CONCLUSIONS ET HYPOTHESES
Nous avons étudié jusqu'à présent deux groupes différents de Psautiers, qui contiennent la traduction de deux textes distincts. Mais , lorsque nous avons étendu notre recherche aux Cantiques qui suivent l'un et l'autre Psautier, nous avons remarqué que nous avions affaire, à cet endroit, à une seule et même traduction. Cette traduction, nous l'avons reconnu, est la même partout où, dans le Psalteriuni triplex, les Psautiers hébraïque et gallican forment un seul texte latin. Ce premier résultat, qui nous paraît fermement établi, devait nous engager à comparer avec soin le langage des deux versions. La méthode à suivre pour cela était simple. Il fallait mettre en regard les deux meilleurs manuscrits, celui d'Eadwin et le Psautier de Montebourg, dans leurs parties communes, et rechercher si, toutes les fois où le mot latin est le même dans les deux Psautiers hébraïque et gallican , il est traduit de la môme manière dans les deux Psautiers français. Cette recherche a été faite sur les trente premiers psaumes et sur les psaumes cxxi à cxlviii. Nous dirons tout de suite que, malgré les quelques différences d'orthographe qui se remarquent entre le commencement et la fin du Psautier d'Eadvi'in , le résultat a été à peu près le même pour l'une et l'autre partie.
Ce résultat a été l'identité absolue du traducteur.
L'identité d'auteur de l'une et de l'autre traduction est si évidente à première vue , qu'elle rend inutile l'établissement d'un glossaire comparé des deux textes. Les différences sont innombrables, mais elles proviennent à peu près toutes, soit des va-