Tome L N
Nous finirons à regret notre Commentaire far ce Hvre par cette puiflante objection , à laquelle nous croyons pouvoir répondre aïTez folidement , en difant que ces quarante-huit villes font annoncées par l'écrivain facré comme une prédiction de ce qvii devait le faire un jour , quand le peuple de Dieu aurait aflez de villes pour en céder quarante-huit aux Lévites. Nous devons fuppofer que chaque tribu devait en pofleder autant. Ainil le pays de la Judée aurait eu cinq cent foixante & feize villes confidérables. Mais comme les péchés du peuple empêchèrent toujours l'effet des prédictions , celle-ci ne fut pas plus accomplie que les autres 3 & loin que les Juifs jouilTent de cinq cent foixante & feize villes avec les fauxbourg;sj ce peuple , réduit à deux miférables tribus & demi tout au plus } perdit le peu qu'il avait x Se fut , ainfî que les Parfis , les Banians & la moitié des Arméniens , réduit à faire le commerce partout^ faps avoir d'habitation fixe nulle part.
Fin du Commentaire sur les Nombres,