‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 27 sur 84 · Pour complément de ce chapitre , ajoutons · texte numérisé non relu

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de tdmoT-na-es <Iue *es Pères de l'Église ont rendu témoignage

rendus, ^ l'inspiration des Écrits bibliaues, de deux

parlesSS. Pères, l . , '

l'inspiration manières différentes : 1.° par l'insertion de ces livres au catalogue des Écritures ; 2.° par l'usage qu'ils en ont fait, en les lisant à l'assemblée des fidèles, ou en les citant, dans leurs ouvrages, comme ayant la divine autorité des livres insérés dans le canon.

u- Mais comment s'assurer que ces saints Doc-

on reconnaît teurs ont effectivement attribué aux Écrits dont la divinité [\s fon(; usao-e cette autorité divine? Telle est

d'un livre,

à l'image qu'en la question que nous allons éclaircir, en établissant quelques règles aussi évidentes qu'elles sont infaillibles.

1 « Quod si quis... non nostros hos libros , sed » Judœorum, eo quod in eorum Synagogis asserventur, » propriosessedicat ;... noverit ille non Juda?orum sed » nostram esse horum librorum possessionem. Quod » aulem hi libri, qui religionis noslrœ proprii sunt, » etiamnùm apud Judseos asservantur, id providenliœ » divinœ nobisconsulenlis optes exslitit;... ne ex Ec- » clesiaproferentes, locum suspicandœ fraudis pra?bea- » mus hominibus nobis oblrcclandi cupidis , etc. » » S. Justin. Cohorl.ad Grœc, n. 13, pag. 17.

1° 77 faut reconnaître l'inspiration d'un livre y auquel les saints Pères donnent le titre cf Écriture, (/'Écriture sacrée, de volume divin, de loi , de prophétie; ou qu'ils citent avec cette Jormule : Il est écrit, Scriptum est.

Cette règle ne peut souffrir de difficulté. On ne l'ignore pas; c'est ainsi que Jésus-Christ, les Apôtres, les Évangélistes1, les Juifs môme, dans leurs commentaires sur l'ancien Testament 2, citent les livres canoniques. 11 est donc évident que les Pères n'ont pu désigner des livres qu'ils auraient regardés comme apocryp h es , sous les titres d: 'Écriture , à* Écriture sacrée , etc., qu'en attachant à ces mots un sens contraire à celui qu'ils avaient par l'usage, dès l'origine du christianisme.

II0 On doit regarder comme inspiré un if».

livre dont les Pères rapportent des passages comme étant des paroles divines , des oracles sacrés, des discours du Seigneur, etc.

1 Voy. Malth. iv, 4, 6 , 7 ; xxi , 42. — Marc, xi , 17; xii, 10; xv, 28. — Luc. iv, 8, 21. — Joan. n , 17; vu, 38. — Act. vm, 32; xxm , o. — Rom. iv, 3, 17. — Gai. iv, 40. — I. Pelr. i , 16. — Jac. n , 23 , etc. , etc.

2 Voy. Aben-Ezra, in cap. xux Gen. Bibl. mas. , fol. 53. — Rabbi Sala.u. Becchai . in Pentat., fol. 73, etc. ; apud Barre, oper. cit., sect. iv, cap. 2. pag. 161,

V Rès!e.

En effet , avec quelles expressions plus propres et plus généralement reçues dans l'Église pouvaient-ils indiquer un livre de l'Écriture ? Et puis , il est notoire qu'ils donnent ces dénominations aux livres dont la Réforme avoue la canonicité. On doit donc aussi avouer pour divins les autres livres qu'ils citent de la même manière : autrement il faudrait dire que ces auteurs , aussi distingués par leur science que par leur piété , ont allégué , sous des qualifications identiques , des passages inspirés et des passages qui ne l'étaient pas ; et que , par ignorance ou à dessein , ils ont confondu la parole infaillible de Dieu avec la parole trompeuse de l'homme.

i7 . III0 II faut admettre l'inspiration d'un U- 3e Règle. Vre , dont les Pères se servent pour établir ou confirmer les dogmes de la foi et les préceptes de la morale chrétienne.

Les Réformés reconnaissent la vérité de cette règle, puisqu'ils nient l'inspiration des prétendus apocryphes , sous prétexte qu'ils sont impropres à prouver ou à confirmer une doctrine, un article de foi. Du reste, il est manifeste qu'indépendamment de la Tradition , on ne peut établir un dogme ou un précepte du christianisme que par des textes inspirés.

Remarquons que cette règle acquiert évidemment une nouvelle force, 1° si les Pères font usage d'un livre pour défendre les vérités de la foi ou de la morale contre les attaques des Juifs ou des Hérétiques ; 2° si ces derniers, loin de contester la divinité de ce livre , qu'ils avaient tant d'intérêt a nier, ne s'étudient qu'à la faire valoir contre les Catholiques , détournant le sens des passages en faveur de leurs nouveautés.

Il suffit d'une seule de ces règles pour constater qu'un Écrit est véritablement inspiré. Mais quand elles se trouvent réunies en faveur d'un même livre , ainsi qu'on le verra fréquemment par l'application que nous allons en faire , elles élèvent au plus haut degré la certitude de son inspiration.

86 f.A Bicr.li MUTILÉE

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