‹ La Bible (volume 3)Chapitre 76 sur 84 · BARUCH IV · texte numérisé non relu

BARUCH IV

voix vers l'Eternel; qu'il vous délivre de la main puissante des ennemis ! Moi je fonde sur l'Eternel l'espoir de votre salut, et je suis remplie de joie de la part du Dieu saiut, en songeant à la miséricorde que vous éprouverez bientôt de la part de votre éternel sauveur. Je vous laisse partir avec douleur et en pleurant, Dieu vous ramènera à moi avec joie et allégresse pour toujours. Car de même que les voisins de Sion ont vu votre captivité, de même ils verront bientôt votre délivrance, qui vous viendra de la part de Dieu, par une brillante et glorieuse manifestation de rËternel. Mes enfants, supportez avec patience la colère de Dieu qui vous a frappés. L'ennemi vous pourchasse, mais vous verrez sa ruine dans un bref délai, et vous le foulerez aux pieds. Mes tendres petits ont dû passer par un chemin raboteux, ils ont été enlevés comme un troupeau ravi par des brigands. Mais courage, enfants I élevez vos voix vers Dieu; celui qui vous a frappés se souviendra de vous. Et comme vos pensées étaient dirigées de manière à vous égarer loin de Dieu^ maintenant revenez à lui et cherchez-le avec dix fois plus d'efforts. Car celui qui a amené sur vous ces malheurs, vous accordera aussi une joie éternelle en vous délivrant.

^® Courage, Jérusalem I Celui qui t'a donné ton nom ' te consolera. Malheur à ceux qui t'ont fait du mal, et qui se sont réjouis de ta chute! Malheur aux villes dont tes enfants ont été les esclaves ! Malheur à celle qui les a reçus ' I Car de même qu'elle s'est réjouie de ta chute et qu'elle a applaudi à ta ruine, de même elle pleurera sa propre désolation. Je mettrai fin ^ à sa joie au sujet de la multitude de ses habitants, et je changerai sa fierté en deuil. Le feu viendra sur elle de la part de Dieu ^ pendant de longs jours, et le

il renchérit sur ses modèles, en mettant les paroles consolantes de sa péroraison dans la bouche même de Jérusalem qui tout à l'heure était plongée dans la plus profonde douleur. C'est lu ville devenue personne et prophétesse, qui a reçu la promesse do l'avenir et qui s'en réjouit au moment de sa plus profonde misère.

1 Non pas le nom de Jérusalem^ mais celui de la ville sainte.

2 C'est Babylone^ qui est ici censée avoir été la demeure de tous les déportés. L'auteur se trahit davantage encore, en parlant de plusieurs villes dont les Israélites auraient été les sujets. Mais cornue Ninive n'existait plus depuis longtemps^ on ne peut songer qu'aux capitales des Perses et des Macédoniens.

3 Dieu prend tout à coup la parole, comme dans les discours des anciens prophètes ; mais pour un instant seulement.

4 Allusion à l'histoire de Sodome ; il ne s'agit pas d'un sac à main armée. Seulement on ne sait pas trop bien ce que doivent signifier les longs jours et le reste du temps. Notre traduction est ici un peu libre, pour exprimer que la ruine sera complète; le feu ne s'éteindra que quand tout sera détruit, et ce sera pour toujours.

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