‹ La BibleChapitre 3 sur 61 · IV · texte numérisé non relu

IV

Néhém. VII, 73-Vni, 12.

Ce tableau nous suggère immédiatement plusieurs observations. D'abord nous voyons que ce second livre dit d'Esdras comprend des éléments des trois textes que nos Bibles considèrent comme trois ouvrages distincts (Chronique, Esdras, Néhémie). Ensuite nous y signalerons l'omission des sept premiers chapitres

du livre de Néhémie, c'est-à-dire tout juste du grand fragment des mémoires authentiques de ce personnage, inséré dans la Chronique. Puis nous ferons remarquer que la nouvelle rédaction comprend un morceau (chap. III, IV, V, 1-6) étranger aux textes hébreux. Nous reviendrons sur ces faits plus ou moins dignes d'examen. Il y en a un autre encore, de moindre importance : dans le récit de la seconde rédaction grecque. Tordre des matières est tant soit peu interverti, en ce que la plus grande partie du chap. IV hébreu se trouve maintenant placée avant les chap. II et in. Enfin nous signalerons en passant, mais comme une chose très-indifférente, la coupe arbitraire et la longueur très-inégale des chapitres. Souvent déjà nous avons eu l'occasion de constater la légèreté avec laquelle a été fait ce malheureux morcellement de nos livres bibliques et nous n'en avons tenu aucun compte dans notre traduction.

Disons maintenant que ce livre (en tant qu'il s'agit des parties comprises dans notre tableau) n'est au fond qu'une autre traduction du texte hébreu que celle des Septante, traduction beaucoup plus libre que celle-ci, et écrite dans un style plus châtié. Les innombrables variantes, notamment dans les noms propres et dans les chiffres, doivent être mises, dans la plupart des cas, sur le compte des copistes. On peut en ramener un certain nombre à des méprises du second traducteur et à des diversités de leçons dans l'original qu'il avait sous les yeux. Mais au fond, des variantes pareilles se produiraient partout où deux traductions d'un même original seraient faites indépendamment l'une de l'autre. Dans la grande majorité des cas ces différences n'ont plus pour nous aucun intérêt. Aussi n'en relèvefons-nous l'une ou l'autre que très-exceptionnellement dans nos notes, et quant à rédiger, à notre tour, une traduction complète de ce second texte, nous n'y avons jamais pensé. La science moderne s'en tient au texte hébreu ; elle utilise au besoin les deux traductions grecques, ainsi que les autres versions qui datent des premiers siècles, pour contrôler les leçons douteuses ou les passages obscurs de l'original ; mais elle ne leur accorde pas autrement une valeur propre, en vue de laquelle il faudrait dans le présent cas s'imposer xm double travail. Cependant il convient de faire observer que l'historien Josèphe, dans la partie de son grand ouvrage où il arrive à traiter la période qu'embrassent les deux livres d'Esdras, a pris pour guide cette seconde rédaction, ce qui

prouve, sinon que ce fut la seule connue de son temps, du moins qu'elle jouissait, dans sa sphère, d'une considération plus grande que l'autre.

Nous ne pouvons nous empêcher de reproduire ici une observation que nous avons déjà faite, en passant, à une autre occasion. En examinant cette rédaction, nous sommes surtout frappés de ce fait que Fauteur, qui travaillait évidemment sur un original hébreu que nous possédons encore, paraît avoir soudé les uns aux autres des textes aujourd'hui répartis entre trois livres différents. A première vue, on sera porté à dire que nous n'avons là qu'une compilation faite dans un but spécial. Ce serait, comme nous l'avons déjà dit, l'histoire du temple depuis los'iyah jusqu'à Esdras, dans laquelle l'auteur n'aurait pas jugé à propos de faire entrer les détails étrangers à son sujet, compris dans la première partie du livre de Néhémie. Cependant, à y regarder de plus près, cette manière de voir n'explique pas tout. D'un côté, le récit commence au beau milieu de l'histoire du roi los'iyah, d'une façon peu intelligible pour quiconque n'aurait pas connaissance de ce qui précède dans le livre des Chroniques ; de l'autre, il se termine, d'une manière plus abrupte encore, au milieu de la description d'une fête (Néh. VIII, 12). Cela ne doit-il pas nous faire soupçonner que nous n'avons pas là un ouvrage complet, achevé, arrondi, mais un simple fragment? Et ce soupçon sera autorisé, lors même que l'on voudrait maintenir l'opinion énoncée tout à l'heure, savoir que c'est une compilation. Mais nous irons plus loin ; nous croyons voir ici une preuve de plus qu'à Tépoque où cette traduction fut faite, les trois livres des Chronique^ d'Esdras et de Néhémie formaient encore un seul tout.

La critique s'est trouvée sans moyen d'expliquer nettement pourquoi, dans cette autre rédaction, les faits relatifs aux obstacles suscités aux émigrés sous le roi Artahs'as'te (Esdras hébreu, chap. IV, 7, 12-24j se trouvent placés avant le récit de ce qui est arrivé dans les premiers temps sous Cyrus même (chap. III ; IV, 1-5). De quelque manière qu'on envisage ce fait, la chronologie n'y trouvera pas son compte. Tout ce que nous pouvons dire c'est qu'elle n'est pas respectée davantage dans l'ancien texte (voyez la note sur chap. IV, 6 et 24). A l'égard de celui-ci, nous avons essayé de sortir d'embarras en supposant que l'auteur, puisant à des sources différentes, n'a pas réussi à

subordonner les divers détails qu'il raconte aux conditions que devait lui imposer leur succession naturelle, et qu'il a été amené ainsi, involontairement sans doute, à embrouiller les faits d'une manière assez palpable. Le second traducteur pourrait avoir entrevu ce désordre, et avoir voulu essayer de le faire disparaître en substituant à Tordre chronologique, d'ailleurs déjà dérangé, ime espèce de rédaction pragmatique, d'après laquelle il racontait d'abord les empêchements opposés aux colons, même longtemps après leur retour, sauf à aborder ensuite seulement la marche de leur entreprise. Nous donnons cette explication pour ce qu'elle peut valoir.

Il y a un autre fait à relever qui nous intéresse davantage. On aura remarqué que les chap. III et IV du nouveau texte grec ne correspondent à aucune partie du texte hébreu. En effet, il y a là un phénomène curieux d'interpolation qui demande à être examiné de plus près. Les deux chapitres en question contiennent, comme nous l'avons déjà dit ailleurs (Ane. Test., G"" partie, page 623), un joli et spirituel -conte moral, dans lequel Zeroubbabel, le chef de la première colonie d'émigrés, joue le principal rôle. Ce conte, dont l'auteur a été incontestablement un Juif helléniste, a dû exister d'abord à part, comme une élucubration de quelque moraliste, et sans la moindre prétention à la valeur d'un document historique. Car il suppose que Zcroubbabel vécut à la cour du roi Darius et que ce fut ce roi de Perse (et non Cyrus) qui accorda aux Juifs la permission de rentrer dans leur pairie, et il met cette permission dans un rapport intime avec les discours philosophiques qui forment sa substance. Comment cette pièce se trouve-t-elle aujourd'hui encadrée dans l'histoire de la restauration avec laquelle elle est dans la plus flagrante contradiction? Est-ce le traducteur qui s'y est laissé prendre, et qui, en trouvant quelque part cet opuscule, a cru mettre la main sur la relation d'un fait authentique, par l'insertion de laquelle il pensait compléter celle de son original hébreu? Ou bien est-ce une main plus récente, égarée par une supposition semblable, qui a ainsi enrichi le texte grec ! A ces questions nous ne saurions trouver de réponse péremptoire. La seconde expUcalion peut sembler plus acceptable que la première ; cependant ce qui va suivre est de nature à faire préférer celle-ci. Quoi qu'il en soit, ce conte n'a pas dû être négligé par nous, puisqu'il faisait partie intégrante de la Bible de l'ancienne ÉgUse chré-

A. T. 4« part. 4

tienne et du moyen âge. Mais nous l'avons distrait de l'ouvrage dans lequel il se trouve inséré mal à propos, et nous lui avons donné la place qui lui revient à bon droit, en le joignant aux autres contes moraux de la littérature juive des derniers temps. Il est plus difBcile encore de dire d'où viennent les six premiers versets du cinquième chapitre, lesquels, selon toute apparence, sont traduits de l'hébreu et manquent pourtant dans le texte authentique de l'original. Gomme ils ne peuvent avoir appartenu à ce dernier, nous les insérons ici, pour que nos lecteurs puissent mieux apprécier les observations qu'ils nous suggèrent :

Après cela furent choisis dans chaqvs clan les chefs de famille qui devaient conduire les èmigraniSy avec leurs femmes^ leurs filSy leurs filles, leurs esclaves des deux sexes et leur bétail. Darius leur donna une escorte de mille cavaliers, qui devaient les établir à Jérusalem en toute sûreté ; [ils partirent] au son de la musique, des tambours et des flûtes, tous leurs frères jouant ^ et ainsi il les fit partir avec etix ^ : Voici les noms des hommes qui partirent par familles, pour se rendre dans leurs districts et cantons respectifs: les prêtres de la famille de Phineès fils d'Aaron: Jésus fils de losédeh, fils de Saraias, et loahîm fils de Zorobabel, fils de Salathiel, de la maison de David, du clan de Phares de la tribu de Juda, lequel avait tenu de sages discours sous le régne de DariUrS, roi des Perses, la seconde année de son règne, au, Tnois de Nisan, qui est le premier mois.

En lisant attentivement ces quelques lignes, on constate qu'il y est question d'une caravane d'émigrants qui se met en route, la seconde année du règne de Darius, sous la conduite de deux chefs, dont l'un est le prêtre Jésus, l'autre le fils de Zorobabel. De ces faits il résulte : P que cette notice ne peut pas être une partie intégrante du récit qui précède, et d'après lequel ce fut Zorobabel lui-même qui dirigea l'émigration ; 2^ qu'elle a appartenu à une autre relation que celle sur laquelle se fonde le texte hébreu que nous possédons encore et dont les autres parties de cette rédaction grecque sont, comme nous l'avons dit, une

1 Nous avons cherché à tirer le meilleur parti possible d'une phrase qui n'offre guère de sens dans le grec. Le texte reçu paraît dire que la musique partait avec l'escorte. La construction syntactique n'est qu'un tissu d'incohérences.

INTRODUCTION. f>l

traduction libre. Or, rien n'empêche d'admettre qu'il n'y ait eu, sous Darius (lequel s'est montré favorable aux Juifs après que la première colonie eut été arrêtée par une série d'intrigues et de contrariétés), une seconde émigration dont les membres parvinrent enfin à achever la construction du temple (Esdr. VI, 15). Les deux faits analogues ont pu dans la suite se confondre dans les souvenirs du peuple, comme le prouve la reproduction du nom de Jésus, qui figure comme chef ecclésiastique dans les deux occasions, et la supposition (de l'auteur du conte) que la première émigration eut lieu sous Darius. Nous irons plus loin, et nous hasarderons Thypothèse que le recensement contenu dans le second chapitre de l'Esdras hébreu et dans le septième de Néhémie, et dont les chifïres nous ont paru en partie trop élevés, n'aurait été fait qu'après que la seconde caravane fut venue grossir considérablement le nombre des habitants de Jérusalem et des environs. Reste donc, en dernière analyse, la question de savoir si le fragment dont nous parlons trahit l'existence d'une autre relation hébraïque perdue et à laquelle le traducteur aurait emprunté cet extrait, ou bien si lui-même, en insérant dans son livre le conte relatif à Zorobabel, Ta ajouté de son propre chef, pour rattacher, tant bien que mal, ce conte à l'histoire. Dans ce cas il faudrait avouer qu'il ne s'est pas aperçu de la contradiction dans laquelle il tombait et de la confusion qui en résultait.

Adam, S'et, Énos^ Qênan, Mahalarel, lared, Ilanôk, Metous'élah, Lamek, Noah : S'ein, Ham, lafet*.

^Les fils de lafet': Gomer, Magog, Madaï, lawan, Toubal, Més'ek et Tiras. Et les fils de Gomer : As'kenaz, Difat et Togarmah. Et les fils de lawan : Élis'ah, Tars'îs'ah, les Kittites et les Rodanites.

*Les fils de llam : Kous' et Miçraïm, . Pout et Kena'an. Et les fils de Kous' : Sebà, Hawilah, Sabtâ, Ra'emâ et Sabtekâ. Et les fils de Ra'emah ; S'ebâ et Dedan. (Et Kous' engendra Nimerôd, lequel commença à être puissant sur la terre.) Et Miçraïm engendra les Loudites, les *Anamites, les Lehabitcs, les Naftouhites, les Patrousites et les Kaslouhites, d'où sortirent les Pelis'tites et les Kaftorites. Et Kena'an engendra Sidon, son aîné, et Het, et le lebousite, rÉmorite, le G'irgas'ite, le Hiwwite, le *Arqite, le Sinite, le Arwadite, le Cemarite et le Hamatite.

1 Résumé de la généalogie contenue dans le 5' chapitre de la Genèse, et représentant les dix générations du premier âge du monde ; Tauteur a trouvé superflu d 'indiquer les rapports de parenté entre les diiïérents individus, bien que ces rapports ne fussent pas les mêmes pour tous [Adam est ici un nom propre}.

2 Suit un résumé du 10' chapitre de la Genèse avec quelques variantes dans les noms propres (v. 5-23). Nous avons expliqué ces variantes à l'occasion du premier texte. Nous nous bornons à rappeler ici que tous ces noms représentent non des individus, mais des peuples, bien que les deux points de vue soient évidemment confondus par le rédacteur, et que cette énumération constate un total de 70 peuples, connus des Israélites à une époque donnée. L'auteur ne fait pas ce compte lui-même, mais on ne tarda pas à le faire dans les écoles juives, et du temps de Jésus-Christ c'était un fait admis qui passa aussi dans les écoles chrétiennes. Nous n'avons pas besoin de faire observer que le calcul est absolument arbitraire en ce qu'il compte tous les noms sans distinction des subdivisions.

54 1 CHRONIQUE I, i'7-42.

*'Les fils de S'em : *Élam, As's'our, Arpaks'ad, Loud, Aram, *Ouç, IIoul, G'étcr et Més'ck. Et Arpaks'ad engendra S'élab, et S'élali engendra *Eber. Et à *Éber il naquit deux fils : le nom de l'un fut Péleg, parce que de son temps la terre fut divisée, et le nom de son frère fut loqtan. Et loqtan engendra Almodad, S'élef, I^açarmawet, lérab, Hadoram, Ouzal, Diqlah^ *Ëbal, Abîmaël, S'ebâ, Ofir, Qawilah et lobab. Tous ceux-ci étaient fils de loqtan.

**S'em, Arpaks'ad, S'élab, *Éber, Péleg, Re'ou, Seroug, Nabôr, Térah, Abram (c'est Abraham)*. *

*®Les fils d'Abraham : Isaac et Ismaël. Voici leur généalogie :

2® L'aîné d'Ismaël Nebayot, puis Qédar, Adbeël, Mibçam, Mis'ma', Doumah, Maççâ, Hadad, Têmâ, letour, Nafis' et Qedmah : ce sont là les fils d'IsmaëP.

^- Et les fils de Qetourah, de la concubine d'Abraham : Elle enfanta Zimeran, loqs'an, Medan^ Midyan, Yis'baq et S'oualji. Et les fils de loqs'an : S'ebâ et Dedan. Et les fils de Midyan : 'Éfah, *£fer, Hanok, Abida* et Elda'ah. Tous ceux-ci étaient fils de Qetourah '.

^^ Abraham engendra Isaac. Les fils d'Isaac : *É^w et Israël.

" Les fils de *Ésaw * : Élifaz, Re'ouël, le'ous', la'elam et Qorali.

Les fils d'Élifaz : Têman, Omar, Çefî, Ga*etam, Qenaz, Timna* et

'Amaleq. Les fils de Re'ouël : Naljiat, Zérah, S'ammah et Mizzah. Et

les fils de Sé'ir* : Lôtan, S'ôbal, Çibe'ôn, 'Anah, Dîs'ôn, Éçer et

Dis'an. Et les fils de Lôtan : Hori et Ilômam. Et la sœur de Lôtan :

Timna*. Les fils de S'ôbal : 'Alyan, Manahat, *Êbal, S'efi et Onam.

Et les fils de Çibe*ôn : Ayyah et 'Anah. Les fils de 'Anah : Dis'ôn,

et les fils de Dis'ôn : Ilameran, Es'ban, Yitran et Keran. Les fils de Éçer : Bilhan, Za'awan et *Aqan, Les fils de Dis'an : *Ouç et

Aran*.

1 Résumé de la géaéalogie contenue dans le 11* chapitre de la Genèse (v. 10 suiv.) et représentant les dix générations du second âge du monde. Sur le double nom d'Abraham, voy. Gen. XVII, 5.

« Extrait de Gen. XXV. 12 suiv.

3 Extrait de Gen. XXV^ 1 suiv. Il est à remarquer que cette seconde branche de la famille d'Abraham n'a pas été mentionnée d'avance à côté de celle d'IsmaCl et d'Isaac. Dans la Genèse elle est également négligée dans le récit principal.

^ La nomenclature des descendants de 'Ésaw (des tribus des Édomites. habitant les montagnes de Sé*îr) est prise dans le 36* chapitre de la Genèse, avec des variantes assez curieuses notamment en ce qui concerne les noms de TimQ&' et de *Amaleq.

5 Ce nom ne se rattache pas à la généalogie précédente. Mais il est naturel de supposer que si primitivement *Ësaw et Sé'ir étaient deux races différentes, elles ont dû finir par se confondre dans leur commune résidence.

<> Il y a moyen de retrouver encore 70 noms de tribus issues d'Abraham, d'après les combinaisons ici proposées. Mais ces combinaisons, comparées à celles de la Genèse, et excluant provisoirement les Israélites, sont assez arbitraires.

*' Voici les rois qui régnèrent dans le pays d'Édom avant qu'il y eût un roi des Israélites* : Bêla' fils de Bc'ôr, et le nom de sa résidence était Dinehabah. Bêla' étant mort, lobab fils de Zérah de Boçrah régna à sa place. lobab étant mort, Ilous'am du pays des Témanites régna à sa place. Qous'am étant mort^ Hadad fils de Bedad, régna à sa place; il battit les Midyanites dans les plaines de Hoab, et le nom de sa résidence était 'Ayot. Hadad étant mort, $amelah de Maçréqab régna à sa place. Çamelah étant mort, S'aoul de Reliobo^hannahar régna à sa place. S'aoul étant mort, Ba'albanan fils de 'Akbôr régna à sa place. Ba^al-b^nsiii étant mort, Hadad régna à sa place, et le nom de sa résidence était Pa'i, et le nom de sa femme Mehêtab'el fille de Matred, fille de Mè-zahab. Après la mort de Hadad, les émirs d'Ëdom furent : Témir de Timna\ rémîr de 'Alyab, l'émîr de lejét, Témîr d'Obolibamab, Témîr d'Élab, rémîr de Pinôn, Témir de Qenaz, l'émîr de Têman, Témir de Hibçar, Témir de Magdicl, Témir de 'Iram : ce sont là les émirs dldom.

* Voici les fils d'Israël : Reouben, S'ime'ôn, Léwî et lehoudah, Yis^kar et Zeboulouu, Dan, losef et Binyamin, Naftali, Gad et As'er'.

' Les fils de lehoudab : *Er, Onan et S'élab, trois, qui bii naquirent de la Cananéenne Bat-S'oua*. 'Er, Tainé de lehoudah, déplaisait à TËternel et il le fit mourir. Et sa bru Tamar lui enfanta Pérec et Zérah. Le nombre total des fils de lehoudab était cinq'.

^Les fils de Pérec : Hecrôn et IlamouP. Et les fils de Zérah :

Zimeri, É^an, Hêman, Kalkol et Dara', cinq en tout^. Et le fils de

1 Extrait de Gen. XXXVI, 31 suiv. La liste de ces rois Édoroites se divise en deux groupes. Il y a d'abord une succession do chefs^ on dirait un gouvernement unitaire, mais électif (?}, puisque les personnages nommés appartiennent à des localités ou clans différents ; ensuite il est parlé d'un certain nombre d'émirs, qui paraissent avoir subsisté simultanément, en d'autres termes, d'un gouvernement fédéral. La Genèse ne dit rien de cela, et c'est de notre part une simple conjecture.

^ La série des douze fils de Jacob ne se retrouve nulle part dans l'ordre de notre texte. Comp. Gen. XXIX, XXX, et XXXV, 23, etc.

^ L'auteur, mettant en tête la tribu de Juda comme la principale, résume ici en deux lignes le récit du 38' chapitre de la Genèse.

^ Gen. XLVI, 12.

^ A {>artir d'ici la Genèse n'est plus Tunique source de notre auteur. Les noms do ces Zérabites (Ezrabites) se retrouvent on partie 1 Hois V, 11. (Comp. aussi IChron. VI, 18, 29.)

Karmî* : 'Akar, qui affligea Israël par son sacrilège. Et les fils d'Étan : *Azaryah.

^Et les fils de Heçrôn : Il lui naquit lerahmeël et Ram et Keloubaï^.

^^ Ram ^ engendra 'Amminadab ; ^Amminadab engendra Nabs'ôn, le chef de la tribu de Juda ; Naljis'ôn engendra $almâ ; §almà engendra Bo*az; Bo'az engendra *Obed ; *Obed engendra Yis'aï; Yis' aï engendra f^liab son ainé^ Abinadab le second, S4me*â le troisième, Ne^aneël le quatrième, Raddaï le cinquième, Oçem le sixième, David le septième. Et leurs sœurs étaient Çerouyah et Abîgaïl, et les fils de Çerouyah : Abs'aï, loab et *A$ahel, trois ; et Abigaïl enfanta 'Amaçâ, et le père de 'Amaçâ était léter Tlsmaélite.

*^Et Kalcb, le fils de Qeorôn, engendra avec Azoub.'ih sa femme et avec leriot, et voici ses fils * : lés'er, S'ôbab et Ardôn. Et 'Azoubah étant morte, Kaleb prit Efrat qui lui enfanta Qour. Et Pour engendra Ourî, et Ourl engendra Beçaleël.

** Après cela IJeçrôn épousa la fille de Makîr, du père de G'ile'ad, et il avait soixante ans quand il la prit, et elle lui enfanta $egoub, et Segoub engendra lair, lequel avait vingt-trois bourgades dans le pays de G'ile*ad^ Et ceux de G'es'our et d'Aram leur enlevèrent les campements de Ia*ir^ Qenat et ses dépendances au nombre de soixante bourgades. Tous ceux-ci étaient fils de Makîr, le père de

1 Ce Karmî n'est point rattaché ici ù la généalogie de Juda. D'après chap. IV, 1 , il serait fils de Juda; d'après Jos. VU, 1, son petit-fils. C'est à ce dernier passage que le nôtre fait allusion, en ce qu'il mentionne un acte de sacrilège. 'Akar est nommé ailleurs *Akan.

2 Outre ces trois, les v. 21 et 24 en nomment deux autres. Keloubaî est Kaleb, v. 18.

3 La lignée de Ram est la plus importante dans la tribu de Juda, parce que c est d'elle que sortit David. Elle se trouve encore mentionnée Ruth IV, 19 suiv. Pour Nabs'ôn, voyez Nomb. I, 7. Les fils de Yis'aï (v. 13, Is'aï) ne sont nommés tous qu'en cet endroit. Comp. 1 Sam. XVI, 6 suiv. ; XVII, 12. Le mari de Çerouyah n'est nommé nulle part dans l'Ancien Testament. Les quatre neveux de David sont célébrés comme guerriers, dans l'histoire de leur oncle. Pour Ié(er, comp. 2 Sam. XVII, 25.

^ Comme le pronom ses fils se rapporte à une femme, bien que le texte en nomme deux, celui-ci est évidemment corrompu. Le texte pourrait d'ailleurs se traduire ainsi: il engendra *Azoubah (femme), etc. La généalogie des Kalébites ne se trouve pas ailleurs. Efrat est Bêt-Lébem. Sur Beçaleël, voy. Exod. XXXI, 2.

5 Les diverses traditions sur les villes de laïr en G'ilc'ad (Juges X, 4. Deut. III, 14. Jos. XIII, 30. 1 Rois IV, 13. Comp. Nomb. XXVII, 1 ; XXXII, 40, etc.), toutes contradictoires qu'elles sont, constatent partout un rapport de parenté entre les Judéens et les G'ile'adites, bien que ceux-ci aient été établis à l'est du Jourdain. Dans la ligne suivante, la substitution du nom de campements à celui de bourgades et du nombre de soixante à celui de vingt-trois prouve que ces notices sont compilées de diverses sources. Les faits historiques auxquels il est fait allusion sont inconnus.

G'ile'ad. Et après la mort de Ileçrôn à Kaleb-Efratah, la femme de Çeçrôn, Abiyah, lui enfanta As'hour le père de Teqoa**.

'* Les fils de lerahmeël *, de Taîné de Hecrôn, furent : Ram Taîné, et Bounah^ Oren, Ocem [e^^] Ahiyah. Et lerahmeël eut encore une autre femme nommée 'Atarah ; celle-ci fut mère d'Onam. Et les fils de Ram, de Tainé de lerahmeël, furent : Ma'aç, lamin et 'Éqer. Et les fils d'Onam furent S'ammaï et Iada\ et les fils de S'ammaï: Nadab et Abis'our. Le nom de la femme d'Abis'our était Abihaïl et elle lui enfanta A^ban et Molid. Et les fils de Nadab furent Séled et Appaïm. Et Séled mourut sans enfants. Et les fils de Appaïm : YisVi; et les fils de Yis'e'i : S'és'an; et les fils de S'és'an : A^laî^. Et les fils de Iada\ du frère de S'ammaï : léter et lonatan. Et lé^er mourut sans enfants. Et les fils de lonatan : Péle^ et Zazâ. Voilà quels étaient les fils de lerahmeël.

'*Et S'és'an n'avait point de fils, mais seulement des filles*. Or, S'és'an avait un esclave égyptien nommé larl^a*. Et S'és'an donna sa fille pour femme à son esclave larha', et elle lui enfanta 'Attaï, et 'Attaï engendra Natan, et Natan engendra Zabad, et Zabad engendra Eflal, et Eflal engendra 'Obed, et 'Obed engendra léhoû, et léboû engendra 'Azaryah, et *Azaryah engendra Héleç, et Héleç engendra El'açah, et EFaçah engendra leqamyah, et leqamyah engendra Élis'ama**.

**Les fils de Kaleb' du frère de leralimeël : Mês'a* son aîné, qui

1 Od voit ici partout que sous des noms d'individus on nous représente plutôt des rapports de parenté entre des tribus. Efrat et Teqoa* sont des endroits bien connus dans la partie septentrionale du territoire de Juda. Du reste, on doit remarquer que Kaleb (rindividu) serait représenté conune rarrière-petit-fils de Juda, bien qu'ailleurs il sdt introduit comme contemporain de la conquête et de Josué.

^ Nom des tribus les plus méridionales du territoire de Juda, 1 Sam. XXVII, 10.

' Ou, d'après une autre conjecture, [de] Abiyah, de manière qu'on prendrait ici ce nom, d'ailleurs très-fréquent, pour un nom de femme.

^ Cette formule : les fils, quand il n'y en a qu'un, peut s'expliquer de différentes manières. L'auteur peut avoir employé partout une seule et même locution par habitude, ou bien il ne donne que des extraits de sa source, ou enfin on dira que ces noms ne représentent pas des individus, mais des familles. C'est là ce qu'il y a de plus naturel.

^ Comme ceci est en contradiction avec ce qui avait été dit deux lignes plus baut, il faut encore admettre une double source, ou prendre Abla! pour un nom do femme.

^ Cette dernière généalogie, la plus longue de ce chapitre, puisqu'elle comprend treize générations, constate la présence d'un élément égyptien dans la population judéenne.

"^ Cette nouvelle nomenclature de la famille de Kalcb diffère essentiellement de celle qu'on a lue plus haut, v. 18 suiv. Mais cette diversité ne nous obligera pas d'admettre deux personnages du nom de Kaleb, l'auteur parlant dans les deux endroits d'un fils de

fut père de Zif, et les fils de Maros'ah, père de IJébrôn. Et les fils de I.lébrôn : Qorah, Tappoua^, Réqem et S'éma*. Et S'éma* engendra Rabam, le père de Iorqe*ara. Et Réqem engendra S'ammaï. Et le fils de S'ammaï fut Ma on, et Ma'ôn fut le père de Bêt-Çour. Et 'Éfah la concubine de Kaleb enfanta Ilaran, Môçâ et Gazez, et Qaran engendra Gazez. Et les fils de léhedaï furent Rég'em, lôtam, G'ês'ân, Pélet, 'Lfah et S'a*af. La concubine de Kaleb, Ma'akab, enfanta S'éber et Tirbanah. Et elle enfanta S'a'af le père de Madmannah, S'ewâ père de Makbénâ et père de G'ibe'â. Et la fille de Kaleb fut 'Aksah*.

^^ Voici quels furent les fils de Kaleb : le fils de Hour, de l'aîné d'Éfratah, fut S'ôbal le père de Qiryat-Ie*arîm * ; Salmâ le père de Bêt-Léhem, Çaref le père de Bêt-Gadér. Les fils de S'ôbal, du père de Qiryat-Ie'arîm, furent: Haroëb', la moitié de Menoubot, et les clans de Qiryat-Ie'arim, ceux de léter, de Pout, de S'oumah et de Mis'ra*; c'est d'eux que sortirent ceux de Çore'ah et d'Es'taol*. Les

Heçron, frère de Iera|;^meël. Elle s'explique assez facilement quand nous aurons reconnu qu'il s'agit ici^ non d'une filiation d'individus, mais de relations ethnographiques, et de rapports entre des établissements des différentes familles de la tribu de Juda. La plupart des noms propres de notre texte^ du moins tous ceux qui reviennent ailleurs, désignent des lieux et non des hommes (Jos. XV, 24, 31 , 34, 44, 55 suiv. ; XVIII, 26, 27), et les concubines seront destinées à représenter soit une population mélangée, soit des rapports de dépendance et d'infériorité. Cela est d'autant plus certain que les mêmes noms se retrouvent plusieurs fois dans des combinaisons différentes, par ex. *Éfah, Gazez, S'a'af, ce qui trahit une incertitude relative à l'égard des origines de chaque établissement. La phrase : les fils de Kaleb.... furent les fils de Marés'ah (laquelle n'aurait pas le sens commun s'il s'agissait d'individus], veut dire simplement: les Marés'ites, plus tard établis à Çébrôn, furent aussi kalébites d'origine.

1 D'après Juges I, 11 suiv. Jos. XV, 16 ss., le père de *Aksah est appelé Kaleb fils de lefounnéh. Comme fils de lefounnéh, Kaleb peut avoir été un individu, l'un des héros de la conquête de Canaan. Comme fils de Qeçron, Kaleb n'est sans doute que le nom collectif d^une certaine portion de la population du territoire de Juda.

^ Troisième généalogie de Kaleb, celle-ci très-décidément toute topographique et ethnographique. Elle se rattache par Qour, fils d'Efra|ah femme de Kaleb, au v. 19 de ce chapitre. Le père de Bê(-léhem (Çalmâ) a figuré ailleurs (v. 11) parmi les ancêtres de David, né à Bêt-léhem. Efra|ah est ici la grand-mère de Bê(-lébem, ailleurs c'est cet endroit même. Toutes ces combinaisons paraîtront naturelles quand on se rappellera que lorigine des villes et villages remonte, chez un peuple primitivement nomade, à l'établissement d'un clan ou d'une famille dans une localité désormais fixe. Qirya(le'arîm (ville des bois) et Bêt-Gadér (Bastide-close) sont évidemment des noms de lieux (Jos. IX, 17 ; XV, 36).

8 Lisez : Reayah, d'après chap. IV, 2.

•^ Toutes ces localitées sont situées sur le versant occidental du plateau de Juda, et sont en partie nommées dans l'histoire de Samson et de David (Jug. XVI, 31. 2 Sam. VI, 2). Menouhot ou Manabat (la différence de l'orthographe est sans doute due aux copistes) aurait eu une population mêlée des deux branches de la famille.

1 CHRONIQUE II, 54, 55. III, i-16. 59

(ils de Salmâ : Bet-Léhém, et ceux de Netofab, *Atrot, Bet-Ioab, et la moitié de ceux de Manahat de Core'ah. Puis les clans des Soférites, habitant Ia*ebec, les Tire'atites, les S'ime*atites, les Soukatites : ce sont les Qinites venus de Hamat, du père de la maison de Rékab*.

* Voici quels furent les fils de David qui lui naquirent à IJébrôn * ; l'aîné Âmnon, d'Ahino*am de Yizre'ël ; le second Daniel, d'Abigaïl du Karmel ; le troisième Abs'alôm, fils de Ma'akah, fille de Talmaï roi de Ges'our ; le quatrième Adoniyah, fils de Hagg'ît ; le cinquième S'efatyah, fils d'Abîtal ; le sixième Yitre'am, de sa femme *Eglah : six lui naquirent à ^ébrôu, et il y régna sept ans et six mois et pendant trente-trois ans il régna à Jérusalem.

^ Et ceux-ci lui naquirent à Jérusalem ^ : S'ime'à, S'ôbab, Natan et Salomon^ quatre de Bat-S'oua' fille de *Aramiël. Et Yibeliar, Élîs'ama*, Élifélet, Nogah et Néfeg, lafia*, Élîs'ama\ Elyada' et Élîfélet, neuf. Voilà tous les fils de David, outre les fils des concubines, et Tamar était leur sœur.

*®Le fils de Salomon*, Ref^abe'am; son fils, Abiyab; son fils, ;Vs:i ; son fils, lehos'afat ; son fils^ loram ; son fils, Ahazyabou ; son fils, loas' ; son fils Amaçyahou ; son fils, 'Azaryah ; son fils, lotam ; son fils, Ahaz ; son fils, Hizqiyabou ; son fils, Menass'eh ; son fils, Amôn; son fils, los'iyahou; et les fils de lôs'iyabou : Tainé Io\ianan, le second lehoyaqim, le troisième Çidqiyahou, le quatrième S'alioum. Et les fils de lehoyaqîm : son fils, lekonyah; son fils, Çidqiyah^.

' Sur les Qénites, voyez Juges 1, 16 ; IV, il , i'? ; sur les Rékabiles, 2 Rois X, 15 et Jérém. XXXV. Les noms précédents nous sont inconnus. Les Soférites peuvent être des habitants de Qiryat-Séfer (Juges I^ 11), selon d'autres^ ce seraient des ieribes (!!).

S Comp. 2 Sam. III, 2 suiv., où on lit Kileab à la place de Daniel.

3 Comp. 2 Sam. V, 13 suiv. I Chron. XIV, 5 suiv. Partout il y a des variantes dans les listes. Pour Bat-S'oua* (BaUS'éba*], comp. aussi 2 Sam. XI, 3. Il y a surtout à relever les doubles noms dans notre texte qui sont probablement dus à des erreurs (le copistes.

*i Liste des rois Isaldes, dont l'histoire sera racontée ci-après. L'auteur y intercale un seul nom de prince qui n'a pas occupé le trône : lobanan fils de los'iyah. L'ordre des trois fils de celui-ci, qui ont régné successivement, n'est pas exact; il y eut d'abord S'alloum-Ioaf^az (Jér. XXII, 11.2 Rois XXIII, 31), puis loyaqîm, puis le fils de celui-ci, lekonyah ; enfin Çideqiyah.

^ A partir d'ici, une série de noms des générations subséquentes, inconnus aux autres textes bibliques. Si nous avons raison de traduire le mot Assîf par captif, au lieu de le prendre pour un nom propre, on comprend aussi pourquoi le rédacteur commence deux fois la série des fils de lekonyah.

60 1 CHRONIQUE m, 17-24. IV, 1,2.

Et les fils de lekonyah dans sa captivité : son fils S'ealiiël et Malkîram, Pedayah, S'énaççar, leqamyah, Hôs'ama' et Nedabyah. Et les fils de Pedayah : Zeroubbabel* et S4me*i. Et le fils de Zeroubbabel : Mes'oullam et I.Iananyah, et S'elomit leur sœur ; puis Qas'oubah, Ohel, Bérekyah, Hasadyah, lous'ab-Hésed, cinq*. Et le fils de Hananyah : Pelatyah et les'a'yah, les fils de Refayah, les fils d'Arnan, les fils de 'Obadyab, les fils de S'ekanyab. Et les fils de S'ekanyah : S'ema'yah. Et les fils de S'emayab : Hattous', Yig'eal, Bariab^ Ne'aryah et S'afat, six'. Et le fils de Ne'aryab : Elyo'énaï, Ilizqîyab et 'Azrîqam, trois. Et les fils d'ElyoV.naï : Hôdouyahou, Elyas'îb, Pelayah, *Aqqoub, lôbanan, Delayah et 'Ananî, sept*.

*Les fils de Juda* : Pérec, yeçrôn, Karmî, Hour et S'ôbal. Et Reayab fils de S'ôbal engendra labat, et labat engendra Aboumaï et

^ Zeroubbabel est désigné dans d'autres sources comme le ûls de S'ealtiël^ dont il est ici le neveu (Esdr. III, 2, etc. Hagg. I, 1. Matth. I, 12. Luc III, 27). En général, les deux généalogies de l'Évangile n'ont rien de commun avec la nôtre.

^ Il faudra sans doute lire : Us fils de Zeroubbabel, mais il est difficile de dire pourquoi ils sont divisés en deux séries, séparées par l'insertion du nom d'une sœur. La môme substitution du singulier au pluriel, ou du pluriel au singulier, se reproduit encore plusieurs fois. Si ce ne sont pas des fautes de copistes, ce peuvent être des négligences de la rédaction , qui confond ici assez généralement des familles et des individus. Du reste, les anciens traducteurs déjà se sont embrouillés ici et ont changé les noms des frères, ou familles de frères, du v. 21, en générations successives de père à fils.

3 Est-ce une faute d'addition, ou les copistes ont-ils omis un nom?

4 Si le texte n'est pas corrompu et que notre traduction rende exactement la pensée du rédacteur, il nommerait huit générations après lekonyah, mort vers 560 av. J.-C, six après Zeroubbabel, lequel fut à la tête de la colonie qui restaura le temple de 536 à 515. Hattous' pourrait être le contemporain d'Esdras, nommé Esdr. VIII, 2. La liste s 'arrêterait ainsi vers l'an 400 avant notre ère. Les traducteurs grecs ont compris le texte de manière à compter pour des générations successives : Zorababel, Ananias, Phalethias, lesias, Raphal, Orna, Abdias, Sechenias, Semaïas, Hattous (et NoadiasJ, Elithenan, Akoub, etc. Cela ferait onze générations après Zeroubbabel, et nous conduirait nécessairement à l'époque d'Alexandre-le-Grand.

^ Cette nouvelle généalogie de Juda, qui va être suivie de celle des autres tribus, est en complet désaccord avec celle du chap. II. On n'a qu'à comparer avec les premières lignes les données du chap. II, 4, 5, 7, 19, 24, 50, 53. Mais toute difficulté disparaîtra dès qu'on admet qu'il ne s'agit pas d'individus, mais de clans et de localités, et que la présente statistique peut se rapporter à une autre époque que la première, de sorte que les rapports des différents éléments de la population judécnne avaient changé ou étaient autrement compris par ceux qui ont rédigé cette nouvelle liste. Car il est évident que le rédacteur emprunte ses nomenclatures à des documents plus

1 CHRONIQUE IV, 2-n. 61

La^ad : ce sont les clans des Core*atites. Et voici les Âbi-*£tam : Yizre'ël, Yis'mà et Yidbas'; et le nom de leur sœur: les Çelelponites, et Penouël le père de G'edor, et *Ézer le père de IJous'ah, ce sont les fils de Qour, Taîné d'Efratah le père de Bêt-Lébem. Et As'hour le père de Teqôa' avait deux femmes, Héleah et Na'arah. Et NVarah lui enfanta Âhouzzam et Fléfer et les Témenites et les Ahas'tarites : ce sont là les fils de Na'arab. Et les fils de Iléleah : Çeret, Yiçbar et E^nan. Et Qôç engendra *Ânoub et la Çobébah et les clans de A^arbel, fils de Haroum. Et la'ebeç fut plus bonoré que ses frères, et sa mère Tavait appelé la'ebec, en disant : J'ai enfante avec douleur. Et la'ebeç invoqua le Dieu d'Israël en disant : Si tu veux me bénir et étendre mes limites, et si ta main vient à mon aide, et que tu

me préserves de malbeur, sans que j'éprouve de douleur* Et

Dieu lui accorda ce qu'il avait demandé. ** Et Keloub le frère de S'oubah engendra Meljir, qui fut père d'Es'tôn. Et Es'tôn engendra Bét'Rafà, Paséab et Tehinnab le père de *Ir-Nabàs': se sont là les gens de Rékab. Et les fils de Qenaz : 'OtniëP et $erayah. Et les fils de *Otniël : Qatat* Et Me'ono^aï engendra 'Ofrah, et Serayah engendra loab le père de Val-aux-forges, car ils étaient forgerons. *^Et les fils de Kaleb fils de lefounnéh': *Irou, Élah

et Naam, et les fils de Ëlab et Qenaz ^. Et les fils de leba-

léleël : Zif, Zifab*, Tîreyâ et A^areël. Et le fils de *Ezrah : léter,

andeos. On remarquera aussi que les données que nous avons ici sous les yeux ne se combinent pas bien ensemble dans tous les détails. En plusieurs endroits (v. 3^ 5, 8, 9, 11, 13^ 14, etc.] la liaison généalogique fait défaut. Ailleurs il est fait allusion à des traditions qui nous sont inconnues^ de sorte que les obscurités du texte prouvent directement le caractère de la composition comme provenant d'extraits compilés, par exemple ce qui est4it de la'ebeç au v. 9.

1 II y a ici un double mythe étymologique à propos du nom de la ville de la'ebeç [chap. II, 55J, lequel est ramené assez arbitrairement au mot de *Ofeb, douleur. La phrase mise dans la bouche du fils doit exprimer un vœu, mais elle n'est pas achevée. D'autres ont voulu voir dans cette invocation^ la notice que les la'ebeçites ont été des Cananéens convertis. Il est superllu de faire remarquer encore une fois que tous les noms qui reviennent dans d'autres passages de l'Ancien Testament sont des noms de localités, et parmi ceux même qui ne se lisent qu'ici, il y a des Bét (maison], des */r (ville), des G'é [vallée), et surtout des — ites (adjectif de famille]. (Comp. Jos. XV, 56, 58. 2 Sam. XXIII, 27, etc.)

^Un judéen [kalébite] 'Otniel, du clan des Qenizzites, figure parmi les anciens héros d'Israël (Juges I, 13 suiv. ; III, 9 suiv.]. D'après chap. I, 53, les Qenizzites étaient Ëdomites. Voyez aussi ce qui suit ici immédiatement où leur nom revient dans ^e autre combinaison.

' Voyez les notes sur chap. II, 42, 49.

"^ Il manque un nom.

^JosuôXV, 24. 55.

Méred, *Éfer et lalôn. [Et voici les fils de Bityah fille de Pharaou que Mércd avait prise*.] Et elle devint mère de Miryam, de S'ammaï et de Yis'bab père d'Es'temoa*. Et sa femme judéenne enfanta léred le père de G'edor, et Iléber le père de Sôkô, et leqoutiël le père de Zanoab* ^^^t les fils de la femme de Hôdiyah, de la sœur de Nabam : le père de Qellah le Garmite, et Es^t^moa* le Ma'akatite^. Et les fils de S'imôn : Amnôn et Rinnah, Ben-Qanan et Toulon. Et les fils de Yis'e'i : Zô^et et le fils de Zobe$.

'* Les fils de S'élah, du fils de Juda ^ : *Er, le père de Lékah, et La*edah^ le père de Marés'ah, et les familles de la filature de coton de Bêt-As'béa\ et lôqim, et les gens de Kozébah, et lôas', et $araf, qui avaient soumis Moab, et las'oubi-Léliem. Ce sont là des histoires anciennes. Ils étaient potiers et demeuraient à Neta'im et G'edérah ; ils y demeuraient avec le roi pour ses affaires.

'♦Les fils de S'ime'ôn : Nemouël, lamin, larib, Zérab, S'aoul*. Son fils, S'alloum ; son fils, Mibs'am ; son fils, Mis'ma*. Et les fils de

1 Les mots placés entre crochets ne sont pas étrangers au texte hébreu, mais il s'y trouvent à la fin du v. 18, de manière quelles deux versets sont inintelligibles. Nous supposons qu'on veut dire que le clan Méred se divisait en une branche judéenne pure, et une branche de sang mélangé, mi-égyptienne. Les noms de lieux se retrouvent dans la nomenclature géographique, Jos. XV, 34, 35, 56, 58 ; XXI, 14. (Sur G'edor, nous avons eu une autre combinaison, v. 4.)

^ Qe'îlah est ime localité illustrée par une aventure de David, 1 Sam. XXIII, comp. Jos. XV, 44. Sur Es'^mo'a, nous venons de voir une autre combinaison dans le verset précédent. Chap. II, 48, les Ma'aka^ites sont rattachés à Kaleb.

3 S'élah est nommé comme une des principales branches de la tribu de Juda, plus haut, chap. II, 3 et Gen. XXXVIII, 5. Dans ce dernier passage, S'élah est né à Kezib ; ici, les gens de Kezib (Kozéba) sont fils de S'élah. C'est la même donnée ethnographique exprimée de deux manières différentes. Mais il n'est pas question de S'élah au V. 1 de notre chapitre. De plus, '£r est ici nommé fils de S'élah, au chap. II, c'étaient des frères. Les autres noms (de lieux) sont inconnus, à l'exception de Marés'ah, dont la population est rattachée à une autre famille qu'ici, chap. II, 42. A l'égard de ces divergences, nous n'avons qu u répéter ce qui a été dit dans la première note sur le présent chapitre. Ajoutons que la soumission du pays de Moab par des Judéens est non seulement une histoire anciens, mais une histoire inconnue ; et que, dans les autres allusions, en dehors des noms propres, nous entrevoyons la mention très-intéressante, mais assez éoigmatique, de diverses industries exercées, anciennement déjà, dans certaines localités de Juda, peut-être pour le compte du roi ou de son fisc.

^ Les noms des divers clans de lu tribu de S'ime'ôn sont ici un peu différents de ceux que nous trouvons Gen. XLVI, 10. Exod. VI, 15. Nomb. XXVI, 12. Parmi ces clans, un seul fournit au rédacteur matière pour un tableau généalogique ; aussi ajoute-t-il explicitement que les autres étaient de peu d'importance et la tribu en général peu nombreuse ; ce qui est confirmé par l'histoire. Elle parait avoir fini par se confondre avec celle de Juda, eu partie aussi par émigrer, v. 42.

Mis'ma' : sou fils, (i&Q^Q^ouël ; son fils^ Zakkour ; son fils S'imeH. Et S'imel avait seize fils et six filles ; mais ses frères n'avaient pas beaucoap de fils, et en général leurs clans n'étaient pas aussi populeux que ceux de Juda. Et ils demeuraient ^ à Beër-S'éba\ à Môladah, à Qaçar-S'ou*al^ à Bilehah, à 'Éçem, à Tolad, à Betouël, à Hormah^ à Çiqlag, à Bèt-Markabôf, à Qaçar-Sousim, à Bèt-Birel et à S'a'araîm. C'étaient là leurs bourgades jusqu'au règne de David. Et leurs métairies étaient *Étam, *Aïn, Rimmôn, Token et *As'an, cinq bourgades avec toutes leurs métairies à Tentour de ces bourgades^ jusqu'à Ba'al ; c'étaient leurs établissements et leur généalogie.

'^Et Mes'obab, lamlek, lôs'ah fils d'Amaçyah, loël, léhoû le fils de lôs'ibyah, fils de Serayah, fils de 'Açiël* et Elyo'énaï, la*aqobah, les'ôl^ays^, 'Açayah, 'Adîël, leçîmiël, Benayah, Zîzà le fils de S'ife'î, fils d'AUôn, fils de ledayah, fils de S'imeri, fils de S'ema'ysih, ces hommes énumérés nominativement étaient émirs de leurs clans, et leurs familles s'étant étendues en nombre^ ils allèrent dans la direction de G'edor jusqu'à l'est de la vallée pour chercher des pâturages pour leur bétaiP. Et ils trouvèrent un gras et bon pâturage et le pays s'étendait au large et était tranquille et paisible, car ceux qui

^ La nomenclature des bourgades occupées par les S'ime'onites (au sud-ouest de Canaan, entre les Judéens et les Philistins), se retrouve avec quelques variantes, en partie sans doute accidentelles, Jos. XIX, 1 suiv. Par ce dernier passage, nous découvrons aussi une faute dans notre texte, où il faut lire, v. 31 , 32 : C^étaient là leurs

homrgaâes avec leurs métairies. *Éiam, et ^Én-Rimmôn (Néh. XI, 29}, et Tokeu^ et

'As'ant quatre bourgades avec, etc. Le rédacteur, en dédoublant 'Ên-Rimmôn, changea arbitrairement quatre en cinq. Il nous est impossible de dire pourquoi les derniers noms sont comptés à part, ce qui d'ailleurs a déjà lieu dans le li>Te de Josué. Devonsnous penser qu'à Tépoque de David ces endroits-là passèrent en d'autres mains ? Du moins pour Çiqlag cela parait être le cas, 1 Sam. XXVII, 6. Les bourgades sont les agglomérations de maisons, villes ou villages, les métairies sont les établissements isolés, les bastides, éparses dans la campagne. Plusieurs des localités ici nommées S'ime'ooites, sont comprises dans la topographie de Juda, Jos. XV, 26, 32, 42.

^ n s'agit évidemment d'une émigration des S'ime*onites, qui malgré leur petit nombre (v. 27) ont pu se trouver à l'étroit entre leurs puissants voisins (note précédente). Mais le texte ne nous dit pas clairement où elle s est dirigée. Les noms de 6'edor et de Ma*ôn sont mentionnés dans la topographie de Juda, Jos. XV, 55, 58. Mais il est peu probable que les S'ime'onites aient pu conquérir do vive force de nouveaux pâturages sur les Judéens. La valUe dont il est question, la seule de quelque étendue dans ces contrées, sera celle au sud de la mer morte ; c'est d'ailleurs do ce côté^là qu'ils devenaient les voisins des montagnes de Sé*îr et des Amaléqites (v. 42). Les habitants qu'ils délogèrent et massacrèrent sont appelés Ilamites, c'est-à-dire Cananéens, lesquels sont ici caractérisés comme paisibles en comparaison des Israélites. Si Tindication chronologique est exacte, elle prouve qu'au 8* siècle ceux-ci étaient encore des nomades pillards (des bédouins), du moins dans cette partie voisine du désert.

j habitaient auparavant étaient Hamites. Et ces hommes désignés nominativement vinrent du temps de (lizqiyahou roi de Juda, et firent main basse sur leurs campements et sur les Ma'onites* qui s'y trouvaient, et les exterminèrent jusqu'à ce jour, et s'établirent à leur place, parce qu'il y avait là des pâturages pour leur bétail. Et une partie d'entre ces S'ime*onites, au nombre de cinq cents hommes, se portèrent vers les montagnes de §é'ir, ayant à leur tète Pelatyah, Ne'aryah, Refayah et 'Ouzziël, les fils de Yis'c'î, et ils firent main basse sur le reste de ce qui s'était sauvé des *Amaléqites, et ils y sont restés jusqu'à ce jour.

* Les fils de Ueouben, l'aîné d'Israël — (car il était l'ainé, mais parce qu'il avait profané la couche de son père, son droit de primogéniture fut donné aux fils de Joseph fils d'Israël ; cependant ce n'était pas pour être enregistré au rang du premier-né, car Juda primait ses frères et c'est de lui que devait venir le prince, mais la primogéniture appartenait à Joseph 2) — les fils de Reouben, l'ainé d'Israël : Hanôk, Palloû, fleçrôn et Karmî '. Les fils de loël * : son fils S'ema yah ; son fils, Gog ; son fils, S'ime'i ; son fils, Mikah ; son fils, Reayah ; son fils, Ba*al ; son fils, Beërah qui était émir des Reoubénites et fut déporté par Tilgat-Pilneëser roi d'Assyrie. Ses frères^, selon leurs familles, enregistrés d'après leur généalogie,

I Ce nom se retrouve, bien que sujet à caution, dans le texte de Juges X, 12, comme celui d'une tribu voisine des Âmaléqites.

^ Celte parenthèse se rapporte évidemment au texte de la pièce insérée au 40* chapitre de lu Genèse (v. 4 et 10) ; elle a une certaine importance au point de vue de l'histoire politique, en ce qu'elle affirme la légitimité de la dynastie des Isaïdes, tout en reconnaissant une position privilégiée à la tribu de Joseph, qui avait exercé autrefois, et en partie encore après Salomon, ime hégémonie généralement reconnue et acceptée.

3 Gcn. XLVI, 9. Exod. VI, 14. Nomb. XXVI, 5. Deux de ces noms oppar^^ tiennent aussi à Juda (chap. IV, 1].

^ Qui est ce loCl ? Si sa généalogie est complète, il aurait vécu sept générations avant le roi assyrien Tilga^-Pilnoôser (Tiglat-Pileôser des livres dos Rois II, 15, 29), c'est-à-dire avant 750 av. J.-C, ce qui ne nous ramène guère qu'au temps des premiers successeurs de Salomon. Cependant il ne faut pas faire trop de fonds sur ces indications chronologiques.

^ Ce qui suit doit sans doute signifier que malgré la déportation il restait des Reoubénites dans le pays. En outre cela indique, comme pour les S'ime*onites, que les Israélites voisins du désert restèrent nomades et flibustiers, vivant de leurs troupeaux et d'incursions à main armée chez les peuplades arabes, qui se trouvaient (et se trouvent encore) sur le mGmo degré de civilisation. Si la chronologie était rigoureusement exacte, il faudrait dire que ce Bêla', descendant en quatrième ligne de loël, a dû être bien antérieur à BeCrah. Mais encore une fois, il vaut mieux songer partout à dos clans qu'à des individus.

furent : le premier lelël, puis Zekaryahou, et Béia* le fils de 'Azaz, fils de S'cma*, tils de loël ; celui-ci demeurait à *Aro'^r et jusqu'à Nebo et Ba*al-Me*ôn. Et vers l'orient il demeurait jusqu'à l'entrée du désert qui s'étend depuis le ileuve Euphratc, car leurs troupeaux furent nombreux sur le territoire de G'ile*ad. Et du temps de Saûl ils firent la guerre aux Hag'erïites, et ceux-ci étant tombés entre leurs mains, ils s'établirent dans leurs campements sur toute la lisière orientale de G'ile'ad.

** Les fils de Gad demeuraient devant eux ', dans la terre de Bas'an jusque vers Salkah : loël le premier, S'afam le second, et Ia*enaî et S'afat en Bas'an ^ Et leurs frères de la même famille : Mikaël, Mes'oullam, S'éba*, loraï, la'ekan, Zia* et 'Éber, sept. Ils étaient fils d'Abi^aïl, du fils de Qouri, fils de laroab, fil^ de G'ile*ad^ fils de Mikaël^ fils de les'ls'aï, fils de lahedo^ fils de Bouz. A\}ï le fils de *Abdiël, fils de Gounî, avait été le chef de leur famille. Ils demeuraient en G'ile'ad et en Bas'an et dans leurs bourgades et dans tous les pâturages de la plaine, sur lesquels ils avaient une bsue'. Tous ils avaient été enregistrés du temps de lotam roi de Jnda, et du temps de larobe'am roi d'Israël ^.

i Du point de vue de Tauteur, écrivant à Jérusalem^ les Gadites, occupant le pays au nord (et à Test ?} des Reoubénites, étaient t/eca»/ ceux-ci, vers l'étranger. Salkah (Deut. 111, 10. Jos. XIII, 11) doit avoir été leur établissement le plus oriental. Du reste, ces dénominations de G'ile'ad et de Bas'an ne désignent point des territoires exactement limités par des frontières politiques.

^Ces noms de clans sont autres que ceux mentionnés Gen. XL VI, 16. loël se retrouve aussi dans la nomenclature des Reoubénites (v. 4), et l'expression S'afat en Bas'an fait clairement voir qu'il ne s'agit pas d'individus.

3 G'ile'ad et Bas'an étaient des pays alpestres, favorables à l'élève du bétail, mais en descendant des hauteurs on trouvait de côté et d'autre des plaines basses, offrant par ci par là des oasis avec une végétation suffisante pour le môme usage. En parlant des issues, l'auteur a en vue les difficultés naturelles du terrain, les hauteurs étant généralement escarpées et n'offrant accès à la plaine que par des ravins profondément encaissés. Au lieu de bourgades, le texte dit : filles.

•^ Cette note est intéressante, parce qu'elle fait voir qu'il ne s'agit pas d'une douzaine d'individus, mais do tous les clans d'une grande tribu, et que les données généalogiques de notre livre, toutes confuses qu'elles sont, sont basées sur des docu^ ments remontant à diverses époques (larobe'am II au commencement, lotam après le milieu du 8* siècle av. J.'C.J. Des recensements opérés par des rois indiquent des procédés administratifs destinés à soumettre des populations nomades et à demi-sautages à un gouvernement régulier et sans doute à un régime fiscal. Si lo^m a fait faire un recensement pareil au delà du Jourdain, cela prouverait qu'il a soumis cette contrée après la chute de la dynastie des Nimes'ides et pendant l 'anarchie qui amena la fin du royaume d'Israël.

A. T. 4« part. 5

06 1 CURON UE V, 18-2G.

*^ Les Reoubéniies et les Gadites et la demi-tribu de Menass'eh, tout ce qu'il y avait d'hommes forts portant le bouclier et l'épée, et bandant Tare et sachamt combattre, au nombre de quarante-quatre mille sept cent soixante guerriers, firent la guerre aux Hag'eriîtes et à ceux de letour, Nafis' et Nôdab^ et ils furent victorieux contre eux, et les Hag'eriîtes et tous leurs alliés leur furent livrés, car ils invoquèrent Dieu pendant le combat, et il se laissa fléchir en leur faveur, parce qu'ils avaient mis leur confiance en lui. Et ils enlevèrent leurs troupeaux et leurs chameaux, au nombre de cinquante mille, et deux cent cinquante mille moutons^ et deux mille ânes et cent mille personnes. Car il en avait péri beaucoup, la guerre ayant été faite de par Dieu. Et ils s'établirent à leur place jusqu'à la déportation *.

^^ Les fils de la demi-tribu de Menass'eh demeuraient dans le pays qui s'étend depuis Bas'an jusqu'à Ba*al-Hermôn, et au §énir et aux monts Qermôn '. Ils étaient nombreux et voici les chefs de leur famille : *Éfer, Yis'e*i, Élîël, *Azriël, Yirmeyah, Ilodouyah et labediël, vaillants et fameux guerriers, chefs de leur famille.

^^Mais ils furent infidèles au dieu de leurs pères et ils s'atta* chèrent aux dieux des peuples du pays, que Dieu avait exterminés devant eux. Et le Dieu d'Israël suscita l'esprit de Poul, roi d'Assyrie, et l'esprit de 'TW^'^t Pilnéser, roi d'Assyrie, et les fit déporter, les Reoubéuites, les Gadites, et la demi-tribu de Menass'eh, et conduire à Qclab, à Ilabôr, à Ilarâ et à la rivière de Gôzan, jusqu'à ce jour '.

1 Ce fragment historique inséré au milieu de ces recensements généalogiques^ fait mention d'une conquête opérée (on ne sait à queUo époque) par les trois tribus établies à l'orient du Jourdain, sur le territoire de leurs voisins Arabes (Ismaélites chap. I, 31, comp. chap. V, lOj. La notice parait reposer sur des données anciennes et exactes. En tout cas le chiffre de la population guerrière n'est pas pris dans les dénombrements du Pentateuque, Nomb. I. 21. 25, 35; XXVI, 7, 18, 38. La déportation dont i\ est parlé est celle exécutée par les Assyriens, 2 Rois XV, 29, voyez plus bas, v. 26.

^ Hermôn est le nom hébreu de TAntiliban, surtout de sa partie la plus élevée, qui formait on même temps la limite septentrionale des établissements Israélites. S'énir est le nom spécial d'une partie de la chaîne (Deut. III, 9. Juges III, 3. Jos. XIII, 5).

3 Nous voyons que déjà du temps de l'auteur l'opinion commune était qu'Israël avait complètement disparu des contrées au delà du Jourdain. Il est cependant bi«n probable qu'après l'entière déconfiture politique de la nation, ces tribus se mêlèrent aux populations voisines avec lesquelles elles vivaient en parfaite communauté de mœurs (et de religion ?). Les localités nommées dans les textes sont, à peu de chose près, celles que le livre des Rois (2 Rois XVII, 6 ; XVIII, 11) nomme dans l'histoire du roi Salmanassar. Les différents conquérants ont-ils choisi les mûmes lieux de déportation, ou notre auteur aurait-il confondu doux faits différents ?

*' Les fils de Lévi : G'crs'ôn, Qehat et Merari. Et les fils de Qehat : 'Ameram, Yichar, Hébrôn et *Ouzziël. Et les fils de 'Ameram : Aharôn et Mos'eh et Miryam. Et les fils d'Aharôn : Nadab, Abihoù, Éle'azar et Itamar ^

*^Éle*azar engendra Pîuehas, Pine^as engendra Abîs'oua', Abîs'oua' engendra Bouqqi, Bouqqî engendra *Ouzzl, 'Ouzzi engendra Zera^yah, Zerabjah engendra Merayot, Merayot engendra Amaryah, Amaryab engendra Af^toub , Ahitoub engendra Çadoq , Çadoq engendra Al|ima'aç, A^ma'aç engendra *Azaryah, 'Azaryah engendra lobanan, lo^anan engendra 'Azaryah (ce fut lui qui fonctionna au temple que Salomon avait bâti à Jérusalem). Et *Azaryah engendra Amaryah, Amaryah engendra Ahitoub , A|>itoub engendra Çadoq , Çadoq engendra S'alloum, S'alloum engendra Ililqîyah, Ililqiyah engendra 'Azaryah, *Azaryah engendra Serayah, Çerayah engendra lehoçadaq, lehoçadaq dut partir^ lorsque TËternel fît déporter Juda et Jérusalem par Neboukadnéçar *.

1 De toutes les tribus, c'est celle de Lévi à laquelle l'auteur s'intéresse le plus. Sa généalogie est donc aussi la plus riche de noms propres et l'on conçoit qu'à cet égard les renseignements devaient être à la fois plus abondants et plus exacts. — Le texte commence par la famille pontificale d'Aharôn qu'il rattache à Lévi , d'après Exod. VI, 16 suiv. Nomb. III, 17 suiv.

^ Liste des pontifes de la race d'Aharôn, qui d'après notre texte se seraient succédé en ligne directe depuis l'époque de Moïse jusqu'à l'exil (vingt-deux générations pour neuf siècles). Cette liste soulève divers doutes : 1*^ Comme légalement les pontifes devaient se succéder par ordre de primogéniture, une distance de 40 ans en moyenne, d'une génération à l'autre, est trop grande. 2° Nous savons pertinemment par les récits des livres de Samuel et des Rois, qu'il y a eu des prêtres aux sanctuaires nationaux autres que ceux nommés ici fElî et sa famille, 1 Sam. XIV, 8; Ëbyatar, 2 Sam. VIII, 17; puis le célèbre loyada' qui fit tuer Athalie, et son fils Zacharie> 2 Chron. XXIV, etc.). 3*> Un pontificat régulier et principal [unique, si l'on veut) n'a pas existé avant le temple de Salomon. 4*> Le premier Çadoq nommé ici a été contemporain de Salomon (1 Rois II, 35) ; comment son arrière-petit-fils à la quatrième génération peut-il être désigné comme ayant fonctionné au temple de Salomon, à moins qu'on ne veuille dire que c'est là une note oiseuse, puisqu'elle aurait dû se répéter pour tous les autres. 5® Entre Aharôn et ce même Çadoq il y aurait à peu près 50 ans d'une génération à l'autre. 6° Les histoires des Rois connaissent également trois *Azaryah prêtres à Jérusalem : l'un du temps de Salomon, 1 Rois IV, 2, fils de Çadoq, vers Tan 1000; le second du temps de 'Ouzziyah, 2 Chron. XXVI, 17, vers l'an 760; le troisième du temps de Hizqiyah (2 Chron. XXXI, 10), vers Tan 710. Il est chronologiquement impossible de les identifier avec ceux de la présente liste. 1" D'après 2 Chron. XXXIV, 9, ïlilqîyah {père de *Azaryah III, d'après notre liste), était contemporain du roi los'iyah, vers 620. Nous conclurons de tout ceci : 1" que la présente liste ne contient pas assez de noms pour une généalogie complète, ce qui est confirmé par Esdr. VII, 1 suiv., où elle est moins complète encore ; 2° qu'elle ne donne des noms de véritables chefs du sacerdoce de Jérusalem qu'à partir de l'époque de Çadoq contemporain de David et de Salomon.

' Les fils de Lévi : G'ers'ôm, Qehat, Merari. Et voici les noms des iils de G'ers'ôm : Libni et S'ime'i. Et les fils de Qehat : 'Ameram, Yiçhar, Ilébrôn et *Ouzziël. Les fils de Merari : Ma^eli et Mous'i. Voilà les clans des Lévites d'après leurs familles ^

^ De G'ers'ôm : son fils, Libni ; son fils, la^at ; sou fils, Zimmah ; son fils, I6ah ; son fils, 'Iddô ; son fils, Zérah ; son fils, leatrsâ '.

^ Les fils de Qehat : son fils, *Âmminadab ; son fils, Qorab ; son fils, Assir ; son fils^ Elqanah ; et son fils, Ëbyasaf ; et son fils, Assir ; son fils, Taliat ; son fils, Ooriël ; son fils, 'Ouzziyah ; son fils, S'aoul. Et les fils d'Elqanah : *Ama$aî et Ahimot. Son fils, Elqanah [Elqanah] ; son fils, Çôfaî ; et son fils, Naba^ ; son fils, Ëliab ;

son fils, lero^am ; son fils, Elqanah et les fils de Samuel :

Tainé , et le second Abiyah '.

** Les fils de Merari : MaJ^eli ; son fils, Libni ; son fils, S'ime'i ; son fils, *Ouzzah ; son fils, S'ime'â ; son fils, Hagg'iyah ; son fils, *Açayah *.

'^Et voici ceux que David constitua pour ce qui concernait la musique de la maison de rÉterncl, après rétablissement de Tarche : ils faisaient l'office de chantres devant le sanctuaire du tabernacle, jusqu'à ce que Salomon bâtit la maison de rËternel à Jérusalem, et

1 Les trois branches principales des Lévites avec leurs subdivisions généalogiques générales, telles qu'on les trouve dans les passages du Peotateuque cités tout a l'heure. On remarquera la dififérence d'orthographe pour le nom de G'ersôm, comp. chap. V, 57.

2 La généalogie de la première branche des Lévites [des G'ers'onites) se borne à 7 générations directes ; elle ne se trouve pas dans le Pentateuque, mais dans notre chapitre même, v. 24 suiv., nous la retrouverons avec des variantes nombreuses.

^ La généalogie de la seconde branche (des Qehatitos} va ici jusqu'à Samuel et il est à remarquer qu'il y a seize générations de Lévi à Samuel, tandis qu'à d'autres occasions (par exemple Ruth IV, I8j on n'en compte que neuf pour la même période. Du reste, notre texte est très-fautif. Il y manque le nom du personnage principal, Samuel, et celui de sou fils aîné loèl (1 Sam. I, 1 suiv. ; VIII, 2], par suite de la négligence des copistes. Au verset 11 , le nom d'Elqanah est écrit deux fois. Le 10* verset surtout est obscur au point de vue généalogique. Du reste, cette môme liste reparaîtra plus bas sous une autre forme et avec des variantes, v. 18 suiv. Mais la variante la plus importante, c'est quïci Samuel est de race lévitique, tandis que dans le livre dit de Samuel sa famille est désignée comme éphraïmite. — Remarquez encore que le fils do Qehat, 'Amminadab, est étranger à la nomenclature du v. 3. D'après Êxod. VI, 23, il était judéen et beau-père d'Âharôn, et les noms qui suivent se trouvent autrement combinés dans ce dernier passage.

^ La généalogie de la troisième branche (des Merarites} n'est également continuée ici que par une seule ligne, comme les deux précédentes. Une autre liste se trouvera plus bas, V. 29 suiv.

ils accomplissaient leur besogne selon les règles. Voici ces fonctionnaires et leurs lignées * :

*^Des Qebatites, Héman le chantre, fils de loël, fils de Samuel, fils d'Elqanab, fils de lerobam, fils d'Ëliël, fils de Tôah, fils de Çouf, fils d'Elqanah, fils de Mahat, fils de *Ama$aî, fils d'Elqanab^ fils de loël, fils de 'Azaryab^ fils de Çefanyah, fils de Tabat, fils d'Assîr, fils d'Ébyasaf, fils de Qorab, fils de Yiçhar, fils de Qebat, fils de Lévi, fils d'IsraëP.

**Et son frère était Asaf, qui occupait la place de droite'. Asaf était fils de Bérekyabou, fils de S'ime% fils de Mikaël, fils de Ba'açéyah, fils de Malkiyab, fils d'Etni, fils de Zérah, fils de *Adayab, fils de Êtan, fils de Zimmah, fils de S'ime'i, fils de la^at, fils de G'ers'ôm, fils de Lévi ♦.

'^ Et les Merarites^ leurs frères, à la gauche : Êtan, fils de Qis'i^ fils de *Abdi, fils de Mallouk, fils de Qas'abyab, fils de Amaçyab, fils de Hilqiyah, fils de Ameçi, fils de Bani, fils de S'émer, fils de Mabeli, fils de Mous'i, fils de Merari^ fils de Lévi^.

'* Et leurs frères, les Lévites ®, étaient destinés à tout le service

I De toutes les familles de Lévites, celles qui intéressent le plus l'auteur, ce sont les familles des chantres du temple^ dans lesquelles, à ce qu'il paraît^ les fonctions musicales devinrent héréditaires. L'auteur on signale trois^ dont les chefs furent constitués par David lorsque celui-ci fonda le sanctuaire de Sion après la translation do l'arche (2 Sam. VI]. Ces trois personnages furent Hêman, Asaf et É^n^ ils appartenaient aux trois branches des Lévites qui viennent d'ôtro nommées : les Qehatites. les G'ers'omites et les Merarites (d'après chap. II, 6, Hêman et Étan étaient Judéens).

^ La généalogie de Hdman, petit-fîls de Samuel, est la môme que celle qu'on a lue V. 7-13, malgré la diversité de quelques noms. Elle est même ici plus simple et ne présente pas ces obscurités qui nous ont arrêtés plus haut. Mais les différences no peuvent pas résulter uniquement de variantes accidentelles. L'auteur a dû avoir sous les yeux des documents différents. Ici le nombre des générations de Lévi à Samuel s'élève Jusqu'à dix-neuf.

3 Asaf est appelé /rire de Hêman, en sa qualité de Lévite. La mention d'une droite et d'une gauche semble indiquer que les diverses familles de chantres ou musiciens, ou leurs représentants^ avaient des places particulières dans les grandes cérémonies et les occupaient héréditairement.

^De Lévi à Asaf, 15 générations seulement, bien que la liste dépasse encore l'époque de Samuel. La liste est d'ailleurs tout autre que ci-dessus v. 5 et 6.

^ De Lévi à É^n, 14 générations. Comparez une autre généalogie des Merarites, ci-dessus v. 14. Les chantres ou musiciens Hêman et Étan seraient-ils par hasard à identifier avec les saget nommés 1 Rois V, 11 (1 Chron. II, 6). Dans ce cas. nous aurions deux traditions différentes sur leur origine. A la place d'Étan, d'autres textes nomment Iedou(oun comme l'un des trois chefs d'orchestre de David (chap. XXV^ 1 ; XVI, 41).

^ La masse de la caste, en dehors des familles privilégiées.

du sanctuaire de la maison de Dieu ; mais Aharôn et ses fils * officiaient^ à Tautel des holocaustes, et à Tautel aux parfums, en tout ce qui se faisait au Saint des Saints, et dans le rite de Texpiation pour Israël, selon les prescriptions de Moïse, le serviteur de Dieu.

'* Voici les fils d' Aharôn ^ : son fils, Éle'azar ; son fils, Pinefeas ; son fils, Abis'oua* ; son fils, Bouqqi ; son fils, 'Ouzzi ; son fils, Zerabyah ; son fils, Merayot ; son fils, Amaryah ; son fils, Afeitoub ; son fils Çadoq; son fils, Ahima'aç.

^*Et voici leurs lieux de résidence, selon leurs districts, dans leurs territoires*. Aux fils d'Aharôn, du clan des Qehatites (car c'est à eux qu'échut le [premier] lot*), on leur donna Hébrôn, dans le pays de Juda, et sa banlieue à Tentour. Mais la campagne de cette ville et ses métairies, on les donna à Kaleb, fils de lefounnéh. Aux fils d'Aharôn on donna les villes de refuge ^, Hébrôn, ainsi que Libnah avec sa banlieue, et lat^îr, et Ës'temoa' avec sa banlieue, et Ijilén avec sa banlieue, et Debir avec sa banlieue, et 'As'an avec sa banlieue, et Béi-S'éms' avec sa banlieue'. Et de la tribu de Benjamin : G'éba* avec sa banlieue, et *Alémet avec sa banlieue, et 'Anatôt ^^6C sa banlieue. Le nombre total de leurs bourgades était de treize, pour leurs clans.

^ C'est-à-dire les descendants directs de ce pontife^ les prêtres de la classe supérieure. Car au point de vue de l'auteur^ il s'agit ici de l'époque de David.

^Litt. : encensaient^ faisaient fumer. Pour le reste, comp. Lév. VIII suiv.; XVI. Nomb. II suiv.

3 Répétition de la lignée d'Aharôn, comp. ci-dessus chap. V, 30 suiv. La liste s'arrête à l'époque de David^ comme celles qui précèdent.

"^ Cette dernière partie du chapitre contient une énumération des diverses localités dans lesquelles résidaient des familles de Lévites. Cette nomenclature se fonde essentiellement sur Josué XXI et sur la conception théorique (mais non historique) que certaines villes, avec les pâturages à l'entour» auraient été données, par la voie du sort, en pleine possession, et exclusivement^ à ces mêmes familles.

^ Jos. XXI, 10 suiv. Nous nous servons du terme de banlieue^ faute de mieux, quoique la définition donnée Nombr. XXXV, indique un terrain assez restreint, au delà duquel se trouvait ce qui est ici appelé la campagne. Du reste, il y a quelques variantes entre notre texte et celui du livre de Josué.

^ Ceci doit être une faute de copiste : Hébrôn seule, parmi les endroits nommés ici, était une ville de refuge (Jos. XX, 7} pour ceux qui avaient commis un meurtre involontaire.

'7 L'auteur a omis de dire que les endroits nommés ici étaient compris dans le territoire de Juda et de Siméon (Jos. XXI, 9). De plus il omet le nom d'un neuvième endroit, ainsi que le nom d'un quatrième pour le territoire de Benjamin, bien qu'il conserve la somme de (reiset pour les Aharonides. Comp. Jos. XXI, lG-19, où l'on trouve les noms omis.

**Et au reste des Qeliatites il échut par le sort dix bourgades de la part du clan de la tribu, d'une demi-tribu, de la moitié de Menass'éh '. Et aux G'ers'omites, selon leurs clans, treize bourgades, de la tribu de Yi§?akar, et de la iribu d'As'er, et de la tribu de Neftali^ et de la tribu de Menass'éh en Bas'an. Aux Merarites, selon leurs clans, douze bourgades^ par le sort, de la tribu de Reouben^ et de la tribu de Gad, et de la tribu de Zebouloûn. Et les Israélites donnèrent aux Lévites les bourgades avec leurs banlieues ^. Et ils donnèrent, par le sort, de la tribu des Judéens et de la tribu des S'ime*onites et de la tribu des Benjaminites, ces bourgades - là désignées nominativement '.

** Aux clans* des Qehatites : les bourgades de leur territoire furent : De la tribu d'Éphraîm : Ils leur donnèrent les villes ^ de refuge, S'ekém avec sa banlieue, sur les montagnes d'Éphraïm, et G'czer avec sa banlieue, et loqme'am avec sa banlieue, et Bét-Ilôrôn avec sa banlieue, et Ayyalôn avec sa banlieue, et Gat-Rimmôn avec sa banlieue. Et de la demi -tribu de Menass'éh : 'Aner avec sa banlieue, et Bile'am avec sa banlieue. Voilà pour le reste du clan des Qehatites ^.

** Aux G'ers'omites ' : des clans de la demi-tribu de Menass'éh : Golan en Bas'an avec sa banlieue, et 'As'tarot avec sa banlieue. Et de la tribu de Yiççakar : Qédes' avec sa banlieue, Dobrat avec sa banlieue, et Râmot avec sa banlieue, et *Anem avec sa banlieue. Et

1 Texte tout à fait corrompu, mais facile à rétablir au moyen de Jos. XXI, 5-7. Lisez : de la part des clans de la tribu d'Éphraim, et de la tribu de Dan, et de la demi-tribu de Menass'éh. Le reste des Qehatites , c'est-à-dire ceux qui ne descendaient pas d'Aharôn même.

^ Cette dernière ligne, qui semble clore ici le récit précédent, est, dans Jos. XXI, 3, le titre général de toute Ténumération. Mais il ne nous parait pas nécessaire de supposer qu'un lecteur ou copiste l'ait insérée ici après coup et mal à propos.

3 Cette phrase forme dans Josué [chap. XXI, 10) le préambule de la nomenclature des bourgades des Aharonides. Elle rappelle ici ce qui a été dit incomplètement *ux V. 39 suiv. , où le rédacteur avait oublié de déterminer la situation géographique de ces endroits.

^ Correction d'après Jos. XXI, 20. Notre texte dit : Des clans.

5 Lisez : la ville, comme au v. 42.

^ D'après chap. V, 46, les Qehatites devaient avoir diai bourgades. La présente liste n'est donc pas complète. Le passage parallèle Jos. XXI, 20 suiv., fait voir que notre texte est très-fautif. Il signale 4 endroits d'Éphraïm, 4 de Dan (non nommé ici] dont deux sont ici omis, les deux autres rangés sous Ephralm. Enfin les noms mêmes difl^rent en partie dans les deux listes. Mais celle de Josué ne parait pas exempte de fautes non plus.

" Comp. Jos. XXI, 27 suiv. Les noms varient beaucoup.

de la tribu d'Às'er : Mas'al avec sa banlieue, et *Âbdôn avec sa banlieue, et Hoùqoq avec sa banlieue, et Re)iob avec sa banlieue. Et de la tribu de Neftali : Qédes' en Galilée avec sa banlieue, et Ijlammôn avec sa banlieue, et Qiryataïm avec sa banlieue.

^^ Aux Merarites enfin : de la tribu de Zebouloûn ^ : Rimmonô avec sa banlieue, T^bôr avec sa banlieue ; et au-delà du Jourdain de leré^^o^ à Test du Jourdain, de la tribu de Reouben : Béçer au désert, avec sa banlieue, et laheçah avec sa banlieue, et Qedémot avec sa banlieue, et Méfa'aV avec sa banlieue. Et de la tribu de Gad : Râmot en G'ile'ad avec sa banlieue, et Mahanaïm avec sa banlieue, et Hes'bôn avec sa banlieue, et Ia*azêr avec sa banlieue.

* Et pour ce qui est des fils de Yiççakar, c'étaient Tôla' et Pouah, las'îb et S'imerôn, quatre '. Et les fils de Tôla* : 'Ouzzî, Refayah, Jerîël, lahemaî, Yibesam et S'emouël ; c'étaient là les chefs de familles de Tôla', guerriers, selon leurs généalogies ; leur nombre, du temps de David, était de vingt-deux mille six cents. Et les fils de 'Ouzzî : Yizrajiyah ; et les fils de Yizraliyah : Mîkaël, *Obadyah, loël, Yiss'iyah, cinq chefs en tout ; et ils avaient à fournir, selon leurs généalogies, de leurs familles, des bandes armées en guerre, trente-six mille hommes, car ils avaient beaucoup de femmes et d'enfants. Et leurs frères de tous les clans de Yissakar étaient au nombre de quatre-vingt sept mille guerriers, quant au recensement total.

1 Le livre de Josué (chap. XXI, 34) a d'autres noms pour Zebouloûn, et deux de plus. En revanche, les versets relatifs à la tribu de Reouben y manquent. Sur l'exprèssion: le Jourdain de lerého, voyez Nombr. XXII, 1.

2 Ce nombre se retrouve partout dans les listes de la tribu (Nombr. XXVI, 23. Gen. XLVI, 13), mais dans ce dernier passage, il y a des variantes pour les noms. — Les autres noms, qui sont mentionnés dans ce paragraphe, ne se rencontrent pas ailleurs dans l'Ancien Testament. Il est cependant évident qu'il s'agit encore de clans et non d'individus, ce qui résulte surtout de ce que la généalogie, considérée comme un tableau de rapports de parenté entre des individus, contient un contre-sens. Los descendants de T^la', tous ensemble, mettent sur pied 22,600 hommes. Parmi ces descendants est 'Ouzzi, et 'Ouzzi (cette branche à elle seule) met sur pied 36,000 hommes. On voit par là que les degrés de parenté entre les différents clans n'étaient pas fixés d'une manière parfaitement sûre. Le morceau est du reste assez curieux en ce qu'il paraît faire allusion à une organisation militaire, remontant au temps de David, d'après laquelle les tribus et leurs subdivisions auraient eu à mettre sur pied, en cas de guerre, un nombre déterminé d'hommes, d'après un recensement fait par clan. Ce nombre était sans doute celui des hommes valides jusqu'à un certain fige, qu'on peut supposer assez avancé, parce que autrement les nombres seraient trop forts. (Nous supposons que les 22,600 et les 36,000 sont compris dans les 87,000.)

* Benjamin : Béb\ Békr et ledrël, trois'. Et les fils de Bêla : £çbôn« 'Oozzî, 'Ouzzîël, lerîmot et *Irî, cinq chefs de la famille, gaerriers, et le recensement les portait à vingt-deux mille et trentequatre. Et les fils de Békr : Zemîrah, lô*as', Éli'ézer, Élyô'énaï, 'Omri, lerémot^ Abiyah, 'AnatôJ et 'Alémet' : tous ceux-ci étaient fils de Békr. Et le recensement selon leurs généalogies, des chefs de leur famille, guerriers^ les portait à vingt mille et deux cents. Et les fils de ledî'ël : Bilban ; et les fils de Bilhan : le'is', Binyamîn, Éhoud, Kena'anafa, Zêtan, Tars'is' et Ahis'ahar : tous ceux-ci étaient fils de ledî'ël, chefs de famille, guerriers, dix-sept mille et deux cents combattants ^. Et S'ouppim et Ilouppim fils de *Ir ^.

HoQS'im, les fils d'un autre ^.

*• Les fils de Neftalî : lahecîël, Gounî, lécer et S'alloum, fils de Bilhah ».

^ La généalogie des Benjaminites, telle qu'elle est donnée par Gen. XL VI, 21 suiv. Nombr. XXYI^ 38 suiv., donne plus de noms et en partie d'autres. Comp. aussi plus bas, cbap. VIII, 1 .

^ Plus haut, chap. VI, 45, nous avons eu ces deux derniers noms comme des noms de bourgs lévitiques situés dans le territoire de Benjamin. Il est bon de relever des faits de ce genre ; ils prouvent une fois de plus que nous avons affaire à des cantons et non a des individus.

3 On remarquera que ce mot de guernen^ dans plusieurs de ces articles, est placé de manière à s'appliquer aux chefs, et non à la totalité do la milice. Nous pensons cependant que cela tient à ce que d'après le mécanisme de toutes ces listes, les clans sont considérés comme des unités, et pour ainsi dire identifiés avec un fondateur primordial supposé.

^ Des noms analogues se trouvent parmi les clans de Benjamin, Gen. XLVI, 21 et Nombr. XXVI, 39. Peut-ôtre le nom de 'Ir, XexiT père, doit- il ôtre identifié avec celui de lrî(v. Tf), fils de Bêla*?

^ Note singulièrement énigmatique, mais qui parait devoir s'expliquer par le passage Gen. XLVI, 23. Dans cet endroit, après la tribu de Benjamin et avant celle de NeiUlî, est intercalée celle de Dan qui manque ici, et il lui est donné pour seul clan précisément celui de Ifous'im. Or, il est à remarquer que deux fois déjà notre rédacteur, ou ses copistes, ont supprimé le nom de Dan (chap. VI, 46 et 54). Serait-ce qu'on eût voulu à dessein faire disparaître cette tribu comme indigne? Elle est aussi omise Apoc. VII. Nous avons trouvé, à propos de cette mÔme tribu, un essai également arbitraire de faire taire un texte incommode. Juges XVIII, 30. Cette explication peut n'être pas absolument sûre, mais en tout cas le texte, dans sa forme actuelle, offre des traces non méconnaissables d'altération.

^ Comp. Gen. XLVI, 24. Nombr. XXVI, 48, avec variantes. Bilhab était, comme on sait, l'une des deux concubines du patriarche Jacob, mère de Dan et de Neftali. La mention de son nom, très-naturelle en cet endroit dans la Genèse, après Ténumération de ces denx tribus, semble Otre une preuve de plus de ce que le nom do Dan, aujourd'hui supprimé, se lisait originairement dans le texte.

** Les fils de Menass'ch : Asrîël, qu'enfanta sa concuhinc araméenne. Elle enfanta Makir, le père de G'ile'ad. Et Makir prit une femme pour ïlouppîm et S'ouppîm, et le nom de sa sœur était Ma'akah, et le nom du second Celofhad. Et Cclofliad avait des filles. Et Ma'akah,

la femme de Makir, enfanta un fils qu'elle appela Pers', et le nom de son frère était S'ers', et ses fils Oûlam et Réqem. Et les fils d'Oûlam : Bedan. Voilà les fils de G'ile'ad, fils de Makir, fils de Menass'eh. Et sa sœur maîtresse enfanta Is'hod, Abi*ézer ej; Mabclah. Et les fils de S'emîda* : A^yan, S'ékem, Liqe^î et Ani'am *.

*<* Et les fils d'Éphraïm : S'outélah ; et son fils, Berd ; et son fils, Tahat ; et son fils, Eradah ; et son fils, Tal^at ; et son fils, Zabad ; et son fils, S'outélah, 'Ézer et ÉFad. Et les gens de Gat> natifs du pays, les égorgèrent, parce qu'ils étaient descendus pour prendre leurs troupeaux. Et leur père Épbraïm les pleura longtemps, et ses frères vinrent le consoler. Et il revint à sa femme et elle devint enceinte et enfanta un fils, qu'il appela Beri*ab, parce que c'avait été pendant que le malheur était dans sa maison. Et sa fille fut S'éerah, elle bâtit Bêt-Hôrôn, le bas et le haut, et Ouzzen-S'éerah. Et son fils, Réfah; et Rés'ef; et son fils, Tclab ; et sou fils, Talian; son fils, La*edan ; son fils 'Ammihoud ; son fils, Ëlisama* , son fils. Non; son fils, lehos'oua*'.

1 La généalogie des Manassites est dans le plus grand désordre et le texte n'offre en plusieurs endroits que des contre-sens. Malheureusement les passages parallèles Nombres XXVI, 29 suiv. et Jos. XVII, 1 suiv. ne fournissent pas les indications nécessaires pour le rétablir, au contraire, ils ne servent qu'à faire ressortir davantage les singularités du nôtre. Tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'il s'agit ici des clans des Manassites orientaux [ou G'ile'adites}, lesquels, à ce qu'il parait, doivent être ramenés à doux branches, l'une issue d'une femme tnattresse, c'est-à-dire légitime, l'autre d'une femme étrangère [esclave). Mais il y a du reste, 1^ des lacunes: il manque évidemment un premier nom avant le second Çelof^iad (sur lequel voyez Nombr. XXXVI) ; 2° des gloses étrangères au texte : ainsi Houppîm et S'oupptm n'ont rien à faire ici, ce sont des Benjaminites du douzième verset qui se sont égarés ici par suite de quelque accident ; d<* quelques confusions : ainsi on n'arrive pas à savoir si Ma'akah était la femme légitime ou non. Toutes ces corruptions du texte doivent être très-anciennes, non seulement parce que les versions présentent les mêmes difficultés, mais encore parce que la critique rabbinique n'a plus osé faire des essais de restauration.

* Dans cette généalogie des Éphraïmites (comp. Nombr. XXVI, 35), il y a aussi quelques obscurités. Ainsi il n'est pas clair si l'auteur compte *Ezer et Él'ad (v. 20) comme fils immédiats d'Éphraïm, ou comme ses descendants à la 8<' génération. Nous inclinons pour la première combinaison, puisqu'il est dit qu'un nouveau-né d'Éphraïm vint remplacer les fils égorgés. D'après cela, il faudra encore dire que Réfab (v. 25) était un fils immédiat d'Éphraïm, de sorte que le fameux héros Josué serait séparé de celui-ci par 8 générations intermédiaires, tandis qu'entre Lévi (l'oncle d'Éphraïm) et Moïse on

*' Et leurs • possessions et établissements : Bêt-El et ses dépendances, et vers Test Na'aran , et vers Touest G'czer et ses dépendances ; puis S'ekém et ses dépendances, jusqu'à 'Azzah avec ses dépendances. Et aux mains des Mcnass'ites Bét-S'ean avec ses dépendances, Ta'anak avec ses dépendances, Meg'iddo avec ses dépendanes^ Dôr avec ses dépendances. C'est là que demeuraient les fils de Joseph, fils d'Israël.

^«Les fils d'As'er^ : Yimnah, Yis'wah, Yis'wi et Berrah, et §érab leur sœur. Et les fils de Berrah : Iléber et Malkiël ; celui-ci fut père de Birzaît. Et Héber engendra laflet, S'ômer et Hotam, et S'oû*ii leur sœur. Et les fils de laflet : Pasak^ Bimehal et *As'wat : c'étaient là les fils de laflet. Et les fils de S'émer : A|ii, Rôhegah, Houbbah et Aram. Et le fils de Hélm, son frère : Çôfab, Yimna*, S'els' et *Amal. Les fils de Çôfab : Soua^, Harnéfer, S'oû*al, Bérî, Yimerah, Béer, ïlôd, S'ammâ, S'ils'âh^ Yi^ran et Beérà. Et les fils de léter : lefounneh, Pispah et Ara. Et les fils de 'Oullà : Ara^i, ïlannîël et Riçyâ. Tous ceux-ci étaient fils d'As'er, chefs de familles, homme d'élite guerriers, émirs principaux, et le recensement pour l'armée portait le nombre de leurs combattants à vingt-six mille hommes.

n'en compte ailleurs (chap. V, 27 suiv.) que deux. — Du reste, on voit ici encore clairement qu'il ne s'agit pas d'individus historiques, mais do mythes ethnographiques. Autrement comment deux fils d'Ëphraîm [qui était né on Egypte, et qui n'a jamais quitté ce pays) pourraient-ils faire une expédition contre ceux de Gat (les Philistins) en descendant [ce qui fait voir qu'il s'agit des montagnes d*Éphraïm et non de la plaiue du Nil)? Et qu'est-ce qu'une filU qui hâtit trois villes? Il s'agit de clans, comme toujours, et c'est à l'un d'eux que se rattache la généalogie personnelle de Josué, comme de rhomme le plus célèbre dans l'histoire de la tribu. — L'étymologie du nom de Beri'ah, dérivé de Be-ra'ah {dans le malheur), est tout simplement impossible, comme tant d'autres destinées à expliquer d'antiques noms propres. — 'Partout ailleurs, le père de Josué est appelé Noun.

1 Ce paragraphe, comme on va le voir, se rapporte à la fois aux deux branches do la tribu de Joseph, Éphraïm et Manassé.

« Gen. XLVI, 17 s. Nombr. XXVI, 44 s. — Les noms qui no sont pas compris dans ces deux passages nous sont généralement inconnus, mois il n'y a pas de doute qu'il n'y ait là aussi des noms de lieux. Les diverses données ne se joignent pas bien ensemble, à moins qu'on n'identifie S'émer avec S'ômer, Hélm avec IJôtam, léter avec Vit f au, en supposant des fautes de copistes; mais 'Oullâ ne ressemble à aucun des noms qui précèdent.

* Et Benjamin * engendra Bêla* son aînc, As'bel le second, Aherah le troisième, Nôhah le quatrième et Rafà le cinquième. Et Bêla* eut pour fils Addar, G'érà, Abîhoud, Abîs'oua*, Na aman, Aiyôali, G'érâ, S'efoufau et Houram. Et voici les fils d'Él.ioud* (qui étaient les chefs des familles des habitants de G'éba*, et ils les firent émigrer u Manahat ; savoir Na'aman, Ahiyah et G'érà, celui-ci les fit émigrer), et il engendra 'Ouzzâ et Ahihoud ^ Et S'aharaïm engendra, dans la terre de Moab, après avoir répudié ïlous'îm et Ba*arâ ses femmes; il engendra, avec sa femme ijodes', lôbab, Çibyâ, Mês'â, Malkani, leouç, S'obyah et Mirmah : c'étaient là ses fils, chefs de familles. Et avec Hous'im il engendra Abitoub et Elpa'al. Et les fils d'Elpa'al : *Éber, Mis'*am et S'émer. Celui-ci bâtit Onô et Lod avec leurs dépendances *,

*^ Et Beri'ah et S'éma* (qui étaient les chefs des familles des habitants d'Ayyalôn, qui avaient mis en fuite les habitants de Gat *),

et son frère ®, S'as'aq et lerémot. Et Zebadyah, 'Arail,

*Éder, Mikaël, Yis'pah et lohâ, étaient les fils de Beri*ah. Et Zebadyah, Mes'oullam, Hizqî, ïléber, Yis'meraï, Yizliah et lôbab

1 Nous avons indiqué dans Tlntroduction la raison d'être de cette nouvelle généalogie de la tribu de Benjamin [comp. chap. VII, 6J ; elle se rapproche davantage de celle donnée parla Genèse, surtout si Ton tient compte des variantes dues aux copistes. Ainsi dans notre passage même, la répétition du nom de G'érâ est sans doute aussi TeATet d'une simple inadvertance.

2 Cet Ël^oud n'ayant pas été nommé auparavant, on peut être tenté de l'identifier^ par une supposition semblable, avec Abihoud. Ou bien serait-ce Ë^oud le fils de G'érÛ, le Benjaminite nommé Juges III, 15?

3 Ce passage est assez obscur, tant par sa construction, que par ses allusions historiques. Manabat était signalé comme une bourgade de Juda, chap. II, 54. Par la parenthèse nous avons tâché de mettre un peu d'ordre dans cette notice, et nous avons ainsi obtenu le sens que le clan de G'éba* aurait été délogé par une ligue de trois autres clans benjaminites à la tête de laquelle se trouvait celui de G'érâ.

^ Une autre branche de Benjaminites dont la liaison avec le reste de la tribu n'est pas autrement indiquée, va s'établir dans le pays de Moab, en sept familles. Mais avant cette émigration (symbolisée ici par une répudiation ou un divorce) , cette même branche avait formé deux autres familles dans l'ancien territoire de Benjamin, dans les environs de Lod (Lydda, Act. IX, 35] . Le texte est en tout cas fautif, car il dit littéralement que S'abaraim engendra ses femmes. Il doit y avoir une lacune.

^ Serait-ce ici, sous une autre forme, l'histoire racontée au chap. VII, 21 suiv., ou bien aurions-nous ici le fait d'une revanche prise par les Israélites sur les Philistins. Un Berî'ah est mentionné des deux côtés, seulement la première fois il était compté comme Ëphraïmite.

^ D'après la nomenclature qui suit, il parait manquer ici le nom d'Elpa'al (v. 18), et cette lacune a fait changer le mot : son frère, en un nom propre Abyo. On pourrait aussi traduire simplement: et son frère S'as'aq.

1 CHRONIQUE VllI, 19-33. 77

étaieut les fils d'Elpa'al. Et laqim, Zikri, Zabdi^ Eli'cDaï, Çiltaï, Éiiël, 'Adayah, Beràyah et S'imerat étaient les fils de S'ime'i. Et Yis'pan, 'Eber, Ëliël^ 'Abdôn, Zikri, Qanan , Uananyah, *Élam, *Anto^iyah , Yifdeyah et Peniël étaient les fils de S'as'aq. Et S'ames'eraï, S'etiaryali, 'A^alyah, la'ares'yab, Ëliyah et Zikri étaient les fils de lerotiam. C'étaient là les chefs de familles^ chefs selon leurs généalogies^ et ils habitaient Jérusalem ^

-' Et à G'ibe'ôn demeuraient le père de G'ibe*ôn, dont la femme s'appelait Ma'akah; et son fils aine *Abdôn et Çoùr, Qis', Ba*al, Nadab, G'edôr^ A^^eyo, Zekr et Miqlot, lequel engendra S'imeah. Ceux-ci aussi habitaient Jérusalem avec leurs frères, séparés de leurs autres frères'. Et Ner engendra Qis'% et Qis' engendra

^ Si nous comprenons bien la portée de ce morceau, voici ce qu*il nous apprend : A une époque donnée, il y avait à Jérusalem (entre autres habitants) cinq branches de Benjaminites, avec leurs subdivisions respectives, dont quelques-unes originaires du dehors, (v. 13], savoir Berî'ah, S'éma', Elpa'al, S'as'aq et lerémot; ces noms ont cependant été changés en partie par les copistes, car plus loin on lit S'ime'î pour S'éma*, et lero^am pour Ierémo(; et Elpa*al aurait disparu complètement dans le premier recensement. Ensemble ils formaient 39 familles, et à la fin il est dit expressément que ces noms n'étaient pas ceux de personnes aujourd'hui vivantes [du temps de Tauteur, ou à n^importe quelle époque antérieure), mais ceux des chefs ie généalogies^ c'est-u-dire des noms collectifs. On remarquera la fréquente répétition des mGmes noms, qui n'aurait rien d'extraordinaire s'il s'agissait d'individus contemporains, mais qui prouve ici que les familles existantes, lors du recensement, ne pouvaient plus établir leur généalogie d'une manière parfaitement sûre, par exemple les Zikri se rattachaient soit à S'ime*!, soit a S'as'aq, soit à lerobam, et ainsi pour d'autres.

2 G'ibe'ôn était un endroit très-connu du territoire de Benjamin u deux lieues et demie au nord-ouest de Jérusalem. Une partie des familles de cet endroit vinrent s'établir à Jérusalem, d'après notre texte, sans doute à l'époque où cette ville commença à se repeupler. Toutes les familles de G'ibe*onites sont ramonées ici à une commune origine, par la simple supposition d'un individu primitif qui est appelé le père de G'ibe'ôn , qui est du reste si bien un être fictif et collectif que le verbe môme est exprimé au pluriel. Ma*akah sera une localité du voisinage. Le moi frères^ à la fin de la phrase, s'applique la première fois aux Beojaminites de Jérusalem, la seconde fois à ceux du dehors. Comme ailleurs le lieu de résidence de la famille de SaUl est le village de G'ibe*ah (différent de G'ibo'ôn), on est tenté de croire que l'auteur confond ici les deux endroits.

' De toafes les familles de Benjaminites celle du roi SaQl était devenue la plus célèbre. Sa généalogie est donc insérée ici d'une manière plus complète, par une série de noms d'individus. Dans ses commencements cette généalogie est en contradiction avec 1 Sam. IX, 1. XIV, 51. D'après ces passages Qîs et Ncr étaient frères et fils d'Abii^l, dont les ancêtres sont du reste inconnus à notre auteur. Du reste le nom de Ner ne m rattache à ce qui précède qu'autant qu'on voudra corriger notre texte d'après chap. IX, 36, peut-être aussi en tant qu'on hasarderait un dédoublement do Qîs', oncle et neveu. De môme il n'y a pas accord pour les fils de Saûl avec 1 Sam. XIV, 49.

78 1 CHRONIQUE VllI, 34-38. IX, 1, 2.

Saûl, et Saûl engendra lonatan^ Malkis'oua*, Abinadab et £s'ba*al. Et le fils de lonatau fut Merib-Ba*al^ et Mcrib-Ba'al engendra Mikah. Et les fils de Mikah : Piton, Melk^ Taeréa' et Afiaz. Et Alpiaz engendra Ieho*addah, et leho'addah engendra 'Alémet;^ *Azmawct et Zimeri. Et Zimeri engendra Môçà. Et Môçâ engendra Bine'ah. Son fils, Rafah ; sou fils, EFaçah ; son fils, Açel. Et Açel eut six fils dont voici les noms : *Azrîqam, Bokrou, Yis'ma'ël, S'e*aryah, *Obadyah et llanan. Tous ceux-ci étaient fils d'Açel. Et les fils de son frère *Ës'eq : Oùlam Tainé, Ie*ous' le second et Élifélet le troisième. Et les fils de Oûlam furent des gens de guerre et bons archers, et ils eurent beaucoup de fils et de petits-fils, cent cinquante. Tous ceux-ci étaient Benjaminites*.

* Tous les Israélites étaient enregistrés par familles, et on les voit inscrits dans le livre des Rois d'IsraëP.

^ Après que Juda eut été déporté à Babel pour ses méfaits, les premiers habitants qui se trouvaient dans leurs propriétés, dans leurs endroits respectifs , étaient : les Israélites , les prêtres , les lévites et les servants '.

XXXI, 2. Es'baal est positivement le môme que Is'bos'et 2 Sam. II, 12 et Merîb-Ba'al est identique avec Mefibos'et, 2 Sam. IV, 4. La première forme (avec Ba'al] est seule authentique et prouve que, du temps de Saûl, le culte de Ba'al s'associait fadlement avec celui de lahewoh, comme on le voit par le nom de Iona(an. Bo8'e( signifie honte et a été substitué au nom du dieu par les historiens de la théocratie.

1 La généalogie de Saûl est continuée jusqu'à la 1 3' génération, ce qui représenterait un laps d'au moins 325 ans et nous conduirait au huitième siècle avant Jésus-CbriBt. Si l'on tient compte des nombreux (150) petits-fils qui ont suivi cette treizième génératioii, nous nous trouverons très-près de l'époque de l'exil, comme terme où cette note a pu être rédigée. Mais elle a pu l'être bien plus tard encore, et surtout cela ne préjuge pas l'époque do la rédaction de la présente compilation.

2 Ce morceau contient des fragments d'un registre ou d'une matricule des habitaDts de Jérusalem après l'exil. Des extraits pareils, en partie identiques, se retrouvent dans le livre do Néhémie, chap. XI, avec des variantes qui peuvent en partie être mises sur lo compte des copistes. La suscription de cette pièce, que notre rédacteur transcrii également, déclare que des registres de ce genre existaient déjà plus anciennement dons des livres officiels, comme nous dirions aujourd'hui, ou, comme elle s'exprime, dans le livre des Rois. En disant rois à^ Israël, le premier auteur n'a sans doute pas entenda parler de ceux des dix tribus, en opposition avec ceux de Juda. C'est un recensement pareil, et sans doute officiel aussi, qu'il a voulu nous donner pour une époque plus récente, et c'est de sa liste que le rédacteur de notre livre va faire des extraits.

3 Les premiers habitants, résidant sur leurs propriétés, dans leurs localités respectives, après que Juda eut été déporté, ce sont nécessairement les membres de la colonie restaurée par Zeroubbabel, tels qu'ils étaient à une époque donnée, qu'il nous est impossible de déterminer bien exactement. Seulement nous pourrons dire que U manière dont il est parlé de l'exil, en passant sous silence et la durée do cette émign-

^ Et à Jérusalem il demeurait des Judéens, des Beojaminites, des Éphraîmitcs et des Menass'ites '.

*'Outaï fils de 'Ammihoud, fils de *Omrî, fils d'iraeri, fils de Banî, d'entre les fils de Perç, fils de Juda. Et d'entre les S'ilonites, 'Açayab l'aîné, et ses fils. Et d'entre les fils de Zérah, Ie*ouël et ses frères, au nombre de six cent quatre-vingt-dix^.

^ Et des Benjaminites, Salloû fils de Mes'oullam, fils de Hôdouyah, fils de Hassenouah. Et Yibneyah fils de lerol^am, et Ëlah fils de 'Ouzzî, fils de Mikri, et Mes'oullam fils de S'efatyah, fils de Re'ouël, fils de Yibniyah, et leurs frères selon leurs généalogies, au nombre de neuf cent cinquante-six. Tous ces hommes étaient chefs de leurs familles respectives.

*<* Et d'entre les prêtres ' : leda'yah, lehoyarib, ïakin et *Azaryah fils de Hilqiyab, fils de Mes'oullam, fils de Çadoq, fils de Merayot, fils d'Abitoub le supérieur de la maison de Dieu. Et 'Adayah fils de lerobam^ fils de Pas'l.iour, fils de Malkiyah. Et Ma*e$aï fils de *Adicl, fils de labezérab, fils de Mes'oullam, fils de Mes'illémit, fils d^Immer; et leurs frères, chefs de leurs familles respectives, au nombre de mille sept cent soixante, propres à l'œuvre du service de la maison de Dieu.

**Et d'entre les Lévites* : S'ema'yah fils de Bass'oub, fils de

tioOf et le retour, nous fait entrevoir une distance assez considérable entre celui-ci et Tépo^ne de la rédaction de la liste. De plus, les premiers habitants sont naturellement opposés aux habitants actuels^ contemporains de l'auteur. Ces habitants sont divisés ea quatre classes : les prêtres, les lévites, les servants [ou familles do serfs, héréditairement attachés au service du temple, dont il sera beaucoup question dans les livres d'Esdras et de Nébémie], et puis, en dehors de ces trois catégories de gens d' église ^ comme nous pourrions dire, les Israélites, c'est-à-dire ici : les laïques.

^ On voit maintenant pourquoi nous parlions d'un extrait du registre. D'abord il no sera question que de Jérusalem et non des endroits respectifs ; ensuite le rédacteur ne va s'occuper que des deux premières des quatre tribus qu'il dit avoir été représentées par diverses familles des habitants du chef-lieu.

^ Les Judéens formaient entre autres clans ceux de Péreç, de Zérab et de S'élah [chap. II, 3 suiv. ; IV, 21). Nous lisons donc ici: S'élanites au lieu de S'ilonites. S'îlo était l'ancien chef-lieu d'Ephraïm. Le chitfre 690 doit-il se rapporter aux trois hranches ensemble, ou seulement à la dernière? D'après Néh. XI, 6, nous penchons pour cette seccmde manière de voir.

3 Par les passages parallèles des livres d'Ësdras et de Néhémie [comp. ci-dessous chap. XXJV) , nous connaissons une partie des noms qui suivent comme désignant des classes de prêtres, c'est-à-dire des brigades faisant le service à tour de rôle. Les noms du V. 11 se lisent à peu près de même au chap. V, v. 38 et 39.

'^ En comparant les données du 6' chapitre (v. 18 suiv.], nous trouvons qu'il s'agit ici principalement des familles de chantres et de musiciens (comp. verset 33). Il est vrai que la notice est très-fragmentaire. On n'y trouve mentionné expressément que le clan des Merarites, mais celui des G'ers'omites est représenté par le nom d'Asaf, et

*Azriqain, fils de I.Ias'abyah, d'entre les fils de Merari. Et Baqbaqqar, I.lcrcs'^ Galal et MaHanyah fils de Mikâ, fils de Zikri, Asafite. Et *Obadyah fils de S'emayah, fils de Galal, ledoutounite. Et Bérekyah fils d'Asà, fils d'Elqanah qui demeurait dans les métairies des Netofatites.

*^ Et les portiers * : S'alloum, 'Aqqoub, faliûôn et Abiman, avec leurs frères. S'alloum est le chef, jusqu'à ce jour, à la porte royale, vers Torient. Ce sont là les portiers du camp des Lévites. Et S'alloum fils do Qorè, fils d'Ëbyasaf, fils de Qorab et ses frères, de sa famille, des Qorabites, étaient préposés à l'œuvre du service, gardant le seuil du tabernacle ; et leurs pères avaient gardé l'entrée dans le camp de TÉterneP. Et Pinebas fils d'Éle*azar avait été autrefois leur supérieur (que rÉternel suit avec lui 1). Zekaryah fils de Mes'élemyah ' était portier de la porte du tabernacle. Eux tous, élus pour être portiers du seuil, étaient au nombre de deux cent douze ; ils demeuraient dans leurs métairies, enregistrés par familles :.

celui des Qeha^ites pourrait l'êtro par Elqanah. Nous avons déjà exprimé l'opinion que Tedou(oun pourrait être la mCme classe que Étan (chap. VI, 29). L'une des trois classes paraît avoir été établie ù la campagne. Netofah est nommé comme un endroit dans le voisinage de Bê^-Lé^em, chap. II, 54.

1 Les portiers formaient une autre classe do familles léviliques, à côté des chantres ))récédemmont nommés. En général, tout le service avait une organisation de caste et chaque famille était héréditairement en possession de la même charge. Du temps de notre auteur, ou de celui de la statistique dont nous lisons ici des extraits, cette institution était déjà très-ancienne ; traditionnellement on la faisait remonter à David, et môme à Samuel, bien que le temple n'existât pas encore de leur temps, et que les cérémonies du culte se fissent avec bien moins de régularité officielle et surtout plus simplement. Les noms que nous rencontrons ici sont donc encore des noms de familles. L'enceinte sacrée (depuis Salomon) formant un carré, chaque côté [chaque entrée] avait sa garde particulière ; cela fait quatre familles de portiers (v. 17), chacune avec son chef temporaire résidant au temple, tandis que les familles elles-mêmes vivaient à U campagne dans leurs métairies ou avec leurs troupeaux, et se relevaient tous les huit Jours par escouades pour le service, en nombre nécessaire et convenu. La porte orientale était ce que nous appellerions la porto d'honneur (comp. Ézéch. XLVI, 1 suit. 2 Rois XVI, 18). Lu famille S'alloum est appelée S'éiemyah ou Mes'élemyah (chap. XXVI, 1, 14) et signalée comme existant déjà du temps de David.

2 Ce texte insinue que l'institution dos portiers du sanctuaire de Jérusalem était calquée sur colle du tabernacle mosaïque. C'est aussi pour cela qu'il est parlé d'un camp des Lévites, l'auteur se reportant aux temps primitifs, et qu'il mentionne l^ebas lo petit-fils d'Aharôn. Le Pentateuque ne parle pas des Qora^ites comme gardiens du tabernacle.

3 Comme il est question du tabernacle^ on pourrait être tenté de regarder ce Zekarvah comme un contemporain de Pincbas. Le passoge 1 Chron. XXVI, 14, nous fait voir qu'il s agit d une famille de gardiens actucilement eu service. Mais le rapport de cette famille avec celles du v. 17 nous échappe.

David et le prophète Samuel les avaient établis d'une manière permanente ^ Eux et leurs fils étaient de garde aux portes de la maison de TÉternel^ c'est-à-dire du tabernacle. C'est aux quatre points cardinaux que se tenaient les portiers, à Test^ à l'ouest, au nord et au sud. Et leurs frères demeuraient dans leurs métairies, de manière à venir auprès d'eux pour sept jours de semaine en semaine ; car les quatre chefs des portiers Tétaient d'une manière permanente. Voilà pour les Lévites.

'^Hs étaient aussi préposés aux chambres et magasins dans la maison de Dieu, et ils passaient la nuit à l'entour de la maison de Dieu, car ils étaient chargés de la garde, et ils avaient la charge de la clef, chaque matin. Et quelques-uns d'entre eux étaient chargés des vases du service, car on les sortait et on les rentrait en les comptant. D'autres avaient la charge des ustensiles et de tous les objets mobiliers du sanctuaire, ainsi que de la farine, du vin^ de l'huile, de l'encens et des parfums^. (Et quelques-uns d'entre les fils des prêtres avaient à fabriquer l'huile parfumée avec ces parfums.) Et Mat^i^yah du nombre des Lévites, l'ainé de S'alloum le Qoral^ite^ avait à titre permanent la besogne des gâteaux plats. Et d'entre leurs frères, les Qehatites, étaient pris ceux qui avaient la charge des pains de proposition, pour les préparer de sabbat en sabbat.

••Voilà* les chantres, chefs des familles lévitiques, résidant dans les chambres, sans autre charge^ leur office durant nuit et jour. Voilà les chefs des familles lévitiques, chefs d'après leurs généa* logies. Ceux-là demeuraient à Jérusalem.

^ D'aatres traduisent : sur leur foi, eu vue de leur fidélité, ou : dans ce poste de confiance.

^ Cette partie du texte rappelle toute la série des charges qui incombaient aux Lévites : magasinage, denrées servant au culte, vases sacrés, ustensiles nécessaires aux sacrifices, ouverture des portes, cuisson des gâteaux et pains, etc. Tout cela était réparti, par castes et familles, et à titre permanent (héréditaire) entre les Lévites. Le soin des sacrifices revenait aux prêtres mêmes, c est-à-dire aux familles descendant directement d'Aharôn (de Çadoq), lesquelles, comme nous le dit la parenthèse, fabriquaient aussi Thuile parfumée.

3 Différence avec chap. XXVI, 2, où la primogéniture est attribuée à un autre Qorabite.

4 Suivent deux souscriptions finales, la première se rapportant à ce qui avait été dit des chantres, v. 14-16, qui résidaient à Jérusalem même, dans Tenceinte sacrée, c'est-à-dire dans les constructions attenant au temple, parce que leur besogne rendait leur présence nécessaire, tandis que les portiers se relevaient ; la seconde se rappor-* tant à tout ce qui avait été dit sur les Lévites.

A. T. 4* part. 6

'* Or, à G'ibe*ôn * demeoraieut le père de G'ibe*on, le'onël, dont la femme s'appelait Ma*akah, et son fils aîné 'Abddn, et Cour, Qis', Baal^ Ner^ Nadab, G'edôr, Alieyo^ Zekarjah et Miqlot. Et Miqlo| engendra S'imeam. Ceux-ci aussi habitaient Jérusalem avec leurs frères, séparés de leurs autres frères. Et Ner engendra Qis% et Qis' engendra Saûl^ et Saûl engendra lonatan, Malkis'oua\ Abinadab et Es'baal. Et le fils de loua^ fut Merîb-Ba'al, et Meri-Ba'al engendra

Mikah. Et les fils de Mikah : Piton, Mélk, Tatieréa' Et A})bi

engendra la'erah, et la'erah engendra *Alémet, Azmawet et Zimerî. Et Zimeri engendra Môçâ. Et Môçâ engendra Bine*à. Et son fils, Refayab ; son fils, EFa^ah ; son fils, Açel. Et Açel eut six fils, dont voici les noms : *Azriqam, Bokron, Yis'ma*ël, S'e'aryah, 'Obadyah et Ijlanan. Tous ceux-ci étaient fils d'Açel.

'Les Philistins' avaient engagé le combat contre les Israélites, et ceux-ci avaient pris la fuite devant les Philistins, et les monts de G'ilbo*a étaient jonchés de morts. Et les Philistins s'acharnèrent après Saûl et ses fils, et tuèrent lonatan, Abinadab et Malkis'ouV, les fils de Saûl. Et le combat fut violent contre Saûl, et les archers Tatteignirent avec leurs arcs, et il fut blessé par les archers. Alors Saûl dit à son écuyer : Tire ton épée et me la passe à travers le corps, pour que ces incirconcis ne viennent m'outrager. Mais son écuyer ne voulut point, car il avait bien peur. Alors Saûl saisit répée et se jeta dessus. Et Técuyer, voyant que Saûl était mort, se jeta lui aussi sur Tépée et mourut. Ainsi périt Saûl et ses trois fils, et toute sa famille périt ensemble. Et tous ceux d'Israël qui demeuraient dans la plaine, voyant qu'on avait pris la fuite, et que Saûl et ses fils avaient péri, abandonnèrent leurs villages et s'enfuirent, et les Philistins vinrent s'y établir. Cependant le lendemain, les Philistins étant venus dépouiller les morts, trouvèrent Saûl et ses fils tués sur les hauteurs de G'ilbo'a. Et ils le dépouillèrent, et emportèrent sa tète et ses armes, et ils envoyèrent par tout le pays

^ L'auteur, voulant faire précéder l'histoire de David^ premier roi israélite de Jérusalem, d'une courte relation sur la fin de Saûl, commence par reproduire la généalogie de celui-ci, telle qu'il l'avait déjà insérée plus haut dans le recensement des Benjaminites [chap. VIII, 29 suiv.). Les quelques variantes sont de nature à faire donner, en plusieurs endroits, la préférence à ce second texte. Ici il manque le nom d'A^iaz (v. 41) parmi les fils de Mikah.

2 La notice sur la mort de Saûl est copiée du premier livre de Samuel, chap. XXXi, avec de légères variantes, qui peuvent en partie ôtre attribuées à la rapidité de la transcription, mais dont quelques-unes paraissent pourtant dépendre d'un texte autre que celui que nous venons de citer, et ne peuvent pas toutes être supposées arbitraires.

des Philistins annoncer la bonne nouvelle à leurs idoles et au peuple, et ils déposèrent ses armes dans le temple de leurs dieux, et ils attachèrent son crâne dans le temple de Dagon. Mais tous ceux de labes' en G'ile'ad ayant appris ce que les Philistins avaient fait à Saûl, S8 mirent en route, tout ce qu'il y avait d'hommes valides, et ib emportèrent le corps de Saùl et les corps de ses fils, et les rapportèrent à labes', et ils enterrèrent leurs ossements sous le térébinthe à labes' et jeûnèrent pendant sept jours.

" Saùl * périt à cause du péché qu'il avait commis contre l'Éternel, relativement à Tordre de l'Éternel qu'il n'avait pas respecté, et aussi pour avoir voulu obtenir un oracle par la nécromancie, au lieu de l'obtenir de la part de l'Éternel. Et celui-ci le fit périr et transféra la royauté à David, fils de Yis'aï.

'Alors' tous les Israélites se rendirent ensemble à IjLébrôn auprès de David^ en disant : Nous sommes bien du même sang que toi; déjà autrefois, déjà quand Saûl était roi, c'était toi qui marchais à la tête d'Israël. Et làheweh ton Dieu t'a dit : C'est toi qui seras le berger de mon peuple ; c'est toi qui seras le chef d'Israël. Ainsi donc tous les sheïkhs d'Israël vinrent trouver le roi à Hébrôn, et David y fit avec eux un pacte devant rÉtemel^ et ils oignirent David pour être roi sur Israël, selon la parole de l'Éternel proclamée par Samuel. Puis David et tous les Israélites marchèrent sur Jérusalem (c'est-à-dire lebous). Or, les lebousites habitaient ce pays-là. Et les habitants de lebous dirent à David : Tu n'entreras pas ici. Cependant David prit le fort de Sion (la Ville de David). Et David avait dit : Celui qui sera le premier à battre les lebousites, deviendra chef et général. Et ce fut loab le fils de Çerouyah qui monta le premier, et il devint chef^ Et David s'établit dans le fort; c'est pour cela qu'on l'appela la Ville de David. Et il fit des constructions tout autour de la ville^ depuis la citadelle et tout autour. Et loab restaura ce qui restait de la ville ^. Et David devenait de plus en plus grand, et laheweh Çebaôt était avec lui.

^ C'est notre auteur qui ajoute cette réllexiou ûnale à la relation qu'il vient de transcrire. Il a évidemment en vue les textes plus anciens, 1 Sam. XIII, 13 ; XV, 11, et le chap. XXVIII.

^ L'histoire de David commence pour notre Chroniqueur avec la prise de Jérusalem. Ce qui fait encore voir qu'il avait l'intention do raconter seulement ce qui se rapportait à cette ville. Comp. pour ce premier morceau, 2 Sam. V, 1-10, passage reproduit ici presque entièrement, avec de légères modifications.

S Ici le texte diffère sensiblement de 2 Sam. Y, 8.

4 On peut supposer que la ville des lebousites avait été détruite au moment de la conquête. Comme loab était l'un des principaux capitaines de David bien avant cette époque (2 Sam. II, 13 ; III, 23], on pourrait traduire ici : chef et gouverneur (de lu ville], et comprendre que c'est en cette qualité qu'il fut chargé des constructions.

84 i CHRONIQUE XI, 10-23.

*^ Voici les principaux capitaines d'élite de David * , qui lui prêtèrent main forte, à Tégard de sa royauté, avec tout Israël, pour le faire roi, selon la parole de TËternel au sujet dlsraël. Voici la liste des capitaines d'élite de David : Ias'ob*am, un liakmonite, le chef des trente ; il brandit sa lance sur trois cents hommes tués en une seule rencontre. Âpres lui Ël'azar fils de Dôdô FAbotMte. Celui-ci fut du nombre des trois capitaines d'élite ; il fut avec David à Pas - Dammim , où les Philistins s'étaient rassemblés pour le

combat ' .'. . et il y avait un champ rempli d'orge, et le peuple

fuyait devant les Philistins ; mais ils se placèrent au milieu du champ et l'arrachèrent aux Philistins et les battirent, et rËtemel les sauva par une grande victoire. *^ Et trois des trente principaux descendirent auprès de David, vers le rocher, à la caverne de 'Adoullam, pendant que l'armée des Philistins campait dans la plaine de Refaim. David se trouvait alors au fort et un poste de Philistins était à Bèt-Létiem. Et David eut une envie et dit : Ah ! si quelqu'un me donnait à boire de Teau de la citerne de Bèt-Léfiem qui est près de la porte! Alors les trois se frayèrent un chemin à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l'eau à la citerne de Bèt-Lébem qui est près de la porte, et l'emportèrent et la présentèrent à David. Mais David refusa de la boire et en fit une libation à l'Eternel, en disant: A Dieu ne plaise que je fasse cela! Boirais -je le sang de ces hommes [qui sont allés] au péril de leur vie? Car c'est au péril de leur vie qu'ils me l'ont apportée. Et il refusa de boire. Voilà ce que firent les trois capitaines. ^^Ei Abs'aï, le frère de loab, était le chef des trois' : il brandit sa lance sur trois cents hommes tués, et il avait une renommée parmi les trois. Il était plus honoré que les trois de la seconde série ^, et il était leur chef, mais il n'atteignit pas les trois. Benayah fils de lehoyada*, fils d'un homme vaillant de Qabçcël qui avait fait bien des actes de bravoure-; ce fut lui qui

l Liste des htfros de David, correspondant ù celle de 2 Sam. XXIII, 8 suiv., avec de nombreuses variantes, dont il a déjà été question, pour autant que cela était nécossairc. D'autres sont de trop peu d'importance pour être relovées.

^ Ici il y a une lacune de plusieurs lignes dans notre texte actuel. Il manque la fin de l'histoire d'Érazar, et le commencement de celle du troisième héros, dont le nom est omis dans le présent récit.

3 Le contexte nous porte à croire que l'auteur veut dire que cet Âbs'aï était le plus fameux des trois héros dont il vient d'ôtre parlé. Le texte correspondant du livre de Samuel dit autre chose, voyez la note sur 2 Sam. XXIII, 8.

'^ Traduction purement conjecturale d'un texte très-suspect (comp. 2 Sam. XXIII, 19). Nous supposons que l'auteur (qui pourrait bien avoir voulu rendre plus clair un texte déjà inintelligible de son temps) a distingué, en tôto de tous ces guerriers, deux triades de héros plus célèbres que les autres, une première et une seconde série.

tua les deux grands héros de Moab, et qui tua le lion dans la fosse par un temps de neige, eu y descendant. Il tua aussi TÉgyptien, géant de cinq coudées, qui tenait à la main une lance pareille à une ensuple de tisserand ; il fondit sur lui avec un bâton, lui arracha la lance de la main et le tua avec sa propre lance. Voilà ce que fit Benayah fils de lehoyada* ; il avait une renommée parmi les trois capitaines, il était, certes, plus honoré que les trente, mais il n'atteignit pas les trois, et David le mit à la tète de son conseil* . ••Et les capitaines des troupes': 'Açahel le frère de loab, Ellianan fils de Dôdô de Bèt-Lé^em, S'ammo| de Harôr, Héleç do Pelôn, 'Ira fils de *Iqqes' de Teqoa', Abi*ézer de *Anatôt, Sibkaï de Qous'ah, llaî d'Aboalpi , Maharaï de Netofah, Qeld fils de Ba*anah de Netofah, I^aï fils de Ribaï de G'ibe*ah des Benjaminites, Benayah de Pir'atôn, Çouraï de Nahalè-Ga'as', Abiël de 'Arbah, *Azmawet de Babaroum, Elyabbâ de S'a'albôn, les fils de Has'em de G'izôn, lonatan fils de S'ag'é de Harar, Aliiam fils de $akar de Harar, Ëlifal fils d'Our, I.Iéfer de Mekérah, Aliiyah de Pelôn, Heçrô du Karmel, Na*araï fils dTzbaï, loël frère de Natan, Mibbar fils de Hagri, Çélq le 'Ammonite, Nat^raï de Béro^, Técuyer de loab fils de Çerouyah, 'Ira de léter, Gareb de léter, Ouriyah le Qittite', Zabad fils d'Alilaï, 'Adinà fils de S'ïzk le Roubénite, chef des Roubénites, avec trente autres; Hanan fils de Ma'akah, et los'afat de Méten, 'Ouzziyâ de 'Asferah, S'ama' et le'ouël fils de Ilotam de 'Aro'ër, ledi'aël fils de S'imeri, et lobâ son frère, de TiÇ) ÊU<^1 Mabawim^, et leribaï et los'awyah fils de Elna'am, et Yitmah le Moabite, Eliël et 'Obed et Ia'a$iël le Meçobayah*.

' Voici ceux qui se rendirent auprès de David à Çiqlag, à Tépoque où il était banni de chez Saûl le fils de Qis' * : ils étaient au nombre

^ La leçon de notre texte, comparée à celle de 2 Sam. XXIII, 23, pourrait servir à confirmer la conjecture qu'il ne s'agit pas d'un conseil, mais de la garde royale.

^ Comp. 2 Sem. XXIII, 24 suiv. , où ces mômes capitaines sont nommés les trente. Ici la liste est beaucoup plus longue, et en ce qui concerne les noms communs aux deux textes, les variantes sont innombrables. On comprend que dans la transcription des noms propres les copistes aient été plus exposés qu'ailleurs à commettre des fautes.

3 Ici s'arrête le texte du passage correspondant du livre de Samuel. Notre auteur avait donc à sa disposition une source plus complète.

^ Comme il y a ici des fautes de grammaire dans le texte, on est peut-être autorisé à le changer et a mettre: de Mahanaîm, .., dé Meçobab, ou bien: de Çobah. 2 Sam. XXIII, -36.

** Les détails qui suivent ici sur l'entourage de David, pendant qu'il courait les aventures dans le pays de Juda (1 Sam. XXII suiv.], ne se trouvent point dans le livre de Samuel. Sur Çiqlag, voyez 1 Sam. XXVII, 6.

de ses vaillants compagnons d'armes, des arcbers, se servant de la main gauche comme de la droite pour lancer des pierres et pour tirer des flèches. D'entre les Benjaminites, compatriotes de Saùl, il y avait : le chef Ahî*ézer et lôas', les fils de Has'ma*ah de G'ibe*ah ; et lezouël et Pelt, les fils de 'Azmawet, et Berakab et léhoû de *Anatôt, et Yis'ma'eyah de G'ibe'ôn, un capitaine d'entre les trente, et chef de trente, et Yirmeyah, lahaziël, lôhanan et lôzabad de G'edérah ; 'Éfouzaï, lerîmot, Be*alyah, S'cmaryabou et S'efatyahon de IJarouf; Elqanah, Yiss'iyabou, 'Azareël, Iô*ézer et las'obe'am les Qorahites, et ïô'élah et Zebadyah, les fils de leroham de G'edôr.

^ Et d'entre les Gadites il vint des hommes vaillants qui rejoignirent David au désert, où il était aux aguets^, gens de guerre, portant lances et boucliers, et dont l'aspect faisait l'effet de lions et dont l'agilité était celle des gazelles de la montagne * : *Ézer le chef, 'Obadyah le second, Élîab le troisième, Mis'mannab le quatrième, Yirmeyah le cinquième, 'Attaï le sixième, Éliël le septième, lô^anan le huitième, Elzabad le neuvième, Yirmeyahou le dixième, Makbanna! le onzième. *^ Voilà les Gadites, chefs de troupes; un contre cent, le plus petite le plus grand contre mille'. Ce furent eux qui, ayant passé le Jourdain au premier mois ^, quand il coulait à pleins bords, mirent en fuite tous ceux de la plaine^ tant au levant qu'au couchant. Il y eut aussi des Benjaminites et des Judéens qui se rendirent auprès de David, là où il était aux aguets. Et David alla au devant d'eux et prit la parole et leur dit : Si vous êtes venus à moi en amis pour être mes compagnons, je serai uni de cœur avec vous, mais si c'est pour me livrer à mes ennemis^ bien que je n'aie fait aucun mal^ que le Dieu de nos pères le voie et juge! Alors l'esprit saisit 'Amaçaï', le chef des trente : A toi, David ! Avec toi, fils de Yis'aï !

1 Ceci ne se rapporte plus au séjour de Çiqlag, mais fait allusion aux circonstances mentionnées i Sam. XXII, 4 ; XXIII, 14. Au lieu à^agwts, les traductions parlent d'un fort (dans les montagnes de Juda) que David aurait eu pour quartier-général. LW n'exclut pas Tautre.

^ On serait tenté de reconnaître ici une source poétique (comp. 2 Sam. I, 19, 23} ; voyez aussi plus bas, v. 14, 15.

3 II y a dans le texte : an à cent. etc. On traduit cela communément de manière à distinguer ici des chefs de cent et de mille hommes. Mais cela pouvait s'exprimer d'une manière plus simple et plus claire, et si telle a été l'intention de l'auteur, il avait oublié que David, à cette époque, n'a jamais eu avec lui que quelques centaines d'aventuriers. Evidemment le texte veut signaler la bravoure irrésistible de ces lions,

4 En Avril.

^ On s'est demandé si cet *Amasaï ne serait pas le môme que 'Amasû, le neveu de David (chap. II, 1*7); c'est possible, quoique on puisse s'étonner que David adresse la question qu'on vient do lire, à un si proche parent. Si cet homme est introduit ici

Salut, salut à toi ! salut à tes compagnons ! car ton Dieu t'est en aide! Et David les accueillit et les mit parmi les chefs de bande.

*^I1 y eut aussi des Menass'ites qui passèrent du côté de David quand il marchait à la guerre contre Saûl, avec les Philistins. (Cependant ils ne combattirent point à côté de ceux-ci, car les princes des Philistins avaient été d'avis de le renvoyer^ en disant : C'est au prix de nos têtes qu'il passera du côté de son maître, SaûP.) C'est lorsqu'il marcha sur Çiqlag que ces Menass'ites passèrent de son côté, savoir : 'Adnah, lôzabad, ledi'aël, Mikaël, lôzabad, Élihoû et Çiltaî, chefs de canton dans Menass'eh. Et ils devinrent les compagnons de David contre les bandes^, car ils étaient tous des hommes vaillants, et ils devinrent chefs dans l'armée. Ainsi il venait journellement des gens auprès de David, pour devenir ses compagnons d'armes, jusqu'à ce que son armée fût grande comme une armée de Dieu^.

•' Voici maintenant le dénombrement des guerriers * qui se rendirent auprès de David à Qébrôn pour lui déférer la royauté de Saûl d'après l'ordre de l'Éternel. Les Judéens, portant lances et boucliers, six mille huit cent guerriers. Des S'ime*onites, vaillants guerriers, sept mille et cent. Des Lévites, quatre mille six cents. (lehoyada* était émir des Aharonides et avait avec lui trois mille sept cents ; et Çadoq, jeune et vaillant^ et son clan comptait vingt-deux chefs ^.) Et des Benjaminites, compatriotes de Saûl, trois mille; la majeure partie d'entre eux étant jusque-là restée fidèle à la maison de Saûl. Et des Ëphraïmites, vingt mille huit cents, gens vaillants et renommés, d'après leurs familles*. Et de la demi-tribu de Menass'eh, dix-huit mille, désignés nominativement pour aller proclamer David roi. Et

comme chef des trente [ou d'après une autre leçon, chefs des satellites ou combattants en chars}, c'est qu'il le fut plus tard, sous les ordres de David. — L'esprit le saisit, litt. : il le revôtit, d'après une métaphore très-usitée en hébreu. Nous dirions simplement : n s'écria plein d'enthousiasme.

I Tous les faits, auxquels il est ici fait allusion, soilt racontés au long 1 Sam. XXVIII, 1, 2; XXIX, i-il.

^ Les Âmaléqites, 1 Sam. XXX.

« Locution hyperboUque, Ps. LXXX, 11 ; XXXVI, 7. Jon. III, 3.

"^ Â la lettre : les nombres des têtes des gens de guerre. Ce recensement se rattache m fait déjà mentionné au commencement du chap. XI.

^ A propos des Lévites, la liste entre dans des détails qui ne sont pas très-clairs. On comprend bien que la tribu de Lévi fournissait aussi des combattants, mais on ne sait trop dans quel rapport sont les 4600 avec les 3700. Le second chiffre doit-il être compris dans le premier? Çadoq est-il le fameux prêtre du roi David?

^ Cette dernière observation peut se rapporter à leur organisation militaire. D'autres traduisent : renommés dans leurs familles.

de ceux de Yi^akar, qui comprenaient les temps, de manière à savoir ce qu'Israël avait à faire*, deux cents chefs et tous leurs compatriotes à leurs ordres. Et des Zeboulounites, cinquante mille guerriers^ équipés pour la guerre avec toutes sortes d'armes^ pour se ranger en bataille d'un cœur ferme. Et des Neftalites^ mille chefs> et avec eux trente-sept mille avec lances et boucliers. Et des Danites, vingt-huit mille six cents rangés en bataille. Et des Aspérités, quarante mille guerriers se rangeant en bataille. Et d'au delà du Jourdain, des Reoubénites, des Gadites et de la demi-tribu de Menass'eh, cent vingt mille avec toutes sortes d'armes de guerre. Tous ces guerriers, se rangeant en bataille, d'un cœur entier, vinrent à ^ébrôn pour y proclamer David roi sur tout Israël, et les antres Israélites étaient aussi unis de cœur pour proclamer David roi. Et ils restèrent là avec David pendant trois jours, à manger et à boire ; car leurs frères les pourvoyaient, et leurs voisins aussi, jusqu'en Yiççakar et Zebouloun et Nef^ali, leur apportaient des provisions sur des ânes, des chameaux, des mulets et des bœufs, de la farine, des gâteaux de figues et de raisins, et du vin et de l'huile, et des bœufs et des moutons en masse, car c'était une joie en Israël'.

* Et David conféra avec les chefs des mille et des cent, avec tous les capitaines, puis il dit à toute l'assemblée des Israélites ' : Si cela vous convient et que lahewch l'approuve, envoyons sans retard vers nos frères qui sont restés dans les différents districts d'Israël, et avec eux, vers les prêtres et les Lévites, dans leurs villes et banlieues, afin qu'ils se réunissent à nous, et transférons l'arche de notre Dieu auprès de nous ; car nous ne nous en sommes pas souciés

I Allusion aujourd'hui inintelligible, et qui a donné lieu à l'opinion traditionnelle que les Yiçsakarites étaient de grands astronomes.

^Les chiffres contenus dans ce recensement soulèvent de graves doutes. Nous n'insistons pas sur ce qu'a d'extraordinaire une parade de 350,000 hommes pour proclamer David roi d'un territoire qui n'avait pas l'étendue de quatre départements de France. Mais ce qui est absolument inconcevable, c'est que les tribus voisines du lieu de rassemblement, celle de Juda notamment, qui était celle de David, aient fourni un si petit contingent, tandis que les chiffres sont grossis en raison directe du trajet à parcourir. C'est cette singulière inégalité qui rend la chose suspecte.

3 D'après le contexte, cela se passe encore à HébrOn, et l'assemblée en question est celle des 350,000 guerriers. Cela ne suffit pas encore à David ; il convoque une assemblée plus grande (dans l'intervalle des trois jours du festin?) pour aller chercher l'arche. Les énormes dimensions que prennent ici les faits les plus simples font voir à quelle distance le récit se trouve des événements et combien peu l'imagination des générations postérieures a tenu compte des conditions matérielles inhérentes aux circonstances.

du temps de Saûl. Et toute rassemblée était d'avis de faire ainsi, car la chose paraissait juste au peuple. Alors David assembla tout Israël, depuis le S'îhor égyptien jusque vers Hamat \ afin d'emmener Tarche de Dieu de Qiryat-Ie*arim. ^ Et David marcha ' avec tout Israël vers Ba'alah, c'est-à-dire Qiryat-Ie*arim qui est à Juda, pour en ramener Tarche du Dieu laheweh, siégeant sur les Keroubs, qui y est invoqué '. Et ils placèrent Tarche de Dieu sur un chariot neuf, de la maison d'Âbinadab, et *Ouzzâ et A^iyô conduisaient le chariot. Et David et tout Israël dansaient devant Dieu avec force et en chantant, avec des harpes, des luths, des tambourins, des cymbales et des trompettes. Lorsqu'ils furent arrivés à Gorn-Kldôn, *Ouzzâ étendit la main pour saisir Tarche, car les bœufs avaient glissé. Et rËtemel fut irrité contre *Ouzzâ et le frappa pour avoir porté la main sur Tarche, et il mourut là devant Dieu. Et David fut fàchc de ce que TÉtemel avait fait une rupture en la personne de 'Ouzzâ, et Ton appela ce lieu Perç-*Ouzzâ jusqu'à ce 'jour. Et David eut peur de Dieu en ce jour, en disant: Comment conduirais-je chez moi Tarche de Dieu? Et David ne retira point Tarche chez lui, dans la ville de David, mais il la fit déposer dans la maison de *Obed- Édom le Gattite. Et Tarche de Dieu resta pendant trois mois chez 'Obed-Édom, dans sa maison. Et rÉternel bénit la maison de 'Obed- Ëdom et tout ce qui lui appartenait.

* Et liiram, le roi de Tyr, envoya à David une députatiou et du bois de cèdre, et des maçons et des charpentiers pour lui bâtir une maison ^.

'Et David ayant reconnu que TÉternel le confirmait comme roi d*lsraël, sa royauté ayant été de plus en plus élevée à cause de

1 Les deux noms propres désignent nécessairement les extrémités septentrionale et méridionale du territoire Israélite. Ailleurs, le S'ibor est un nom (poétique?) du Nil (Es. XXIII, 3. Jér. II, 18). Beaucoup d 'interprètes pensent que d'après Jos. XIII, 3, il pourrait être identifié ici avec un petit ruisseau dans le voisinage d'El-Ansh, sur l'isthme, qui aurait formé la frontière. Mais comme l'autre frontière nomme Hamat, ville du nord de la Syrie, qui en tout cas n'a pas été au pouvoir d'Israél avant les conquêtes de David, postérieures au fait mentionné ici, l'auteur nomme évidemment les frontières de l'empire de ce roi, telles qu'elles sont censées avoir existé plus tard, et il n'y a pas de raison péremptoire pour effacer ici la mention du Nil.

^ Ici l'auteur insère le récit de la translation de l'arche, tel que nous le lisons 2 Sam. VI, 2 suiv., avec de légères variantes dans le texte.

3 Au lieu de ces mots : qui if est invoqué ^ les voyelles du texte imprimé disent : qui ttt appelé Nom, Cela doit venir de l'époque où les docteurs juifs s'étaient habitués à écrire : U Nom, là où ils voulaient parler de Dieu (lisez : s'can pour s'em).

42 Sam. V. 11.

son peuple Israël, il prit encore des femmes à Jérusalem et il engendra encore des fils et des filles. Voici les noms des fils qu'il eut à Jérusalem : S'ammou'a, S'obàb, Natan, Salomon, Yibetkar^ Élis'ou'a, Elpélet, Nogah, Néfeg, laFia*, Élis'ama*, Be'elyada' et Élifélet *.

^ Lorsque les Philistins ' apprirent que David avait été oint comme roi de tout Israël, ils se mirent tous en marche pour aller à sa recherche. Mais David, Tayant appris, marcha à leur rencontre, les Philistins étant venus se répandre dans la plaine des Refaïm. Et David consulta Dieu en disant : Marcherai-je contre les Philistins, pour que tu me les livres ? Et rÉtemel lui répondit : Marche, et je te les livrerai. Et ils marchèrent sur Ba'al-Peraçim, et David les y battit et dit : Dieu a rompu mes ennemis par ma main, comme une rupture d'eau. C'est pour cela qu'on appela le nom de ce lieu Ba'al-Peraçim. Et ils y abandonnèrent leurs dieux, et David ordonna qu'on les brûlât^.

'^Une autre fois^ les Philistins se répandirent encore dans la plaine, et David ayant encore consulté Dieu, Dieu lui dit: Ne marche pas à leur suite, détourne-toi d'eux pour arriver à eux en face des békâs, et lorsque tu entendras le bruit de pas dans les cimes des békâs, alors tu engageras le combat, car Dieu marchera à votre tête pour battre l'armée des Philistins. Et David agit conformément à l'ordre que Dieu lui avait donné, et ils battirent l'armée des Philistins depuis G'ibe'ôn^ jusque vers G'ezer. Et la renommée de David se répandit dans tous les pays, et l'Éternel le fit craindre de tons les. peuples.

* Et il se bâtit des maisons ^ dans la ville de David et prépara une place pour l'arche de Dieu et lui dressa un tabernacle. Alors

1 2 Sam. V, 12 suiv. (avec variantes), comp. 1 Chron. III, 5 suiv.

2 2 Sam. V, 17 suiv.

3 D'après cette variaate, David se serait conformé aux prescriptions de la loi (Deut. VII, 5).

4 2 Sam. y, 22 suiv. Les dispositions de Tattaque sont moins claires dans noire texte, qui pourrait bien être fautif.

^ La variante G'ibe*on pour G'éba' peut n'être qu'une permutation de synonymes, mais elle peut aussi avoir son importance géographique, car il y a eu plusieurs localités portant ces noms, ou celui de G'ibe*ah (colline, hauteur), surtout dans cette partie de la Palestine, et l'emploi des diverses formes du nom paraît avoir été assez arbitraire.

0 Les détails qui suivent sont étrangers au livre de Samuel. La pluralité des maisons de David s'explique par l'accroissement du nombre de ses femmes. Les maisons de cette époque doivent avoir été encore d'une extrême simplicité et de petite dimension. Ce qui va être dit de la translation de l'arche se rattache directement k chop. XIII, 14.

David ordonna que personne ne porterait Tarche de Dieu^ si ce n'est les Lévites, parce que c'étaient eux que l'Éternel avait choisis pour porter l'arche de Dieu et pour le servir à perpétuité. Puis David convoqua tout Israël à Jérusalem, pour transporter l'arche de l'Étemel à la place qu'il lui avait préparée. Et David assembla les fils d'Aharôn * et les Lévites : des Qehatites, Ouriel, chef, et sa famille, cent-vingt ; des Merarites, *A$ayah, chef, et sa famille, deux cent vingt ; des Gers'omites, loël, chef, et sa famille, cent trente ; des Éliçafanites ', S'ema yah, chef, et sa famille deux-cents ; des Uébronites', Éliël, chef, et sa famille, quatre-vingts; des *Ouzziélites .', *Âmminadab, chef, et sa famille, cent douze. Et David appela les prêtres Çadoq et Éhya^ar', et les Lévites Ouriël, 'Açayah, loël, S'ema'yah, Éliël et *Amminadab, et leur dit : Vous êtes les chefs des familles lévitiques; sanctifiez-vous, vous et vos frères, afin de transporter l'arche de Vtifirnéi, du Dieu d'Israël, à la place que je lui ai préparée. Car c'est parce que vous n'y étiez pas la première fois, que l'Éternel notre Dieu a fait une rupture ♦ parmi nous, parce que nous ne l'avons pas cherché d'après la règle*. Et les prêtres et les Lévites se sanctifièrent, afin de transporter l'arche de l'Étemel, du Dieu d'Israël. Et les Lévites portèrent l'arche de Dieu, comme Moïse l'avait prescrit d'après l'ordre de l'Éternel, en mettant les barres sur leurs épaules. Et David ordonna aux chefs des Lévites d'assigner leurs places* à leurs frères les chantres, avec leurs instruments, luths, harpes et cymbales, à l'effet de les faire retentir, pour rehausser les cris de joie. Et les Lévites assignèrent des places à Hêman, fils de loël, et d'entre ses frères à Asaf fils de Bérekyahou, et d'entre les Merarites leurs frères, à Étan, fils de Qous'ayahou. Et avec eux leurs frères du second ordre',

Zekaryahoa fils de® , et la'azîël, S'emîramot, lebîël, 'Ounnî, Élîab,

Benayahou, Ma'açéyahou, Mat^i^yahou, Élîpeléhou, Miqnéyahou,

^ La caste sacerdotale privilégiée (chap. V, 29 suiv.].

« Branches des Qeha|ites. Exod. VI, 18, 22. Nombr. III, 30. 1 Chron. V, 28.

* 2 Sam. XX, 25. — Tout ce passage, jusqu'au v. 28, est étranger au livre de Samuel.

4 Chap. XIII. il.

^ La loi ne parle pas d'un chariot pour transporter Tarche ; elle veut que les Lévites la portent: Nombr. IV. 15; VII, 9, etc.

^ Pour ce qui suit. comp. chap. VI, 18 suiv.

"^ Hêman ^ Étan, et Asaf étant les chefs des musiciens.

^ Ou bien il manque ici un nom, ou bien le mot fils na été mis dons le texte que par l'inadvertance d'un copiste, comp. plus bas, v. 20.

'Obed-Ëdom et Ic'iël, les portiers ^ Et les chantres Héman, Asaf et L^an avaient des cymbales d'airain, pour les faire retentir. *^Ei Zekaryah, 'Âziël, S'emiramot, lebicl, 'Ounni, Éliab, Maaçéyahou et Benayahou jouaient des luths sur 'Alamof^ Et Mattitys^^ou, Élipeléhou, Miqnéyahou, 'Obed-Ëdom, Ie*iël et 'Âzazyahou jouaient des harpes sur Toctave pour diriger. Et Kenanyahou était chef des Lévites pour le transport; il dirigeait le transport, car il s'y entendait ^ Et Bérekyah et Elqanah étaient portiers de l'arche. Et S'ébanyahou, los'afat, Netaneël, 'Amaçaî, Zekaryahou^ Benayahou, et Éli*ézer, les prêtres, sonnaient des trompettes devant Tarche de Dieu, et *Obed-Édom et lebiyah étaient les portiers de Tarche^.

'^Et David et les sheikhs d'Israël et les chefs des dans, qui étaient allés transporter Tarche de Talliance de TÉternel de la maison de *Obed-Ëdom, étaient dans la joie^. Et comme Dieu assistait ^ les Lévites qui portaient Tarche* de Talliance de TÉternel, ils immolèrent sept taureaux et sept béliers. Et David était revêtu d'un manteau de lin fin, ainsi que tous les Lévites qui portaient l'arche, et les chantres, et Kenanyah le chef du transport [les chantres^]. De plus, David avait un surplis de lin. Et tout Israël transportait ainsi l'arche de l'alliance de l'Éternel avec des cris de joie et au son des trompettes et des clairons et des cymbales, en faisant résonner les luths et les harpes. Quand ^ l'arche de l'alliance de l'Éternel entra dans la ville de David, Mikal la fille de Saûl regardait par la fenêtre, et en voyant sauter et danser le roi David, elle conçut du mépris pour lui dans son cœur.

1 Cette dénomination paraît se rapporter exclusivement aux deux derniers (v. 24).

S Nous ne hasarderons aucune traduction de ce mot, qui doit avoir été un tenue technique de musique. Par le contexte on voit bien que ce n'est pas un instrument ; cela pourrait être un certain ton, ou air. D'après l'étymologie on pourrait songer à des voix de femmes, c'est-à-dire ici, à des notes généralement plus hautes. Môme obscurité pour Voctave (litt. : la huitième), et pour le mot diriger. Voyez en général l'introduction aux Psaumes, p. 38 suiv.

3 D'autres y voient un maître de chant, ce qui ne s'accorde ni avec la nomenclature des versets précédents, ni avec la signification du terme massa (Nombr. IV, 19. 2 Chron. XXXV, 3}, dans les passages où il est employé de l'office des Lévites.

^ Les portiers de l'arche, nommés deux fois, pourraient bien 6tre des huissiers spéciaux, dont deux précédaient l'arche, et deux venaient clore la marche du cortège. II y a seulement cette difficulté, que les mSmes noms se trouvent à la fois dans les portiers et dans les musiciens.

^ Il y a un mot de ceci dans 2 Sam. VI, 12.

^ Au lieu de les traiter comme il avait fait à *Ouzzû, chap. XIII, 10.

'7 Mot à biffer pour double emploi.

8 Ici reparait l'autre texte. 2 Sam. VI, 16.

* Cependant on fit entrer Tarche de Dieu et on la déposa dans le tabernacle que David avait dressé pour elle, et Ton fit des sacrifices d'holocaustes et d'actions de grâces devant Dieu. Et quand David eut achevé d'offrir l'holocauste et les sacrifices, il bénit le peuple au nom de l'Étemel. Et il distribua à tous les Israélites, tant hommes que femmes, à chacun une miche de pain et une portion de viande, et un gâteau de raisins secs ^ Et il plaça devant l'arche de l'Éternel des Lévites en qualité de ministres, pour célébrer et louer et glorifier l'Éternel, le Dieu d'Israël : Âsaf comme chef, et au second rang Zekaryah', Ie*iël, S'emîramot, le^iël, Matti^yah, Éliab, Benayahou, *Obed-Édom et le'iël, avec leurs instruments^ luths et harpes, et Âsaf faisant retentir les cymbales. Et les prêtres Benayahou et lat^aziël se tenaient constamment avec leurs trompettes devant l'arche de l'alliance de Dieu. En ce jour-là, alors pour la première fois, David chargea Asaf et ses frères de chanter les louanges de rÉternel ' :

* Louez l'Éternel ! Invoquez son nom 1

Proclamez ses hauts faits parmi les nations !

1 Jusqu'ici nous avons trouvé le récit généralement conforme 4 celui de 2 Sam. VI, 12-19, avec une légère allusion au v. 20 suiv. Maintenant nous rencontrons un morceau étranger à l'autre ouvrage.

«Chap. XV, 18.

3 Les vers qui suivent sont empruntés à divers psaumes (Ps. CV, 1>15 ; XCVl, à peu près en entier; CVI, le commencement et la fin} avec variantes en général peu importantes que nous avons signalées dans le commentaire sur les Psaumes. On remarquera facilement 1<* que ces vers ne sont pas même précédés d'une formule d'introduction par laquelle le rédacteur aurait dit qu'il s'agit là du cantique composé pour la circonstance ; 2* qu'ils ne contiennent pas un mot qui se rapporte à l'inauguration du tabernacle de Jérusalem ; 3^ qu'ils ne forment pas, dans leur ensemble, un tout homogène, mais qu'ils trahissent partout leur caractère fragmentaire et primitivement différent; 4* que notamment le premier fragment (surtout les v. 15 à 22 de notre texte) n'est intelligible qu'autant qu'on relit le Ps. CV dans son entier ; 5*> enfin, que dans la collection des psaumes les trois en question sont anonymes, ce qui ne serait pas le cas si les auteurs des inscriptions avaient pu lire dans cette Chronique que David les a fait chanter. Nous concluons de tout cela, non seulement que ces vers ne représentent pas le cantique qu'Âsaf aurait chanté à l'occasion do la translation de l'arche, mais qu'ils sont tout à fait étrangers à la rédaction primitive de notre livre. Us n'y ont été insérés qu'après coup par quelqu'un qui les a pris dans le psautier, d'après une combinaison conjecturale assez arbitraire. Nous hasardons mfime l'hypothèse que cette combinaison aurait été essayée à trois reprises par trois mains différentes. Comp. la note sur le troisième extrait, v. 34 suiv. — On sait que les partisans de la tradition insistent sur la présence de ces fragments de psaumes pour établir que lors de la rédaction de la Chronique le Psautier était déjà complet, et que par censément l'hypothèse des psaumes maccabaïques est sans fondement solide.

Chantez-le ! Psalmodiez en son honneur !

Méditez toutes ses merveilles I Glorifiez-vous de son saint nom !

Qu'ils se réjouissent, ceux qui cherchent rËternel! Recherchez TÉternel et sa puissance,

Cherchez sa face incessamment !

Souvenez-vous des merveilles qu'il a faites.

De ses prodiges et des arrêts de sa bouche I

" Race d'Israël, son serviteur î

Fils de Jacob, ses élus !

Lui rËternel est notre Dieu :

Ses arrêts s'adressent à toute la terre. Souvenez-vous toujours de son alliance.

De sa parole engagée à mille générations, Du pacte qu'il a fait avec Abraham,

De son serment fait à Isaac, De la loi établie pour Jacob,

Pour Israël, comme une alliance éternelle !

'^11 a dit: c C'est à toi que je donne Canaan

Pour héritage et patrimoine I > Alors que vous n'étiez que peu de monde.

En petit nombre et étrangers au pays.

Errant de nation en nation.

D'un royaume, d'un peuple à l'autre, Il ne permettait à personne de les opprimer,

A cause d'eux il châtiait les rois :

cNe touchez pas à mes oints,

Et à mes prophètes ne faites point de mal ! »

'3 Chantez ' à l'Éternel, toute la terre !

Proclamez son aide de jour en jour !

Parmi les peuples racontez sa gloire.

Ses merveilles parmi toutes les nations !

Car l'Éternel est grand et très-glorieux :

Plus que tous les dieux il est redoutable.

Car tous les dieux des peuples ne sont rien : C'est l'Éternel qui a fait les cieux !

La majesté et la magnificence sont devant lui, La puissance et l'allégresse dans sa demeure.

1 Ps. XCVI.

Rendez à rËternel, tribus des peuples,

Rendez à TËternel gloire et hommage I Rcudez à rËternel la gloire de son nom !

Apportez vos offrandes et venez devant sa face ! Prosternez-vous devant l'Éternel en sainte parure !

Tremblez devant lui, tout le monde I

Et la terre est ferme, inébranlable ' .

Que les cieux se réjouissent, que la terre tressaille I Qu'on dise aux nations : C'est l'Éternel qui est roi !

Que l'océan mugisse, et ce qui le remplit! Que les arbres de la forêt chantent d'allégresse.

Devant l'Éternel quand il vient juger la terre !

'* Louez l'Éternel, car il est bon,

Car sa grâce dure à jamais ^ !

Et dites : Sauve-nous, Dieu, notre sauveur.

Et rassemble-nous et délivre-nous des païens. Pour que nous célébrions ton saint nom,

Que nous nous glorifiions de ta gloire! Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël,

De siècle en siècle!

^<*Et tout le peuple dit: Amen! en glorifiant réterneP. Et il* laissa là, devant l'arche de l'alliance de l'Éternel, Asaf et ses frères.

^ Le texte authentique du Ps. XCVI (v. 10 suiv.) est ici en désordre, et les vers antrement coupés. On s'aperçoit facilement qu'il manque le commencement de la strophe.

2 Ces deux lignes (Ps. CVI| 1) paraissent avoir été une formule liturgique fréquemment chantée dans les cérémonies religieuses. On la trouve dans différents psaumes, par ex. Ps. CVII, 1 ; CXXXVI, 1 suiv. Si notre conjecture relativement à l'introduction des fragments de psaumes dans notre chapitre, n'est pas dénuée de fondement, elle paraîtra surtout plausible en ce qui concerne cette formule que la suite de la narration (v. 41) rappelait très-directement. Mais c'est précisément ici que la démonstration de llnauthenticité du texte ainsi inséré est facile. Quoi de plus absurde que de mettre dans la bouche de David et de ses contemporains, et à l'occasion d'une fôte précédée do victoires signalées, des paroles qui rappellent l'exil et l'oppression des Juifs par l'étranger I

3 Cette dernière ligne qui transforme en récit prosaïque ce qui dans le texte du psaume (Ps. CVI, 48) appartient encore au poème, ou plutôt forme une partie de la doxologie finale du 4* livre ou recueil de psaumes, appartient nécessairement à celui qui a inséré les fragments poétiques.

^ Évidemment il s'agit de David et non du peuple ; mais c'est la preuve la plus irréfragable qu'il faut rattacher cette phrase directement à celle du v. 7, et que le rédacteur du livre des Chroniques n'a pas écrit un mot de ce qu'on lit aujourd'hui aux v.8-36.

pour faire le service devant Tarche perpétuellement, selon la règle de chaque jour ; et 'Obed-Édom fils de leditoun et Hosah et leurs frères au nombre de soixante-huit, pour être portiers ' ; et le prêtre Çadoq et les prêtres ses frères^ devant le tabernacle de TËternel au haut-lieu qui se trouvait à G'ibe*ôn *, pour ofifrir des holocaustes à rËterncl sur Tautel aux holocaustes, perpétuellement, matin et soir, et pour faire tout ce qui est prescrit dans la loi de rÉternel, qu'il avait imposée à Israël; et avec eux Qêman et ledoutoun et les autres personnes choisies et désignées nominativement pour chanter le Louez l'Éternel^ car sa grâce dure à jamais, et avec eux Uêman et ledoutoun pour faire retentir les trompettes et cymbales et les instruments de musique religieuse, et les fils de ledoutoun pour la porte'.

Puis tout le monde rentra chez soi, et David alla saluer sa famille^.

' Or, quand David demeura dans sa maison ^, il dit au prophète Natan : Vois-tu, moi je demeure dans cette maison de cèdres, et l'arche de Talliance de rÉternel est sous des tentures. Et Na^n dit à David : Tout ce qui te tient à cœur, fais-le, car Dieu est avec toi. Mais cette nuit même la parole de Dieu fut adressée à Natan en ces termes : Va dire à David mon serviteur : Voici ce que dit rÉternel : Toi, tu ne me bâtiras pas la maison pour y demeurer. Car je n'ai point demeuré dans une maison, depuis le jour où j'ai retiré Israël, jusqu'à ce jour-ci; je changeais de tente et de tabernacle*. Aussi longtemps que je voyageais avec Israël, ai-je jamais dit un

1 Le texte est ici très-fautif. Il dit littéralement : et *Obed-Édom et leurs frères, 68, et *Obed-Edoin fils de leditoun et Hosah, pour portiers.

^ Nous savons par Thistoire de Salomon (1 Hois III) qu'après le règne de David encore il y avait un sanctuaire très-renommé à G'ibe*dn. Notre auteur, tout en insistant partout sur l'exacte observation, de la part de David, de la loi mosaïque écrite, mentionne pourtant l'existence d'un double lieu de culte et de sacrifices, qui aurait été une flagrante violation de cette loi. Voyez cependant cbap. XXI, 28 suiv.

3 La répétition des noms propres dans ces dernières lignes et certaines difficultés syntactiques, que notre traduction n'a écartées qu'au moyen de conjectures, nous font soupçonner une corruption du texte. — Pour la pbrase soulignée, voyez la note 2 de la page précédente.

'^ Ici reparaît le texte de 2 Sam. VI, 19, 20, après les détails que la Chronique a ajoutés à partir du v. 4 de notre chapitre.

5 Voir 2 Sam. VII, 1 suiv.

^ Litt. : j'étais de tente en tente et de tabernacle...., pbrase évidemment incomplète et fautive. L'auteur pouvait bien dire que Jébova changeait de tabernacle, parce que le sanctuaire portatif était défait et recomposé à chaque changement de station. Cependant il y a peut-être a revenir simplement au texte do 2 Sam. Vil, 6.

mot à l'un des Juges d'Israël, que j'avais ordonnés comme bergers de mon peuple, pour dire : pourquoi ne me bâtissez-vous pas une maison de cèdres ? ' Or, voici ce que tu diras à mon serviteur David : Voici ce que dit lahewch Çebaôt : Je t'ai pris dans le steppe, d'auprès de ton bétail, pour que tu fusses le chef de mon peuple, d'Israël ; j'ai été avec toi dans toutes tes courses ; j'ai exterminé devant toi tous tes ennemis ; je t'ai fait un nom égal au nom des grands de la terre, et j'ai assigné une place à mon peuple, à Israël ; je l'ai planté pour qu'il restât en son lieu et ne fnt plus inquiété, et que les impies ne le vexent plus comme autrefois, et depuis les jours où j'ai ordonné des Juges sur mon peuple d'Israël. Et j'ai écrasé tous tes ennemis. Et je te fais savoir que l'Éternel veut te bâtir une maison à toi. Et lorsque tes jours seront accomplis pour que tu ailles rejoindre tes pères, j'élèverai après toi ta race qui sera issue de tes fils, et j'affermirai sa royauté. C'est elle qui me bâtira une maison, et j'affermirai son trône à tout jamais. Je serai pour elle comme un père, et elle sera pour moi comme un fils \ et je ne lui retirerai pas ma grâce, comme je l'ai retirée à celui qui a été avant toi. Et je l'établirai dans ma maison et dans mon royaume à tout jamais, et son trône sera affermi pour toujours. C'est conformément à ces paroles, et à toute cette révélation, que Natan parla à David. " Alors * le roi David vint se présenter devant l'Éternel et dit : Qui 8uis-je, Éternel, Dieu, et qu'est-ce que ma famille, pour que tu m'aies fait arriver jusqu'ici? Et c'était trop peu a tes yeux, ô Dieu ; tu as aussi parlé de la race de ton serviteur pour un temps lointain, et tu m'as regardé à la façon des hommes, en m'élevant% Étemel, Dieu! Qu'est-ce que David ajouterait de plus en ton honneur? [Ton serviteur*] toi, tu connais ton serviteur I Éternel!

1 Ici le texte primitif (2 Sam. VII, 14] ajoutait une phrase que notre auteur aura omise à dessein. En général, on voit que ce qui dans Tancien texte se rapportait à Salomon, est ici appliqué à la race des Isaïdes. En d'autres termes, sous la plume du Chroniqueur, les promesses rapportées par Thistorien vivant du temps des anciens rois prennent le caractère théologique qui seul pouvait encore leur assurer une valeur •près la chute de la dynastie. Pour rapporter notre texte à Salomon seul, il faudrait traduire: j'élèverai ta /ïro^^ni/ttrc, savoir Tun de tes fils.... locution dont il n'y a pas d'autre exemple.

«2 Sam. VII, 18 suiv.

^ Traduction à peu près textuelle d'un passage probablement corrompu. Comp. 2 Sam. VII, 19, et les Septante. Nous n'avons changé qu'une voyelle, mais nous doutons fort de la justesse du sens. Avec des changements plus notables on a obtenu celni-d : tu m'as laissé voir comme une rangée d'hommes vers le haut, ce qui doit signifier : une longue série de descendants (?J.

^ Deux mots à biffer pour double emploi.

A. T. 4« part. 7

c'est à cause de ton serviteur et selon ton bon plaisir que tu as fait toutes ces grandes choses, pour révéler toutes tes grandeurs'. Éternel I nul n'est ton égal, et il n'y a pas d'autre Dieu que toi, d'après tout ce que nous avons entendu de nos oreilles. Et quel peuple sur la terre est comme ton peuple Israël, que Dieu* est allé racheter pour lui-même, comme son peuple, pour te faire un nom de grandes choses et de prodiges, en chassant les nations devant ton peuple que tu as racheté de l'Egypte? Et tu as fait de ton peuple d'Israël le tien à jamais, et toi. Éternel, tu es devenu leur Dieu. Or donc, Éternel, que la parole que tu as prononcée au sujet de ton serviteur et de sa race, soit confirmée pour toujours, et agis selon ce que tu as dit. Qu'elle soit confirmée, afin que ton nom soit glorifié à jamais, quand on dira : laheweh Çebaô^, le Dieu d'Israël, est Dieu pour Israël', et la race de David, ton serviteur, est affermie devant toi. Car toi, mon Dieu, tu as révélé à ton serviteur que tu veux lui bâtir une maison ; c'est pourquoi ton serviteur a désiré prier devant toi. Or, Éternel, toi tu es Dieu ; puisque tu as fait ces belles promesses à/ ton serviteur, qu'il te plaise maintenant de bénir la maison de ton serviteur, de manière qu'elle soit toujours devant ta face : car toi. Eternel, tu bénis, et tu seras béni à jamais I

^ Après cela *, David battit les Philistins et les humilia. Et David enleva aux Philistins Ga^ et ses dépendances. Et il battit les Moabites, et les Moabites furent sujets et tributaires de David.

David battit aussi Hadar-Ézer, roi de Çobah, vers Qamat, CQ allant établir sa puissance sur TEuphrate. Et David lui prit mille chars et sept mille cavaliers et vingt mille fantassins, et il coupa les jarrets à tous les chevaux de trait et n'en garda que cent. Et les Araméens de Damas étant venus au secours de Iladar-Ézer roi de Çobah, David tua aux Araméens vingt- deux mille hommes. Et David mit [des garnisons ^] dans TAram de Damas, et les Araméens devinrent sujets et tributaires de David, et l'Éternel fit vaincre David partout où il allait. Et David prit les boucliers d'or qu'avaient les ofiiciers de Hadar-'Ézer, et les fît porter à Jérusalem. Et de Tibe^itah et de

I Cette leçon est plus simple et plus naturelle que celle de 2 Sam. VII, 21, 22. ^ L'auteur a changé ce qui a pu paraître choquant dans 2 Sam. VII, 23. Dans les lignes suivantes les variantes sont aussi très-sensibles.

3 Ce pléonasme est suspect. Comp. 2 Sam. VII, 26.

4 2 Sam. VIII. — Au lieu du nom de Gai, l'une des principales villes des Philistins, le texte correspondant offre une leçon toute différente.

5 Mot omis par suite d'une inadvertance de copiste. Comp. v. l3, et 2 Sam. VIII, 6.

KouD, villes de Hadar-'Ézer, David enleva une grande masse d'airain, dont Salomon fit le grand bassin d'airain, et les colonnes et les vases d'airain.

'Et To'oû roi de Hamat, ayant appris que David avait battu toutes les forces de Hadar-'Êzer roi de Çobah, envoya son fils Hadoram vers le roi David, pour le saluer et le féliciter de ce (ju'il avait fait la guerre à Hadar-'Ézer et l'avait battu (car Hadar-'Ézer était l'adversaire de To*où), et toutes sortes d'objets d'or, d'argent et d'airain. Ceux-ci aussi, le roi David les consacra à l'Éternel, ainsi que l'argent et l'or qu'il avait enlevé à tous les peuples, aux Édomites, aux Moabites, aux 'Ammonites, aux Philistins et aux 'Âmaléqites.

** Et Àbs'aî ^ fils de Çerouyah battit les Édomites dans la plaine au sel, au nombre de dix-buit mille hommes. Et il mit des garnisons en Édom, et tous les Édomites devinrent sujets de David. Et l'Éternel fit vaincre David partout où il allait.

*^ Et David régna sur tout Israël et faisait droit et justice à tout son peuple. Et loab fils de Çerouvah était à la tète de l'armée, et lehos'afat fils d'Àt^iloud était chancelier, et Çadoq fils d'Âbitoub et Âbimélek fils d'Ébyafar étaient prêtres, et S'awes'à* secrétaire; et Benayahou fils de lehoyada* était chef des gardes du corps, et les fils de David étaient les premiers auprès du roi^

* Il arriva * après cela que Najias' le roi des 'Ammonites mourut, et que son fils devint roi à sa place. Et David dit : Je veux faire du bien à Qanoun fils de Na^as', parce que son père m'en a fait. Et David lui envoya un message pour lui faire ses condoléances au sujet de son père. Cependant lorsque les serviteurs de David vinrent au pays des 'Ammonites, auprès de Qanoun, pour lui faire ses condoléances, les chefs des 'Ammonites dirent à Qanoun : Est-ce que tu penses que c'est pour honorer ton père que David envoie faire ses condoléances ? Ne serait-ce pas pour explorer et pour détruire et pour épier le pays que ses gens sont venus chez toi? Sur cela, Hanoun fit saisir les gens de David et les fit raser, et leur fit couper les vêtements à mi-hauteur, à la hanche, et les renvoya ainsi. Et qaand on fut allé faire un rapport à David au sujet de ces hommes.

^ L*inscriptiûii du Psaume LX nomme loab, le frère d'Abs'aï ; le texte parallèle de 2 Sam. Vni, 13 est ici fautif, ou présente du moins une lacune.

^ Ce nom a été diversement reproduit par les copistes : 2 Sam. VIII, 17, il y a §erayah ; 2 Sam. XX. 25, S'eyâ; 1 Rois IV, 3, S'îs'â.

^ Changement très-significatif du texte correspondant 2 Sam. VIII.

4 2 Sam. X.

il eavoja au devant d'eux (car ces hommes avaient été outragés outre mesure) et le roi leur fit dire : Restez à leréfio jusqu'à ce que votre barbe ait repoussé ; puis vous reviendrez I Cependant comme les 'Ammonites voyaient qu'ils s'étaient mis en mauvaise odeur auprès de David, Hanoun et les 'Ammonites envoyèrent mille talents d'argent ^, pour engager à leur service des chariots et des cavaliers des Araraéens de la Mésopotamie et des Araméens de Ma'akab et de Çobah. Et ils engagèrent trente -deux mille chars, et le roi de Ma'akah avec sa troupe, et ils vinrent camper devant Mèdebâ ', et les 'Ammonites se rassemblèrent aussi de leurs diverses places et entrèrent en campagne. ^ Quand David apprit cela, il fit partir loab et toute Tarmée, les guerriers. Et les 'Ammonites sortirent et se rangèrent en bataille à l'entrée de la ville, et les rois qui étaient venus occupaient la campagne à distance'. Alors loab voyant que la ligne de bataille faisait face contre lui devant et derrière, fit un choix parmi les soldats d'Israël et les rangea en face des Araméens, et quant au reste de la troupe, il le mit sous les ordres de son frère Abs'aî, et ils se rangèrent en face des 'Ammonites. Et il dit : Si les Araméens sont plus forts que moi, tu viendras à mon secours ; et si les 'Ammonites sont plus forts que toi, je te secourrai. Courage! soyons vaillants pour notre peuple et pour les villes de notre Dieu: après cela laheweh fera ce qui lui plaira. Puis loab marcha au combat contre les Araméens à la tête de la troupe qui était avec lui, et ceux-ci prirent la fuite devant lui. Et les 'Ammonites, voyant que les Araméens avaient pris la fuite, s'enfuirent eux aussi devant Abs'aï son frère, et rentrèrent dans la ville, et loab revint à Jérusalem. '^ Cependant^ les Araméens, voyant qu'ils avaient été battus par les Israélites, envoyèrent des messages et firent marcher les Araméens d'au delà du fleuve, et S'ôfak, le chef de l'armée de Hadar-'Ézer, était à leur tête. Lorsque cela eut été rapporté à David, il rassembla tout Israël et, ayant passé le Jourdain, il marcha contre eux et se rangea en bataille. Et quand David se fut rangé en

1 Les détails qui suivent diffèrent considérablement dans les deux textes parallèles (2 Sam. X, 6 suiv.), tant à l'égard des nombres que des noms propres, et il est difficile de dire de quel côté est lavantage de l'exactitude. Seulement la Mésopotamie pourrait être un peu trop éloignée pour avoir été appelée à la hâte, afin de faire cause commune avec les 'Ammonites. Les contingents de ce pays ne paraissent sur la scène que plus tard, V. 20. Mais notre texte aussi offre des éléments particuliers qui doivent avoir été empruntés à d'anciennes sources.

2 Ville des Reoubénites. Jos. XIII, 16.

^ Après avoir levé le siège de Mêdebâ.

4 Pour cette partie du récit il convient de rappeler les variantes de Vautre texte et les notes dont nous l'avons accompagné.

bataille en face des Araméens, ceux-ci engagèrent le combat. Et les Araméens prirent la fuite devant les Israélites et David tua aux Araméens sept mille cavaliers et quarante mille fantassins, et S'ofak, le chef de Tarmée, fut tué aussi. Et les vassaux de Hadar-*Ézer se voyant battus par les Israélites, firent la paix avec David et se soumirent à lui, et les Araméens n'eurent plus envie de venir au secours des 'Ammonites.

' Et l'année suivante *, à l'époque où les rois ont coutume d'aller à la guerre, loab conduisit la force armée et ravagea le pays des 'Ammonites ; puis il vint mettre le siège devant Rabbah, tandis que David restait à Jérusalem. Et loab vainquit Rabbah et la détruisit. Et David prit la couronne de leur roi de dessus sa tète et le poids s'en trouva être d'un talent d'or, et il y avait aussi des pierres précieuses, et elle passa sur la tête de David, et il emporta de la ville un butin immense *. Et quant aux habitants qui s'y trouvaient, il les fit sortir et les coupa avec la scie, et avec des herses de fer et des scies ^ David en fît de même pour toutes les villes des 'Ammonites. Puis David et toutes ses troupes retournèrent à Jérusalem.

* Après cela * il s'éleva un combat avec les Philistins à G'ézer. Là Sibkaî de Hous'ah tua Sippaï, un homme de la race du Géant, et ils furent écrasés. Et il y eut encore un combat avec les Philistins, et Elbanan fils de la'ir tua La^mi le frère de Golyat de Gat, dont la lance avait une hampe pareille à une ensuble de tisserand^. Et il y eut encore un combat à Gat, et il y avait là un homme de haute taille qui avait partout six doigts, en tout vingt-quatre. Celui-ci aussi descendait du Géant. Et il injuria Israël, et lehonatan le fils de S'ime'à, du frère de David, le tua. Ceux-ci étaient issus du Géant à Gat, et ils tombèrent par la main de David et par celle de ses gens.

1 2 Sam. XI, 1 ; XII, 26, 30, 31. Tout l'épisode concernant Ouriyah et Bats'éba* est omis par notre auteur.

^ Cette participation directe de David aux événements est en contradiction avec ce qui vient d'être dit de sa présence à Jérusalem. C'est que l'auteur, en faisant trop rapidement ses extraits, a oublié les circonstances mentionnées 2 Sam. XII, 27 suiv., et qui expliquent tout.

3 Cette répétition à corriger d'après le texte parallèle.

4 Ici l'auteur omet l'histoire d'Abs'alom et tout ce qui s'y rattache, 2 Sam. XIII-XX, ivec quelques autres détails. Il passe à un choix d'anecdotes relatives à des exploits militaires de quelques héros contemporains contre des géants philistins, 2 Sam. XXI. 18 suiv.

^ Voyez la note sur 2 Sam. XXI, 19.

^ Et Satan * s'éleva contre Israël et excita David à compter Israël. Fit David dit à loab et aux chefs du peuple : Allez faire le recensement d'Israël depuis Bëer-S'éba' jusqu'à Dan et venez me le rapporter pour que j'en connaisse le nombre. Mais loab répondit au roi : Puisse laheweh augmenter son peuple au centuple I Ils sont bien tous, ô mon seigneur roi, sujets de mon seigneur : pourquoi mon seigneur désire-t-il cela ? pourquoi charger Israël d'un délit ? Mais l'ordre du roi prévalut sur loab, et il partit et parcourut tout Israël, puis il revint à Jérusalem'. Et il donna à David la somme du recensement du peuple. Il y avait pour tout Israël un million et cent mille hommes en état de porter les armes, et ceux de Juda étaient quatre cent soixante-dix mille hommes en état de porter les armes. Lévi et Benjamin n'étaient point compris dans ce recensement, loab ayant en horreur l'ordre du roi ^ Et la chose déplut à Dieu et il frappa Israël. Et David dit à Dieu : J'ai commis un grand péché en faisant cette chose; maintenant veuille passer cette faute à ton serviteur, car j'ai eu bien tort. *Et l'Éternel parla à Gad, le conseiller de David, en ces termes : Va parler à David et dis lui : Voici ce que dit l'Éternel : Je te propose trois choses ; choisis-en une et je te la ferai. Alors Gad se rendit auprès de David et lui dit : Voici ce que dit l'Éternel : Accepte, soit trois années de famine, soit trois mois de ruine de par tes ennemis, l'épée de tes adversaires t'atteignant, soit trois jours de Tépée de l'Éternel et de peste dans le pays, l'ange * de l'Eternel ravageant tout le territoire d'Israël. Maintenant considère quelle réponse je dois porter à celui qui m'a envoyé. Et David dit à Gad : Je suis dans un grand embarras I Mais je préfère tomber entre les mains de rÉternel, car sa miséricorde est très-grande : je ne voudrais pas tomber entre les mains des hommes. Et l'Éternel donna une peste en Israël, et il en mourut soixante-dix mille hommes. " Et Dieu envoya un ange * vers Jéru-

1 Texte parallèle, 2 Sam. XXIV. Satan (sans article] est devenu une espèce de nom propre ; naguère (Job. 1,6. Zach. III, 2] c'était le terme par lequel on désignait la qualité ou fonction d'un certain ange (ou ûls de Dieu] qui se chargeait de desservir les hommes auprès de Dieu.

2 Les détails géographiques de l'autre texte sont omis ici. En général, les variantes sont ici beaucoup plus nombreuses et plus essentielles que dans les chapitres précédents.

3 loab, déjà mal disposé dès l'abord, ne termine pas le recensement.

4 Voyez la note sur 2 Sam. XXIV, 16.

^ L'absence do l'article défini pourrait faire soupçonner que le texte a subi ici une petite altération. On a proposé de lire avec le texte parallèle : L'ange étendit sa main, etc. Nous croyons cependant qu'on peut le laisser tel qu'il est. Le prophète annonce TAnge exterminateur, l'historien raconte qu'effectivement un ange est venu exécuter l'ordre de Dieu. Il y a seulement à dire que la peste a déjà enlevé 70,000 hommes lorsque cet ange est introduit dans le récit. Cela prouve que les notions relatives aux anges n'étaient pas encore aussi arrêtées que plus tard.

salem pour la ravager, et comme il la ravageait TÉternel le vit et se repentit au sujet de cette calamité, et il dit à Fange qui faisait périr beaucoup de monde : Maintenant retire ta main I L'ange de rÉternel se trouvait près de Taire du lebousite Oman. Et David ayant levé les yeux vit l'ange de TÉternel placé entre la terre et le ciel ^, tenant dans sa main son épée nue, étendue contre Jérusalem. Et David et les anciens se jetèrent la face contre terre, couverts de cilices. Et David dit à Dieu : C'est bien moi qui ai ordonné de compter le peuple ; c'est moi qui ai péché, qui suis le vrai coupable, mais ceux-ci, ce troupeau, qu'ont-ils fait? laheweh, mon Dieu, que ta main me frappe, moi et ma famille! que ce ne soit pas une plaie pour ton peuple 1 Et l'ange de l'Éternel dit à Gad, pour qu'il le dit à David^ que David devait monter et ériger un autel à l'Éternel sur Taire du lebousite Oman. Et David y monta, selon Tordre de Gad qu'il lui avait donné au nom de l'Éternel. Et Oman, qui était occupé à battre du froment, vit aussi l'ange, et ses quatre fils avec lui se cachèrent. '*Et quand David vint auprès d'Oman, celui-ci regarda et l'aperçut, et il sortit de Taire et se prosterna devant David, la face contre terre. Et David dit à Oman : Donne-moi la place de cette aire pour que j'y bâtisse un autel à laheweh ; donne-la moi pour sa pleine valeur d'argent, pour que cette plaie soit écartée du peuple. Alors Oman dit à David : Prends-la, et que le roi, mon maître, fasse ce qu'il lui plaît. Voici les bœufs que je te donne pour servir d'holocaustes, et les herses pour le combustible, et le froment pour offrande; je te donne le tout. Mais le roi David dit à Oman : Non, mais je veux Tacquérir pour sa pleine valeur d'argent ; je ne prendrai pas ce qui t'appartient, pour laheweh, et pour offrir un holocauste qui ne m'aurait rien coûté. Et David donna à Oman pour la place, en sîcles d'or, le poids de six cents*. Et David y bâtit un autel à l'Éternel et offrit des holocaustes et des sacrifices d'actions de grâces, et il invoqua TÉtcmel qui l'exauça en faisant tomber le feu du ciel sur l'autel de l'holocauste. Et l'Éternel ordonna à l'ange de remettre son épée dans le fourreau'.

'• Alors David, voyant que l'Étemel l'avait exaucé sur Taire du lebousite Oman, y sacrifiait^ (le tabernacle de l'Éternel que Moïse

1 On voit ^e les prosopopées des anciens récits commencent à se transformer, dans Tesprit du siècle, en êtres concrets et réels.

^ Prix incomparablement supérieur à celui qui est nommé dans le livre de Samuel, chap. XXIV, 24, où David achète aussi les bœufs. C'est 180 fois autant.

' A partir d'ici, l'auteur n'a plus pu profiter des textes du livre de Samuel. Il travaille donc sur d'autres sources inconnues et perdues, ou pour mieux dire, il suit son

4 Dès lors et habituellement.

avait fait au désert, et Tantel aux holocaustes, se trouvaient à cette époque au haut-lieu de G^ibe'ôn, mais David n'osait pas s'y présenter pour consulter Dieu, parce qu'il avait été effrayé par l'épée de l'ange de rÉtemel *), ^ et David dit : Voici maintenant la maison du Dieu laheweh et voici l'autel aux holocaustes pour Israël.

'Et David ordonna de rassembler les étrangers qui se trouvaient dans le pays d'Israël', et il établit des tailleurs de pierre pour préparer les pierres de taille, à l'effet de bâtir la maison de Dieu. Et David prépara du fer en masse pour les clous, pour les battants des portes et pour les crampons, et de l'airain en masse, plus qu'on n'en pouvait peser, et des poutres de cèdre plus qu'on n'en pouvait compter; car les Sidoniens et les Tyriens apportaient à David des poutres de cèdre en masse '. C'est que David disait : Mon fils Salomon est jeune et faible, et il faut bien que je fasse pour lui les préparatifs de la maison à bâtir à laheweh, pour qu^elle soit supérieurement grande, une gloire et une splendeur pour le monde entier. Et David fit des préparatifs en masse, avant de mourir.

^ Puis il fit appeler sou fils Salomon, et lui ordonna de bâtir une maison à l'Éternel, le Dieu d'Israël. Et il dit à son fils : Moi j'avais l'intention de bâtir une maison à laheweh mon Dieu ; mais sa parole me fut adressée en ces termes : cTu as versé du sang en masse, et as fait de grandes guerres ; tu ne dois pas bâtir une maison à mon nom ; car tu as versé beaucoup de sang à terre devant moi ^.

I L'auteur, n'admettant point la légitimité de différents lieux de culte et n'ignorant pas qu'à cette époque il y avait un grand centre religieux à G'ibe*ôn (1 Rois III, qui d'ailleurs n'était positivement pas le seul], suppose que c'était là la place officieUe et légale, et que l'apparition de l'Ange sur l'aire d'Oman était pour David une espèce de révélation ou d'avis qu'il eût à transporter là le sanctuaire national. Il est superflu de faire voir que cela n'écarte pas la difficulté inhérente aux faits comparés aux textes de la loi.

^ 1 Rois IX, 20 suiv. On attribue ici à David ce qui, d'après les livres des Rois, a été organisé par Salomon. Aussi n'apprend-on pas clairement ce que ces étrangen avaient à faire, et sïl faut les identifier avec les tailleurs de pierre, etc. En tout cas il s'agit des Cananéens réduits à la condition de serfs.

3 Dans 1 Rois V, 15 suiv., Salomon ne paraît rien savoir de l'existence, à Jérusalem, d'une telle masse de bois de cèdre.

4 Le discours de Na^n (chap. XVII, 8 suiv.) n'allègue point ce motif; il parait insinuer au contraire que la mission de David avait été de fonder Tempire par la guerre. En tout cas, le livre des Rois (chap. V, 17} dit que ces guerres ne laissaient pas à David le ^t<t> nécessaire pour l'autre entreprise.

Vois-ia, il te nattra' un fils, celui-ci sera un homme tranquille, et je lui donnerai la tranquillité à T égard de tous ses ennemis à Tentour : il sera nommé Salomon et je donnerai la paix et le repos à Israël, pendant son règne. C'est lui qui bâtira une maison à mon nom, et il sera pour moi comme un fils, et moi pour lui comme un père, et j'affermirai le trône de sa royauté sur Israël à tout jamais. > Maintenant, mon fils, que laheweh soit avec toi, pour que tu réussisses à bâtir la maison de ton Dieu, comme il Ta dit de toi. Que laheweh te donne seulement de Tintelligence et de la prudence, en te plaçant à la tète d'Israël, et puisses-tu observer la loi de ton Dieu. C'est alors que tu réussiras, si tu pratiques fidèlement les commandements et les statuts que laheweh a prescrits à Israël par Hoîse. Sois ferme et courageux ! ne crains rien, ne te laisse pas troubler 1 Vois-tu, à force de peines j'ai préparé pour la maison de laheweh cent mille talents d'or et un million de talents d'argent '^ ; en fait d'airain et de fer, il y en a plus qu'on ne peut peser, tellement la masse en est grande. J'ai aussi fait des provisions de bois et de pierres et tu pourras les augmenter. De plus, tu as là des ouyriers en masse, des tailleurs de pierre, des maçons, des charpentiers, tous gens experts dans tous ces métiers. En fait d'or, d'argent, d'airain et de fer, il y en a plus qu'on ne peut compter. Allons, mets-toi à l'œuvre, et que laheweh soit avec toi I

*^Et David ordonna à tous les chefs d'Israël de venir en aide à son fils Salomon : Voyez ! laheweh votre Dieu est avec vous ; il vous a donné la tranquillité tout à l'entour, car il a remis entre mes mains les habitants de la terre, et la terre est soumise à laheweh et à son peuple. Maintenant mettez vos pensées et vos efforts à rechercher votre Dieu ; allez bâtir le sanctuaire du Dieu laheweh

I On pourrait traduire, à la rigueur, il Vesi né ; mais cela n'est pas nécessaire ; l'auteur peut vouloir dire que cette communication faite à David date déjà de bien loin (2 Sam. VII, 12}. La suite de la phrase confirme pleinement notre traduction, car il y est parlé de Salomon comme d'un nom futur. Or, Salomon n'était pas un surnom donné •a roi, mais le nom véritable du prince dès sa naissance. Par cela mdme, on voit que tout ce discours est librement composé en vue des faits accomplis. Car Salomon est pris dans le sens de Pacifique (Frédéric), tandis qu'il signifie plutôt Félix. Du reste, lldée d'une paix absolue pendant le règne de Salomon appartient à la perspective d'une époque beaucoup plus récente (1 Rois XI, 25).

'La première somme représente 41/2 millions, la seconde 45 millions de kilogrammes ; soit ensemble plus de 32 milliards de francs. — (L'auteur a écrit sept siècles plus tard.) Les chiffres du chap. XXIX, ainsi que ceux de 1 Rois X, d'ailleurs non moins sujets à caution, sont des bagatelles en comparaison de ceux-là. Nous croyons donc superflu de demander à quoi tant d'or et d'argent a pu Ôtre employé, les matériaux ét^nt déjà sur place ?

106 i CHRONIQUE XXra, 1-13.

pour installer Tarche de son alliance et les vases sacrés de Dieu dans la maison qui sera bâtie à son nom'.

' Lorsque David fut devenu vieux et rassasié de jours, il fit Salomon son fils roi d'Israël.

Il assembla tous les chefs d'Israël, et les prêtres et les Lévites. Et il fut fait un dénombrement des Lévites, de Tâge de trente ans et au dessus', et leur nombre se trouva être^ par tètes d'hommes, de trente-huit mille. cDe ce nombre, vingt- quatre mille auront à diriger la besogne de la maison de laheweh ; six mille seront scribes et juges, quatre mille portiers^ et quatre mille chargés de louer laheweh avec les instruments que j'ai faits pour le louer'.»

' Et David les divisa en classes^ d'après les fils de Lévi, G'ers'ôn, Qehat et Merari. Des G'ers'onites * : La*edan et S'ime'i. Les fils de La*edan, le chef: le^icl, Zétam et loël, trois. Les fils de S'imel': S*elomit, I.Iaziël et Haran, trois. Voilà les chefs des familles La'edanites. Et les fils de S'ime*i : laliat, Zinâ, le'ous' et Berfah. Voilà les quatre fils de S'ime'i. labat était le chef, et Zizah^ le second; mais le'ous' et Beri'ah n'ayant pas de nombreux descendants, formaient une seule famille et une seule classe. Les fils de Qehat^ : *Ameram, Yizehar, Hébrôn et *Ouzzlêl, quatre. Les fils de 'Ameram : Aharôn et Moïse. Et Aharôn fut réservé pour être consacré, lui et ses descendants, à tout jamais, par une consécration toute particulière,

^ LMdée de Tauteur est nécessairement celle que David avait tout préparé, de manière que les travaux de construction pouvaient commencer du jour au lendemain. De plus, comme il presse son ûls et les chefs de se mettre à l'œuvre, il faut supposer ce discours prononcé dans les derniers jours de sa vie. Nous n'avons pas besoin de faire remarquer que lliistorien auquel sont empruntées les notices sur Salomon, que nous lisons aujourd'hui au i**" livre des Rois, chap. V, 20 ss., ne savait rien de ces immenses préparatifs.

a Nomhr. IV. 3.

3 On peut supposer que ce passage est extrait d'une source dans laquelle David était introduit comme parlant lui-môme ; ou bien qu'il manque deux mots d'introduction qui le feraient parler ici. — Quant aux chiffres, les 4000 portiers donnent à penser. On pourrait admettre que leurs femmes et leurs enfants sont comptés aussi, mais cet expédient est inapplicable aux autres catégories.

^ Voyez chap. VI, 2, où les noms ne sont pas les mêmes.

^ Ce S'ime*i paraît être un autre que celui nommé dans le verset précédent, lequel revient plus bas, au v. 10. Il est compté expressément parmi les La'edanites. Mais pourquoi alors cette division non motivée en deux fois trois ? comment la seconde triade se rattache-t-elle à la première ?

^ Zinft, Zizah, variante de copie.

^ Chap. V, 28.

pour brûler Tencens devant rÉternel, pour le servir, et pour prononcer en son nom les bénédictions à tout jamais ; quant à Thomme de Dieu Moïse, ses descendants comptèrent avec les autres Lévites. Les fils de Moïse : G'ers'ôm et Élîézer. Les fils de G'ers'om : S'ebouël, le chef*. Les fils d'Éli'ézer étaient : Rebabyab, le chef; et Éli'ézer n*avait pas d'autres fils ; mais Rebabyah eut un très-grand nombre de descendants. Les fils de Yizebar : S'elomit^ le chef. Les fils de Hébrôn : leriyahou, le chef; Amaryah^ le second; lahaziël, le troisième, et Ieqame*am, le quatrième. Les fils de 'Ouzziêl : Mikah, le chef, et Yiss'iyah, le second. Les fils de Merari : Mahelî et Mous'i. Les fils de Mabelî : Ële*azar et Qîs'. Ële'azar mourut sans avoir eu de fils ; il n'avait que des filles que prirent les fils de Qis', leurs parents '. Les fils de Mous'î : Mahelî, "Éder et lerémot, trois.

'^ Voilà les descendants de Lévi selon leurs familles ; les chefs de familles, selon le recensement nominatif et le dénombrement par tètes ; employés à la besogne du service de la maison de rÉternel, de Page de vingt ans et au dessus'. Car David disait : laheweh^ le Dieu d'Israël, a donné le repos à son peuple, et est venu demeurer à Jérusalem pour toujours. Aussi bien les Lévites n'ont-ils plus à porter le tabernacle^ et les meubles pour le service. Car d'après les dernières histoires ^ de David, le dénombrement des Lévites était basé sur l'âge de vingt ans et au-dessus. Car leur place était à côté des fils d'Aharôn, pour le service de la maison de l'Éternel, à l'égard des cours^ et des cellules ^, et de la purification des vases sacrés, et généralement pour les fonctions du service de la maison de Dieu :

1 Y a-t-il une lacune dans le texte, ou bien^ d'après ce (pii est dît immédiatement ïïptès, le nom de f A0/* n'implique~t-il pas nécessairement Texistence d'autres branches Mcondaires ?

s D'après l'usage légal, Nombr. XXXVI.

9 La différence entre cette limite d'âge et celle qui était mentionnée au v. 3, n'est pas l'effet d'une négligence de copiste. L'auteur l'explique lui-même d'une manière assez singulière, en disant que la besogne était moins grande qu'autrefois, le tabernacle étant devenu sédentaire. Nous en aurions conclu qu'il ne fallait plus désormais autant de bras. L'auteur suppose qu'à vingt ans les Lévites ne Jouissaient pas encore de la plénitude de leurs forces physiques, ce qui est très-contestable. Nous pensons plutôt qu'il a trouvé dans ses diverses sources deux indications contradictoires relativement à l'ftge canonique (comp. Nomb. IV, 3, avec chap. VIII, 24] et qu'il a cherché de son mieux à expliquer cette contradiction. Il est facile de supposer qu'à diverses époques ces choses ont pu être réglées différemment.

4 Et non : les derniers ordres. Voyez chap. XXIX , 29.

^ On voit ici clairement que, dans la perspective de l'auteur, le sanctuaire (tabernacle, V. 32) de David et le temple de Salomon se confondaient. Les eelluiti sont des constructions attenantes à ce dernier [1 Rois VI, 5 suiv.].

108 1 CHRONIQUE XXIIl, 29-82. XXIV, i-5.

les pains de proposition, la farine fine, les offrandes^ les gâteaux azymes, la poêle et la fritore, et tout ce qui concernait les diverses mesures * ; et pour être présents chaque matin pour chanter les louanges de TÉternel^ et de même le soir, et pour tous les holocaustes à lui offrir^, aux sabbats, aux nouvelles lunes et aux grandes fctes^ selon le nombre prescrit à leur égard, d^une manière permanente, à présenter à laheweh. Et ils devaient avoir soin du tabernacle et du sanctuaire, et se mettre aux ordres des fils d'Aharôn leurs frères, pour le service de la maison de TÉternel.

* Les descendants d'Aharôn avaient aussi leurs classes'. Les fils d^Aharôn avaient été Nadab et Âbihoû, £le*azar et Itamar. Hais Nadab et Abihoû étaient morts avant leur père, et n'avaient point eu de fils, et Ële'azar et Itamar eurent la sacrificature ^. David donc, avec Çadoq, de la famille d'Éle*azar, et Ahîmélek, de la famille d'Itamar, les divisa en classes pour leur charge dans le service. Les descendants d'Ele*azar se trouvant être plus nombreux que les descendants d'Itamar, relativement aux chefs des hommes ^, ils firent les classes pour les descendants d'Ële'azar, seize chefs de familles, et pour les descendants d'Itamar, huit. Et ils les divisèrent au sort*, les uns avec les autres, car il y avait des préfets du sanctuaire et des préfets de Dieu^, tant des descendants d'Éle*azar que de ceux

1 n ne faut pas songer ici à une fonction de police civile, surveillant officiellement les poids et mesures ; il s'agit sans doute seulement des mesures employées pour prendre dans les magasins du temple les quantités d'huile et de farine nécessaires pour les diverses offrandes.

2 Les Lévites ne coopéraient pas directement aux actes des sacrifices ; mais ils avaient à remplir à cette occasion des fonctions subalternes [v. 32), sous la direction de U caste privilégiée des Aharonides.

8 Comme les Lévites, chap. XXIII, 6.

4 Comp. Exod. VI. 23. Lév. X, 1. Nomb. III, 4.

^ La répartition en 24 classes ne se fit point d'après le nombre des individus, mais d'après la division naturelle en familles. Ce n'étaient pas les hommes, mais les chefs qui formaient la base de la répartition. Ces chefs ne sont pas à considérer comme des personnages existant à cette époque, mais comme des souches d'où les diverses familles existantes tiraient leur origine.

6 Cela ne peut guère se rapporter qu'au numéro d'ordre, les fonctions étant les mêmes pour tous.

'^ Cette expression ne se rencontre pas ailleurs. Elle doit être synonyme de la précéi dente et le sens est que les 24 classes numérotées par la voie du sort, et dont les chefs étaient les préfets ou intendants généraux du culte à tour de rôle, étaient prises dans les deux groupes, d'après une méthode indiquée au verset suivant d'une manière passablement obscure. Voyez la note suivante.

i CHRONIQUE XXIV, 6-27. 109

dl^amar. Et S'ema'yah fils de Netaneêl, le secrétaire d'entre les Lévites, les inscrivit en présence du roi, et des commandants, et da prêtre Çadoq, et d^Âhîmélek fils d'Ébyatar, et des chefs de famille des prêtres et des Lévites : une famille était tirée pour Ële*azar, et une tirée pour Itamar * . ' Et le premier numéro échut à loyarîb , le second à Ieda*eyah, le troisième à Harim, le quatrième à SeWim, le cinquième à Malkiyah, le sixième à Miyamin, le septième à Haqqoç, le huitième à Âbiyah, le neuvième à lés'oua*, le dixième à S'ekanyahou^ le onzième à Élyas'ib, le douzième à laqîm, le treizième à Houppah, le quatorzième à lés'ébeab, le quinzième à Bilgah, le seizième à Inuner, le dix-septième à Hézir, le dix-huitième à Happiççeç, le dixneuvième à Petafjiyah, le vingtième à Ie]|^ezqel, le vingt-unième à Iakin, le yingt-deuxième à Gamoul^ le vingt-troisième à Delayahou^ le vingt-quatrième à Ma*azyahou'. C'est là leur classification pour le service, pour leur entrée à la maison de TEternel, selon la règle fixée par leur père Âharôn, d'après les ordres de TËternel^ du Dieu d'Israël.

'<*Pour le reste des Lévites' : Des descendants de *Ameram, S'oubacl; des S'oubaélites : léhdeyahou. De Rehabyahou, des Rehabyahites : le chef, Yiss'iyah. Des descendants de Yiçhar, S'elomot ; des S'elomotites ; lal^at. Les descendants de [Hébrôn]^ leriyahou, AmaryahoQ le second, Ial>aziël le troisième, Ieqame*am le quatrième. Les descendants de 'Ouzziël, Mikah ; des Mikahites : S'amour. Le frère de Mikah , Yiss'iyali ; des Yiss'iyahites : Zekaryahou. Les descendants de Merarî, Maheli et Mous'i; [et] les descendants de son fils la'aziyahou. Les descendants de Merari du chef de son fils

I Le texte doit êlre corrompu ici. Il dit littéralement : et tirée tirée pour Itamar.

Les mots «n€ et tir^e ne diffèrent en hébreu que par une seule lettre. Le sens serait qa*on tira alternativement un nom de chacun des deux groupes. Alors il restait naturellement pour la fin huit noms d'Éle*azar. L'auteur n'aurait-il pas voulu dire : deux noms pour Ele'azar et un pour Itamar? En tout cas il faudra supposer que les 24 noms se trouvaient dans deux urnes dilTérentes.

^Plusieurs de ces noms se sont déjà rencontrés dans les listes du chap. IX, v. 10 et 8uiv. La classe d'Abiyah est aussi nommée Luc I^ 5.

' Ici suit une nouvelle généalogie des Lévites, parallèle à celle du chap. XXIII, 6-23. Elle est incomplète, en tant qu'il y manque toute la branche des G'ers'onites, et qu'elle ne comprend que les branches de Qehat et de Merarî. Mais elle est plus complète que l'autre^ en ce qu'elle indique, du moins pour un certain nombre de familles, le nom propre du chef contemporain de David. Nous avons cherché à rédiger la traduction de manière qu'on puisse distinguer les noms de ces personnes des noms de familles. Le texte est d'ailleurs corrompu en plusieurs endroits et deux fois nous avons essayé de le rétablir par des additions mises entre crochets. On remarquera aussi qu'il est attribué ici aux Merarites une troisième branche (la^aziyah), à Joindre aux deux nommées dans la première table

Ia*aziyahou : S'oham, Zakkour et *Ibrt. Du chef de Habell : Éle*azar, lequel n'avait point de fils. Du chef de Qis', les descendants de Qis' : leral^meël. Les descendants de Mous'i : Mabeli^ 'Éder et lertmot. Ce sont là les descendants de Lévi selon leurs familles : on les tira au sort, eux aussi, comme leurs frères les descendants d'Aharôn, en présence du roi David, et de Çadoq et d'Abimélek, et des chefs de famille des prêtres et des Lévites, les familles^ les chefs ainsi que les cadets ^

*Puis David, avec les chefs de Tarmée, désigna pour le service les fils d'Âsaf, de Héman et de ledoutoun, qui possédaient Tesprit de la musique, avec des harpes, des luths et des cymbales', et le nombre des hommes chargés de cette partie du service était : Des fils d'Asaf : Zakkour, losef, Netanyah et As'arélah fils d'Asaf, sous la direction d'Asaf, lequel faisait de la musique sous la direction do roi '. De ledoutoun : les fils de ledoutoun : G'edalyahou , Çeri,

les'a'eyahou , IJas'abyahou , Matti^yahou * six , sous la

direction de leur père ledoutoun, avec la harpe, lequel faisait de la musique pour célébrer et louer TËternel. De Uêman : les fils de Héman, Bouqqiyahou, Mat^anyahou, *Ouzziël, S'ebouël, lerimof^ IJananyah, Qanani, Éliatah, G'iddaiti, Rômametî-*Ëzer, los'beqas'ah, Malloti, Hô^ir, Mahaziôt. Tous ceux-ci étaient fils de Héman, le conseiller^ du roi dans les affaires de Dieu, pour sonner du cor; et Dieu avait donné à Héman quatorze fils et trois filles. Tous ceux-ci étaient sous la direction de leur père à Tégard de la musique de la

1 II faut supposer que les Lévites formaient également 24 classes ou familles, bien quHl soit difficile d'en trouver le compte au moyen des deux tables, qui ne s'accordent pas tout à fait. En terminant, l'auteur dit que ces familles furent numérotées au sort pour le service sans qu'on fit une distinction entre des branches aînées (chefs) et des branches cadettes. L'auteur ne fait pas le recensement des 24 classes, comme il l'avait fait (v. 7 suiv.) pour les prôtres.

2 Pour les noms propres des musiciens du temple, voyez aussi le chap. VI. Ils sont également divisés en 24 dusses ou familles. Leur art est considéré comme TefTet d'une inspiration particulière, et désigné par le même mot que le don de la prophétie. Nous avons cherché à constater cela par l'emploi du mot esprit.

8 Le nombre guatre, qui est celui des familles de cette première branche, est omis. 11 en est de même des quatorze de la troisième.

^ Il manque un sixième nom, qu'on peut rétablir à l'aide du v. 17.

^ Comp. chap. XXI, 9. On traduit généralement : le prophète. Le mot hébreu est employé dans cette dernière signification et l'on pourrait supposer que Vart qu'il exerçait est assimilé au don de la prophétie, comp. v. 1 . Peut-être aussi s'agit-il de la direction spéciale de la musique sacrée. Quant aux affaires de Dieu, c'est le culte liturgique; d'autres cependant traduisent: d'après les règlements de Dieu.

i CHRONIQUE XXV, 6-30. 111

maison de rËternel, avec des cymbales, des lutbs et des harpes, pour le service de la maison de Dieu, sous la direction du roi, d'Âsaf, de ledoutoun et de Hèman^ Et leur nombre, y compris leurs frères instruits dans les cantiques de l'Éternel, tous ceux qui s'y entendaient, était de deux cent quatre-vingt-huit^. 'Et Ton tira au sort leur ordre de service, pour les cadets comme pour les aînés, maîtres et élèves'. Et le premier numéro échut à Asaf, savoir à

losef ^ ; le second à G'edalyahou : lui , ses frères et ses

fils, douze; le troisième à Zakkour, ses fils et ses frères, douze; le quatrième à Yiçri^ ses fils et ses frères, douze ; le cinquième à Nétanyahou, ses fils et ses frères, douze; le sixième à Bouqqiyahou, ses fils et ses frères, douze; le septième à les'areêlah, ses fils et ses frères, douze; le huitième à les'a'eyahou, ses fils et ses frères, douze ; le neuvième à Mattanyahou, ses fils et ses frères, douze ; le dixième à S'ime'l, ses fils et ses frères, douze ; le onzième à 'Azareël^ ses fils et ses frères, douze ; le douzième à Ilas'abyah, ses fils et 9ies frères, douze ; le treizième à S'oubaël, ses fils et ses frères, douze ; le quatorzième à Mattityahou, ses fils et ses frères, douze ; le quinzième à lerémot, ses fils et ses frères, douze ; le seizième à Qananyahou, ses fils et ses frères, douze ; le dix-septième à los'beqas'ah, ses fils et ses frères, douze ; le dix-huitième à ïlanani, ses fils et ses frères, douze ; le dix-neuvième à Malloti, ses fils et ses frères, douze; le vingtième à Éliyatah, ses fils et ses frères, douze; le vingt-unième à I.Iôtir, ses fils et ses frères, douze; le vingtdeuxième à G'iddaltl, ses fils et ses frères, douze ; le vingt-troisième à Ma^aziôt, ses fils et ses frères, douze ; le vingt-quatrième à Rômameti-'Ezer, ses fils et ses frères, douze.

1 D'après ces derniers mois, od dirait que ceux du commencemeut [tout ceux-ci) ne se rapportent pas exclusivement à la seule branche de Hôman. Dans ce cas il faudra traduire : sous la direction de leur père respectif.

* Chap. XXIII, 5. Le nombre des chantres était fixé à 4000. Les 288 de notre texte [12 fois 24] paraissent donc devoir représenter un corps d'élite, des*hommes qui l'y entendaient plus particulièrement, les maîtres.

3 D'après chap. XXI V^ 3i^ cela doit dire : le tirage au sort des numéros d'ordre se fit par familles, sans distinction des branches aînées et cadettes. D'après le tableau précédent, il y avait 3 branches aînées et 21 cadettes ; et dans chaque famille étaient compris: 1<* le chef (dont le nom va être indiqué}, 2^ onze maîtres, qui s'y entendaient, fils ou frères du chef, et 3° les autres, qui sont ici appelés élèves, et que nous pourrions peut-être appeler le chœur.

^ La lacune que le texte présente ici est facilement remplie d'après l'analogie des lignes suivantes. Nous ne relèverons pas les nombreuses variantes dans les noms propres (Yiçrî pour Çerî, *Azareèl pour 'Ouzziël, etc.}.

112 1 CHRONIQUE XXVI, i-l2.

* Quant aux classes des portiers, il y avait: des Qora^iites, Mes'elmyahou fils de Qorê, des descendants d'Âsaf^ Et Mes'elmyahou avait pour fils Zekaryahou Tainé , ledraêl le second , Zebadyahou le troisième, latniël le quatrième, 'Êlam le cinquième^ lehohanan le sixième, Elyeho*ênaï le septième. Et *Obed-Édom * avait pour fils : S'ema'yah l'aîné, lehozabad le second, loab le troisième, Zakar le quatrième, Netan'el le cinquième, *Âmmiêl le sixième, Yiççakar le septième, Pe'oultaï le huitième; car Dieu Tavait béni. Et à son fils S'emayah il naquit aussi des fils, chefs dans leur famille, car c'étaient des hommes distingués'. Les fils de S'ema'yah : *Otnî, Refaël, 'Obed, Elzabad, ses frères, des hommes distingués, Élihou et Semakyahou*. Tous ceux-ci étaient descendants de *Obed- Édom, eux et leurs fils et leurs frères, gens distingués et propres au service, au nombre de soixante-deux, de *Obed-Édom. Et les fils et les frères de Mes'elmyahou étaient des hommes distingués, au nombre de dix-huit. Et ^osah, d'entre les descendants de MerarP, avait pour fils : S'imeri le chef (car il n'était pas Tainé, mais son père l'avait mis comme chef)®, IJilqiyahou le second, Tebalyahou le troisième, Zekaryahou le quatrième. Tous les fils et frères de Hosah étaient au nombre de treize^. ** C'est à ces classes des portiers, aux chefs des hommes, que revenaient les postes, conjointement avec leurs frères *, pour le service du temple de TÉternel. Et ils tirèrent

' Les Qora^^tes sont des Lévites de la branche principale des Qeba(ite8 (Bxod. VI, 21). Les noms propres de ce premier verset diffèrent un peu de ceux du passage parallèle, chap. IX, 19. En tout cas il ne s'agit pas du musicien Asaf qui était G'ers'onite.

^ 'Obed-Édom est nommé comme portier, chap. XV, 18, 24 ; XVI, 38, mais nous n'apprenons pas à quelle branche des Lévites il appartenait. D'après notre texte, il paraîtrait qu'il était Qora^^ite comme Mes'elmyah.

3 Ailleurs le mot hébreu employé ici désigne, soit la bravoure militaire , soit l'honnêteté, soit l'aisance. Comme il s'agit de portiers, il est difficile de dire en quoi ils ont pu se distinguer. Toujours est-il que l'auteur dit que ces personnes créèrent à leur tour des branches comptées à part, pour former le nombre total.

4 Cette nomenclature est de nature à rendre suspecte l'intégrité du texte.

^ Comp. chap. XVI, 38. Il paraît que tous les portiers appartenaient à deux seulement des trois branches (Exod. VI, 16) des Lévites, voyez v. 19.

^ Cela veut dire sans doute que, parmi les familles existantes de cette branche, aucune ne réclamait le droit d'aînesse, ou que celle qui l'avait possédé était éteinte.

'7 Cela fait un total de 93 familles de portiers. Les passages chap. IX, 22; XVI, 38 offrent d'autres calculs. Les 4000 du chap. XXIII, 5 [si le chiffre est exact) représenteraient les individus.

8 Les chefs sont ceux des familles nommées auparavant, chacun avait naturellement sa compagnie (ses frères).

i CHRONIQUE XXVI, 13-22. 113

au sort, les cadets comme les aînés, d'après leurs familles, et porte pour porte * . Et le sort pour le côté de Test échut à S'elmyahou ; et pour son fils Zekaryahou, un prudent conseiller^, on tira au sort aussi, et le sort qui sortit pour lui était pour le côté du nord. Pour *Obed-Ëdom^ le côté du sud; pour ses fils, le magasin^. Et pour [S'ouppim el *] IJosah, le côté de Touest, avec la porte S'alléket sur le chemin montant, poste en face de poste ^. A l'est, les Lévites étaient au nombre de six ; au nord, de quatre par jour ; au sud, de quatre par jour; et au magasin, deux et deux; au Parbar^, à Touest, quatre au chemin, deux au Parbar^. Ce sont là les classes des portiers des Qorabites et des Merarites.

*®Et les Lévites leurs frères*, préposés aux trésors de la maison de Dieu et aux dépôts des choses consacrées : les fils de La'edan, G'ers'ounnites de la branche La'edan, chefs de famille de La*cdan le G'ers'ounnite : lebîéli ; les fils de lehîéli : Zétam et Joël son frère, étaient préposés aux trésors de la maison de rËternel. Pour les

I Comp. chap. XXV, 8. Sans distinction de rang entre les familles, le sort leur assigna les postes q occuper. C'étaient donc, ccimme toutes les autres, des charges liërcditaires.

^ Par des traits de ce genre, aujourd'hui inexplicables, ces notices se caractérisent Comme extraits d'une relation plus ancienne et plus riche de détails.

3 Traduction purement conjecturale. On peut croire qu'il s'agit d'un édifice parti- <^iilier placé du côté de la porte méridionale.

-^ Le nom de S'ouppim, nommé ici pour la première ibis dans ce catalogue, est dû ^^ns doute à une erreur de copiste qui aura écrit deux fois les dernières syllabes du ot précédent: Asouppîm (magasin).

^ Du côté do Touest, la colline du temple dominait la ville basse. Il y avait donc à un chemin montant. Cette famille occupait ainsi deux postes, l'un intérieur, l'autre extérieur.

6 Sur le Parbar, voyez 2 Rois XXIII, 11. C'était une localité, un enclos particu- \ier, derrière le temple, vers l'ouest, dont l'entrée était en face d'une porto extérieure (litt. : porte d'émission), par laquelle on descendait dans la ville. Les quatre lévites eu chemin sont ainsi placés ù la porte S'allékct.

^ Le nombre total des postes était ainsi encore de 24. Mais nous n'apprenons pas bH s'agit ici de postes de plusieurs hommes, ou de simples factionnaires. Le magasin a peut-être eu deux entrées.

^ D'après les Septante. Il s'agit d'une nouvelle catégorie de Lévites, après les musiciens, les portiers, etc. Les trésors sont moins des objets précieux, ou de l'argent, que des localités où se conservaient ces objets, des magasins. Le texte hébreu a ici un nom propre étranger à toutes ces généalogies ; on rétablit la vraie leçon, en ajoutent simplement un tn. Pour la famille de La'edan, voyez chap. XXIII, 7 suiv.

A. T. 4* part. 8

'Ameramites, les Yizeharites, les Hcbronites, les 'Ozziélitcs * : S'ebouùl iils de 6'ers'om, iils de Moïse, était préposé en chef sur les trésors. Et ses frères par Éli*ézer — dont le fils était Rebabyahou, dont le fils était les'a yabou, dont le fils était loram, dont le fils était Zikri^ dont le fils était S'elomot — ce S'elomot et ses frères étaient préposés aux dépôts des objets consacrés, qu'avaient consacrés le roi David et les chefs de famille des commandants de mille et de cent hommes, et les capitaines de Tarmée (c'est à la suite des guerres, et de leur part du butin qu'ils les avaient consacrés pour enrichir la maison de l'Éternel), et à tout ce qu'avait consacré le prophète Samuel, et Saûl fils de Qis', et Abner fils de Ner, et loab fils de Çerouyah : Quiconque consacrait quelque chose, le remettait entre les mains de S'elomît et de ses frères.

^•^ Des Yizeharites il y avait Kenanyahou et ses fils pour les affaires du dehors^ sur Israël, comme intendants et comme juges. Des I.Icbronites il y avait Ijlas'abyahou et ses frères, hommes distingués^ au nombre de dix-sept cents^ préposés aux prestations d'Israël au delà du Jourdain vers l'ouest ^ pour tout ce qui concernait les affaires de l'Éternel et le service du roi. Des IJlébronites * il y avait le chef lerîyah — (quant aux Ilébronites, leurs lignées et familles, on les rechercha dans la quarantième année du règne de David, et il se trouva parmi eux des hommes distingués à la'ezêr en G'ile'ad *)

1 Pour que les lecteurs ne se perdent pas dans ce dédale de noms propres, il suffira de rappeler: 1° Que la famille de Lévi se divisait en trois grandes branches: G'ers'om, Qeha| et Mcrari. Cette dernière n'est pas représentée dans les préposés aux trésors. La première vient de l'être par Zétam et loel. 2° Que la branche de Qehat se subdivise on quatre familles principales : 'Ameram, etc. Ces quatre familles sont représentées aux trésors par des descendants directs de Moïse fils de *Ameram. Le prophète avait eu deux fils: G'ers'om et Ëli^ézer. Comp. chap. XXIII, 12 suiv. On voit clairement qu'il s'agit ici de familles et non d'individus, l'auteur n'ayant pas pu vouloir dire que du temps de David il vivait encore un petit^fils de Moïse. On n'apprend pas d'ailleurs au juste si la famille S'elomot seule, ou les autres aussi, ovait la garde des objets consacrés énumérés v. 26 suiv. Dans le premier cas, les autres familles auraient eu l'intendance des revenus ordinaires ou des magasins de provisions.

^ Non relatives au service direct du temple. Il s'agit d'emplois de juges, de contrôleurs, de percepteurs.

3 L'autour a donc écrit à l'est du Jourdain, c'est-à-dire à Babylonc? ou du moins le texte qu'il transcrit vient de là.

-i On est étonné de trouver doux fois la branche Hébron et pas du tout la branche 'Ouzzicl. lerîyah appartenait à la première (chap. XXIll, 19) ; pour Has'abyah, il n'est point nommé ailleurs parmi les Qehalitcs.

^ Voyez la note 2, page 113. — Le nombre de 2700 familles de celte branche fait voir que ce qui est dit de la'ezcr doit ôtrc mis en parenthèse. C'était un petit endroit où nous ne supposerons pas tant de familles lévi tiques.

— et ses frères, des hommes distingués, au nombre de deux mille sept cents chefs de famille, et le roi David les préposa aux Rcoubénites, aux Gadites, et à la demi-tribu de Menass'eh, pour toutes les affaires de Dieu^ et les affaires du roi.

* Les Israélites, selon leur nombre, les chefs de famille, et les commandants de mille et de cent hommes^ et leurs commissaires, qui faisaient le service du roi en tout ce qui concernait les divisions, entrant et sortant mois pour mois, pendant tons les mois de Tannée, chaque division étant de vingt-quatre mille hommes^.

'A la tête de la première division, pour le premier mois, était las'obe'am ' fils de Zabdiël, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Il était de la lignée de Perç, chef de tous les capitaines pour le premier mois. Et à la tète de la division du second mois

était Dôdaï^ TAl^ol^ite, et sa division et Miqlot le commandeur^,

et sa division était de vingt- quatre mille hommes. Le commandant du troisième corps, pour le troisième mois, était Benayahou fils du

1 Peut-être des fournitures de bétail pour les sacrifices.

^ Ce verset est le titre du catalogue ou du recensement qui va suivre, mais il annonce des détails plus nombreux que celui-ci ne contient. Il est donc à supposer qu'il ne nous en est conservé ici qu'un extrait. — D'après cela, le cadre de l'armée de David aurait formé 12 divisions^ commandées par ce que nous appellerons des généraux, sous lesquels servaient des commandants de mille hommes (chefs de bataillons) et de cent (capitaines de compagnies). Primitivement cette organisation était basée sur la division naturelle des clans^ et les officiers de tous grades étaient désignés par leur position de famille. Le chef de la famille était le commandant né des siens, hommes libres ou serfs ; le chef da clan (sheikh) réunissait sous sa bannière son village avec dépendances ; le chef de la tribu (émir) avait, par droit de naissance, le bâton de maréchal (en hébreu, le même mot désigne le bâton ou sceptre et la tribu). A cet égard, David introduisit un changement en nommant des commandants supérieurs de son choix, comme nous le voyons ici. Peut-être aussi le nombre des hommes de chaque division et subdivision fut-il fixé à cette époque d'une manière plus régulière. Les commissaires ou officiers écrivains étaient sans doute les capitaines de recrutement, ou les sergents-majors, qui faisaient valoir la règle organisatrice émanant du gouvernement, là où jusque-là l'esprit d'indépendance et de fédéralisme avait empêché un ordre uniforme et bien solide. Nous n'avons aucun moyen de vérifier ces assertions relatives à une si puissante organisation existant du ten^s de David. Il est vrai qu'il ne s'agit pas d'une armée permanente, dans le sens moderne ; mais le fait est qu'il ne s'en trouve aucune trace dans les anciens historiens, tandis que les diverses guerres civiles (2 Sam. XV ; XX) eussent dû la leur rappeler.

3 Les noms des douze généraux de division se rencontrent déjà dans la liste des kéfos ou capitaines d'élite de David, chap. XI, avec de légères différences d'ortographe a regard de l'un ou de l'autre.

4 Ou plutôt Éle'azar fils de Dôdaï, chap. XI, 12. ^ Texte évidemment corrompu.

IIG 1 CHROiNIQUE XXVII, 6-18.

prêtre lelioyada*, comme chef, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Ce Benayahou était un capitaine d'élite parmi les

trente, et à la tête des trente, st sa division 'Ammizabad son

iils *. Le quatrième, pour le quatrième mois, était 'Açahel frère de loab, et après lui ^ ce fut Zebadyah son fils, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le cinquième, pour le cinquième mois, était le commandant S'ameliout le Yizra]|)itc, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le sixième, pour le sixième mois, *Irà iils de Iqqes' de Teqoa*, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le septième, pour le septième mois, Bélç de Pelôn, Ëphraïmitc, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le huitième, pour le huitième mois, Sibkaï de I.Ious'ah, Zéraf^ite, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le neuvième, pour le neuvième mois, Abi*ézer de 'Auatot, Benjaminite, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le dixième, pour le dixième mois, Maharaï de Netofah, Zérafeite, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le onzième, pour le onzième mois, Benayah de Pir'aton, Éphraïmitc, et sa division était de vingt-quatre mille hommes. Le douzième, pour le douzième mois, lleldaï de Netofah, de la famille de 'Otniël, et sa division était de vingt-quatre mille hommes.

**Les chefs des tribus d'IsracP : Des Reoubénitcs, Témîr Éli*ézcr iils de Zikri; des S'ime'onitcs, S'cfatyahou fils de Ma'akah; des Lévites, l.las'abyah fils de Qcraouël; de la famille d'Aharôn, Çadoq*; de Juda, Élihoù, Tun des frères de David ^; de Yiççakar, *Omrl iils

1 Môme observation.

2 *Asahel avait été tué dès le commencement du règne de David, 2 Sam. II, 18. Quelque chose d'analogue pourrait avoir été dit dans les deux passages précédents où nous avons mis des points.

3 Le recensement des douze tribus ditlère ici de toutes les autres listes pareilles. Le nombre douze est partout maintenu, les noms varient, soit par eux-mêmes, soit k regard de leur rang d'ordre. Ici il y a d'abord les six tribus de la branche Léah dans Tordre accoutumé, ensuite, d'après une combinaison sans exemple, six tribus de la branche Hal^el, Menass'ch étant compté pour deux, donc Josef pour trois, tandis que Gad et As'er sont omis tout ù fait. II est impossible do s expliquer cet arrangement, seulement on peut admettre que dans la suite des temps la division duodénaire était restée traditionnelle, sans qu'elle répondit ù une situation politique existante, et comme une pareille confusion no peut pas remonter à Tépoque de David, le présent catalogue se caractérise nécessairement comme étant d'origine plus récente.

4 Le chef de la famille privilégiée de la tribu de Lévi est nommé à part et hors rang (chap. XXIV, 3).

^ Les autres listes généalogiques ne connaissent pas ce nom. Le frère aîné do DaTÎd s'appelait Élîab (chop. II, 13).

i CHRONIQUE XXVII, 18-31. 117

de Mikaël; de Zebouloun, Yis'ma*yahou fils de 'Obadyaliou; de Ncftalî, lerîmot fils de *Azriël; des Éphraïmites, Hos'éa* fils de *Azazyahou; de la demi-tribu de Menass'eh, loël fils de Pedayahou; de la moitié de Menass'eh en G'ile'ad*, Yiddo fils de Zekaryahou; de Benjamin, Ia*a§îël fils d'Abner; de Dan, 'Azar'el fils de leroham. Voilà les chefs des tribus d'Israël. "David n'avait point relevé le nombre do ceux de vingt ans et au dessous; car rÉtcrnel avait promis de multiplier Israël comme les étoiles du ciel. loab fils de Çeronyah avait commencé le dénombrement, mais il ne l'avait pas achevé, et il y eut à ce sujet une colère sur Israël, et le dénombrement ne fut point mis parmi les dénombrements des Chroniques de David».

'* L'intendant des trésors du roi était *Azmavvet fijs de 'Adîël; celui des trésors à la campagne, dans les villes et villages, et dans les forts, lehonatan fils de 'Ouzzîyahou. Sur les ouvriers ruraux, qui travaillaient à la culture de la terre, 'Ezrî fils de Kcloub. Sur les vignobles, S'îme'i de Ramah, et sur ce qui était dans les vignobles, les celliers à vin, Zabdi de S'efam. Sur les oliviers et les sycomores dans la Plaine, Ba*al-b^n^n de Gader; et sur les celliers à huile, Io*as'. Et sur les bestiaux qui paissaient dans le S'arôn, S'itraï le S'aronite; et sur ceux des autres pacagcîs, S'afat fils de 'Adlaï. Et sur les chameaux, Obîl l'Ismaélite, et sur les ânesses, lehdeyahou de Méronot. Et sur le menu bétail, lazîz le Hagaritc. Tous ceux-ci étaient les intendants des biens du roi David ^

' Oa sait que la moitié des Manassites étaient établis en deçà du Jourdain^ entre Épbraim et Yissakar^ l'autre moitié au delà, en G'ile'ad et Bas'an.

* Ces dernières lignes font allusion à ce qui a été raconté au chap. XXI. Probablement l'auteur a voulu dire que le dénombrement dont il a été question ci-dessus, 12 fois 24,000 hommes, ne représente pas la totalité de la population, les individus moins avancés en âge n'y figurant point à cause de leur nombre incalculable, et (en outre], parce que l'opération qui les regardait ne fut point achevée. Comme plus haut [chap. XXI, 5) nous trouvons des chiffres malgré cela, il s'ensuit que le présent morceau, tiré d'un ouvrage intitulé Chroniques de David, est emprunté à une source différente de l'autre. Cependant ces titres do livres sont suspects (Introduction, p. 27 s.).

' Cet extrait nous fait connaître la nature des revenus du roi. Nous y distinguons trois espèces de biens mobiliers, car c'est là le vrai sens du dernier mol de notre texte. David est grand propriétaire de troupeaux, ce qui prouve que la transformation des Israélites en agriculteurs n'était pas tout à fait accomplie do son temps. Son intendant du menu bétail (contrôleur du revenu en laine) est un Hagarite, c'est-ù-diro un Arabe; un autre Arabe ismaélite est préposé à ce qui concernait les chameaux employés aux transports dans le désert, et stationnés en conséquence quelque part sur la frontière, car en Palestine il ne paraît pas y en avoir eu dans les temps historiques. Le nom même de cet officier (Obllj n'est pas un nom propre, mais un mot arabe qui signifie pâtre de chameaux. Le gros bétail était stationné en différents endroits où le roi avait

'^lonatan, parent de David*, était conseiller; c'était un homme intelligent et instruit. Et lehiel fils de Hakmonî était avec les fils du roi, et Abitofel était conseiller du roi, et IJous'aï d'Érek était rintime du roi. Et après A^iîtofel c'étaient lehoyada* fils de Benayahoa et Ébyatar. Et le commandant en chef de l'armée était loab*.

* David assembla à Jérusalem tous les chefs d'Israël, les émirs des tribus, les commandants de mille et de cent hommes^ les intendants de tous les biens et possessions du roi et de ses fils, avec les eunuques et les capitaines et tous les guerriers d'élite'. Et le roi David, debout sur ses pieds, parla ainsi * : Écoutez-moi, mes frères et mon peuple! Moi j'avais l'intention de bâtir une maison de résidence pour l'arche de l'alliance de laheweh, et pour le marche-pied* de notre Dieu^ et j'avais fait des préparatifs pour bâtir ; mais Dieu me dit : Tu ne dois pas bâtir une maison à mon nom, car tu es un homme de guerre, et tu as versé du sang. Et laheweh, le Dieu d'Israël, m'a choisi d'entre tous ceux de ma famille pour être roi d'Israël à jamais ; car il a choisi Juda pour commandeur ^, et dans

des terres, notamment dans la belle plaine de S'aron, au sud du mont Carmol, et voisine do la mer. Ensuite il est question du revenu de la propriété foncière^ de blé, d'huile et de vin, les trois principales substances alimentaires du pays, que les Israélites ne cultivaient quo depuis la conquête. Enfin il est question de trésors ou magasins établis en différents endroits du pays, sans doute aussi à Jérusalem, nom qu'on pourrait intercaler dans la première ligne. Ces trésors peuvent avoir contenu des métaux, des armes, des étoffes, peut-dtre des provisions de grains, dont il n'est pas autrement parlé ù part. Pour le mot trésor, voyez notre remarque sur chap. XXVI, 20.

^ Suit une liste des grands dignitaires ou ministres, différente de celles qui se lisent 2 Sam. VIII, 15 ss. ; XX, 23 ss. 1 Chron. XVIII, 15 ss. Si Iona(an est le môme que celui dont il est parlé chap. XX, 7, c'était le neveu du roi.

^ Sur A^ltofel et Hous'aï, voyez l'histoire de la révolte d'ÂJbs'alom, 2 Sam. XV suiv. lehoyada* pourrait avoir été le fils du général nommé ci-dessus, v. 5, etdans les autres listes do ministres. Comme il dit qu'il ne fut conseiller qu'après la mort d*A^!tofel, on a eu tort de vouloir changer le toxto et lire : Benayah fils do lehoyada*.

3 L'assemblée se compose de toutes les catégories de dignitaires, militaires et civils, dont il vient d'être parlé. Les eunuçuts (qui apparaissent ici pour la première fois dans riiistoire des rois d'Israël) pourraient bien n'être nommés ainsi que d'après des usages plus récents, et n'être ici que des officiers du palais.

^ Avec ce discours il convient de comparer le récit du chap. XXII.

^ Il s'agit du couvercle de l'Arche, sur lequel [d'après une conception qui doit être postérieure à l'établissement du temple) on supposait établi lo trône de Dieu. 1 Sam. IV, 4. 2 Sam. VI, 2. Ps. XCIX, 1, etc.

^ Par le fait de l'avénemcnt do David, cette tribu obtint la prééminence (l'hégémonie) sur les autres, privilège qui jusque-là avait appartenu à Ëphraîm, et en dernier lieu à Benjamin.

la maison de Juda, ma famille, et d'entre les (ils de mon père,

c'est moi qu'il a bien voulu faire roi sur tout Israël. Et d'entre tous

mes fils — car laheweh m'a donné beaucoup de lils — il a choisi

mon fils Salomon pour être assis sur le trône royal de laheweh *

sur Israël. Et il me dit : C'est ton fils Salomon qui bâtira ma

maison et mes parvis; car je l'ai choisi pour fils à moi, et moi je

veux être pour lui comme un père, et j'affermirai sa royauté à

jamais, s'il persiste à pratiquer mes ordres et mes commandements

comme aujourd'hui*. Et maintenant, devant les yeux de tout Israël,

de la communauté de laheweh, et prenant Dieu à témoin : Observez

et étudiez tous les commandements de laheweh votre Dieu> afin que

vous restiez en possession de cet excellent pays, et que vous le

transmettiez à vos fils et héritiers après vous à jamais. Et toi^

Salomon, mon fils, reconnais le Dieu de ton père et sers-le d'un

cœur sincère et avec dévouement, car laheweh scrute tous les cœurs

et discerne tous les mouvements de la pensée. Si tu le recherches,

il se laissera trouver par toi; mais si tu l'abandonnes, il te rejettera

pour toujours. Regarde maintenant, car laheweh t'a choisi pour

bâtir une maison qui doit servir de sanctuaire : courage, à l'œuvre!

* ' Puis David donna à son fils Salomon le plan ^ du vestibule, et

des salles, et des magasins, et de l'étage supérieur, et des chambres

intérieures, et de la salle de l'arche, et le plan de tout ce qu'il

vivait dans l'esprit, relativement aux parvis de la maison de l'Éternel,

«ît à toutes les cellules du pourtour, destinées aux trésoreries de la

1 Cette expression, qui ne revient nulle part ailleurs, rappelle l'idée théocratique que Xa royauté en Israël n'était qu'une délégation do Jéhova, seul vrai roi.

« Comp. 1 Rois III. 14 ; IX, 4 suiv.

3 Pour l'ensemble de la description du tomplo, nous renvoyons nos lecteurs ù ce qui ^n a été dit 1 Rois YI. Dans notre texte, l'expression est inexacte à plusieurs égards, ^insi on y lit : le plan du vestibule et do ses salles, etc. Les pronoms so rapportent évidemment au temple (dans son ensemble) et non au vestibule. De plus, il y a des répétitions, car les salles nommées après le vestibule, et les chambres intérieures avec la salle de l'arche, doivent être les différents compartiments de Tédifîce central, composé de trois pièces.* Vestibule, Sanctuaire, Saint dos Saints. Autour de cet édifice, sur trois côtés, régnaient trois étages de constructions adossées au temple proprement dit, et contenant un nombre inconnu de pièces servant à des logements et a des magasins. Le mot que nous rendons par magasins ne se rencontre pas ailleurs, il parait être d'origine étrangère ; voy. Esdr. VII, 20. Esth. III, 9. Quant à des chambres snpérievres, la relation du livre des Rois n'en fait pas mention en ce terme ; on suppose qu'il s'agit d'un étage placé au dessus du Saint des saints, celui-ci étant do dix coudées moins élevé que le reste de Tédifice. Ce sanctuaire est appelé ici la salle do Tarche, litt. : la salle du couvercle, cette partie du meuble sacré ayant une importance majeure, soit dans la conception religieuse (v. 2), soit dans le culte (Lév. XVI, 13 suiv.].

maison de Dieu et des objets consacrés, et aux classes des prêtres * et des Lévites, et à toute la besogne du service de la maison de rÉternel, et à tout le mobilier de ce service ; puis Tor, selon le poids en or de tous les ustensiles de chaque service, et pour les ustensiles d'argent, selon leur poids, quant aux ustensiles de chaque service, et le poids des candélabres d'or et de leurs lampes d*or, selon le poids de chaque candélabre et de ses lampes, et des candélabres d'argent, selon le poids de chaque candélabre et de ses lampes, d'après l'usage de chaque candélabre ; et l'or, selon son poids, pour les tables de proposition, pour chaque table, et l'argent pour les tables d'argent ' ; et pour les fourchettes, les coupes et les cruches, de l'or pur, et pour les gobelets d'or, selon le poids de chaque gobelet, et pour les gobelets d'argent, selon le poids de chaque gobelet ; et pour l'autel de l'encens % de l'or affine, selon le poids ; et le plan du char, des chérubins d'or, étendant les ailes et ombrageant l'arche de l'alliance^. «Tout cela est consigné dans un écrit de la main de laheweh qui m'a instruit à l'égard de toutes les choses du plan*.» -°Et David dit à son fils Salomon : Sois ferme et courageux, et mets-toi à l'œuvre! Ne crains rien et ne te laisse

^ Ici Texposé passe insensiblement à un autre ordre d'idées, sans que le texte marque l'intersection. Après \q plan des constructions, il est question, v. 13, deTorganisation du service personnel, puis, v. 14, il est dit, d'une fagon un pou obscure et que nous avons tâcbé de débrouiller par une traduction tant soit peu libre, que David remit à son ûls toutes les quantités de métaux précieux qu'il avait amassées d'avance, on cnumérant les objets qui devaient fîtro fabriqués pour l'usage du culte.

^ Les tables d'argent ne sont pas mentionnées ailleurs ; do même il n'est question partout que d'une seule table pour les pains de proposition. Exod. XXV, 23 ss. 1 Rois VII, 48. 2 Cbron. XXIX, 18. L'expression est donc inexacte et nous aurons à penser simplement aux diverses tables qui étaient disposées, soit dans l'intérieur du sanctuaire (2 Chron. IV, 8), soit dans la cour, pour le service rituel. Ou bien peut-Ôtre l'inventaire du mobilier sacré était plus riche du temps de l'auteur quo de celui de Salomon.

3 Exod. XXX.

•^ Le char et les chérubins ne sont pas deux objets différents. Le Keroûb, Ps. XYIII, 11, ou les Keroubim (voyez les passages cités ù propos du v. 2), c'est le char de Dieu, la nuée électrique à laquelle la poésie prOto des ailes, quo l'art représente par des figures symboliques ailées, et que la simple prose appellera son trône, quand il no s'agit pas d'un déplacement ; comme c'est ici le cas pour la décoration du Sanctuaire. Voyez d'ailleurs le commentaire sur Exod. XXV. 1 Rois VI.

^ Ces mots sont mis dans la bouche do David et doivent Ctre considérés comme la conclusion du discours par lequel il accomplit l'acte solennel de la rémission des plans, etc. Uécrit de la main de Dieu n'est pas un tracé du plan de l'édifice, mais l'ensemhlo de toutes les instructions relatives à l'organisation du culte, constructions, mobilier et service ; il sera donc permis de penser que l'auteur a voulu parler do la partie correspondante de la loi dite mosaïque. Exod. XXV suiv.

pas troubler, car le Dieu laheweh, mon Dieu, est avec toi, il ne te

délaissera ni ne t'abandonnera, jusqu'à rachëvement de toute TafTaire

du service de sa maison. Et voici les classes des prêtres et des

Lévites, pour tout le service de la maison de Dieu, et pour toute

cette œuvre tu auras avec toi tous les hommes dévoués et intelligents

pour tout service^ et les chefs et tout le peuple seront à tes ordres ^

* Puis le roi David dit à toute rassemblée : Mon fils Salomon, le seul

que Dieu ait choisi, est jeune et faible et Tœuvre est grande, car ce

n'est point pour un homme que sera ce palais', mais pour laheweh

Dieu. J'ai mis tous mes efforts à préparer, pour la maison de mon

Dieu, Tor pour les choses d'or, et l'argent pour les choses d'argent,

et l^airain pour les choses d'airain, et le fer pour les choses de fer,

et le bois pour les choses de bois, des pierres d'onyx % des pierres

enchâssées, des pierres de revêtement et de couleurs, et toutes

sortes de pierres précieuses et du marbre en masse. Et de plus,

dans mon zèle pour la maison de mon Dieu, je possède en propre

de l'or et de l'argent : je le donne à la maison de mon Dieu, en

sas de tout ce que j'ai préparé pour le sanctuaire, trois mille talents

d'or, de l'or d'Ofir, et sept mille talents d'or affiné *, pour revêtir

les murs des salles, pour tout objet d'or et d'argent et pour tout

ouvrage d'orfèvre. Et qui est-ce qui sera bien disposé à remplir sa

1 Le texte est ici un peu embrouillé et notre traduction tant soit peu libre. Mais on ^oit que David promet à son fils le concours et l'appui des personnes présentes ou représentées dans l'assemblée. Le dévouement fait allusion aux contributions volontaires dont il sera question plus loin (cbap. XXIX, 6} ; l'intelligence artistique a déjà été ^gnaléechap. XXII, 15. — Il résulte d'ailleurs do tout ce morceau que notre auteur attribue à David tout le mérite de la construction du temple, plus célèbre encore après sa «destruction que pendant son existence. Salomon n'a fait qu'exécuter les ordres de son père, qui avait tout préparé, assuré, prescrit. Cette différence radicale avec le récit des livres des Rois, qui ne disent mot des préparatifs de David, pour faire bommago à Salomon seul et de la pensée et de l'œuvre, s'explique peut-être par le fait que celui-ci XI 'a jamais été pour les tbéocrates du siècle des prophètes un personnage de prédilection, tandis que la réputation posthume de David allait en croissant.

2 Le mot hébreu (ou plutôt persan, à ce qu'il parait] ne se rencontra que dans les «uteurs du dernier ûge et désigne proprement le château de Suse, la résidence des rois de Perse.

3 Tous les termes employés pour désigner les différentes espèces de pierres sont sujets à caution, quant à la traduction. Comp. Exod. XXV, 7. Pouk (proprement une espèce de fard employé pour la toilette) est comparé* ailleurs à du mortier. Es. LI V, 11. Riqmah désigne ordinairement des étoffes tissées de fils de diverses couleurs. On a pu appliquer cela au marbre et à d'autres pierres.

4 Cela ferait 135,000 kilogr. d'or et 315,000 kilogr. d'argent, soit 418 1/2 et G3 millions de francs (comp. chap. XXII, 14). Il est entendu que nous no pouvons constater que le poids du métal, et non sa valeur commerciale.

122 1 CIIIRONIQlîK XXIX, 5-15.

main aujourd'hui pour lahcwch * ? ^ Et les chefs de fiimillc^ et les émirs des tribus d'Israël, et les commandants de mille et do cent hommes, et jusqu'aux intendants des affaires du roi, se montreront bien disposés et donnèrent, pour le service de la maison de Dieu, en or cinq mille talents^ et dix mille dariques', et en argent dix mille talents, et en airain dix-huit mille talents^ et eu fer cent mille talents. Et ceux chez qui il se trouvait des pierres, les déposèrent au trésor de la maison de TEterncl, entre les mains de leîiicl ^ le G'ers'ounite. Et le peuple se réjouit de leur générosité, car c*était de tout leur cœur (|u'ils avaient donné librement h rÉternel, et le roi David aussi éprouva une grande joie.

*"Et David bénit rÉternel en présence de toute rassemblée et dit: Béni sois tu, laheweh. Dieu d'Isracl, notre père de siècle en siècle ! A toi. Seigneur, la grandeur, et la puissance, et la gloire, et la splendeur, et la magnificence, oui, tout ce qui est au ciel et sur la terre ; à toi, la royauté, à toi qui t'élèves sur toutes choses comme chef! La richesse et l'honneur viennent de toi, tu es le maître en tout; dans ta main est la force et la puissance, il est en ton pouvoir d'élever et d'affermir tout. Et maintenant, 6 notre Dieu, nous venons te rendre grâces, et glorifier le nom de ta majesté. Car qui suis-je, moi, et qu'est mon peuple, pour avoir les moyens de donner ainsi ? Mais c'est de toi que tout vient et c'est de ta main (lue nous t'avons donné. Car nous sommes étrangers devant toi, et passagers, comme tous nos pères : nos jours sur la terre sont comme une ombre, et sans espoir^. laheweh, notre Dieu! tous ces trésors que nous avons préparés afin do biUir une maison pour

1 On ost étonné d*approndro qae^ dans la pensée do David, 23 milliards ne suffisaient pas encoro pour la construction du temple, et qu'il fallait encore une cotisation des officiers do la couronne. Mais la richesse dont disposent gracieusement ces officiers (800 millions de francs en or et on argent seulement) est plus étonnante encore. Quelle souscription pour un petit pays !

^ Monnaie d*or persane qui avait cours dans tout TOricnt à l'époque de l'autear. L'origino du nom n'est pas bien établie. Ordinairement on le décrive d'un Darius ; la lormc Darkcmon qu'on trouve dans Esdras et Néhémie rappelle la drachme grecque. D'après les anciens, la darique aurait été de 20 drachmes d'argent, soit de 18 fr. 75c. II va sans dire qu'en parlant do dariqucs du temps de David, comme d'une monnaie ayant cours ù Jérusalem, l'autour parle le langage de son temps, et ne puise pas ù une sourco ancienne et authentique. Mais il y a lieu de douter que du temps de David il y ait eu (le l'argent monnayé de n'importe quelle forme ou valeur.

aChap. XXVI, 21.

'1 II est moins question de la brièveté de la vie humaine que de l'absence de tout droit ])crsonnel à Thonmie. Dieu est maître do tout ; il prOte à chacun pour un temps ; nul n'a autre chose que ce que Dieu lui donne. Nos pères ont été dans ce cas, ils on' disparu comme une ombre, nous n'avuns pas l'espoir d'une meilleure chance.

ton saint nom, c'est de ta main qu'ils viennent, c'est à toi que tout appartient. Et je sais, mon Dieu, que tu scrutes le cœur et que tu aimes la droiture : moi, j'ai donné tout cela dans la droiture de mon cœur, et maintenant ton peuple, qui se trouve ici, je l'ai vu avec plaisir te donner aussi. laheweh, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, nos pferes, conserve cela à jamais, ce mouvement des pensées du cœur de ton peuple, et dirige leur cœur vers toi ! Et à mon fils Salomon donne un cœur sincère, pour observer tes commandements, tes préceptes et tes lois, et pour les pratiquer en tout*, et pour bâtir le palais que j'ai préparé!

"** Puis David dit à toute l'assemblée : Bénissez laheweh, votre Dieul Et toute l'assemblée bénit le Seigneur, le Dieu de ses pères, et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant Dieu et le roi. Et ils firent des sacrifices à l'Éternel, et offrirent des holocaustes le lendemain de ce jour, mille taureaux, mille béliers, mille agneaux, avec leurs libations, et des victimes en masse pour tout Israël. Et ils mangèrent et burent en présence de l'Éternel en ce jour, avec une grande joie', et proclamèrent roi pour la seconde fois' Salomon le fils de David, et ils l'oignirent comme prince devant l'Ëternel, et Çadoq comme prêtre.

*'Et Salomon s'assit sur le trône de l'Éternel comme roi, à la place de David son père *, et il fut heureux, et tout Israël lui obéit. Et tous les chefs et les capitaines d'élite, et aussi tous les fils du roi David, donnèrent la main au roi Salomon '^. Et l'Éternel éleva Salomon extraordinairement aux yeux de tout Israël, et lui donna une splendeur royale telle qu'aucun roi d'Israël avant lui ne l'avait eue.

1 Ou bien aussi : pour exécuter tous mes plans.

2 Une fête religieuse termine l'acte. Les sacrifices sont, comme partout, de deux espèces : un certain nombre de victimes étaient consumées en entier sur Tautcl, d'autres «étaient livrées aux convives, après qu'on en eut brûlé certaines parties et réservé «Vautres pour les sacrificateurs.

3 Allusion à chap. XXIII, 1 . Du reste, cette intronisation est à considérer comme provisoire, comme une simple déclaration relative a l'ordre do succession. Il n'est pas lUt que David ait abdiqué. Comme Salomon recevait surtout une mission religieuse, il était naturel qu'on désignât en même temps le prêtre qui devait présider aux futures cérémonies du temple. — Nous n'avons pas besoin de faire remarquer que tout ce récit porte une couleur bien différente de celle de l'ancienne relation.

*^ Ces lignes sont à considérer comme un résumé anticipé de l'histoire do Salomon, non comme un fait spécial qui aurait eu lieu du vivant de son père. Pour le trône de r Étemel, comp. chap. XXVIII, 5.

^ Comp. 2 Chron. XXX, 8. Litl. il y a : mirent la main sous Salomon, ce qui provient sans doute d'une antique cérémonie d'hommage.

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