LE PSAUTIER HÉBRAÏQUE
nuscrits anglais de la même époque, que le pied humain, vu de dedans, n'a jamais que deux orteils'^'. Au reste, la main de l'enlumineur du manuscrit de Paris est beaucoup moins ancienne, le dessin est beaucoup moins fin, les costumes sont beaucoup moins intéressants et l'architecture beaucoup plus insignifiante.
Il ne sera possible de nous exprimer avec sûreté sur la langue de notre Psautier et d'avancer une hypothèse sur la forme du manuscrit primitif, que lorsque nous aurons passé en revue les autres manuscrits normands du Psautier que nous possédons. 11 nous faut savoir, en effet, si les textes qu'ils contiennent n'ont pas quelques traits communs avec le Psautier qui nous a occupés jusqu'ici. Mais, dès à présent, nous pouvons donner comme probable cette conclusion : si le texte primitif est accompagné d'une glose saxonne, et si l'original des peintures est saxon, il est à penser que la glose française du Psautier hébraïque n'a pas été faite en Normandie, mais en Grande- Bretagne, et sans doute non loin de Canterbury.
('' Tlie Rev. H. 0. Coxo, The Apocalypse oj S. John, for ihe Roxburghe Club, Londres, 187G, p. xi.
10 LE PSAUTIER NORMANE