V1IJ AVANT-PROPOS
Ici, les adversaires nous arrêtent, et nous reprochent de déplacer la question. Tout en accordant que l'inspiration est un fait qui repose sur le témoignage, ils souques : « Tous les apocryphes, disent-ils, sont écrits » en grec, tandis que ceux du canon sacré le sont » en hébreu. Ni Jésus-Christ, ni les Apôtres, 11 ont » cité un seul passage de ces livres. Dans plusieurs « se trouvent non-seulement les erreurs chronolo- » giques les plus grossières, mais encore des choses » absurdes , des doctrines contradictoires , des pra- » tiques immorales. »
Laissons répondre un Ministre moderne de Genève, en réputation de savoir dans le parti , et que nous citerons plus d'une fois : « On ne peut arguer » raisonnablement de ce que ces livres n'auraient » pas été écrits en hébreu, puisque l'Esprit-Saint
» n'est pas borné par les langues et les temps
» Ces livres ne peuvent être légitimement suspec- » tés de non-inspiration par cela seul que nous ne »• les avons pas tous en hébreu. »
«On ne peut (non plus) arguer de ce qu'ils » n'auraient pas été reconnus par Esdras et par » la grande Synagogue de son temps , puisqu'ils » peuvent n'avoir été connus que plus lard... Quel- » les que soient les causes accidentelles qui auront » empêché d'ajouter de nouveaux livres au canon » rédigé du temps d'Esdras... , il nous semble que » la Svnagogue de Judée, telle qu'elle était devenue, » n'était plus seule compétente sur ce sujet , et que » l'Eglise chrétienne qui lui succédait, eut aussi » celle compétence , comme la Synagogue du temps