‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 35 sur 84 · Interrogeons les Églises les plus insignes de · texte numérisé non relu

Interrogeons les Églises les plus insignes de

Témoignages ,,„ . A , .

des Églises l Orient. A leur tête se présente cette antique

Orientales, et notamment T • , - • „

del'É-lise " Isaias quoque , etc. » Auctor Vocat. gent. , lib. i , d'Alexandrie, cap. 24, inter oper. S. Prosper., pag. 880. Voyez aussi ibid. , lib. n , cap. 10 , pag. 896 , et alibi.

1 «Ule est ergo doctor ecclesiaslicus, qui lacrymas, » non risum movet; qui corripit peccalores, qui nul- » Ium beatum , nullum dicil esse felicem , nec prsevenît » sententiam judicis sui , dicente scriptura sancta : » Ne beatum dicas quemquam hominem ante morlem. » (Eccli. xi, 30, sec. lxx.) Sed in alio loco legimus : » Qui benedicil amico manè grandi voce, à malcdi- » cenle nihil differt. (Proverb. xxvii , 14.) Undè sper- » nentes hominum judicia, » etc. S. Hieron. Commentar. in Isai., lib. H, lom. m , col. 39. — « Divin a » scriptura loquitur : Musica in luclu importuna » narralio. (Eccli. xxn, 6.) Undè et nos leporera artis » rhetoricse contemnentes,.... ad sanclarum Scriplu- » rarum gravitatem confugimus , ubi vera vulnerum » medicina est. » Idem , Episl. 92 ad Julian. , tom. iv, col. 750. Voyez aussi ibid., col. 751 , et tom. h, col. 768: tom. m, col. 37, 287, 383,624, 944, 1016, 1039, etc.

Église d'Alexandrie, qui eut pour fondateur l'Évangéliste saint Marc , pour maîtres de son école célèbre les Clément et les Origène, pour Pontifes les Denis, les Àthanase, les Cyrille. Ces auteurs déposent unanimement en faveur de V Ecclésiastique. Clément allègue des textes de ce livre de V Écriture ' , et les ouvrages d'Origène sont remplis de pareilles citations 2.

1 « Aliqui dicunl non esse bonum Dominum, prop-

» ter timorem : et Scripturam perperàra inlelligen-

» tes, quse sic dicit : Et qui Omet Dominum converti teint ad cot suum. (Eccli. xxi, 7).... Bona autem » est haec ars, terrere ne peccemus : Timot enim Do- » mini peccala exlrudit. Qui est autem sine timoré, » non poterit juslificari , inquit Scriplura. (Eccli. i, » 27-28.) Corona itaque Sapientiœ, inquit Sapientia » (Sirach) timor .Domini.» [Ibid., 22.) Clément. Alexandr. Pœdag., lib. i, cap. 8, pag. 135 et 139, edit. Oxon. , 1713. Voyez encore ibid. , lib. n , pag. 210, et lib. m, cap. 12, pag. 302.

2 « Nos etiam è sacris Scripluris planum facimus » auctorem nobis esse divinum sermonem , ut operam » dialecticsc demus. Modo enim Salomon , modo Jésus » Sirach filins, qui librum Sapienliam inscriplum » conscripsit : Scienda stulti, sermonesinexlricabiles. » (Eccli. xxi, 21 , sec. lxx.) — Sed scire oporlet eos » qui vilain è Scripluris componcre statuunt, qui indè » docti sunt illud : Scienlia imprudenlis inenarrabilia » verba, etc. {Ibid.) — Vile non est id (corpus) quod » pietatis causa patitur, et propler virlutem discrimina

Saint Denis le nomme la voix des oracles divins i; et Eusèbe, dans sa Préparation évangèliaue, adopte ces expressions2. Saint Athanase le cite plusieurs fois dans ses Commentaires sur les Psaumes. Ce savant Docteur est si assuré de l'inspiration de ce livre, que, dans

» subit ; sed quod in vitiis voluptatibusque consumitur, » id vile est. Hoc et docet divina Scriplura : Ecquod » semen in honore ? Semen hominis .• Ecquod semen » in conlemplu? Semen hominis. » (Eccli. x, 23, sec. lxx. ) — « Quid ait Scriplura? Quid superbit » terra et cinis? et, in vita ejus projecit interanea » ejus. (Ibid., x, 9, 10.) Superbia peccatis omnibus

» major est, et principale peccatum Humilitatem

» sequi debuerant, quia dignitatem fuerant consecuti, » dicente Scriplura : Quanta magnus fueris, lanlo » humilia leipsum. » (Eccli. m, 20.) Origen. contra Celsum, lib. vi, n. 7, tom. i, pag. 634; lib. vu, n. 12 , pag. 702; lib. vm , n. 50, pag. 778; et ibid. sœpiùs; Homil. ix in Ezech., n. 2, tom. ni, pag. 389, et alibi.

1 « Audite verô divinorum oraculorum vocem : In » judicio Domini opéra ejus. Ab inilio et à crealione » ipsorum distinxil partes illorum. Ornavit in œler- » num opéra sua , et principia eorum in gêner aliones » eorum, » etc. (Eccli. xvi, 26, 27.) S. Dioisys. Alexandr. Episc. de Nalura, cap. 3, pag. 55 oper. , edit. Rom. 1696. Voir aussi de Martyr. , pag. 18 et 20.

2Euseb. Cœsar. Episc. Prœpar. Evang., lib. xiv, cap. 25 , pag. 777, cdit. Paris. 1628.

une Lettre encyclique aux Évêques de Libye et d'Egypte y il en répète les paroles comme étant de l'Esprit Saint '. C'est aussi le sentiment de saint Cyrille d'Alexandrie 2, de saint Basile 3,

1 « Quôd si iterùm velit tegere mendacium ;.... quâ » menle id faciat non ignari , quse et SpiriCu Sancto in » illum dicta sunt meritô usurpavimus : Peccalori au- » tem dixit Deus : Quarè tu enarras , etc. (Psalra. » xnx. ) Et : Non est speciosa laus in ore peccato- » ris, » etc. (Eccli. xv, 9.) S. Athanas. Epislol. Encyclic. conlr. Arianos, ad Episc. JEgy-pli et Libyœ, n. 3, tom. i, part, i, pag. 272. Voyez encore, tom. i, part, n, pag. 1000, 1204, et alibi.

2 « Orane itaque bonum patientia nobis suppeditat^ » \ia est ad probationem speique futurse vitœ nutrix ; » id divina nos Scriplura edocet. Fili , inquil illa , » accedens ad servitulem JDei, prœpara animam tuam » ad tentationem ; dirige cor luum et conslans eslo. » (Eccli. il , 1, 2.; S. Oïrill. Alexaxidr. Hornil. Ephes. habita, tom. v, part, h, pag. 364, edit. Aubert, Lulet. 1638. — « Alque iis quidem qui mente adeô » corrupti sunt.... ila divinus quoque Sermo intermi- » natur : Vœ , inquit , cordibus infîrmis , et manibus » dissoïulis , etpeccatori ingredienti duabus semilis. » (Eccli. n, li.) Idem, Hom. xir, de Festispaschal, pag. 190.

3 «Ait divina Scriplura : Clan consummavcrit homo » lune incipiel, et càm quieveril lune depZeiel. » (Eccli. xv», 6.) S. Basil. Episc. Cœsar. Comment, in Isai., jrag. 1029, edit. Morell. Voyez de plus Reguï. brev. inlerrog. 104, tom. n, pag. 363.

d'Alexandre de ïhessalonique l , auxquels il faut ajouter les Pères du Concile d'Éphèse 2.

Dépositaires iidèles des traditions de l'Église orientale, saint Ephrem3, saint Chrysostome V

1 « Congratuler optimo Serapioni qui.... patris rae- » moriae laudem in dies conciliât. Morluus est enim, » ait quodam loco Scriptura, pater ejus , et quasi non » est mortuus (Eccli. xxx, 4), vitae namque susemo- » nimenla reliquit,» etc. Alexand. Thessalon. Epist. ad Alhanas., inter Alhanas. oper. , Apolog. contra Arianos, tom. i, part, i, pag. 183.

2 «Cùm divinitùs inspirala Scriptura dical : Sine » consilio nihil facias, etc. (Eccli. xxxii, 24.) eos » imprimis qui in sacro aliquo munere versari volunt, » magna diligenlia,»etc. Epist. Synod. Ephes. Labb. tom. iii , col. 805.

3 « Miser et infelix est qui patientise expers est : nara » ejusmodi hominibus vae comminatur divina Scrip- » tura : Vœ, inquiens, Mis qui palienliam perdide- » runl.» (Eccli. n , 16.) S. Epheem. Syr. Serm. de Virlut. et vitiis , cap. 8, tom. i, gra?cè-lat., pag. 6 , edit. Rom. 1732. — « Ait Scriptura : Fili, accedens » ad servilulem Dei, prœpara animam tuam ad len- » lationem, dirige cor luum et sustine. (Eccli. n , 1.) y, Rursùsque Apostolus dicit, etc.... Aitque Domi- » nus, » etc. Idem, Serm. de Patient., tom n, pag. 327, edit. Rom. 1743, etc. Ailleurs, ce Père cite l'Ecclésiastique sous le nom de Sirach.

4 « Vis scire quantum malum facias dùm das elee- » mosynam ex bonis eorura quos lsesisli? Audi Scrip- » turam dicenicm : Sicut qui filium coram pâtre in-

PAR LES PROTESTANTS. 1 4o

■et saint Nil son disciple ' invoquent l'autorité de cette Écriture. Saint Épiphane, dans son Traité des Hérésies, l'emploie également pour réfuter Aétius, et la compte parmi les livres canoniques. « Vous auriez dû , dit-il , s'adres- » sant à cet hérésiarque, parcourir tous les » saints livres, depuis la Genèse jusqu'au » temps d'Esther,.... les quatre Évangiles, les » Actes des Apôtres, les Épîtres catholiques de y> Jacques, de Pierre, de Jean et de Jude; les » livres de la Sagesse de Salomon et dujils de » Sirach (c'est-à-dire, l'Ecclésiastique), enfin » tous les livres de l'Écriture ; et alors vous > vous seriez condamné vous-même '. » Dans

» terficit , sic qui offert sacrïficium ex pecuniis » pauperum, » etc. (Eccli. xxxiv, 24.) S. Chrysost, HomiL lïi, aliàs un in Malth., n. 5, lom. vu, pag. 537. — « Ae sanè Scriptura ipsa inquit : A mane » usque ad vesperam immulalur tempus (Eccli. xvm,

» 26) Ac rursùs , quàm incerti rerum exitus sint

» flobis declarans, hic ipse sapiens inquit .- Multi ly- » ranni sederunl in solio, et insuspicabilis porlavil » diadema, » etc. {Ibid., xi, 6.) Episl. ad Viduam Jim., n. 7, tom. i, pag. 348, et alibi sœpissimè.

1 S. Nil. Episl. 155, edit. Rom. 1668, pag. 193. Voyez aussi Episl. 2 et alibi, pneserlim pag. 1897 236 , 377 , etc.

2 « Facere te illud oportebat, ut, sacris omnibus » codicibus pervolutis, à Genesi ad Estheris tempora,..»

un autre de ses Traités, intitulé Anc.orat i ou ancre contre Phérésie, il produit des textes de ce livre, et leur donne le titre d'Écriture 2.

» tum sacrosanctis quatuor Evangeliis, et sancti Pauli » quatuordecira Epislolis , nec non et Aposlolorum » Aclis.... ; catholicis item Epistolis Jacob i , Pétri , » Joannis, et Judœ; Apocalypsi Joannis; Sapientiœ » quoque libris , hoc est Salomonis, Filii Sirach, » OMNiBUSQUE deniquè Scriptural libris percursis ; » temetipsum damnares. » S.Epiphan. advers. ffœres., Hœres. 76 , Confut. 5 , lib. m , tom. i , pag. 941 ,-edit. Petav. 1622.

1 Idem , Ancoral. , cap. 12 , tom. n , pag. 17 , et alibi.

2 II est curieux de voir l'extrême embarras du Ministre de Genève, quand il s'agit d'apprécier les témoignages des Pères sur l'inspiration de V Ecclésiastique , et de se prononcer pour ou contre sa canonicilé. « Nous » nous taisons , dit-il , sur les monuments de la cano- » nicité de ce livre : il y aurait bien des choses à dire » en sa faveur .La seule raison qui nous le fasse laisser » parmi les apocryphes , c'est la différence considé- » rable qu'il y a entre la version grecque et la version » latine en quelques endroits, ce qui rend difficile la » distinction entre l'inspiré et le non inspiré. Mais » celte différence n'est pas une raison suffisante » pour faire rejeter décidément ce livre, comme ne » pouvant être d'inspiration divine, ou comme n'ayant » pas élé reconnu canonique par les plus anciens Doc-

Objecterait-on de nouveau que « si les Pères 34. » citent l'Ecclésiastique , c'est sous le nom de ,, Fai^!,e1fse. .

i J d une difficulté

y> Salomon *, » auquel ils l'attribuent fausse- de

nos Réformés.

ment.

Nous répondrions : 1° La plupart des saints Docteurs citent ce livre, sans désigner son auteur, et simplement avec le titre de livre inspiré , divin y prophétique : nous venons de le voir; 2° plusieurs autres Pères, tels que Clément d'Alexandrie, Origène, saint Ephrem, saint Épiphane 2, saint Augustin 3 et saint Jérôme 4 regardent cet Écrit comme étant indubitablement l'ouvrage de Jésus, fils de Sirach; et cependant ils n'en sont pas moins fermes dans le témoignage qu'ils rendent à sa divine inspiration ; 3° quant aux Pères qui allèguent

» leurs de l'Eglise primitive. » — Notice sur les livres apocryphes de l'ancien Testament , etc. Genève , 1828 , pag. 72.

1 Thèse historique sur cette question : Les Apocryphes faisaient-ils partie du canon ? etc. , publiquement soutenue à Montauban, juin 1834 , pag. 16.

2 Voyez ci-dessus , pag. 141 , 144 et 146.

3 S. August. Specul. , tom. m , part, i, col. 733.

4 S. Hieroin. Prœfal. in lib. Salom. , tom. i , col. 937 ; et Prœf. in lib. Salom. juxla Sepluaginta , ibid. , col. 1419.

ce livre sows le nom de Salomon, ils ne font que suivre la coutume assez générale parmi les fidèles, et qui s'est conservée jusqu'à nos jours; coutume que nous voyons suivie par les Docteurs même les plusérudits, sans en excepter saint Jérôme1, dont l'autorité n'est point suspecte à la Réforme. L'Ecclésiastique n'était donc pas reconnu pour divin conséquemment à l'opinion prétendue des Pères que c'était un écrit de Salomon; mais, sa divinité une fois constatée par la Tradition, l'usage attribuait ce livre a Salomon, a cause de sa ressemblance, pour le sujet et le style, avec les livres de cet écrivain sacré 2*

1 « Siquidem el alibi ipse Salomon ait : Qui sla- » tuet laqueum capietur in illo. » (Eccli. xxvn, 29.) S.Hieron. Comment. in Ecclesiaslen,ca\). 10,tom.n, col. 772. Il cite même le livre de la Sagesse. « Nec » sapientiam canos reputes , sed canos sapientiam , » Salomone testante: Cani hominis prudenliaejus. » ( Sap. iv , 8.) Idem , Epist. 58 ad Paulin. , tom. i , col. 319, edit. Veron. Et ailleurs : « Undè et in Sa- » pienlia , quae tilulo Salomonis inscribitur, » etc. Comment, in cap. 8 Zachar.? tom. m, col. 1783-84.

2 S. August. de Doctrin. Christ. , lib. n , cap. 8 , tom. m, col. 23-24. S.HiERON.Prœ/". in lib. Salomon., tom. i , col. 937-38, et alibi.

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