‹ La Bible (volume 4)Chapitre 14 sur 52 · sTmijLiCCT:o!i · texte numérisé non relu

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que celle que *ui % Éàite Da^ûi suit parôitenuait. Pourquoi donc Dieu renonce-t-il au ^pîendiiie cahemacie qu'il a commandé à Moise, que la iégemle I Chrjn. XXI. '£}. 2 «ZhroQ. I. 3 prétendait plu5 tard avoir été alors a de^ix pas «ie Jeruâaiem. à G îbe"ôn comp. 1 Rois in. 4 - d*o»i Daviii aurait pu Le taire prendre sans trop de peine l E^emment la tradition ancieDue. q^ii parlait do transport de Tarclie dans la nouveLe capitale, et de rétablissement d'an lieu de culte «ians la cité ie Efavid, ne savait rien de Texistence d'un pareil tabernacle.

Pour ce qui est de t>ibe*Ou. c était positivement un ancien lieu de culte et de pèlerinage tres-firequente. ou. comme s'exprime le texte cité en dernier lieu qui n'y voit pas de mal), c'était ia grande Bamak baut-Ueui, où l'on allait pendant tcut le règne de David^ malgré la présence de Tarc'tie a Jérusalem, et où Jéhova «qui siège sur les keroubs» de l'irciie. 2 Sam. M, 2", ne dédaigna pas d'apparaître a Salomon. En outre David et sa famille sacridaient à Bêt-Léhem 1 1 Sam. XX. 6. 2Ï^ , à IjEébrdn |2 Sam. V, 3 : XV. 7 , sur le mont des OUviers .2 Sam. XV, 32) ; eniin, il bâtit encor»e un autel sur ia colline située entre cette montagne et celle où il avait sa maison avec la tente de Tarche (2 Sam. XXIW 25». Nous ne parlons pas des lieux de culte consacrés par Salomon aux liieux étrangers 1 Rois XL 7 et qui subsistèrent pendant près de quatre siècles i2 Rois XXIII. 13).

Après les autels, les prêtres. Nous n'apprenons rien sur ceux qui p>euvent avoir fonctionné dans les autres localités, mais nous ^vons quil y en avait dtiu principaux à Jérusalem (2 Sam. VIII, 17 ; XX. 25. 1 Rois L 7 ; IV. 4», et par conséquent pas de grand-prètre unique, dans le sens de la loi. En outre, les propres fils de David sont prêtres tchap. VIII, 1. o, ainsi qu'un lalrite, c'est-à-dire un Judéen-4f'ile'adite <^chap.XX. 1. c), et un fils de Xatan I Rois IV. 5). Entiu David offre lui-même des sacrifices, comme cela se pratiquait anciennement 2 Sam. VI, 17 suiv. ; XXIV, 25: comp. 1 Rois IX. 25, et il y a même un exemple d'un sacrifice humain auquel il prêta la main 2 Sam. XXI, 6). Les Lévites ne sont mentionnés qu'une seule fois (^2 Sam. XV, 24)^.

Il est souvent question d'oracles dans l'histoire de David, mais jamais, dans ces o<xrasions. de ce que la loi i^Kx. XXVIII pres-

^ Encore ce passage soulève-t-il «îc prares <*DutH;o::s reiativemeot à son intégrité Voir la suite du récit.

crit à ce sujet. Ils sont rendus par le premier prêtre venu (2 Sam. II, 1 ; V, 19 suiv.), et généralement la chose indispensable pour lopération est une image plaquée (1 Sam. XXI, 9; XXIII, 6; XXX, 7). Il n'y a rien là d'étonnant quand on se rappelle que David avait des idoles dans sa propre maison (1 Sam. XIX, 13), lesquelles, à ce qu'il paraît, servaient aussi à rendre des oracles et ont subsisté à cet effet jusqu'à l'exil. 2 Rois XXIII, 24. Zach. X, 2. Ez. XXI, 26.

Quant aux fêtes, les textes n'en mentionnent qu'une seule, celle de la tonte des brebis (1 Sam. XXV, 2). Les quelques allusions à la législation civile, qu'on rencontre dans l'histoire de celte époque, ne cadrent pas avec les prescriptions de la loi mosaïque. La loi sur les degrés prohibés (Lév. XVIII, 11) est inconnue à la famille de David (2 Sam. XIII, 13). La règle établie par David pour le partage du butin (1 Sam. XXX, 24 suiv.) diffère notablement de celle du code (Nomb. XXXI, 25 suiv.). Quand un malheureux menacé de mort veut s'y soustraire en cherchant un asile, il se réfugie vers l'autel (1 Rois II, 28), et non dans l'une des villes désignées par la loi.

Nous aurions beau jeu si nous voulions rappeler les faits qui prouvent que les premiers rois n'étaient pas trop strictement monothéistes. Quant à Salomon, son biographe l'avoue explicitement (1 Rois XI) ; Saul, lonatan et David ont des fils qui porlen t le nom du dieuBaal, 1 Ghron. VIII, 33 suiv.; XIV, 7. Dans le livre de Samuel II, 5, 16 le nom de ce dernier a été changé.

Ainsi les livres des Juges et de Samuel sont partout en désaccord avec la loi, ou plutôt il faut dire que les représentants les plus autorisés de la théocratie, les héros suscités par Jéhova et miraculeusement soutenus par lui dans leurs luttes patriotiques, le grand prophète Samuel, le roi David lui-même, agissent en toutes choses de manière à faire voir qu'ils ignorent l'existence d'un code émané directement de Dieu, et condamnant les procédés qu'ils se permettent selon les coutumes de leur temps. Nous devons même penser que les rédacteurs de leur histoire n'en savaient rien non plus.

Il en est autrement des livres des Rois, rédigés au plus tôt vers le milieu du sixième siècle avant Jésus-Christ. Là nous voyons que l'auteur attache partout la plus grande importance à la centralisation du culte, à l'unité absolue de l'autel aux sacrifices, et qu'il ne manque jamais de blâmer les princes, même ceux pour

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lesquels, à d'autres égards, il n'a que des éloges, au sujet de lî tolérance qu'ils ont pour les actes du culte accomplis hors di sanctuaire de Jérusalem. Il met même dans la bouche de DairV mourant (1 Rois II, 3) la recommandation formelle adressée i son successeur de se conformer en toutes choses à la loi écrit de Moïse, dont la stricte observation assurerait la prospérité d son règne.

Mais ce n'est pas ici le moment d'examiner à fond les textes d cet autre ouvrage, pour en apprécier le témoignage. Il non reviendra dans Tordre chronologique, et il en sera fait tel usag que de droit. En général, nous avons déjà plusieurs fois eu TooGa sion de constater que, par les historiens hébreux, nous apprenon plutôt rétat des choses tel qu'il était de leur temps, que tel qu'i doit avoir été dans les périodes antérieures dont ils nous entre tiennent.

On devrait s'attendre à ce qu'au moins les Prophètes invoqueraient fréquemment l'autorité de la loi mosaïque, dont ils étaictt les interprètes officiels d'après l'opinion vulgaire. Quand uw société d'hommes, unie par une communauté de sentiments poli tiques ou religieux, est fondée sur une constitution écrite, le chefs ou directeurs de cette société ne manquent jamais de die cette charte, soit d'une manière générale, soit quant à se articles, partout où ils en éprouvent le besoin. Ils donnent ainsi i leurs paroles, à leurs enseignements ou à leurs menaces, u» sanction et une force, qui autrement pourrait leur faire défaut Cela s'est vu et se voit tous les jours dans l'Église comme da» la Synagogue et dans la Mosquée. Or, personne ne niera que le prophètes avaient pris à tâche de diriger le peuple israélite daD la voie du devoir religieux et social. Dans leurs prédications dont nous possédons heureusement des monuments aussi nom breux que dignes d'admiration, ils avaient donc le plus graw intérêt à rappeler à leurs auditeurs ou lecteurs que tout ce qu'il leur disaient était consigné depuis des siècles dans des livre connus de tous, et qui devaient jouir d'une autorité d'autant plu: grande qu'ils joignaient le privilège d'une haute antiquité à celu d'une origine exceptionnellement sacrée. En effet, on nous assun «qu'ils ne cessent d'exhorter les Israélites à l'obéissance due àlJ

loi PMsatfue.ii On affirme «que leurs paroles et leurs actes tendent à inspirer au peuple un respect persévérant pour la loi de Moïse. i^ On déclare «qu'il n*est aucune partie du Penlaletcçiie qui ne serve de texte à leurs discours, leurs commentaires et leurs appels.» Nous devons déclarer de notre côté que nous n'avons rien trouvé de tout cela dans les livres des prophètes du huitième et du septième siècle, c'est-à-dire de ceux antérieurs à Jérémie ; rien qui ressemble à une citation, rien qui se fasse reconnaître comme un commentaire sur un texte ancien et ofliciel. Le nom même de Moïse n'y paraît qu'une ou deux fois. Osée (chap. XII, 14) se contente de rappeler que Jéhova a ramené le peuple d'Egypte sous la conduite tutélaire d'un prophète qu'il ne nomme pas même. Michée (chap. VI, 5) mentionne le même fait, en signalant comme les envoyés libérateurs de Dieu, Moïse, Aharôn et Miryam, placés sur la même ligne. En général, les allusions à V histoire mosaïque sont assez fréquentes chez les prophètes (§ XX). De lois, et de lois écrites, il n'est rien dit, ni dans les passages cités, ni ailleurs. Il faut descendre jusqu'à Jérémie (chap. XV, 1) pour en trouver un troisième,X)ù Moïse et Samuel sont nommés ensemble comme des hommes avec lesquels Jéhova a entretenu des rapports particuliers. Cependant nous verrons tantôt que Jérémie appartient à une autre catégorie de témoins.

Mais peut-être, si le nom y mant[ue, trouvera-t-on dans les écrits des anciens prophètes des citations indirectes de lois mosaïques, qui nous permettraient d'entrevoir chez eux une certaine connaissance du code qui les contenait? La question étant ainsi posée, on nous signale aussitôt le fréquent emploi qu'ils font du mot de torak, qu'on traduit partout par loi. Nous ne nierons point que, dans le langage du judaïsme des derniers siècles, cette signification ait été assez généralement acceptée, et que ce terme désignait dès lors précisément l'ouvrage qui fait en ce moment l'objet de nos études ^ Mais nous maintenons, avec une conviction tout aussi fermement arrêtée, que cette signification est étrangère à l'ancienne littérature hébraïque. Nous savons par l'étymologie et par le dictionnaire que la notion inhérente au mot lomA est celle d'une instruction quelconque 2, et de nombreux

^ La Torah était Vinstruction par excellence, comme la Bible est le litre par excellence, et le Qoran la leçon par excellence.

S Prov. I, 8 ; III, 1 ; IV, 2 ; VI, 23 ; VII, 2 ; XIII, 14 ; XXXI, 26. Psaume LXXVIII, 1. Job XXII, 22. Lam. II, 9 Gen. XXVI, 5, etc.

passages prouvent avec la dernière évidence que celle notio était présente à l'esprit des prophètes qui se servent du mot^ l verbe horah^ d'où le substantif est dérivé, signifie partout i» Iruire, et nulle part légiférer'^.

Notons maintenant qu'aucun prophète de ces temps-là n'insis sur l'observation des rites, et que plusieurs, au contraire, parlent plus que dédaigneusement, voy. Amos IV, 4; V, 2 Osée VI, 6. Ésaie I, 11 s. Osée (chap. III, 4) va jusqu'à metl les sacrifices sur la même ligne que les formes illégales du cull Le prophète Élie se plaint de ce que Us autels de Jéhova aie été détruits (1 Rois XIX, 10), et lui-même sacrifie hors de Jér salem. L'autel sur lequel Amos (chap. IX, 1) voit apparaître Seigneur, n'était pas non plus dans cette ville. Le prophète qui écrit Deut. XXXIII, 19, mentionne les pieux sacrifices que I tribus de Yiî^^akar et de Zebouloun offraient sur le mont TalK Le passage d'Amos V, 25 s. prouve que ce prophète n'a p lu le Pentateuque (voyez notre commentaire). Dans Ésai chap. XXIX, 13, les rites sacrés, observés habituellement i temple, sont appelés des prescriptions humaines en opposili* avec les lois morales émanées de Dieu. D'autres passages p raissent faire allusion à des rites étrangers au code mosaïq (Es. XXX, 29 s. Amos V, 23). Les fêtes instituées dans le co sont inconnues, par exemple la Pàque mosaïque (2 Rois XXIII, 2 et celle des tabernacles (Néh. VIII, 14, 17), bien que Irès-cerli nement des fêtes analogues, de printemps et d'automne, aie toujours été célébrées (Os. IX, 5; XII, 10. Es. I, 14, etc.). L prophètes antérieurs à Jérémie fout assez rarement mention d prêtres, et tant s'en faut qu'on retrouve dans leurs discours u trace de la haute dignité dont le code les revêt (loël, I, 9, 1 II, 17. Os. IV, 4, 9; V, 1; VI, 9. Es. VIII, 2; XXVUI, Mich. III, 11. Soph. I, 4); quant aux Lévites, ils n'en parle

I É8. 1, 10 ; II, 3 ; V, 21 ; VUl, 16, 20 ; XXX, 9. Amos II, 4. Os. IV, 6 ; Vl 1, 12. Mich. IV, 2. Hab. I, 4. Hagg. II, 11. Jér. XVIII, l8. Ez. VII, 26. So III, 4. Dans aucun de ces passages il n'est nécessaire de songer au code mosaïque, d plusieurs c'est mCme impossible.

«Gen. XLVI,28. Ex. IV, 12, 15; XXIV, 12. Lév. X, 11 ; XIV, 57. D» XVII. 10; XXXIII, 10. Juges XIII, 8. 1 Sam. W\, 23. 1 Rois VIII, 36. 2 î XVII, 27. Prov. IV, 4, U ; V, 13. Psaumes XXV, 8, 12 ; XXVII, il ; XXXII, XLV, 5: LXXXVI, 11 ; CXIX, 33. 102. Job VI, 24 ; VIII, 10 ; XII, 7 ; XX^ 11 : XXXIV, 32 ; XXXVI. 22. — Es. II. 3 : IX, 14 ; XXVIII. 9, 26. Os. X, Mich. III, U ; IV, 2. Hab. II, 18. Ezéch. XLI V. 23, etc.

point. Leur nom se rencontre pour la première fois chez Jérémie (chap. XXXIII, 18), OÙ ils sont assimilés aux prêtres ^ Enfin Ésaïe, dans sa vision (chap. VI), se trouve dans Tintérieur du lemple, en face du trône de TÉternel; s'il avait connu la loi du Pentateuque, une pareille scène n'aurait pu se présenter à son imagination même dans une vision, puisqu'elle impliquait le fait d'un sacrilège.

Nous pourrions nous arrêter ici pour le moment. Nous avons déjà fait remarquer en passant que Jérémie est le premier prophète chez lequel on trouve des traces positives d'une loi écrite, et par ce motif nous reviendrons à son livre à une occasion ultérieure. A plus forte raison, les livres hébreux postérieurs à la destruction du temple de Salomon se placeront-ils dans une autre partie de notre introduction historique.

Cependant nous éprouvons le besoin de consacrer ici quelques lignes à trois autres écrits réputés fort anciens, qu'on a également allégués pour y signaler des allusions à la loi mosaïque, et même des citations directes et positives du code. Ce sont les Psaumes, les Proverbes et Job. Il convient de ramener cet argument à sa véritable portée.

Le livre de Joh, dit-on, est «empreint du caractère mosaïque». On a eu raison de se borner à cette assertion générale, sans essayer de l'appuyer par des textes. Car on aurait été bien en peine d'en découvrir un seul qui prouvât quoi que ce soit dans ce sens. Aussi rien ne nous a étonné comme cette affirmation gratuite et téméraire. Elle ne saurait avoir de valeur qu'aux yeux de gens qui n'ont jamais lu ce livre, et elle nous fait soupçonner que ceux qui, de nos jours, ont osé la formuler, ont été dans le même cas. Au siècle passé, les défenseurs de l'origine mosaïque du Pentateuque ont été à peu près unanimes à dire que le livre de Job doit être plus ancien encore que le code, parce qu'il n'y a pas de trace de Texistence de celui-ci dans tout le poëme, et qu'il est facile de constater que ni Job lui-même, ni le poète qui Ta immortalisé, n'avait aucune connaissance de ses prescriptions les plus fondamentales. Même au commencement de notre siècle cette opinion était encore un article de foi dans la sphère orthodoxe. Le fait que la religion professée par les interlocuteurs est le mono-

1 Le passage Zach. XII, 13, qui d'ailleurs ne contient rien qui puisse servir à la critique, dans n'importe quel sens, est probablement d'un contemporain de Jérémie.

théisme le plus absolu et en même temps le plus sublime, ne nous autorise pas à la regarder comme dépendante de la loi mosaïque. Le poète la met dans la bouche de cinq sheikhs arabes, membres d'un peuple que le Pentateuque ne connaît pas comme monothéiste. Aussi le choix de son cadre déjà trahit-il un point de vue différent. S'il présente Job comme le prêtre sacrificateur de sa famille, ce n'est certes pas de la loi mosaïque qu'il s'est inspiré. La figure de l'ange accusateur, qui vient desservir les hommes auprès de Dieu quand celui-ci tient sa cour, n'est pas non plus empruntée à cette source-là. Mais il n'est pas besoin de nous arrêter à ces détails. Le sujet même du poëme, le problème du but du mal, ou, si l'on veut, la recherche d'une base pour la théodicée, accuse un ordre d'idées totalement différent de celui qui se révèle dans le ritualisme lévi tique.

Quant aux Psaumes et aux Proverbes, l'argument qu'on prétend en tirer pèche par un autre côté. Les psaumes, dit-on, sont l'écho de la loi, et pour preuve on ajoute que les Juifs les ont divisés en cinq livres, et qu'ils parlent de la création, des patriarches, de l'histoire des Israélites, des promesses qui leur ont été faites et des œuvres surnaturelles de Dieu. Nous ajouterons de notre côté qu'il y est souvent fait mention de la loi écrite, ce qui est, nous semble-t-il, chose plus importante encore que les allusions à des histoires qui pouvaient être connues par la tradition orale. Mais qu'est-ce à dire ? Cet argument peut avoir une valeur relative aux yeux de ceux qui croient naïvement que tous les psaumes, du premier jusqu'au dernier, ont été composés par le roi David. Il ne prouve rien du tout au gré de ceux (et nous sommes du nombre) qui sont convaincus que cette opinion a tout aussi peu de fondement, et moins encore, s'il est possible, que celle qui affirme l'antiquité du Pentateuque. Oui, les psaumes sont en grande partie postérieurs à la législation du Pentateuque. Mais cela ne saurait préjuger la question de l'antiquité de celle-ci, parce que, entre l'époque de Moïse et celle de la composition de la plupart des psaumes il y a un écart de dix à treize siècles, dans le cours desquels il y a assez de place pour la rédaction d'un code qui, comme nous le verrons tantôt, a mis du temps à se former.

Pour ce qui est des Proderbes, nous pourrions nous contenter de faire les mêmes réserves. Car nous croyons avoir prouvé irréfragablement que le livre qui porte ce nom ne date pas du siècle

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