PRÉFACE. IX
11 fallait savoir se borner. J'ai donc porté mon attention avant tout sur la comparaison des textes. Ces textes mêmes ont été dégagés de tout ce qui ne rentrait pas dans la famille des versions textuelles en prose. Les textes poétiques ont dû être écartés : ds forment en eiïet une littérature le plus souvent absolument dillerente de la littérature biblique en prose. Au reste, l'étude des versions rimées de la Bible au moyen âge est réservée à mon excellent confrère, M. J. Bonnard, qui a collaboré à mon travail par les précieux documents dont il s'est dépoudlé pour moi. Son beau travail va sortir des presses de l'Imprimerie nationale, et je suis heureux de lui souhaiter le premier la bienvenue. Mais les frontières des deux domaines de la prose et des vers ont dû être exactement étudiées, et l'on a pu constater certains rapprochements fort remarquables entre quelques textes, les uns en vers, les autres en prose. Ces ressemblances se sont trouvées parfois si grandes que je n'ai pas craint, par exemple, de placer un Psautier en vers du xiu'' siècle au milieu des Psautiers en prose avec lesquels il semble former famille.
De même, il fallait écarter tout ce qui est Histoires de la Bible, Bibles vioralisées, etc. Une exception a été faite en faveur de la Bible liistoriale ('l Ce livre, en effet, est au premier chef une traduction partielle de la Vulgate; mais surtout, c'est jointe à elle que l'ancienne version
''^ Je dis partout : Bible liistoriale , et non Bible historiée; en effet, toutes les Bibles à iuiages sont des Bibles historiées, mais la seule Bible de Guyart Desmoulins est une Bible liistoriale, c'est-à-dire une imitation de ÏHistoria scholastica.