement et sanB BoncL

l'^O On a peut-être voulu dire que les sages, en acquérant de la richesse, s'en font un moyen de gloire ; tandis que les sots restent sots, môme en devenant riches.

141 Comp. n° 80, 121 et chap. VI, 19. Dans la seconde ligne, nous metloiif vi verbe avec les Septante, en changeant en même temps une seule lettre {mdmk pour Mnnh). Le texte reçu fait dire à l'auteur : celui qui souffle le mensonge est fraude, ce qu'on essaiera vainement de trouver fort spirituel.

143 Voyez n" 105.

144 Pour avoir le prince {rozeii, les Septante), il faut changer les voyelles d'après chap. VIII, 15. Le texte reçu parle de phthisio [razôn].

Cœur pacifique fait vivre le corps ; la passion est la carie des os.

Opprimer le pauvre, c'est outrager son créateur; qui veut l'honorer donne à Tindigent.

Dans le malheur le méchant est atterré;

le juste est tranquille même dans la mort.

Dans le cœur de Thomme sensé la sagesse se retient; au milieu des sots elle se fait connaître.

La justice élève un peuple,

mais le péché est l'opprobre des nations.

La faveur du roi est pour le serviteur intelligent; sa colère, pour le maladroit.

^ Réplique douce calme la colère ; parole aigre la provoque.

145 Plus brièvement : Patience est sagesse , impatience est sottise.

146 Cœur pacifique, litt. : cœur de guérison, c'est-à-dire, qui apaise ; du reste, comp. D? 67.

l47Comp. n» 137.

MS^ous ne savons trop si nous avons saisi la pensée deTauteur; la plupart des trtdacteurs ne voient pas ici le malheur, mais la méchanceté [n° 59], qui serait signalée comme U caiuse de la catastrophe. — Cette explication est favorisée par les Septante, qui, dans la seconde ligne mettent encore, à la place de la mort, la vertu, comme la cause de U tranquillité.

149 Le sage n'a pas hâte de faire parade de sa sagesse, -^ quand il est avec des sots elle éclate d'elle-mâme. D'autres interprètent ainsi la sentence : les sots, au contraire, sont pressés de faire voir ce qu'ils croient en avoir [n? 86).

151 1^ maladroit, litt. : qui lui fait honte, ou qui trompe son espoir.

La langue des sages rend la science agréable;

la bouche des imbéciles ne profère que sottise.

L'œil de Dieu est partout;

il surveille bons et méchants.

Langue pacifique est un arbre de vie; mauvaise langue brise Tâme.

Le sot dédaigne l'instruction de son père, qui accepte la correction est prudent.

Chez le juste il y a ample provision,

dans le revenu du méchant il y a ruine.

Les lèvres des sages répandent la science; le cœur des insensés autre chose.

L'Éternel déteste le sacrifice des méchants ;

il prend plaisir à la prière des honnêtes gens.

L'Éternel déteste la voie des méchants; il aime quiconque poursuit la justice.

1 ^^ Cet adage est de ceux dont le sens n'est pas fixé, en ce qae la seconda I!|fft est rendue par les Septante : qui la garde est plein d'esprit ; par le traducteur chtldéen : qui en mange le fruit est rassasié ; par d'autres : s'il y a méchanceté, c'est la ruine par la tempête, etc. Voyez les phrases analogues, n<>* 35 et 146.

158 Autre chose, litt. : ce qui n'est pas ainsi. La rélicence fait épigramxne. D'autres traduisent: le cœur des insensés n'est pas ferme, assuré, bien dirigé.

l59Comp. n»« 52 et 85.

Triste leçon à qui dévie :

qui hait la correction périt.

I/enfer et Tabime sont découverts devant Dieu; à plus forte raison les cœurs des mortels.

Le moqueur n'aime pas qu'on le reprenne; aussi ne s'adresse- t-il pas aux sages.

Cœur joyeux, visage serein ;

quand le cœnr est triste, l'esprit est abattu.

Le cœur de rboromc prudent cherche la science ; la bouche des imbéciles se repait de sottise.

Les jours d'un homme affligé sont tous mauvais ; pour l'homme content, festin perpétuel.

Mieux vaut un peu avec la crainte de Dieu, qu'un grand trésor avec le trouble.

Mieux vaut un plat de légumes avec l'amour pour hôte, qu'un bœuf gras avec la haine.

161 La pomte est dans le mot leçon ; cor cette leçon qui lui sera donnée, puisqull a rejeté les autres, c'est le châtiment c'est la mort. Les Septante : l'éducation des honnêtes gens est reconnue par les passants.

164 L'antithèse demanderait, dans la seconde ligne aussi, le visage trahissant le sentiment. Aussi bien quelques-uns traduisent-ils : respiration comprimée. Mais l'esprit abattu ne manque pas de se trahir par les traits du visage.

165 1^ texte hébreu oflre deux leçons : au lieu de la bouche (leçon préférée par les Rabbins), on y lit le vUage, le regard.

160 Au lieu des affligés et des contents, les Grecs mettent les méchants et les bons.

167 II faut supposer ici que le trouble est le manque de sécurité, ou la passion mondaine. Le mot peut aussi signiGer le bruit, le faste. Les Grecs ont mis simplement, le manque de crainte.

A. T. 6« part. 14

Un homme emporté excite la querelle, un homme patient apaise la rixe.

Le chemin du paresseux est obstrué d'épines, la route des hommes droits est aplanie.

Un fils sage fait la joie de son pcre; un homme insensé méprise sa mère.

La sottise fait la joie de qui manque de sens ; rhomme raisonnable va droit son chemin.

Où Ton ne consulte point, les projets échouent ; avec force conseillers ils se réalisent.

Savoir répondre, cela fait du plaisir;

une parole dite à propos, comme cela est bien!

Le sage gravit le chemin de la vie,

de manière à éviter la descente aux enfers.

Dieu démolit la maison des orgueilleux, il pose les bornes de la veuve.

^"'^ Si le texte est authentique, c'est une antithèse assez singulière. Car la droiture n'est jamais prise en hébreu pour l'énergie delà volonté, l"?! Voyez n° 1.

i'?^ L'antithèse se trouve quand on entend par sottises les choses futiles qm font la distraction des sots.

113 Voyez n" 46. — Les Septante ont mis : qui n'honore point les sanhédrioi. fait manquer les desseins ; c'est dans le cœur des délibérants que réside le conteil : le méchant ne lui obéit pas, il ne dit rien qui soit utile et à propos. — Ces deux dernières lignes représentent le n** 174 du texte hébreu.

^"'^ Il n'est pas nécessaire de songer ici à l'immortalité. La montée du premier vers est amenée par la descente du second. La sagesse est une puissance protectrice.

^'^^ IjGS bornes du champ, de manière que des voisins malveillants ne les déplacent pas.

L'Ëternel déteste les desseins du méchant; les paroles bienveillantes sont agréées.

Avec le mauvais lucre on ruine sa maison; qui méprise les cadeaux prospérera.

Le juste médite sa réponse ;

la bouche des méchants fait jaillir sa malice.

Dieu s'éloigne des méchants;

il écoute les prières des justes.

Un œil brillant réjouit le cœur ;

une bonne nouvelle donne de la moelle aux os.

L'oreille qui écoute une instruction salutaire aime à se trouver au milieu des sages.

Qui repousse Tinstruction se méprise lui-même; qui écoute la réprimande acquiert Tintelligence.

La crainte de Dieu est Técole de la sagesse; avant l'honneur, rhumilité.

ni Sont agrées, iitt. : sont pures , terme de la législation sur les sacrifices. G>mp. n« 52.

tlSi^es cadeaux sont ceux acceptés par le juge qui se laisse corrompre. A partir d'ici, le texte grec offre les sentences dans l'ordre suivant: 1*78, 190, 179, 191,180, 192.193,181, 183, 184, 186. 189, 188. Les n»* 182, 185, 187 y manquent, en revanche il y en a deux autres après 189.

179 L'antithèse est entre la méditation prudente de Tun et la hâte de l'autre.

180 Voir n» 159.

181 D'après le parallélisme, l'œil brillant (Iitt. : l'éclat des yeux) doit être un regard amical. Les Septante mettent un œil qui toit de belles choses.

' Â rhomme de concevoir des pensées, mais de Dieu vient la réponse.

Chacun estime sa conduite pure;

mais c'est Dieu qui pèse les esprits.

Remets tes affaires à Dieu,

et tes desseins auront une base solide.

Dieu fait toute chose pour son but,

et le méchant pour le jour du malheur.

L'Éternel déteste les orgueilleux :

Assurément, ils ne resteront pas impunis.

Par Tamour et la bonne foi les fautes sont expiées; avec la crainte de Dieu on évite le mal.

185 Signification douteuse. Litt. : de Dieu la réponse de la langue. Ordinairement on y voit ce sens : L'homme propose, Dieu dispose, et l'on traduit : la réponse à la langue, c'est-à-dire au vœu exprimé, l'accomplissement. Mais l'original ne comporte pas cette traduction. Il s'agirait de savoir si dans ce distique la pensée est opposée an discours ou à la décision. Dans le premier cas, le texte parlerait d'un discours inspirét d'un enseignement juste comparé à la multitude désordonnée des pensées qui traversent l'esprit de l'homme ; dans le second cas, ce serait la résolution définitive, le choix entre divers projets qui viendrait de Dieu.

186 La seconde ligne en grec : les impies périront au jour du malheur.

188 II Qe s'agit pas du but de Dieu, mais du but de la chose ; ainsi la seconde UgiMf qui contient la pointe de la sentence, n'est pas là pour enseigner la prédestinatiiMi comme si Dieu créait exprès les méchants pour les punir, mais elle constate qalls n'échappent pas à ce qu'ils ont mérité.

189 Comp. n» 176, et pour la formule d'assertion n» 53. — Ici les Septante insèrent les vers suivants : Le commencement de la vertu, c'est de faire du bien ; Dieu la préfère aux sacrifices. Celui qui cherche le Seigneur trouve intelligence et justice ; ceux qui le cherchent bien, trouvent le salut.

l90X)oQc^ la crainte de Dieu vaut encore mieux que les autres vertus. A It place de l'amour les Septante mettent TaumOne.

Quand Dieu prend plaisir à la conduite d'un homme, il réconcilie avec lui même ses ennemis.

Mieux vaut un peu avec le bon droit, qu'un gros revenu illégitime.

Le cœur de Thomme médite sa voie, mais c'est Dieu qui dirige ses pas.

Les lèvres du roi prononcent des oracles;

en rendant la justice sa bouche ne forfait pas.

Poids et balance justes sont choses de Dieu;

toutes les pierres de la bourse sont son œuvre.

Les rois auront horreur de faire le mal;

car c'est par la justice que s'affermit le trône.

Bouche véridique plaît au roi;

il aime celui qui parle avec sincérité.

i»«Comp. n« 167.

103 Voici maintenant un adage qui se rapproche du nôtre : L'homme propose, Dieu dispose (voyez la note du n^ 185).. Les Septante l'ont mal compris: Que l'homme médite ce <{ui est juste^ pour que Dieu etc.

194 C'est la théorie^ et le texte n'a sans doute pas la prétention d'exprimer une vérité absolue. (Mdme observation pour 196.) Cependant on pourrait traduire : (Puisque ses arrêts sont des oracles) il ne doit pas forfaire.

195 Comp. n* 33. -^ On veut dire que les instruments employés dans le commerce ■ont sous la garde et la surveillance de Dieu, qu'il est le gardien de l'honnfiteté des transactions. Les marchands portaient sur eux dans une bourse les pierres qui servaient à peser les objets dans le petit commerce.

197 Ceci date sans doute de l'flge d'or.

Colère de roi, message de mort;

mais un homme sage saura Tapaiser.

Quand la face du roi luit, c'est la vie ; sa faveur est une ondée printaniëre.

Posséder la sagesse, cela vaut mieux que Tor ; posséder la prudence est préférable à l'argent .

La route des honnêtes gens, c'est d'éviter le mal; qui prend garde à son chemin conserve sa vie.

L'orgueil précède la ruine,

et la présomption vient avant la chute.

Mieux vaut être modeste avec les pauvres,

que de partager le butin avec les orgueilleux.

Qui est attentif à la parole trouve le bonheur; heureux celui qui se confie en l'Éternel.

100 La lamière de la face du roi, c'est sa sérénité, et le proverbe fait antithèse tT6C celui qui précède. Pour l'ondée printaniëre, le texte dit proprement : le nuage qai donne la pluie du printemps. Le texte des Septante est tout à fait manqué : Le fili do roi est dans la lumière de la vie ; ceux qui lui plaisent sont comme un naage da printemps.

«OOChap. 111,14; VIII, 10, 11, 19.

201 I^s Septante : les sentiers des honnêtes gens évitent le mal, les chemins de U vertu prolongent la vie. Qui accepte la correction sera heureux, qui fait attention aa blâme est sage. Qui prend garde à son chemin conserve sa vie ; qui aime sa vie retient sa langue.

204 Comp. n® 104. La parole doit être encore ici celle de Dieu.

L'homme sage est loué comme tel,

et la douceur du langage augmente Tinstruction.

Le bon sens est une source de vie pour celui qui Ta; le châtiment des sots c'est la folie. *

Un cœur sage rend la bouche sensée,

et sur ses lèvres augmente Tinstruction.

Une parole gracieuse est un rayon de miel, doux à rame et sain pour le corps.

Telle route semble la bonne, et elle aboutit k la mort.

La faim de l'ouvrier travaille pour lui ; car sa bouche le atimule.

Un méchant homme creuse le malheur;

sur ses lèvres il y a comme un feu brûlant.

Un intrigant sème la discorde,

un rapporteur sépare les amis intimes.

^0^ La sagesse ne profite pas seulement ù ceux qui la possèdent ; leur réputation rend d'autres accessibles à leur enseignement.

*o«Comp. n- 11, 105, 143.

^^^ Il faut se rappeler que d'après la psychologie hébraïque le cœnr est le siège de la pensée.

S09 Reproduction textuelle du n« 128.

210 La faim est la grande cheville ouvrière, qui pousse l'homme au travail. Les Septante ont mis : Qui travaille, travaille pour lui-même et triomphe de sa ruine ; le trompeur porte sa ruine sur ses propres lèvres.

211 Creuser le malheur rappelle le dicton : creuser une fosse pour qu'un autre y tombe. Autrement quand on creuse, c'est pour trouver de l'eau, chose de première nécessité.

Un scélérat séduit son prochain,

et le conduit dans le mauvais chemin.

Qui ferme les yeux ourdit une intrigue;

qui serre les lèvres a consommé le crime.

Les cheveux blancs sont une couronne d'honneur ; elle se trouve sur le chemin de la justice.

Patience vaut mieux que force :

» qui maîtrise sa colère est plus qu'un conquérant.

On jette le sort dans les replis du vêtement, mais c'est de Dieu que vient la décision.

* Mieux vaut un morceau de pain ' sec en paix,

qu'une maison pleine de festins et de querelles.

2iy.

Un domestique intelligent gouvernera le fils débauché; il aura sa part de Théritage comme frère.

^14 Le méchant peut souvent se reconnaître à l'expression de sa tigure. Comp. chap. VI, 12 suiv.

^^^ Litt. : un homme patient est meilleur qu'un guerrier. — Les Septante: no homme intelligent est plus qu'un vaste champ .

3^'' Rien n'est fortuit; Dieu dirige môme le tirage au sort. Cette opération se fsisslt en mettant les Jetons dans les pans ou plis du manteau, pour en tirer on. Yoîei comment les Grecs ont compris ce texte : Tout tomhe dans le soin de l'injuste ; tout w qui est juste vient de Dieu.

«ï8 Comp. n»M67, 168.

219 Par son industrie et son savoir-faire il amassera autant de richesses que s'il avait été Tun des fils de la maison, tandis que ceux-ci par leur inconduite se ruinent. D'autres traduisent : c'est à lui qu'on remettra le soin de partager l'héritage entre les frères.

Up creuset pour Targent, un fourneau pour Tor : pour les cœurs, c'est Dieu qui les éprouve.

Ce n'est qu'un méchant qui écoute les mauvaises langues; c'est le menteur qui prête l'oreille aux discours pernicieux.

Se moquer du pauvre, c'est outrager son créateur; qui se réjouit d'un malheur ne restera pas impuni.

La couronne des vieillards, ce sont leurs petits-enfants, la gloire des fils, ce sont leurs pères.

Un langage hautain ne sied pas au sot;

moins encore à l'homme noble le mensonge.

Un cadeau est un bijou aux yeux de qui le reçoit ; il rend heureux celui auquel il s'adresse.

Qui recherche l'amour voilera la faute;

qui ressasse la chose sépare les amis intimes.

Une réprimande fait plus d'effet sur un homme raisonnable, que cent coups appliqués à un sot.

221 Qui s'y plait s'en rend complice.

««« Comp. n«147.

228 Après ce distique, les Septante en intercalent un autre : Au fidèle toutes les richesses ; à l'infidèle pas an liard.

225 Cette sentence est rendue tout autrement par beaucoup de commentateurs : Le cadeau est un bijou aux jeuz de qui le donne ; il rend heureux celui auquel il l'adresse. Ou bien : il réussira partout où il l'adresse. On a aussi proposé de traduire : il (le Juge qui accepte le cadeau) fait réussir tout ce qu'il entreprend, c'est-à-dire il fait gagner le procès à celui qui l'a gagné lui-même. Les Septante ont traduit : L'instruction est une belle récompense pour qui en use; il réussit partout où il se dirige.

22« Comp. n- 12 et 212.

L'homme revéche ne cherche que le mal,

mais un messager sans pitié sera envoyé contre lui.

Allez à la rencontre d'une ourse privée de ses petits, mais jamais d'un fou dans sa folie.

De celui qui rend le mal pour le bien, les maux ne quitteront pas la maison.

Commencer une querelle, c'est lâcher un torrent; Avant qu'elle ne s'échauffe, cède!

Absoudre le coupable et condamner l'innocent. Dieu déteste l'un comme l'autre.

A quoi bon Targcnt dans la main du sot?

pour acheter la science! mais où la mettre y

Un ami vous aime en tout temps ;

un frère vous naît dons le malheur.

^^s Nous pensons que ce messager est la mort. — D'autres traduisent: le méchant ne cherche qu'à se révolter ; ou bien encore : le rebelle médite le mal. .

^^^ A la lettre: l^ne ourse rencontrer un homme^ etc. [sous-entendez : pisse

encore!). Les Septante n'ont pas rencontré cette ourse, car ils traduisent: le souci tombe sur un homme intelligent ; les insensés méditent le mal.

^i Lûcher un torrent ; l'original dit plus simplement : lâcher des eaux, dans le sem de : ouvrir une écluse, rompre une digue. Le mot que nous traduisons par sVckwftr, est diversement rendu par les traducteurs. Les modernes préfèrent le sens de: grineer des dents [n^* 246, 301 J. Les Septante : Le commencement de la justice donne poaToir aux paroles, la rébellion et la querelle introduisent la pauvreté.

233 Mais où la mettre? Traduction libre. Le texte porte : Mais il n'a pas de cœur. Or, il faut se rappeler que le cœur est dans l'Ancien Testament le siège ou réceptacle des facultés intellectuelles et do ce qu'elles possèdent ou obtiennent. Après ce distiqne, les Septante insèrent la seconde ligne du n° 236.

234 11 y a ici éviden»ment gradation entre l'ami et le frère, et antithèse entre le te mps et le malheur. Mais les commentateurs se divisent sur la question de savoir s'il

Kst bien sot qui engage sa parole,

qui se porte caution pour un autre.

Qui aime la querelle aime à mal faire;

qui fait sa porte trop haute veut qu'elle croule.

L'homme au cœur faux ne trouve pas le bonheur; [malheur, et celui dont la langue n'est pas franche tombe dans le

Qui a pour fils un sot, Ta pour son chagrin, et le père d'un insensé n'a pas de joie.

Cœur joyeux, bon remède ;

un esprit abattu dessèche le corps.

Le méchant accepte un cadeau sous main, pour faire fléchir la règle du droit.

Un homme raisonnable a la sagesse sous les yeux; ceux du sot la cherchent au bout du monde.

s'agit d'un même individu, qui dans Toccasion se montrerait comme un véritable frère, ou si Ton veut parler de la différence entre un véritable ami et celui qui se dit tel sans le prouver. Nous préférons ce dernier sens. Ou a toujours des amis, dans le malheur on apprend à les connaître.

«85 Comp. chap. VI, i suiv., et n® 41.

236 Qai veut la cause veut les effets. La seconde ligne, qui dans le grec a été transportée ailleurs [d? 233), parle des conséquences de lorgueil (n® 202).

*^^ Sous main ; litt. : (pris) dans le repli du vêtement.

941 D'autres comprennent qu'on veut dire que l'homme raisonnable ne regarde qu'à la sagesse, tandis que le sot promène ses yeux au hasard et sans but.

220 PROVERBES XVU, 25-28. XVIII, i-3.

Un fils sot est un chagrin pour son père, un amer déplaisir pour sa mère.

C'est bien mal de mettre aussi Tinnocent a Tamende, de frapper Thonnéte homme contre le droit.

Qui sait contenir ses paroles a la vraie science; qui a du sang-froid est homme de bon sens.

Même le sot, quand il se tait, peut passer pour sage; qui tient ses lèvres closes est prudent.

* Celui qui s'isole^ suit son inclination; il s'échauffe contre toute règle sensée.

Le sot n'aime pas à se montrer prudent, mais à faire parade de son esprit.

Avec la méchanceté vient le mépris, et avec le scandale Topprobre.

248 Sens très-douteux. On ne sait trop comment expliquer ce mot aussi, car l'antithèse avec le coupable, qui peut et doit être puni, donne une maxime assez singulière, parce qu'elle semble supposer la velléité de punir indistinctement tout le monde. D'autres combinent : même seulement à une amende.

«44 Comp. n« 19.

«45 Les Septante mettent : quand il fait des questions.

«46 On ne peut rien tirer de mieux d'un texte suspect. Les Grecs ont traduit : Celui qui veut se séparer de ses amis cherche un prétexte ; il mérite toujours d'être blflmé.

248 Pour trouver le sens exprimé dans notre traduction, nous changeons le méchant du texte imprimé, en la méchanceté. Ceux qui s en tiennent au texte reçu supposent qu on a voulu dire qu'en recevant et choyant un méchant, on s'expose au mépris, i l'ignominie, à la honte.

Les paroles de rhomme sont des eaux profondes ;

la source de la sagesse est un ruisseau qui ne tarit point.

C'est chose mauvaise que de prendre parti ponr le méchant^ pour faire fléchir le droit de Tinnocent.

Les paroles du sot amènent la querelle, et sa bouche appelle les coups.

La bouche du sot lui vaut la ruine,.

et ses lèvres sont une trappe pour lui-même.

Les paroles d'un rapporteur sont comme des friandises, elles descendent jusqu'au fond du ventre.

L'homme qui néglige ses affaires est le frère du dissipateur.

Le nom de rËternel est une forte citadelle, le juste y accourt et est en sûreté.

Les biens du riche sont sa place forte,

c'est comme un mur élevé — à ce qu'il s'imagine.

S49 Éloge d'une saine éloquence.

«50 Comp. n« 243.

«51 D'autres traduisent: se môlent à la querelle (au lieu de se tenir à l'écart).

«5« Comp. n« 76 et 94.

«58 Au lieu de friandises plusieurs commentateurs mettent des plaisanteries, qui semblent chose inofiensive; malheureusement l'homme a un faible pour les cancans, et il reste toujours quelque chose de la calomnie. — Au lieu de ce distique, la version grecque met le n" 285.

«56 Pour la première ligne, voyez le n* 15. — La pointe est dans les derniers mots, qui sont mis exprès à la fin.

222 PROVERBES XVIIT, 12-18.

L'orgaeil précède la ruine; avant Thonneur, rhumilité.

Qui répond avant d^avoir écouté,

commet une sottise et en retire la honte.

I/esprit de Thomme peut supporter sa douleur; mais si Tesprit est abattu, qui le soutiendra?

Le cœur de Thomme prudent achète de la science, et Toreille des sages en cherche encore.

Un cadeau vous ouvre la porte large,

et vous donne accès auprès des grands.

Le premier venu dans le procès a le droit de son côté ; vienne l'autre, il le mettra à l'épreuve.

Le sort fait cesser la querelle ; il décide entre les puissants.

S&'T La première ligne reproduit le texte du n^ 202 ; la seconde, les termes mdmei du n« 184.

250 L'esprit est ici le courage ; on veut dire que la force morale peut vaincre le mil physique, mais que rien au monde n'y peut suppléer si elle manque.

S60 Le sens est qu'on n'en a Jamais assez si Ton est vraiment sage. Comp. n* 165.

262 Audiatur et altéra pars.

203 II ne s'agit pas d'un procès plaidé devant le juge, mais d'une querelle où les deux parties sont également puissantes et où il n'y a d'autre moyen que le sort pour les mettre d'accord, si Ton ne veut pas en venir aux voies de fait. Au lieu du sort, les Septante mettent : celui qui sait se taire.

Un frère lésé est pire qu'une place forte,

et sa querelle est comme le verrou d'un chiUeau.

Chacun se nourrit du fruit de sa bouche ;

il se rassasie de ce que produisent ses lèvres.

La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; qui Taime en mangera le fruit.

Qui a trouvé une femme a trouvé le bonheur; et obtenu la faveur de rÉternel.

Le pauvre parle en suppliant, le riche répond durement.

Qui a beaucoup de camarades les a pour son malheur; tel ami s'attache plus qu'un frcre.

* Mieux vaut un pauvre qui marche dans son intégrité, qu'un homme dédaigneux qui est sot.

S<M Sens douteux. Les Grecs disent : un frère aidé par son frère est comme une place forte. Nous pensons que l'auteur représente des frères qui ont un procès entre eux, pour dire qu'ils sont plus irréconciliables que d'autres plaideurs.

t05 Comp. n* 93. La pointe est dans le paradoxe d'appeler nourriture ce qui sort de la bouche.

206 La seconde ligne n'oflre pas de sens bien clair. Le texte semble n'avoir ici en Toe que le bon usage qu'on fera de la langue .

SO"? I^es Grecs ajoutent : Qui répudie une bonne femme repousse son bonheur, qui garde une femme adultère est sot et scélérat. Les n<** 268 - 271 manquent dans le grec. ^^9 L'antithèse est à peu près la môme qu'au n" 234.

'10 Clomme ce distique ne semble pas otTrir d antithèse logique, on peut croire le texte altéré par négligence et le corriger d'après le n* 492. Le sot n'est pas l'imposé du pauvre, et n'est pas nécessairement riche. Notre traduction est assez libre : nous opposons au pauvre l'homme dédaigneux, litt. : qui (lui) fait la grimace (?).

Zèle sans réflexion ne mène pas à bien ; qui trop hàtc ses pas manque son but.

L'homme gâte ses affaires par sa propre folie; puis c'est contre Dieu qu'il se fAche.

La fortune fait grandir le nombre des amis; le pauvre est séparé de celui qu'il avait.

Un témoin menteur ne reste pas impuni,

qui souille le mensonge n'échappera pas.

L'homme généreux a beaucoup de flatteurs;

tout le monde est l'ami de celui qui donne.

Tous les frères du pauvre le haïssent;

à plus forte raison ses amis s'éloignent de lui.

il court après des paroles qui ne sont rien.

«^3 Voyez n« 136.

«•74 Comp. n« 121 et chap. VI. 19.

2'7& De même que le mot français généreux (libéral) vient du latin generotuê (da noble naissance), le terme hébreu a ces mômes deux significations, et il est diffidle de dire si l'auteur du dicton a voulu parler des personnes de baut rang, ou de celles ^ aiment à donner. Les Septante ont traduit la seconde ligne : tout homme méchant ert méprisé par les gens.

S77 Dans le texte hébreu, celte ligne isolée se rattacbe au distique précédent, ob elle n'a rien à faire. Ce serait d'aillours le seul exemple dans ce recueil d'un mac'al à trois lignes. Evidemment il y a ici une lacune dans le texte, et cela est d'autant plus sûr que la version grecque, à la place de cette seule ligne, en a quatre: «Uu bonne pensée est à la portée de ceux qui ont de l'intelligence ; un bomme aenaé an trouvera. — Qui fait beaucoup de mal accomplit la méchanceté, qui aigrit les discooit ne sera pas préservé. • On entrevoit dans la dernière ligne une partie de notre texte hébreu fragmentaire; mais il n'y a pas moyen d'y retrouver le vrai sens, surtout delà première ligne, qui u'olFrc, comme souvent ailleurs, qu'un quiproquo. En ne tenant compte que des consonnes que les traducteurs grecs peuvent avoir eues devant euXi on peut traduire à la rigueur: L'ami de beaucoup [d'amis] sera seul récompensé, etc. {ra\ méchant, r(fa\ ami, ont été confondus).

Qui acquiert du bon sens s'aime soi-même, qui garde la prudence trouve le bonheur.

Un témoin menteur ne reste pas impuni ; qui soufQe le mensonge périra.

Il n'est pas convenable qu'un sot mène une vie de délices, moins encore qu'un esclave commande aux princes.

L'homme raisonnable sait se patienter^

sa gloire est de ne pas insister sur les fautes.

La colère du roi, c'est le rugissement du lion ;

mais sa faveur est comme la rosée sur les plantes.

Un fils sot fait le malheur de son père ;

mais une femme querelleuse, c'est comme l'eau des gouttières.

Maison et fortune vous viennent de vos parents ; une femme sensée est un don de Dieu.

Paresse fait tomber en torpeur;

qui se relâche finira par avoir faim.

^'79 RépétiUon du n** 274.

383 L'eau qui dégoutte d'uu toit est l'image de ce qui est à la fois désagréable et incessant. La pointe est en ce que le second malheur est représenté comme plus terrible que le premier. — Les Septante ont traduit : les offrandes ex voto provenant du salaire d'une courtisane ne sont pas pures.

M5 x^s Grecs ont déjà inséré ce distique à la place du n» 253, mais en le traduisant on peu autrement. Le sens doit être, qu'en se laissant aller à l'oisiveté on perd peu à peu toutes ses forces et l'on ne peut pas éviter le résultat final.

N. T. 6« part. 15

Qui garde le commanderoent garde sa vie ; qui néglige sa conduite subira la mort.

Qui donne au pauvre prête îi Dieu ; il lui rendra la pareille.

Chàiie ton fils tant qu'il y a espoir ;

mais ne te laisse pas aller jusqu'à le tuer.

L'homme irascible paiera Tamende ;

si tu le retiens de force, il faudra que tu y reviennes.

Écoute les conseils et accepte les avis, pour que tu sois sage à l'avenir.

Nombreux sont les projets dans le cœur de Tbomme ; mais c'est la volonté de Dieu qui prévaut.

C'est dans la volonté de l'homme que consiste sa bonté ; mais mieux vaut le pauvre que le menteur.

286 No. 161,201.

«S^Comp. n«147.

889 II paraît que l'on a voulu dire : rhomme irascible est incorrigible ; il ne pent revenir à la modération que par le dommage que sa colère lui cause a lui-même ; il fut l'y laisser courir. — Les Septante ont mis : s'il cause du dommage, il risque sa vie.

«91 Comp. n«« 185, 193.

«92 Sentence très-obscure, et probablement texte corrompu. Nous exprimons lldée que pour juger de la boatë d'un homme, c'est-ù-dire de son inclination à faire du bien aux autres, il faut savoir ce qu'il veut et désire réellement : tel promet sans donner ; sa bonté n'est qu'un mensonge. A cet égard, le pauvre qui ne peut pas donner esi meilleur.

La crainte de Dieu mène k la vie;

avec elle on dort content, à Tabri du malheur.

Le paresseux plonge sa main dans le plat,

et n'arrive pas même à la ramener à la boucbc.

Frappe le moqueur et le simple sera rendu sage ; quand on avertit Tintelligent, il entend raison.

Qui violente son père et chasse sa mère, est un fils vil et méprisable.

Cesse, mon fils, d'écouter les avis,

pour t'écarter ensuite des conseils de la sagesse.

Un témoin pervers se moque de la justice ;

la bouche des méchants se repait d'iniquité.

S03 La seconde ligne est traduite par les Grecs : qui ne le craint pas, demeure dans des lieux où rintelligence n*est pas vue.

S94 Les Septante : qui cache sa main injustement dans le pan de son habit, ne la portera pas à sa bouche.

295 Le moqueur n'entend pas raison, lors même qu^on le chfttie bien sévèrement ; mais ce châtiment, inutile à lui-môme, peut profiter à un autre auquel il servira d'exemple. Avec l'homme sensé on n'a pas besoin d'arriver aux moyens extrêmes (n- 92, 163).

S96 On pourrait aussi traduire : Un fils vil, etc., fait du tort à son père et fait fuir n mère.

^9*^ Le texte hébreu, tel qu'il est, ne peut être compris que comme une espèce d'ironie. Il parait s'adrasser à un jeune homme qui affecte de vouloir se laisser diriger et qui agit en sens opposé. Mais il faut convenir que la forme de la pensée est assez étrange et il y a lieu de suspecter le texte. Au lieu d^écouter, il pourrait bien y avoir eu un verbe dans le sens de négligea' ^ etc. D'autres traduisent: d'écouter des avis qui t'éloignent, etc. Les Septante disent : un fils qui néglige la direction de son père, se ménage de mauvaises paroles.

228 PROVERBES XIX, 29. XX, i-6.

Aux moqueurs sont assurés des arrêts de condamnation ; des coups de bâton au dos des sots.

* Le vin est un moqueur, la boisson est turbulente ; qui s'y livre n'est pas sage.

La menace du roi^ c'est le rugissement du lion ; qui rirrite attente à sa propre vie.

Rester loin de la querelle fait honneur à Thomme ; il n'y a que le sot qui s'échauffe.

Après l'automne le paresseux ne veut pas labourer ; lors de la récolte il demandera, et il n'y aura rien.

La pensée du cœur est une eau profonde, mais l'homme intelligent sait y puiser.

Il y en a beaucoup qu'on appelle ses bons amis ; mais un homme sûr, où le trouver?

299 Antithèse entre des punitions infligées par la providence à ceux qui se moquent d'elle, et celles que la société réserve à ceux qui ne s'accommodent pas de ses régies.

300 Qui s'y livre, litt. : qui s y égare.

808 X^ texte ne dit pas : à cause de l'hiver^ comme s'il s'agissait d'un prétexte el de la mauvaise saison. L'anlithèse porte sur les deux époques^ celle où il fkUmt travailler, et celle où Ion aurait pu récolter. Demander ne veut pas dire mendier, mais vouloir récolter. Les Grecs : le paresseux n'a pas honte quand on le tance ; de même celui qui emprunte du grain dans la moisson.

804 Eloge de la sagacité qui permet do scruter les secrètes pensées des autres. Pour l'image, voyez n'' 249.

305 Les traductions de ce distique varient beaucoup. Nous trouvons l'antitlièse entre le grand nombre et la rareté , entre l'amitié de nom et la fidélité réelle. Les Septante n'y ont rien compris ; ils disent : un homme charitable est quoique chose de prend et d'honorable.

Si un homme est juste et mène uue vie hoDoête^ heureux ses enfants qui le suivent !

Le roi assis sur le siège de la justice, de ses yeux dissipe toute iniquité.

Qui osera dire : j'ai purifié mon cœur, je suis pur de tout péché?

Double poids, double mesure.

Dieu déteste l'un comme l'autre.

Le jeune garçon déjà fait reconnaître par ses actes si sa conduite sera pure et droite.

Une oreille qui écoute et un œil qui voit, c'est Dieu qui les a faits Tun et Tautre.

N*aime pas trop le sommeil, de peur de devenir pauvre ; Aie Tœil ouvert et tu auras du pain à satiété.

8(>7 C'est l'idéal du roi dont le regard sagace distingue le coupable de l'innocent. Le rerbe signifie proprement étaler, éparpiller, de manière à pouvoir tout embrasser d'un seul coup d'œil.

808 Ici les Septante intercalent les n»* 319-321 .

80St ^e 33 [232). La phrase l'un comme l'autre rappelle que ce peut être le vendeur ou l'acheteur qui trompe, ou bien qu'on peut tromper par le plus ou par le moins.

810 Dans le grec, les vers sont autrement coupés : Dieu déteste et celui fui fait

cela. — Le jeune homme s'engagera avec l'honnête homme dans ses a f aires et son chemin sera droit. A vrai dire, il y a ici double emploi des mots que nous soulignons.

311 Une oreille qni sait écouter est un don de Dieu. D'autres pensent qu'on a voulu dire : Le créateur aussi voit et entend tout.

818 Comp. chap. VI, 9 suiv.

Mauvais ! mauvais ! dit Tacheteur ; Puis il s'en va et se vante.

De Tor et des perles il y en a assez :

mais le meuble le plus précieux est une bouche sage.

Prends-lui son habit I il a cautionné un autre ; à la décharge des étrangers, saisis ce qu'il a.

C'est chose douce que le pain de la fraude ;

mais après, la bouche se trouve remplie de gravier.

Les desseins bien médités réussissent ; fais la guerre avec prudence.

Qui colporte les cancans trahit les secrets ; ne fraie pas avec un bavard.

Qui maudit son père et sa mère,

son flambeau s'éteint dans de profondes ténèbres.

Héritage trop tôt acquis au commencement, n'est pas béni à la fin.

313 D'avoir lait uuo si bonne affaire . On traduit aussi: le jtossesseur n estime p<a^ ^' quïl a, mais quand cela s'en va, alors il voit qu'il a perdu. — Les n"« 3l3 m *^^ manquent en partie dans le grec. (Voir au N° 308.)

31» Corap. chup. III, M; VIII, il.

315 Comp. chap. VI, 1 suiv. N»» 47, 235. Il mérite d'ôtrepuni pour son imprudence* d'en supporter les conséquences. La parole est adressée au créancier, qui ne doit P*^ épargner le garant. Tant pis pour celui-ci ! pourquoi a-t il donné sa parole ?

310 Pour la figure, voyez n° 100.

320 XTn héritage Mté [leçon recommandée par les Rabbins) doit dtre celui dont on s'empare avant le temps, avant que la succession ne soit ouverte. La leçon du texte reçu se traduit soit par ahounnahlej soit par ammsé arec avarice.

Ne dis pas : je veux rendre le mal 1 Attends que Dieu te vienne en aide.

L'Éternel déteste le double poids^ et fausse balance ne vaut rien.

C'est Dieu qui dirige les pas de rhomme. Comment le mortel saurait-il son chemin?

Il y a danger à promettre une offrande^ sauf à réfléchir après le vœu.

Un roi sage vanne les méchants et fait passer la roue sur eux.

L'àme de Thomme est un flambeau de Dieu> elle scrute les profondeurs du cœur.

Amour et fidélité sont la garde du roi ; par la bonté il affermit son trône.

La gloire des jeunes gens, c'est leur force ;

Thonneur des vieillards, ce sont leurs cheveux blancs.

3ft4 x^ mot promettre est trop peu expressif en comparaison du terme hébreu qui implique Tidée d'un babil inconsidéré.

3^^ Les images sont empruntées aux opérations qui suivent la moisson. La machine à broyer le chaume (roue, traîneau] et le van, sont des instruments dont l'efTet final est de séparer le grain de la paille.

326 1^ conscience et la connaissance de soi-même sont l'attribut de l'âme (1 Cor. II, 11). Les profondeurs du cœur, litt. : le fond du ventre [n? 253). 897 II s'agit des qualités du roi et non de celles des sujets.

On nettoie la méchanceté par des plaies saignantes et des coups qui pénètrent jusqu'aux entrailles..

' Dans la main de Dieu le cœur du roi est un ruisseau ; il le dirige où il veut.

Chacun estime sa conduite bonne;

mais c'est Dieu qui pèse les cœurs.

Pratiquer le droit et la justice

est chose plus agréable à Dieu que le sacrifice.

Regard hautain et cœur fier

le défrichement des méchants, c'est le péché.

Diligence avec réflexion donne du profit;

quiconque se hâte trop arrive à la disette.

Trésors acquis par une langue mensongère,

sont un rien qui se dissipe, un piège de la mort.

329 Sens discutable. Toujours est-il que le texte insinue que pour les mol^^^^ morales les remèdes du genre indiqué produisent quelquefois de Teflct.

333 Ce distique, traduit littéralement, n'offre pas de sens plausible. Doitron entend/^ par le défricbemcnt le premier produit du sol cultivé? mais dans quel rapport lif première ligne est-elle alors avec la seconde ? Les anciens et beaucoup de modenes lisent néi'y au lieu de nîr (la novale), et traduisent: le flambeau des méchants estU pécbé ; ce qui n'est ni plus clair ni plus logique. Il nous semble que le texte est incurablement corrompu et que peut-être ou lieu d'un distique nous avons ici deux fragments incohérents.

334 Pour l'antithèse, voyez n° 139.

330 Piège de la mort. Leçon des Septante, confirmée par les n*** 105 et 143. Le texte reçu porte : de gens qui cherchent la mort.

La violence des méchants les emporte eux-mêmes, parce qu'ils refusent de pratiquer la justice.

Le chemin du coupable est tortueux; de rinnocent la conduite est droite.

Mieux vaut être assis sur Tangle du toit,

que de partager sa demeure avec une femme querelleuse.

Le méchant est acharné à faire du mal ;

son ami même ne trouve pas grâce à ses yeux.

Quand le moqueur est puni^ c'est le simple qui devient sage ; quand on avertit le sage, il accepte Tavis.

Il y a un juste qui a Tœil sur la maison du méchant ; et qui précipite les impies dans le malheur.

Qui ferme son oreille aux cris du pauvre, criera aussi et ne sera pas écouté.

^"^ Les Grecs : Des pervers Dieu pervertit le chemin, car les siens sont purs et

>8 Comp. n" 283 : De Tangle du toit on risque de tomber et de se casser le cou. Septante disent : Mieux vaut être assis en plein vent que dans une salle blanchie l'injustice.

19 En grec : personne n'a pitié do Tâme de l'impie.

10 Pour le sens, voyez le n» 295.

^Ml va sans dire qu'on veut parler de Dieu. Comme cette tournure ne se renn pas ailleurs, on a proposé de changer les accents et les voyelles d'un mot, et de lire : le Juste a l'œil sur sa maison ; la méchanceté précipite, etc. Le texte reçu le an sens plus spirituel.

Un présent fait en secret fléchit la colère,

un cadeau donné sous main calme la plus violente fureur.

Pour le juste, faire le bien est un plaisir; aux malfaiteurs cela semble leur ruine.

L'homme qui s'écarte du chemin du bon sens, ira se reposer dans la société des morts.

Qui aime le plaisir tombe dans Tindigence;

qui aime le vin et les parfums ne s'enrichit point.

Le méchant paie pour le juste ;

et le scélérat répond pour Thonnète homme.

Mieux vaut demeurer au désert

qu'avec une femme querelleuse et acariâtre.

Belles provisions dans la maison du sage, l'insensé les aura bientôt dévorées.

Qui recherche justice et bonté, trouvera la vie et l'honneur.

3-^3 La version grecque traduit la seconde ligne : qui s'abstient d'en donner l'excite.

3 M La môme, a la seconde ligne : le saint est impur au gré des méchamts.

346 La même : le pauvre aime le plaisir, etc.

S-A"? Notre traduction est un peu libre. Le sens a de l'analogie avec cdloi da n* 40. Il s'agit de la justice divine qui arrange les choses de façon que finalement le mal retombe sur calui qui la mérité et non sur celui auquel les méchants avaient voulu le faire.

348 Reproduction du n» 338.

349 Litt. : Provision agréable et huile Nous avons omis ce dernier mot, parce

qu'il ne va pas ù nos mœurs et gônerait riatelligcnce du dictun. Une provision d'huile dans le ménage pouvait compter pour de la richesse et de la prévoyance.

350 Dans la seconde ligne, Thébreu (mois non le grec) répète le mot justice.

L'homme intelligent escalade la ville des gaerriers^ et renverse les remparts de leur sécurité.

Qui surveille sa bouche et sa langue garde sa vie de mauvaises chances.

L'arrogant vaniteux, qu'on appelle un moqueur, agit dans Toutrecuidance de son orgueil.

Les désirs du paresseux sont mortels,

Car ses mains refusent de les accomplir.

Tel désire et convoite toujours,

mais le juste donne et ne refuse point.

Le sacrifice d'un méchant est chose abominable, surtout s'il l'offre pour expier un crime.

Un témoin menteur périra ;

l'homme qui écoute pourra toujours parler.

•* Voyez n- 19, 94.

^ La pointe de cette sentence est peu sensible en français, le terme que nous ions par woqueur n'ayant pas d'équivalent exact dans notre langue. Il est question 6^ qui se met an dessus de la loi et de la morale par frivolité et par incrédulité. ^ penseur est trop moderne.

'^ Raillerie qui s'explique par le n<* 294. Il voudrait bien avoir ce qu'il lui faut, tt pour cela il faudrait agir ; il aime mieux mourir. Il se consume en stériles désirs.

^Til n'est pas exprimé dans le texte ; et nous croyons même que le sujet manque M la première ligne, pour faire l'antitbëse avec le juste (les Grecs mettent llmpie) . itimpoesibla de songer an paresseux. Nulle part les sentences de cette collection Mmprennent deux distiques.

^''11 est diiBeile de dira ce que c'est ici que l'homme qui écoute. Si le texte est ,, OQ peut songer d'un eôté à un témoin qui parle sans être bien renseigné ; de tre, i un témoin qui se renseigne avant de parler, mais dont le tour viendra, et qui sra écouter.

23(5 PROVERBES XXI, 29-31. XXll, 1-3.

Le méchant endurcit sa face^

rhonnête homme affermit sa conduite.

Il n'y a ni sagesse, ni prudence, ni conseil. Qui tienne contre rÉternel.

Prépare le cheval pour le jour du combat, mais c'est Dieu qui donne la victoire.

*■ Bonne réputation vaut mieux que grande richesse, et Testime est préférable à For et à Targent.

Riche et pauvre se rencontrent; Dieu les a faits tous les deux.

Le prudent voit le danger et s'en gare;

Les simples passent outre et en portent la peine.

La récompense de l'humilité et de la crainte de Dieu, c'est la richesse, l'honneur et la vie.

Sur le chemin de l'homme pervers il y a pièges et ronces; Qui tient à sa vie les évitera.

3^3 La pointe est dans l'antithèse, dont le vrai sens s'efface en français faate d'expressions analogues. Endurcir sa face, c'est être effronté ; afermir sa conduite, c'est y persister.

359 Ou peut-être aussi : qui ait une valeur en face de celle de Dieu (1 Cor. III« 19]. Les Grecs remplacent Dieu par l'impie.

360 Ijq cheval est nommé ici pour représenter tous les préparatifs de la guerre.

362 C'est-à-dire qu'ils sont obligés de vivre l'un a côté de l'autre et qu'ils ont des devoirs respectifs à remplir.

363 ËQ grec : le prudent, quand il voit le méchant puni, en fait son profit.

36'l Dans la première ligne, nous avons inséré la copule, parce qu'il nous semblait impossible de dire que la crainte de Dieu est la récompense de l'humilité. Les Septante ont traduit : la progéniture de la sagesse est la crainte de Dieu.

Initie le jeune homme à son devoir ;

quand il sera vieux il n'en déviera pas.

Le riche est le maître du pauvre,

et le débiteur est Teselavc du créancier.

Qui sème le mal récolte le malheur,

et c'en sera fait de sa verge d'arrogance.

L'homme bienveillant sera béni,

car il a donné de son pain aux pauvres.

Chasse le moqueur et la querelle s'en ira ; la dispute et T injure cesseront.

Qui aime la sincérité du cœur et Taménité du langage a le roi pour ami.

Les yeux de Dieu protègent l'homme sensé ; il ruine les desseins des perfides.

866 A son devoir, litt. : conformément à son chemin ; c*est évidemment celui qu*il doit suivre. D'autres cependant veulent voir là une règle pédagogique : instruisez le garçon d'après une méthode appropriée à son fige. Mais alors que faire de la seconde ligne? — Le distique manque dans le grec.

867 Bn grec : et les esclaves prêtent à leurs maîtres !

868 i^ verge d'arrogance [trad. litt.) est une expression figurée pour marquer des procédés blftmahles, criminels et impérieux.

860 Les Septante ajoutent encore un distique : qui donne des présents, acquiert honneur et triomphe, il enlève l'âme de ceux qui les obtiennent [?J.

871 A la place du roi, les Grecs mettent le Seigneur. — Comp. n® 197, et la note.

37S Pour avoir une antithèse^ il faut supposer que l'homme sensé est celui qui a de bons sentiments.

Le paresseax dit : il y a un lion dehors : je pourrais être égorge dans la rue.

La bouche d'une courtisane est une fosse profonde; celui à qui Dieu en veut y tombe.

Sottise est établie au cœur du jeune homme, la verge de la discipline l'en délogera.

Qui opprime le pauvre arrive à Tenrichir, qui donne an riche le mène à Tindigcnce.

373 II se dispense de tonte activité sous les prétextes les plus futiles et les plus ridicules.

374 A la place de la courtisane (litt. : des étrangères vagabondes], les Grecs mettent le scélérat. — Puis ils intercalent la sentence suivante : En face de l'homme il j ■ de mauvais chemins ; il n'aime pas à s'en détourner. L'original doit avoir youlu dite : s'il y B, etc., c'est-à-dire que malheureusement l'homme en général, s'il en a le choix, prend le mauvais chemin.

375 Les mauvais instincts sont inhérents à la nature ; ils ne cèdent qu'à l'édacation. Comp. n? 115.

876 x^a richesse solide s'acquiert par le travail et pas autrement. Donner an riche, est favoriser le penchant à la paresse ,* enlever au pauvre, c'est stimuler son énergie. Naturellement ceci n'est pas dit à titre de recommandation, mais comme un fait attesté par l'expérience. D'autres traduisent dans ce sens : qui opprime le pauvre pour s'enrichir soi-même, donne à un riche, mais arrivera à l'indigence (comme Juste punition).

ni.

Prête l'oreille et écoute les paroles des sages;

applique ton esprit à ma science.

Car il est bon que tu les gardes dans ton sein,

et qu'elles soient retenues par tes lèvres. C'est pour que tu mettes ta confiance en rÉternel,

que je t'instruis aujourd'hui, toi aussi. Je t'écris des choses excellentes '

en fait de conseils et de science, Pour t'apprendre la vérité, des préceptes sûrs,

afin que tu puisses aussi sûrement répondre à ceux qui te

consultent '.

Ne dépouille pas le pauvre parce qu'il est pauvre ;

ne maltraite pas le faible en justice; Car Dieu prend fait et cause pour lui,

et ôte la vie k ceux qui le dépouillent.

Ne fraie pas avec un homme colère,

ne t'associe pas avec celui qui s'emporte,

De peur de t*habituer à ses manières, et de t' exposer toi-même au danger.

1 Sens douteux et texte suspect. Déjà nos éditions de l'original ont diverses leçons. Nous comparons chap. VIII, 6 et nous prenons la legon marginale dans le sens d'un terme de dignité (militaire, 2 Sam. XXIII, 8. Exod. XV, 4] ; d'autres s'en tiennent à Torthographe du contexte et traduisent : pour la troisième fois, ou : dès longtemps, etc.

* Conjecture fondée sur la version greccpie. Le texte hébreu dit : ceux qui t'envoient.

Ne sois pas de ceux qui se portent garauts, qui donnent caution pour des dettes :

Si tu n'as pas de quoi payer,

pourquoi te laisserais-tu prendre ton lit?

Ne déplace pas les anciennes bornes qu'ont posées tes

Si tu vois un homme habile dans son état, il arrivera à se placer au service des rois, il ne se placera pas au service de gens obscurs.

^ Si tu t'assieds à table avec un grand, considère bien qui tu as devant toi.

Mets un couteau à ta gorgc^ si tu as bon appétit.

Ne convoite pas ses bons plats; c'est une nourriture trompeuse.

Ne te fatigue pas pour acquérir de la richesse, laisse là de telles préoccupations!

Tu regardes après elle et déjà elle n'est plus ; elle s'est fait des ailes, comme l'aigle qui s'envole aux cieux.

3*79 Corap. n°* 47, 235, 3i5. — Le lit étant le meuble le plus indispensable, ce>^ revient à dire qu'en cautionnant un débiteur insolvable on risque de se ruiner complète^ ment soi-même.

3R0 Deut. XIX, 14.

382 Nous prenons tout ceci dans un sens allégorique, comme dans le proverbe allemand : «Il n'est pas bon de manger des cerises avec les grands seigneurs.! C'est qu'ils n'aiment pas que d'autres en aient autant qu'eux. — Mets le couteau a ta gorge, est une expression hyperbolique pour dire : fais tout ce que tu peux [pour maîtriser toa appétit), coupe-toi la gorge plutôt que de te laisser aller a ton appétit; car il v va tout de même de ta vie.

Ne partage pas le repas d'un envieux^

et ne convoite pas ses bons plats.

Car il est comme quelqu'un qui calcule en lui-même :

Mange et bois! te dira-t-il;

mais son cœur n'est pas avec toi.

Le morceau que tu auras mangé, tu le rejetteras

et tu auras perdu tes bonnes paroles.

N'adresse pas la parole à un sot;

car il méprisera le bon sens de tes discours.

Ne déplace pas les anciennes bornes

et n'empiète pas sur le champ de l'orphelin :

Car son défenseur est fort,

et il prendra fait et cause pour lui contre toi.

Ouvre ton cœur à l'instruction,

et tes oreilles aux paroles sensées.

N'épargne pas la correction à ton enfant;

si tu lui donnes la verge, il n'en mourra point : En le frappant avec la verge,

tu arracheras son ume à la mort.

3^ Les Septante changent le sens de la fin : Il mange et boit comme quelqu^nn qui ivalé on cheyeii. Ne l'invite pas à ta table, car il rejettera, etc. — Tout cela ne dre pas avec le commencement. Le sens est : un repas, où l'bôte te guette et t'envie aqae morceau, ne saurait profiter à ta santé, tu en auras du dégoût. Les bonnes rôles sont celles par lesquelles on remercie la personne qui a fait l'invitation. S8tt Comp. Ta? 380. — Nous ne pouvons nous défendre d'un soupçon au sujet de itégrité du texte. La première ligne reproduit ce que nous venons de lire quelques nés plus baut, et le copiste a pu se laisser égarer par ce passage parallèle. Nous yyoDB que le texte parlait ici des bornes (du champ) de la veuve {almanah) et non MictMffCf [olûm] bornes. Le défenseur^ litt. : la personne qui este en justice dans itérdt d'un tiers, qui revendique ses droits, est naturellement Dieu.

A. T. 6« part. 10

Mon fils, si ton cœur est sage,

le mien aussi s'en réjouit; Mes reins tressaillent de joie

quand ta bouche parle honnêtement.

Que ton cœur ne soit pas jaloux des pécheurs^

mais applique-toi toujours à la crainte de Dieu.

C'est qu'il y a une fin à tout;

et ton espérance ne sera pas déçue.

Ëcoute, mon fils, et sois sage,

et dirige ton cœur dans le droit chemin.

Ne sois pas avec les ivrognes,

avec ceux qui n'aiment qu'à faire bonne chëre.

Car l'ivrogne et le dissipateur tomberont dans la misçre et l'indolence s'habillera de haillons.

Écoute ton père qui t'a donné la vie,

et ne méprise pas ta vieille mërel Achète la vérité et ne la revends pas^

ainsi que sagesse, instruction et prudence.

Le père d'un juste peut justement se réjouir ;

qui a donné le jour à un fils sage, en est heureux. Puissent ton père et ta mère se réjouir!

que celle qui t'a mis au monde tressaille de joie!

890 C'est ridée amplifidc par lo Psaume XXXVII. On est jaloux des pécheurs quand ils sont heureux.

39'^ Chap. IV, 5, 7. — Revendre la sagesse, ce serait, non pas instruire les antres, mais la traiter comme une chose dont on n'a pas hcsoin.

393 i^e second distique contient l'exhortation pratique qui se rattache au principe énoncé dans le premier.

Mon fils, donne-moi ton cœur,

et que tes yeux prennent plaisir à mes voies! Car c'est une fosse profonde que la courtisane,

un puits étroit que la femme adultère.

Oui, comme un brigand elle est an guet,

elle augmente le nombre des infidèles.

Pour qui les ah? pour qui les hélas?

pour qui les querelles? pour qui les plaintes?

les coups pour rien? les yeux troubles? Pour ceux qui s'attardent à boire,

qui vont déguster à fond le vin épicc. Ne regarde pas le vin, comme il est rouge,

comme il pétille dans le gobelet,

comme il descend si agrés^blement I A la fin il mord comme un serpent,

il lance le venin comme la couleuvre.

Tes yeux regardent après les femmes d' autrui;

ton cœur t'inspire des paroles perverses. Tu es comme si tu dormais en pleine mer,

comme si tu étais couché à la pointe du mât. «Ils m'ont frappé, je n'ai pas souffert;

«ils m'ont rossé, je n'en sais plus rien;

«quand je m'éveillerai, j'irai m'en chercher encore!»

304 Ues voies, sont mes principes^ mes conseils, mon exemple. Pour le reste, comp. n" 374. — Un puits étroit est une citerne de forme conique d'où Ton ne peut se tirer. Il ne s'agit pas du danger de s'y noyer. — Les infidèles [ailleurs dans ce livre nous avons toujours mis les perfides), le sont avant tout à Dieu et a leur devoir. Ou bien le texte signifierait-il : Elle-même, en sa personne, augmente le nombre des perfides, c'est-à-dire qu'elle est assimilée à la catégorie des criminels, des brigands? Au lieu de tout cela, les Grecs disent : La maison étrangère est un tonneau troué, un puits étranger est étroit, il est bientôt détruit, et le scélérat périra de môme.

395 XjCs dernières lignes de ce tableau dramatique peignent l'état d'un homme ivre et ivrogne. L'ivresse est la mère de tous les vices ; et en même temps elle abrutit l'homme au point qu'il devient insensible au danger même. Les positions les plus critiques ne peuvent plus le dégourdir, et en fin de compte il est incorrigible. La version grecquQ, après la cinquième ligne, intercale ces mots : Ne vous enivrez pas de vin ; cherchez la société des honnêtes gens. Puis elle continue : Si tu regardes les bouteilles et les gobelets, tu te promèneras plus nu qu'un pilon. A la fin, etc.

' Ne sois pas jaloux des méchants

et ne désire pas d'être avec eux.

Car leur cœur médite la violence,

et leur bouche profère la peine.

Sagesse bâtit la maison,

prudence la consolide; Intelligence remplit les celliers

de biens précieux et agréables.

C'est rhomme sage qui est puissant,

c'est rhomme intelligent qui a des forces.

C'est avec la prudence que tu feras la guerre,

et la victoire dépend de la multitude des conseillers.

La sagesse est chose trop, précieuse pour le sot ; dans l'assemblée il n'ouvre pas la bouche.

Celui qui médite de mal faire, on l'appelle un intrigant.

Le péché est une affaire de folie,

et les gens détestent le moqueur.

896 La peine est, d'après le parallélisme, celle ç[u'ils causent à d*autres. 39T Comp. n» 117.

398 Comp. n»»- 46, 173, 317.

399 .402 A. la place de ces quatre distiques, on lit dans la version d'Alexandrie une série de phrases dans lesquelles on reconnaît les traces de roriginal, mais singulière* ment altérées :

Sagesse et bonnes pensées sont dans les portes des sages ;

les sages ne dévient pas des commandements de Dieu. Ils les méditent dans les assemblées;

la mort frappe ceux qui ne se laissent pas corriger. Le sot meurt de ses péchés.

L'impureté d'un homme pervers se souillera au jour du malheur et de la détresse, jusquà ce quil périsse.

399 Trop précieuse, litt. : trop élevée. Le mot est orthographié de manière qu'il peut signifier un bijou [corail?) hors de prix. En tout cas, la phrase est à prendre dans le sens ironique.

Si tu te relâches au jour de la détresse, ta force est bien peu de chose.

Sauve ceux qui sont traînés à la mort,

ceux qui marchent en chancelant au supplice, arrête-les I Si tu disais: nous n'en savions rien! —

celui qui pëse les cœurs le sait,

celui qui préserve ta vie le connaît, Il rendra à chacun selon ses œuvres.

Mon fils, mange le miel, car il est bon,

ce qui coule du rayon est doux à ton palais.

Ainsi acquiers la connaissance de la sagesse, si tu la trouves, tu auras de l'avenir et ton espérance n'aura pas été déçue.

Méchant ! ne dresse pas d'embûches contre la demeure du juste,

et ne désole pas son gite.

Car le juste peut tomber sept fois, et il se relèvera;

mais les méchants, dans le malheur, sont renversés.

Si ton ennemi tombe ne t'en réjouis point,

et ne prends pas plaisir à sa chute.

De peur que Dieu ne le voie et ne s'en fâche,

et ne détourne de lui sa colère.

402 C'est dans les moments difficiles que lliomme doit montrer toute son énergie. Si elle lui manque dans une telle occasion, c'est qu'il n'en a pas du tout.

403 II est difficile de dire s'il est fait ici allusion à quelque situation politique où il pouvait être question de sauver la vie à des victimes de la tyrannie, où si l'auteur s'élève contre la peine de mort, non pas certes en général et en théorie, mais du moins quand elle est appliquée trop légèrement ou contre la Justice. Dans ces cas il est du devoir de chaque citoyen d'intervenir en faveur des malheureux. Il n'y a pas d'excuse.

404 x«e miel sert ici seulement de terme de comparaison. Les derniers mots s'expliquent par le passage parallèle n** 390. A la fîn^ en jetant un coup d'œil rétrospectif SOT ta vie, tu trouveras que tu as bien fait de rechercher la sagesse.

406 ^i l'on voulait presser la lettre, on pourrait tirer de cette sentence le principe aussi peu recommandable que logique, qu'il est de l'intérêt de l'homme de ne point se réjouir d'un malheur arrivé à son ennemi^ de peur que ce malheur ne vienne à cesser.

Ne t'irrite point à la vue des méchauts,

ne sois pas jaloux des impies ; Car pour le méchant il n'y a pas d'avenir

et le flambeau des impies s'éteint.

Mon fils, crains Dieu et le roi ;

ne fais pas cause commune avec les rebelles. Car soudain leur ruine survient,

et la perte de tous les deux, qui la sait?

Mais nous ne pensons pas que ce soit là Tidée de l'auteur. Il part simplement de la conviction que tout malheur est Teffet de la volonté de Dieu^ et un effet mérité ; donc la Joie maligne étant chose mauvaise, un effet pareil pourrait aussi se faire sentir à celai qui s'en rend coupable.

407 Voyez n~ 390 et 100.

^08 Cette dernière sentence offre quelques difficultés. D'abord le mot hébreu que nous avons traduit par rebelles, est d'un sens douteux^ et ne se rencontre pas ailleurs. Les Grecs ont substitué à la seconde ligne cette phrase : Et ne désobéis ni à l'un ni à l'autre. Ensuite on se demande à qui il faut rapporter le mot : tous les deuwf L'auteur distingue-t-il deux catégories de rebelles, religieux et politiques? Alors la ruine est à prendre au passif, c'est celle qu'ils essuient. Ou bien n'est-il pas préférable de trouver ici l'insinuation que la rébellion contre le roi est tout aussi dangereuse que celle contre Dieu, tous les deuœ frappant subitement le coupable? Alors la ruine est à prendre à l'actif, c'est celle qu'ils infligent.

A la fin de cette troisième partie du livre, on trouve chez les Septante plusieurs sentences étrangères à l'original :

Le fils qui garde la parole est à l'abri de la ruine ;

il l'a reçue et l'accepte.

La langue du roi ne doit pas mentir,

rien de faux ne doit sortir de sa bouche. La langue du roi est une épée, et non de chair,

celui qui lui est livré sera écrasé.

Car si sa colère est excitée,

elle dévore les hommes avec nerfs et os, elle brûle comme une flanmie,

de sorte qu'il ne reste plus rien pour les jeunes vautours. Après cela, le texte grec offre ce qui forme en hébreu les 14 premiers versets du chap. XXX.

Autres maximes des sages.

Être partial en justice ne vaut rien.

Qui dit au coupable: tu es innocent,

les gens le maudissent,

le public le déteste.

Celui qui sait châtier s'en trouve bien ;

à lui revient bénédiction et bonheur.

Qui donne une réponse juste, donne un baiser.

Soigne tes affaires au dehors^

et mets- les en bon état aux champs :

Après tu bâtiras ta maison.

Ne rends pas témoignage contre un autre, sans cause : au risque de tromper par tes paroles.

409 Gomp. n? 250. Au lieu de châtier, on pourrait peut-être traduire dans un sens plus général : bien juger.

410 Le baiser est censé être la chose la plus agréable à celui qui le reçoit.

411 D'abord le travail et puis le comfort. Peut-être la maison est-elle mise pour la famille ; alors on expliquerait : D'abord du pain et puis la famille.

41 S Traduction très-libre d'une sentence dont l'idée n'est pas très-claire. Nous admettons que l'auteur a voulu parler d'un témoignage rendu précipitamment, non demandé officiellement. La seconde ligne, d'après la ponctuation reçue, parait être une question : Voudrais-tu tromper ?

Ne dis pas : comme il m'a fait a moi^

ainsi je lui ferai à lui, Je rendrai k cet homme la pareille.

J'ai passé près du champ d'un paresseux^

et près de la vigne d'un homme sans intelligence Et voilà que les orties y poussaient partout,

le sol était tout couvert de ronces,

et la clôture de pierres ruinée.

Quand je vis cela, je le pris à cœur^

je le contemplai et j'en tirai une leçon : « Un peu dormir, un peu sommeiller,

un peu croiser les bras au lit — Et la pauvreté va t'arriver comme un vagabond^

et la misère comme un homme armé. »

•il3Comp. n° 321.

•^^^ Les quatre dernières lignes sont la reproduction textuelle dechap. VI, 10, 11. — Les traducteurs grecs ont compris que le paresseux ou plutôt rhomme inintelligent est comparé à un champ où croissent les ronces, etc. — Ici ils font suivre immédiatement le texte du chap. XXX, 15 au chap. XXXI, 9.

Suivent eucore des proverbes de Salomon recueillis par les gens de

Hizqiyali roi de Juda.

C'est la gloire de Dieu de cacher les choses, c'est rhonneur du roi de les découvrir.

Comme la hauteur du ciel et la profondeur de la terrc^ le cœur dos rois est insondable.

Otez les scories de Targent,

et Torfèvre en fera sortir un vase ; Otez le méchant de la présence du roi^

et son trône sera affermi par la justice.

Ne fais pas le glorieux devant le roi,

ne te mets pas à la place des grands : Car mieux vaut qu'on te dise : monte ici,

que si Ton te faisait descendre, en présence des nobles

que tu aurais vus.

415 1^8 choses que Dieu cache sont ses propres desseins ; colles que le roi (juge) doit découvrir, ce sont les desseins ou les actes des autres.

416 Litt. : Le ciel quant & sa hauteur, etc. — Ainsi la pensée intime des princes est également difiScile à connaître, comme celle de Dieu.

411 Comp. n« 196.

418 XjUC XI V, 8 suiv. La dernière ligne insinue que la honte consisterait précisément en ce qu'on aurait pénétré jusqu'auprès des grands, de manière qu'ils seraient eux-mêmee témoins de l'humiliation.

Ne te hâte pas de commencer un procès^ autrement que ferais-tu à la fin, si l'autre te confond?

vm.

Plaide ton procès contre ta partie^

mais ne révèle pas le secret d'un autre,

De peur que celui qui t'entend ne t'injurie et que ta mauvaise réputation ne te reste.

Paroles dites à propos,

sont des pommes d'or dans des vases d'argent.

Un anneau d'or, un bijou précieux,

tel un sage maître pour une oreille attentive.

Ce que la fraîcheur de la neige est au temps de la moisson, un messager fidèle l'est à ceux qui l'envoient ; i restaure l'âme de son maître.

^1^ Cette 860 tence, qu'on rattache quelquefois à la suivante, est diversement comprise. Nous pensons qu'elle veut inculquer cette sage règle, qu'on ne doit pas commencer un procès si l'on ne sait pas qu'on doive le gagner. D'autres y voient de simples querelles, etc.

420 Si la sentence précédente déconseillait les procès, celle-ci dit qu'il y a quelque chose de pire encore. Mieux vaut encore courir les chances d'un procès que de te faire la réputation de jaseur. — A la place de ce quatrain, voici ce qu'on Ut dans le grec : Retire- toi^ ne méprise pas, pour que ton ami ne te blâme ; que ta querelle et ton inimitié ne devienne étemelle et soit comme la mort. Bienveillance et amitié donnent liberté : garde-les pour n'être pas blâmé et sois toujours disposé à la ooaciliation.

4ftl L'éloge de paroles dites a propos est aussi fait ailleurs (n<* 174). La quaation serait de savoir si les pommes d'or sont de simples oranges, et si les vase$ se trouvent réellement dans le texte. Car les traducteurs hésitent. Ailleurs^ le mot signifie /Cyirre, chose à voir, ciselure (?).

423 Comp. n° 108. — Dans la moisson il ne tombe pas de neige ; à moins que ce ne soit là qu'un simple terme de comparaison, il faudra admettre que déjà anciennement on ait eu l'habitude de conserver la glace (?) ou du moins la neige, comme on dit que cela se pratique aujourd'hui aux environs de Damas.

Des nuages et du vent et point de pluie :

tel celui qui vante sa libéralité sans rien donner.

Par la patience on gagne le juge,

et une langue douce brise des os.

Si tu trouves du miel, mange avec mesure, de peur d'en être rassasié et de le rendre.

Ne mets pas trop souvent le pied chez ton ami^

de peur qu'il n'en ait assez et te prenne en dégoût.

Marteau^ épée et flèche aiguë,

voilà ce qu'est le faux témoin.

Dent cassée et jambe qui boîte —

Voilà ce qu'est un traître dans la détresse.

Oter l'habit quand il fait froid,

verser du vinaigre sur de la potasse,

et chanter des chansons à un cœur attristé.

495 Patience et longueur du temps font plus que force ni que rage.

426 Avec mesure, litt. : ta mesure, ta proportion, ce qui suffit pour le moment. Il y aurait moyen de considérer ce distique comme la forme figurée du suivant^ et d'en faire un quatrain. Dans tous les deux, le mot : 6tre rassasié, est à prendre dans le •ens de l'excès.

429 430 X. la place de ces deux sentences, voici ce qu'on lit dans la version grecque : La dent du méchant et le pied de l'injuste périssent au jour du malheur. Comme le vinaigre ne vaut rien sur la plaie, ainsi la douleur du corps attriste le cœur. Gomme la teigne et le ver rongent le vGtement- et le bois, ainsi la tristesse ronge le cœur de l'homme. — Dans le n<* 430, les deux premières lignes préparent rassertion de la troisième qui est la principale. Les trois choses sont également absurdes.

Si ton euncmi a faim, donue-lui à manger ;

s'il a soif, donne-lui à boire :

Car tu amasseras des charbons ardents sur sa tète,

et Dieu t'en récompensera.

Le vent du nord engendre la pluie,

et les cancans font des visages sombres.

Mieux vaut être assis sur l'angle du toit,

que de partager sa demeure avec une femme querelleuse.

Bonne nouvelle venue de loin

est comme de l'eau fraîche à une ùme altérée.

Le juste qui tremble devant un méchant,

est comme une source troublée et un puits gâté.

Manger trop de miel ne vaut rien,

mais scruter les choses difficiles est un honneur.

'isi Rom. XII^ 20. La braise ardente cause une douleur insupportable (cbap. Yl, 28}; & une pareille épreuve sa raideur hostile ne résistera pas.

432 En Palestine ce n'est pas le vent du nord qui amène la pluie^ mais celui de l'Ouest ; il faudra admettre qu'on a voulu désigner le nord-ouest. — Les cancans^ litt. : la langue secrète. D'autres renversent la phrase : un visage sombre provoque des murmures, ou fait jaser les gens.

433 Répétition du n» 338.

43.') Au lieu de trembler, on peut aussi mettre chanceler ; le second vers noos fait croire qu'il faut prendre cela au sens moral, de la fausse honte, qui entraine un honnête homme à mal faire.

436 Le sens de la seconde ligne est non seulement incertain, mais absolument introuvable, et nous n'attachons aucune importance ù notro traduction, qui exprime Kebédîm au lieu de Kehodam. Le texte est en tout cas fautif. Les Septante disent : il faut honorer des paroles honorables. La Vulgate : qui sonde la majesté (divine] est écrasé par sa splendeur. De nos jours on a fait des conjectures sans nombre sur cet hémistiche sans rien proposer de plausible.

PROVERBES XXV, 28. XXVI, i-7. 253

Une ville démantelée, sans murailles,

voilà rhomme qai n'a pas d'empire sur lui-même.

* Comme la neige en été et la pluie pendant la moisson, ainsi Thonneur ne revient pas au sot.

Comme le passereau s'enfuit et Thirondelle s'envole, ainsi malédiction non méritée ne s'accomplit pas.

Au cheval le fouet, à l'àne la bride^ Au dos du sot le bâton.

Ne réponds pas au sot selon sa folie, de peur de lui ressembler.

Réponds au sot selon sa folie,

pour qu'il ne s'imagine pas être sage.

Qui fait faire ses commissions par un sot, se coupe les pieds et s'abreuve de peines.

Les jambes du perclus ne lui servent de rien ;

il en est de même de la maxime dans la bouche du sot.

441 442 Qes deux distiques^ qu'il faut bien se garder de réunir dans un quatrain, se contredisent seulement en apparence. Le premier selon suppose qu'on se donnerait la peine d'entrer dans ses vues, et qu'on lui ferait l'honneur de prendre ses questions au sérieux. Le second, au contraire, a en vue ce qu'il mérite. Les deux manières de traiter le sot peuvent donc parfaitement se combiner.

448 x^es sentences qui suivent sont de plus en plus obscures, et déjà les traducteurs alexandrins n'oflrent plus guère ici que des contre-sens évidents. Nous ne garantissons pas le moins du monde la justesse de notre interprétation. — Pour le n^ 443, comp. n»26.

444 II est clair qu'il y a ici une comparaison, et il est certain aussi que les jambes du perclus ne font pas de service. Mais personne ne sait au juste la signification du verbe qui sert aux deux hémistiches. On traduit à l'impératif : ôtez ! ou puisez I ou an présent: elles pendent. Mais tous ces verbes ne s'appliquent bien qu'à l'une des deux phrases.

Faire honneur à un sot,

c'est jeter un sachet avec des bijoux sur un tas de pierac^i

Une verge dans la main d'un homme ivre,

tel est un bon mot dans la bouche d'un sot.

Un maître fait tout par lui-même ;

un sot prend à gages le premier venu.

Comme le chien revient à ce qu'il a vomi, ainsi le sot ressasse sa sottise.

Si tu vois un homme qui se croit sage,

il y a plus d'espoir pour un sot que pour lui.

Le paresseux dit : il y a un lion sur la route, un lion rugit sur la place.

La porte tourne sur ses gonds

et le paresseux se retourne sur son lit.

445 Comp. Matth. VII, 6. — Le sens n'est pas sûr du tout. Les Septante S^* duisent : Qui attache la pierre à la fronde ressemble à qui rend honneur au sot ( qu'on n'attache pas la pierre à la fronde). D'autres modifient cette tournure, en par simplement de mettre la pierre à la fronde. (Mais quand on la lance on a touja un but.)

446 II ne peut que blesser. Pour verge, on traduit communément une (pt L'essentiel est que ce soit quelque chose qui peut causer des douleurs.

447 Ce distique est peut-être le plus obscur de tous dans ce livre ; on en comp** les interprétations par douzaines. Nous en avons mis une dans notre texte presque <o hasard. À la place du maître, d'autres mettent, le grand ouVarcher, ou beauamp. Au lieu de faire, on peut mettre : blesser, soufrir^ etc. Les premiers venus peuvent être des passants, des transgresseurs^ des gens qui disparaissent, et ainsi de suite, sans compter les changements dans les particules.

448 Comp. 2 Pierre II, 22. — Les» Septante intercalent ici un distique : Il y a une honte qui conduit au péché, et il y a une honte qui fait honneur.

449 La vanité est la plus grande sottise.

450 Comp. n» 373.

Le paresseux plonge sa main dans le plat,

il est trop fatigué pour la ramener à la bouche.

Le paresseux se croit plus sage

que sept autres qui savent répondre sensément.

C'est prendre aux oreilles un chien qui passe, que de s'emporter pour la querelle d'autrui.

Comme un fou qui lance des traits,

des flèches et la mort, Tel celui qui trompe son ami

et puis dit : mais j'ai plaisanté.

Faute de bois le feu s'éteint ;

Plus de rapporteur, plus de querelle.

Du charbon sur la braise et du bois au feu, et un querelleur pour attiser la dispute.

Les paroles d'un rapporteur sont comme des friandises, elles descendent jusqu'au fond du ventre.

452 Voyez n*» 294.

458 Paresse d'esprit est mise sur la môme ligne que paresse du corps. Au lieu de la seconde ligne, les Septants disent : que celui qui porte un message quand il est dans l'abondance.

454 XJn chien qui passe n'est pas le vôtre et vous mordra.

455 x^es Grecs mettent ici une phrase qui no donne pas de sens : Ceux qui guérissent jettent des discours parmi les hommes, le premier qui vient à la rencontre est supplanté : tels ceux, etc.

45« Comp. n« 212.

458 RépéUUon du n» 253.

Paroles chaleureuses et cœur mauvais,

C'est de la litbarge recouvrant de Targile.

En parlant, ton ennemi dissimule,

mais au dedans il prépare la trahison ; Quand il te débite des paroles gracieuses

ne te fie pas à lui :

il a sept crimes dans son cœur.

La haine se cache par l'hypocrisie,

mais sa malice se révèle dans l'assemblée.

Qui creuse une fosse y tombe,

et la pierre revient à celui qui la roule.

Langue menteuse hait ceux qu'elle attaque,

et la bouche qui te flatte travaille à ta ruine.

* Ne loue pas le lendemain,

car tu ne sais pas ce qu'il enfantera.

Qu'un autre te loue et non toi-même ;

que ce soit l'étranger et non ta propre bouche.

La pierre est lourde, le gravier pesant,

mais la mauvaise humeur d'un sot pèse davantage.

La colère est terrible, la fureur peut déborder, mais qui tiendra devant la jalousie ?

^159 La litharge est de l'oxyde de plomb fondu et cristallisé. Les Septante: D l'argent donné avec fraude doit être estimé comme un tesson.

"^01 Les rapports sociaux et publics finissent toujours par mettre chacune sa plac et par révéler le fond des cœurs.

462 II faut se représenter la pierre comme étant roulée de bas en haut.

3Iieux vaut une franche réprimande qu'un amour qui se cache.

Hj'ami (idële te frappe,

Tennemi te' prodigue les baisers.

stomac rassasié dédaigne le miel,

estomac affamé trouve doux ce qui est amer.

ommc Toiseau qui fuit son nid, tel l'homme qui fuit sa patrie.

luile et parfums réjouissent le cœur ;

la douceur d'un ami donne de la force à Tàme.

ie quitte pas ton ami, ni Tami de ton père,

et au jour du malheur ne va pas chez ton frère.

^ XUn amour qui se cache doit ôtro celui qui ne se moulro pas par des actes. Peut' à *^vit.— il lire à l'actif: un amour qui cache (c'est-à-dire qui ne vous parle pas de) vos

"traduction libre. Le texte dit litt. : les coups de Tami sont fidèles (partent ^'utte boQQe intention), nombreux sont les baisers de l'ennemi. De cette façon, l'anlit\jtHe se dessine moins bien.

On ne veut pas seulement dccouseillcr les voyages, mais on veut parler d'expattialion volontaire. Elle est contraire à la nature : l'oiseau ne fuit i»as son nid.

L'huile est ici prise dans le sens d'un objet de toilette. — Le texte de la *^Dde ligne est inexplicable et notre traduction est purement conjecturale. Rien que ^présence du pronom (la douceur de son ami) fait voir qu'il est corrompu. On traduit ordinairement : Les douces paroles venant d'une âme amie et qui donne conseil (réjouissent également), ou bien : valent mieux qu'un conseil qu'on se donne à boi- ^me. Les Septante : L'ûme est déchirée par le malheur (!).

^"^^ n est évident que la seconde ligne n'exprime pas une règle absolue ; il s*agit

de l'antithèse que nous avons déjà rencontrée au n? 269. Les liens du sang sont moins

fûn que ceux du cœur ; surtout si ceux-ci sont pour ainsi dire héréditaires. Une idée

eoalogae est exprimée au distique suivant^ qu'on regarde assez généralement comme

ooe partie intégrante de celui-ci. Le voisin prend la place de Vami de tout à l'heure^

A. T. 6« part. 17

Mieux vaut un voisin proche Qu'un frère éloigné.

Sois sage, mon fils ; tu réjouiras mon cœur^

et je pourrai répondre à ceux qui m'insultent.

Le prudent voit le danger et s'en gare ;

les simples passent outre et en portent la peine.

Prends-lui son habit ! il a cautionné un autre ; a la décharge des étrangers saisis ce qu'il a.

Si quelqu'un complimente un autre à haute voix de bon matin^ on peut supposer qu'il le maudit.

L'eau d'une gouttière au jour de l'averse

et une femme querelleuse se ressemblent. Qui voudrait l'arrêter, arrêterait le vent,

et sa main saisirait de l'huile.

biea que le lien qui Tunlt ù nous soit pour ainsi dire accidentel. Au moment da betoio, un secours à portée, dût-il être moins puissant, vaut mieux qu'un secours à chercher plus loin, fût-il éventuellement plus efficace. On voit qu'au fond l'idée n'est pas absolument la même.

4*75 Un ûls sage est un honneur pour son père ; honneur qu'il çeut faire valoir dans l'occasion. Les Septante : éloigne de toi des paroles blâmables.

4*70 Comp. n» 863.

4''" Reproduction du n° 31 5.

1''^ L'hypocrisie se reconnaît par un empressement excessif à dire le contraire de ce qu'on pense.

^"'^ Comp. n° 283. — En mettant la main dons l'iiuile on peut se salir, mais eo tout cas on ne la retient pas. — La version grecque a compris le second distique autrement : le vent du nord est un vent perçant, mais on le nomme propice I

PROVERBES XXVII, l7-2i. 259

On aiguise le fer par le fer^

et un homme aiguise l'autre .

Qui garde son figuier en mangera le fruit ; qui soigne son maître sera honoré.

Dans l'eau il y a face contre face ;

il en est ainsi du cœur^ d'homme à homme.

La mort et Tcnfcr sont insatiables,

et les yeux de l'homme le sont aussi.

Un creuset pour l'argent, un fourneau pour l'or : L'homme selon sa réputation.

•480 Nous avons dû conserver le même verbe dans les deux lignes ; mais il est bien difficile de deviner ce que l'auteur a voulu dire dans la seconde. Assez généralement on songe à la colère, à une injure. Mais il nous semble plus naturel de nous arrêter à quelque chose qui tient à l'éducation. Car on aiguise le fer pour le faire servir comme instrument ; ainsi les caractères se forment comme qui dirait par le frottement mutuel. Nous proposerions de dire polir, au lieu (i^aigniser,

482 Le sens n'est ni clair ni sûr. Notre traduction exprime l'idée qu'il y a entre les cœurs un certain rapport mutuel, comme on voit son image quand on regarde dans l'eau ; ou bien : chacun suppose à Tautre ses propres sentiments. D'autres pensent

qu'on a voulu dire qu'on apprend ù connaître les autres quand on s'étudie soi-même. Les Septante traduisent : Comme les visages ne se ressemblent pas, il en est de môme des pensées.

483 Les yeux, c'est-à-dire les désirs. Ici la version grecque intercale un distique étranger à l'original : Dieu déteste celui qui a le regard dur, et les gens mal élevés qui ne savent pas maîtriser leur langue.

484 Cela veut dire, sans doute, que le critère de la valeur d'un homme, c'est sa réputation, ce qui n'est pas toujours juste. Aussi a-t-on proposé diverses autres traductions : l'homme doit examiner s'il mérite bien les éloges qu'on lui donne ; on doit examiner s'il les mérite ; l'homme doit être examiné quand il se vante, etc. — Ici les Septante intercalent encore un distique : Le cœur du méchant cherche le mal, un cœur droit cherche Tintelligence.

Tu pilerais le sot dans le mortier, comme du gruau avec le pilou, que sa sottise ne le quitterait pas.

Regarde bien après ton bétail,

et sois attentif à tes troupeaux.

La richesse n'est pas éternelle,

et la couronne même ne passe pas à la postérité. Le foin est-il rentré, la fraîche verdure apparaît;

les herbes des montagnes sont recueillies. Les moutons servent à te vêtir,

les boucs à acheter un champ ; Le lait des chèvres te nourrit, toi et ta famille,

et fournit à Tentrctien de tes servantes.

* Le méchant prend la fuite sans qu'on le poursuive, le juste est courageux comme un jeune lion.

C'est par la faute du pays que ses chefs deviennent nombreux; avec un homme intelligent et sage l'ordre est durable.

Un homme pauvre qui opprime les faibles,

c'est une pluie torrentielle qui ne donne pas de pain.

485 Les Septante : tu le fustigerais ou milieu do l'assemblée.

486 Recommandation du soin à donner au bétail, considéré comme la base la plot solide de l'aisance , toute autre richesse (môme le diadème !) étant incertcdne et précaire. La nature pourvoit aux besoins des bêtes, celles-ci à ceux de la famille.

488 Sens très-douteux. Les Septante : Par la faute du pays il s'élève des dispatas, un homme intelligent les fait cesser. Les modernes y voient ordinairement une maxime destinée à blâmer l'esprit de révolte, d'où proviennent les révolutions politiques. Cependant le texte de la seconde ligne paraît fautif. A la lettre il pourrait signifier : le droit, l'ordre public, se prolonge par un homme sage. Mais toujours est-il que les deux membres ne forment pas une antithèse naturelle, car un seul homme sage ne peut pas empêcher les fautes du grand nombre.

489 C'est par la pluie (jiie la terre est ioconJée ; mais quand elle est trop forte, elle entraîne le bon terrain et amène plutôt la disette. Le gouvernement doit faire prospérer un pays ; si le gouverneur est pauvre lui-même (et songe à s'enrichir tout d abord), son gouvernement est une cause de ruine.

Ceux qui désertent la loi vantent les méchants; ceux qui Tobservent s'irritent contre eux.

Les méchants ne comprennent rien au droit*,

ceux qui recherchent Dieu comprennent tout.

Mieux vaut un pauvre qui marche dans son intégrité, qu'un riche dont la conduite est perverse.

Qui garde la loi, est un fils sage ;

qui hante les débauchés fait honte à son përe.

Qui augmente sa fortune par des intérêts usuriers, amasse pour quelqu'un qui donnera aux pauvres.

Si quelqu'un détourne son oreille pour ne pas entendre la loi, sa prière même est détestable.

Qui fait dévier rhounète homme de la bonne voie, tombe dans la fosse qu'il a creusée ; les gens intègres obtiendront le bonheur.

L'homme riche se croit sage;

un pauvre intelligent le mettra à l'épreuve.

Quand les justes triomphent, on fait fctc ;

quand les méchants se lèvent^ tout le monde se cache.

490 Similis simili gaudet.

491 La religion est la base de la morale.

49» Comp. n» 2^:0.

491 La richesse par elle-même ne donne pas la sagesse ; celle-ci en est indépendante! le pauvre peut l'avoir k un plus haut degré et par là prévaloir sur le riche.

202 PROVERBKS XXVIII, 13-19.

Qui veut cacher ses fautes n'y réussira pas;

qui les confesse et s'en défait obtient miséricorde.

Heureux Thomme qui vit dans la crainte ;

qui durcit son cœur tombera dans le malheur.

Un lion rugissant, un ours courant après la proie,

tel est un méchant qui domine sur un peuple pauvre.

Un prince pauvre en intelligence est riche en exactions — qui hait le mauvais lucre vivra longtemps.

Un homme charge d'un meurtre,

s'il court à la fosse, ne l'arrêtez pas I

Qui suit la voie droite sera en sûreté ;

qui s'en détourne et en suit deux, choit dans l'une.

Qui cultive son cliamp a de quoi se rassasier,

qui court après des choses vaines se repaîtra d'indigence.

^00 Cette sontouce so rattache en quelque sorte ù la précédente ; la crainte dont il est question, c'est celle du péché.

502 Les cieux lignes do ce distique ne se lient pas bien au point de vae de la syntaxe. Les commentateurs croient é\'itercet inconvénient en mettant la première ligne au vocatif : O prince^ etc. Les Septante ont une leçon plus facile en omettant une seule lettre de la premi^ro ligne : un prince qui manque de revenits (tebouot pour tehouHofj fait beaucoup d'exactions.

503 D'autres traduisent : il fuira jusqu'au tombeau^ c'est-à-dire, sa vie durant il n'aura plus do ropos. Notro traduction exprime le sens : s'il va se faire justice à luimCmc. — Aprîîs cette sonlcnce, la version f^rccquo ins^^o le n®53l, qu'elle reproduit aussi ù sa place.

ôOi îsotro traduction appuie sur le duef, qui doit curncti'riser les pcns qui se croient trtïs-prudcnts en jouont double jeu. D autres traduisent simplement : tombe soudain. •*J05 Comp. n° l'i.

PROVERBES XXVlll, 20-21. 263

Un homme intègre est comble de bénédictions; qui a hâte de s'enrichir ne restera pas impuni.

Être partial ne vaut rien ;

et tel commet un crime pour un morceau de pain.

L'homme envieux court après la richesse ;

il ne sait pas que Tindigcnce peut survenir.

Qui réprimande l'homme qui recule, sera mieux vu que celui qui le flatte.

Qui vole son père et sa mère, en disant : il n'y a pas de mal, est le camarade du brigand.

L'homme cupide excite la querelle; qui se fie à Dieu sera bien nourri.

Qui se fie à son cœur est un sot;

qui suit la voie de la sagesse échappera.

Qui donne au pauvre ne manquera de rien,

qui ferme ses yeux emportera force malédictions.

SO"? x^s deux idées sont justes^ mais nous n'en découvrons pas la liaison logique. Pour la première^ voy. n* 409.

^9 L'homme qui recule serait à prendre dans le sens moral ; mais nous ne sommes pas sûr de la Justesse de notre traduction.

510 L'excuse serait la certitude de l'héritage.

511 Se fier à Dieu est ici opposé à la cupidité, et marque^ par conséquent, la résignation et la frugalité^ ou le contentement.

5l< L'emploi du mot échapper prouve que l'auteur a en vue un danger ; le cœur, en tant qu'opposé à la sagesse^ ne peut être ici qu'une passion, un mouvement irréfléchi de l'Ame.

518 Nous dirions plutôt : qui lui tourne le dos.

2(34 PROVERBKS XXVIII, 28. XXIX, 1-6.

Quand les méchants se lèvent, tout le monde se cache; quand ils périssent, les justes se multiplient.

* Celui qui, étant repris, roidit la nuque.

Sera brisé soudain sans guérison possible.

Quand les justes sont les plus nombreux, le peuple se réjouit; quand les méchants dominent, il gémit.

Qui aime la sagesse réjouit son père ;

qui hante les courtisanes ruine sa fortune.

Par la justice un roi fait prospérer son pays ; rhomme aux impôts le ruine.

Qui flatte son prochain

tend un filet sous ses pieds.

Dans le péché du méchant il y a un piège ; le juste chante et se réjouit.

5H No 498.

515 Nous supposons quou a voulu dire: Qui ue veut écouter devra souffrir. La seconde ligne se lit aussi cbop. VI, 15.

516 Comp. n" 498, 514.

5n Comp. n° 1.

518 On peut aussi traduire : Celui qui se fait donner des présents. Nous avons préféré l'autre sens, le mot revenant aussi dans Ëzuch. XLV, 13, dans le sens d'une redevance légale.

•"îlô Le sens sera celui du n" 4G0.

5-0 Le piôge est toujours le symbole d'un danger inuvitaLlo. On paraît avoir voulu dire que, si le méchant pécho, il on porte toujours la peine ; tandis que le juste peut se relever de sa faute et se la faire pardonner. Mais l'antithèse n'est pas accusée et le texte pourrait bien être fautif. On propose de lire iarour (pour iaronn) : le juste saule par dessus et se réjouit.

Le juste prend connaissance de la cause des faibles ; le méchant n'y entend rien.

Les moqueurs soufflent le feu dans la ville ; les sages calment Tirritation.

Quand un sage dispute avec un sot,

il se fâche, il rit, et on n'en finît pas.

Les assassins haïssent l'innocent,

les honnêtes gens protègent sa vie.

Le sot fait éclater toute sa passion, le sage la refoule et la comprime.

Quand le maître écoute les mensonges,

tous ses serviteurs deviennent méchants.

Pauvre et rentier se rencontrent, Dieu les éclaire l'un et l'autre.

Du roi, qui rend justice aux pauvres, le trône est affermi à jamais.

523 C'est le sot qui se fâche et qui rit^ au lieu de produire ou d'écouter des arguments raisonnables. D'autres cependant traduisent : Qu'il se fâche ou qu'il rie — c'est-à-dire de quelque manière qu'il s'y prenne (le sage).

^2*^ La traduction de la seconde ligne esttrès-hasardée. L'original dit formellement: les honnêtes gens attentent à sa vie^ ce qui est une absurdité et prouve que le texte est corrompu. Il se pourrait qu'au lieu des honnêtes geos^ on eût à mettre un synonyme des assassins. Les Septanto cependant mettent : vengent au Heu de attentent. D'autres renversent la phrase en disant : Quant aux honnêtes gens, ils (les assassins) attentent à leur vie. On change le pronom pour obtenir une construction des plus singulières et une tautologie des plus froides.

527 Comp. n? 362 et Matth. V, 45. — Au lieu du rentier d'autres mettent le créancier ou l'oppresseur.

528 Comp. n-32'7 et iM.

Verge et réprimande donneut la sagesse ;

un garçon livré k lui-même fait honte ù sa mërc.

Quand les méchants sont les plus nombreux, les crimes se mais les justes verront leur chute. [multiplient,

Châtie ton fils : il te donnera do la satisfaction, et finira par faire tes délices.

Faute de prophètes, les gens sont sans frein ; Heureux quiconque garde la loi !

Par les paroles seules le serviteur n'est pas corrigé ; il comprend bien, mais il n'obéit pas.

Si tu vois un homme prompt à parler,

il y a plus d'espoir pour un sot que pour lui.

Vous gâtez votre serviteur des sa jeunesse ; il finira par être le petit maître.

Un homme emporté excite la querelle;

qui s'échauffe facilement fait bien des fautes.

529 Comp. n" 115, 388.

530 A. la fin le bien triomphe toujours.

532 Les prophètes et la loi ne sont pas opposés ici, comme si celle-ci était on moyen d'éducation destiné à remplacer ceux-là. Les deux sont synonymes^ Tanthithèse porte sur ceux qui en profitent ou qui les négligent. Les prophètes représentent la direction donnée au peuple par la révélation ; la loi ne signifie pas autre chose.

oU Comp. n° 419.

r>35 Le mot que nous traduisons par petit maître ^ est inconnu en hébreu, et a été traduit au hasard do ditréreutcs manières.

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