‹ La Bible française au moyen ageChapitre 42 sur 137 · JA · texte numérisé non relu

JA

nient tous les anciens textes, présentent l'Epître ùTite dans deux versions, qui sont copiées bout à bout. Voici, d'après le manuscrit io5i(), les premiers mots des deux traductions; la première e.^t précédée, dans ce manuscrit, du petit prologue: «Saint Pol amoneste Tliytum et l'endoctrine de la constitution dont prouvoire doivent estre endoctriné, et de la conversacion esperital)le et a guencliir les hérites qui croient es escriz. Il meismes est escrivant lui en Ychopoli : v

i" traduction.

Pol ie seijant Deu et Apostre Jhesucrist selonc la foi des elieuz Deu et la connoissance de vérité 'aquele est selonc pitié en l'espèce de vie pardurable, laquele nos promist celui Deu qui ne ment avant le tens seculer, manifesta a son tens son moL em prédication , laquele est en moi creue selonc le comandenient Deu nostre sauveor, a son amé filz Tytum selonc la coinune foi, grâce et pes a Deu ie Père et Jhesucrist nostre sauveor. La grâce de ceste chose te croisse et mouteplil , si que tu corriges les choses qui défaillent et establisses par les citez prouvoires si corne je t'ai disposé...

2' traduction.

Pol, serf de Deu, Aposlre Jhesucrist selonc la foi des amis Deu et la connoissance de vérité qui est selonc pitié en espérance de vie pardurable, que Dex (jui ne ment mie a promis devant louz les tens du siècle, il iist asavoir sa parole en ses tens en la prédication qui m'est bailliée selonc le comandement de Deu qui est Fil sauveor, a Tyte son amé fil selonc la coumune foi, grâce et pes de Deu noslre Père et de Jhesucrist nostre sauveor. Porce le lessai ge en Egrete '*', que tu amendes ce qu'il faut et establisses prostrés par les citez, si comme j'ai establi. . .

Que conclure de ce singulier double emploi, sinon que l'cM^repreneur de la traduction, mécontent, et à bien juste titre, du travail de son latinier, a fait recommencer toute rE[)ître par un meilleur traducteur? Les copistes n'ont pas vu les signes par lesquels la première traduction avait été biffée , et ils ont , avec leur inintelligence ordinaire, copié l'une après l'autre les deux versions. Il est donc probable que les traducteurs travaillaient sous Fœil d'un libraire et peut-être dans son atelier.

'" Ms. /r. 3ç)8 : en Cresti.-.

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