‹ La Bible (volume 4)Chapitre 35 sur 52 · JOSUÉ V, 9-15. VI · texte numérisé non relu

JOSUÉ V, 9-15. VI

rÉlernel dit à Josué : Aujourd'hui j'ai ôlé de vous * ropprobre d'Egypte, et l'on appela ce lieu G'ilgal, jusqu'à ce jour.

*®Les Israélites campèrent au G'ilgal* et firent la Pâque le soir du quatorzième jour de ce mois ' dans les plaines de leriJI^o. Et dès le lendemain de la Pâque, ce jour-là même * ils mangèrent du pain non fermenté et du grain rôti, du produit du pays. Et le lendemain du jour où ils mangèrent des produits du pays la manne cessa, et il n'y en eut plus pour les IsraéÛtes et dès cette année ils se nourrirent des denrées du pays de Canaan.

"Lorsque Josué se trouvait à lerît^o, il arriva qu'en levant les yeux il vit un homme placé en face de lui et tenant à la main une épée nue. Josué alla à lui et lui dit : Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? Et il répondit : Non ! mais je suis le chef de l'armée de

l'Étemel; or, je suis venu Alors Josué se jeta la face contre

terre et se prosterna, et lui dit : Qu'est-ce que mon seigneur veut dire à son serviteur? Et le chef de l'armée de l'Éternel dit à Josué : Ote tes sandales de tes pieds, car l'endroit où tu te trouves est sacré. Et Josué fît ainsi *.

* Cependant leri^o se fermait, et était fermée à cause des Israélites : personne n'entrait ni ne sortait. Et l'Éternel dit à Josué : Vois-tu, je te livre lerî^o et son roi, ces vaillants guerriers. Vous marcherez tout autour de la ville, tous vos hommes de guerre, en faisant une fois le tour de la ville : vous ferez cela durant six jours. Et sept prêtres porteront sept trompettes d'alarme devant l'arche, et le septième jour vous ferez sept fois le tour de la ville et les prêtres sonneront des trompettes. Et au son du cor d'alarme, quand vous entendrez le son des trompettes, tout le peuple poussera de grands

^ Litt. : j'ai roulé (comme on roule une pierre, une grosse charge). Étjmologie trèshasardée du nom de G'ilgal^ qui signifie plutôt cercle que roulement. Il y a d'ailleurs plusieurs localités du même nom, circonstance qui à elle seule fera rejeter cette étymologie. — L'opprobre de l'Egypte, c'est la servitude, et cette notion ne pouvait en aucune façon s'attacher à une localité cananéenne.

* Ceci se rattache au chap. IV, 19. Sur ce verset et chap. V, 10-12, voyez l'Introduction, p. 21 2.

8 Exod. XII, 6.

4 Le 15* du mois, d'après notre manière de compter.

^ Si ce fragment a un sens dans l'état en apparence imparfait dans lequel il se trouve, ce ne peut être qu'une autre version de la tradition relative à la consécration du G'ilgal. C'est encore un être divin qui y converse avec Josué. Seulement ici c'est sa présence qui rend le lieu saint (Ex. III, 5), plus haut, c'étaient les pierres monumentales. Les G'ilgals étaient certainement d'antiques lieux de culte, peut-être cananéens, et conservés ensuite comme tels par les Israélites, dont la tradition théocratique ennoblissait les origines.

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cris; aussitôt la muraille de la ville tombera sur place et le peuple y montera, chacun droit devant lui. • Alors Josué, le fils de Noun, appela les prêtres et leur dit : Prenez l'arche de l'alliance, et que sept prêtres portent sept trompettes d'alarme devant l'arche de l'Éternel. Puis il dit au peuple : Mettez- vous en marche, faites le tour de la ville, et que l'avant-garde * marche devant l'arche de l'Éternel. Et quand Josué eut donné ses ordres au peuple, sept prêtres portant sept trompettes d'alarme passèrent devant l'arche de l'Éternel et sonnèrent des trompettes et l'arche de l'alliance de l'Éternel les suivit. Et l'arrière-garde marcha devant les prêtres qui sonnaient des trompettes et l'arrière-garde suivit l'arche, et l'on sonnait des trompettes pendant la marche. Josué avait fait cette recommandation au peuple : Vous: ne crierez pas, vous ne vous ferez pas entendre et pas une parole ne sortira de votre bouche jusqu'à ce que je vous dise : Criez ! alors vous crierez. ^*Et quand il eut fait faire à l'arche une fois le tour de la ville, ils rentrèrent dans le camp et ils y passèrent la nuit. Le lendemain Josué se leva de bon matin et les prêtres prirent l'arche de l'Éternel, et sept prêtres portant sept trompettes d'alarme marchèrent devant l'arche de l'Éternel et sonnèrent des trompettes en marchant, l'avantgarde les précédant et l'arrière-garde suivant l'arche, et l'on sonnait des trompettes pendant la marche. Et ils firent le tour de la ville une fois ce second jour, puis ils rentrèrent au camp. Ainsi firent-ils durant six jours. Et le septième jour, dès le lever de l'aurore, ils se mirent à faire le tour de la ville dans le même ordre, sept fois; ce fut le seul jour où ils firent sept fois la tour de la ville. **Et au septième tour, les prêtres ayant sonné des trompettes, Josué dit au peuple : Criez ! car l'Eternel vous livre la ville, et la ville sera mise au ban pour l'Eternel avec tout ce qui s'y trouve. La seule Rahab, la courtisane, aura la vie sauve, avec tout ce qui se trouvera dans sa maison, parce qu'elle a caché les messagers que nous avions envoyés. Seulement vous serez sur vos gardes à l'égard de ce qui est mis au ban, de peur d'en prendre pendant que vous exécutez le ban, et d'appeler ainsi le ban sur le camp d'Israël lui-même et de le ruiner^ Tout l'argent et tout l'or, et tous les objets d'airain et de fer, seront consacrés à laheweb et entreront dans son trésor.

' Traduction faite au hasard ; il est évident que l'auteur veut distinguer deux corps de troupes (v. 9, 13) marchant l'un devant l'arche et l'autre derrière. Autrement on traduit le mot employé ici par : hommes équipés.

*^ Le han (Lév. XXIII, 14; XXVII, 28) consistait à détruire hommes, bêles et biens en l'honneur du Dieu national, en lui reservant le métal. En prenant pour soi-même quelque chose de ce qui était ainsi consacré, on attirait sur soi ce même ban, c'est-à-dire la vengeance divine.

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