‹ La Bible (volume 3)Chapitre 64 sur 84 · TOBIE XII · texte numérisé non relu

TOBIE XII

guéri, toi aussi. Et le vieillard dit : Cela lui est dû. 11 appela donc range et lui dit : Prends la moitié de ce que vous avez apporté, et t'en vas en paix I

* Mais il les prit à part tous les deux et leur dit : Bénissez et louez Dieu, rendez-lui hommage, et louez-le, à la face de tous les vivants, au sujet de ce qu'il vous a fait. C'est une bonne chose que de bénir Dieu et d'exalter son nom, en publiant ses œuvres avec révérence. Ne vous lassez pas de lui rendre grâces. C'est bien fait que de taire le secret d'un roi, mais quant aux œuvres de Dieu, il faut les révéler eu le glorifiant. Faites le bien, et il ne vous arrivera point de mal. Le bien^ c'est la prière avec le jeûne, l'aumône et la justice. Il vaut mieux avoir peu avec droiture, que beaucoup avec iniquité. Il vaut mieux faire l'aumône que d'amasser de l'or. La bienfaisance vous préserve de la mort, et vous purifie de tout péché. Ceux qui pratiquent la bienfaisance et la justice vivent longtemps. Les méchants sont les ennemis de leur propre vie. Je ne vous cacherai rien : je viens de vous dire qu'il est bon de taire le secret d'un roi, mais qu'il faut révéler les œuvres de Dieu en le glorifiant. Eh bien, lorsque vous fîtes votre prière, toi et ta bellefille Sarra, c'est moi qui l'ai portée devant le Très-Saint pour qu'il s^en souvint; et quand tu enterrais les morts, je t'assistais également; et lorsque tu te levas de table, sans tarder, laissant là ton repas, pour aller soigner la sépulture de ce cadavre, ta bonne action ne m'était pas inconnue, j'étais près de toi^ Maintenant Dieu m'a envoyé pour te guérir, toi et ta belle-fille Sarra. Je suis Raphaël, l'un des sept saints anges qui présentent au Très- Saint les prières des hommes pieux et qui ont accès auprès de sa majesté.

*• Les deux hommes tout effrayés se jetèrent la face contre terre, car ils avaient peur. Mais il leur dit : N'ayez pas peur ! Que la paix soit avec vous, et bénissez Dieu à jamais. Car je ne suis pas venu de mon propre mouvement, mais par la volonté de notre Dieu : c'est donc lui que vous devez bénir à jamais. Pendant tout ce temps je vous apparaissais bien, mais je ne mangeais ni ne buvais ; vous n'en aviez qu'une vision. Et maintenant louez Dieu, car je remonte vers celui qui m'a envoyé, et consignez dans un livre tout ce qui vient d'arriver.

^* Quand ils se relevèrent, il avait disparu et ils proclamèrent les grandes et merveilleuses choses qu'il avait faites, et comment l'ange du Seigneur leur était apparu.

^ Le latin ajoute : Parce que tu étais agréable à Dieu, il était nécessaire de te mettre ù l'épreuve,

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