X PREFACE
française du xiii'' siècle s'est répandue et a acquis sa popularité. La Bible historiale, à cet égard, est fort près du centre de notre étude. Ce centre est la version faite à Paris avant le milieu du règne de saint Louis. Voilà l'unité de notre sujet.
Les accessoires d'une étude comme celle-ci n'en sont pas toujours la partie la moins attrayante. On ne peut dire tout ce que les marges de nos Bibles, les notes au crayon ou à la pointe, qu'on n'y déchiffre pas sans peine, révèlent et réservent encore d'observations curieuses sur les coutumes de la librairie parisienne et sur les mœurs des famdles qui possédaient la Bible en français. On s'est efforcé de réunir quelques-uns de ces faits de détail dans la conclusion de cette étude. Une table, rédigée avec soin, facilitera l'usage de notre livre, en renvoyant sans cesse le lecteur à la description des manuscrits, qui complète toujours et quelquefois corrige le texte même de l'ouvrage.
Pour satisfaire aux exigences de mon sujet, je n'ai craint aucune peine; mais j'ai été aidé par la bienveillance d'un f grand nombre de collaborateurs et d'amis. Mon étude a porté sur 189 manuscrits. La Bibliothèque nationale m'en a fourni 69; les autres bibliotlièques de Paris, 21; la province, 17; le British Muséum, ok; les autres bibliothèques de la Grande-Bretagne, 25; les autres pays, 28. J'ai joui, à Londres, des excellents conseils de M. Thompson et du concours infiniment obligeant du personnel du Musée Britannique ^^\ A Cambridge, M. Aldis Wright
<'' Il existe au Manuscripts room une pre'cieuse se'rie de volumes, où l'on a réuni pai' ordre de malièrcs les indications dispersées dans les nombreux